LEVURE DE BIÈRE
num parfaitement fait, et on verra qu'il est moins onctueux, plus limpide, moins coloré et plus fluide que celui qui n'est pas falsifié.
Matière organisée, qui se produit pendant la fermentation de la bière. Elle est formée de globules ou corpuscules légèrement ovoïdes de 1/iOO de millim. de diamètre. C'est une espèce de végétal globuliforme, se développant et se reproduisant, comme par boutures, au sein de la bière en fermentation.
La levure de bonne qualité est d'un blanc jaunâtre, tirant sur le chamois ; lorsqu'on la brise elle doit se rompre nette* ment, sans exhaler d'odeur aigre.
Usages. — La levure de bière est un ferment très-employé dans l'économie domestique, dans les arts, notamment dans la boulangerie, où elle sert à faire lever la pftte. On s'en sert aussi en pharmacie.
FALsiFiCATioifS. — La levure de bière a été falsifiée avec la fécule^ la craie {carbonate de chaux)^ et la farine de fèves,
La falsification par la fécule, signalée par H. Payen (1), se reconnaîtrait de la manière suivante : on délaye 20 gr. de levure dans un litre d'eau, on verse le tout dans un vase de forme conique, et on laisse reposer pendant une demi-heure. La fécule se dépose, on lave le dépôt à plusieurs reprises avec 200 ou 300 gr. d'eau, et on laisse reposer chaque fois; lorsque Veau décantée est claire, on jette la fécule sur un filtre, on la fait bien égoutter et on en détermine le poids. La fécule est facile à reconnaître à ses caractères ordinaires : insolubilité dans l'eau ; conversion en empois par l'eau bouillante; coloration bleue au contact de Feau iodée.
La farine de fèves sera reconnue par le même procédé que la fécule.
La levure contenant de la craie, préalablement délayée dans cinq fois son poids d'eau distillée, fera, avec l'acide chlo-
(1) M. Payen a trouvé 35 % de fécule dans des échantillons prélevés sur des levures qui devaient être livrées aui distUlateurs.
M. Cotte, distillateur aux Moulineaux, a reçu des levures qui contenaieat environ 67 ^p de fécule.
UTHARGE. 31
rhydrique, une efiervescence d'autant plus vive que la proportion de craie sera plus forte. La liqueur fihrée donnera un précipité blanc d'oxalate de cbaux avec Toxalate d'ammoniaque (i).
&XM. — T. ÉTorras.v Ç
sur P'ISLAMJD».
Le lin d'Islande étant vendu au poids et en paquets, on a eu quelquefois recours au mouillage pour augmenter son poids. Il est alors exposé à s'échauffer.
Dans le même but, l'intérieur des paquets, est garni de cailloux^ de sable»
Ces fraudes ont été nuisibles au commerce des lins d'Islande, et ont été la cause de leur dépréciation. On leur a préféré les autres lins étrangers, expédiés avec plus de propreté et de régularité.
L'examen attentif des paquets et la dessiccation sont les seules recherches à faire pour s'assurer de ces fraudes.
La litharge ou protoxyde de plomb a reçu plusieurs noms suivant son état d'agrégation. L'oxyde provenant de la calcination du plomb à l'air est le massicot^ pulvérulent, d'un jaune sale, facilement fusible au rouge brun, en une masse cristalline rougeàtre. Exposé à l'air, il en attire lentement l'acide carbonique.
Le protoxyde de plomb renferme : plomb j 92,85; oxy^ gène, 7,17.
Le protoxyde de plomb, provenant des usines où l'on traite les minerais de plomb argentifères, est fondu et cristallisé; il porte le nom de litharge,
La litharge est tantôt en petites écailles brillantes, micacées, d'une couleur rougefttre assez . vive ; on TappeUe alors
(1) Noiis avons vu dans une fabrique de levure bien connue, des barils de fécuU destinée à la fklsiflcation de la levure. Sur la demande que nous avons faite de l'usage de celte fécule, on nous répondit que c^était pour mêler à la levure.
32 IJTUAUGE. ,
litharge d'or; celle qui est d'une couleur plu$ pftle, se rapprochant de celle du massicot, porte le nom de litharge d*argent.
Dans le commerce, on rencontre trois sortes de litharge : la litharge d'Allemagne ou de Hambourg^ la litharge de France et la litharge anglaise,
UsAGBS. — La litharge a de nombreuses applications^ dans les arts ; elle entre dans la composition du cristal, elle sert à rendre Thuile de lin plus siccative, etc.
En pharmacie, elle sert à faire un grand nombre de préparations, telles que les emplâtres, les acétates de plomb, etc.
AltArations. — La litharge du commerce, comme celle de Hambourg, contient souvent des oxydes de fer et de cuivre^ de la silice^ au carbonatejle^lomb (1); ces substances étrangères proviennent de la fabrication même de la litharge.
Il est important, pour le fabricant de cristal et le pharmacien, de pouvoir reconnaître leur présence, et en purifier la litharge. Ces oxydes métalliques peuvent, en effet, donner au premier, des cristaux colorés; au second, des emplâtres grenus et colorés , un extrait de saturne également coloré.
La litharge anglaise, préférée pour la préparation des emplâtres, et qui ne contient que peu ou point d'oxydes de fer et de cuivre donne un emplâtre bien blanc, ayant la consistance et le liant que Ton recherche.
La litharge de Hambourg donne un emplâtre grenu coloré, dépourvu du liant et de la consistance du précédent; les oxydes étrangers et la silice se combinent mal, et restent interposés au milieu de la masse.
Pour constater la pureté de la litharge destinée à la préparation de Templâtre simple, le procédé le plus direct est de préparer une petite dose de ce dernier ; s'il est blanc et de bonne consistance, la litharge peut être considérée comme suffisamment pure.
Le procédé chimique consiste à traiter la litharge par Tacide nitrique étendu de 7 à 8 fots son poids d'eau; on évapore la liqueur à siccité, afin de chasser l'excès d acide; on reprend
(1) M. 77er2o^ a constaté que la litharge i-enftrtne Quelquefois jusqu'à 14 % de carbonate de plonab.
LITHARGB.
par Veau; tout se dissout, sauf la silice qui est en résidu ; on filtre la liqueur et on y verse du sulfate de soude qui précipite le plomb à Tétat de sulfate ; une partie de la liqueur filtrée, traitée par un excès d'ammoniaque, donnera un précipité brun jaunAtre, indiquant la présence du fer, et prendra une coloration bleue, s'il existe du cuivre. Le cyanure jaune, yersé dans Tautre portion de liqueur, donnera un précipité de bleu de prusse, s'il existe du fer, et une coloration ou un précipité brun chocolat, s'il y a du cuivre ; dans le cas de la présence simultanée de ces deux oxydes métalliques, le précipité est d'un vert bleuâtre, mais d'une teinte très-variable, suivant leurs proportions respectives. Le cuivre pourra aussi être précipité à l'état métallique, à l'aide d'une lame de fer bien décapée, que l'on plonge dans la liqueur, préalablement acidulée.
On pourra, en recueillant et pesant le sulfate de plomb, connaître le poids de l'oxyde ; peser Toxyde^de fer après l'avoir calciné : la couleur bleue plus ou moins foncée des liqueurs pourra faire juger de sa quantité.
H. Ledoyen a proposé de triturer tout simplement S gr. de lilharge, en poudre très-fine, avec 32 gr. d'<acide sulfurique étendu de il à 12 fois son poids d'eau ; on laisse déposer, on décante et on soumet la liqueur à Faction des réactifs. L'inconvénient de ce procédé est de donner lieu à du sulfate de plomb, dont la formation peut empêcher le contact de l'acide avec les oxydes de fer et de cuivre, surtout s'ils sont contenus en très-faible pr()portion dans la lilharge à essayer.
Pour apprécier la quantité d'acide carbonique et, par suite, celle du carbonate de plomb que renferme une lilharge, le procédé de M. Herzog consiste à placer 15 gr. de la litharge à analyser, dans une fiole munie d'un tube à chlorure de calcium et pesée à l'avance ; on y verse 30 gr. d'acide nitrique étendu de son poids d'eau, puis on remet le tube à chlorure destiné à la condensation de l'eau qui, sans cette précaution, s^échapperait avec l'acide carbonique ; quand la saturation est terminée, on pèse de nouveau : la différence de poids exprime celui de l'acide carbonique dégagé et par suite celui du carbonate de plomb contenu dans la litharge. Falsiftcatioivs. — La litharge est quelquefois falsifiée avec un
sable rougeâtre micacéy àelh brique pilée, du sulfate de baryte. n. 3
En dissolvant tin peu de cet oxyde dans Tacide nitrique ou Tacide acétique faible, tout se dissoudra, sauf les substances étrangères qui resteront pour résidu; celui-ci sera ensuite eiaminé.
&VZBBirS (OBAIira DB).
Les graines de luzerne vieilles ont été quelquefois soumises à des manipulations particulières pour leur donner l'apparence de graines de bonne qualité.
Les graines de luzerne blanche ont été légèrement humectées et passées à la vapeur de soufre : elles étaient très-acides ; et leur eau de lavage accusait, avec Teau de baryte, le chlorure de baryum, la présence d'une certaine quantité d'acide sulfurique, en donnant avec ces réactifs, un précipité blanc, insoluble dans Tacide nitrique.
Les graines de luzerne rouge ont été enfermées dans des sacs 8tvec une petite quantité d'indigo en poudre, ou trempées dans une préparation liquide de campéche, additionnée d'un peu de couperose bleue (sulfate de cuivre), ou de veri-de-gris (sous-acétate de cuivre).
Les graines traitées par l'indigo, frottées sur du papier blanc, lui communiquaient une couleur bleue.
Les graines traitées par le campôche, étaient rouges, passaient au violet par les alcalis, au jaune par les acides ; elles précipitaient en bleu avec le cyanure jaune.
Ces graines, ainsi travaillées, ayant été semées, levèrent dans la proportion de 5 à 10 OiO, tandis que les graines de bonne qualité lèvent dans la proportion de 80 à 90 0|0.
ktoofoub.
Le lycopode est une poudre jaunfttre, impalpable, fournie par le lycopodium clavatum, plante cryptogame de la famille des lycopodîacées. Il est insipide, inodore, très léger, inaltérable à l'air sec ou humide ; il prend feu avec la rapidité de la poudre lorsqu'on le projette à travers une flamme. Jeté dans l'eau froide, il n'en est pas mouillé, et remonte im médiatement à la surface ; dans Teau bouillante, au contraire, les granules de lycopode se laissent pénétrer et tombent bientôt au fond du liquide, tandis que Teau acquiert une légère t ^inte jaunfttre et une saveur fade.
Diaprés les recherches de H. Ducôm^ le lycopode est un corps azoté, formé d'une matière organisée particulière, qtf il a appelé lycopodine^ et qui est comrtie imprégné d'une petite quantité de substance oléo-résinetise.
Lé lycopode nous vient principalement de la Suisse et de TAllemagne.
UsAûEs. — Le lycopode est employé, en pharmacie, pour rouler les pilules; on s'en sert pour prévenir les excoriations qui se forment sur les diverses parties du corps des enfants on des personnes chargées d'embonpoint. Ou remploie aussi dans la pyrotechnie.
* Falsifications. — Le lycopode est souvent altéré par le talc ou craie de Briançon ; la fécule ; la sciure de bois 5 la fleur de soufre ; le ckromate de plomb ; les poudres de bryone et de buis; les pollens des conifères, du noyer ^ du typ/ia lati* folia (4).
La falsification parle talc (î) se reconnaît eii triturant une partie de la poudre suspecte avec de Veau froide; le lycopode surnage et le talc gagne le fond; il peut être recueilli par décantation, lavé, séché et pesé. Le même moyen pourra être employé pour déceler la présence de la poudre de bryone, du chromate de plomb. On peut encore avoir recours à la calcinatîon pour reconnaître les substances minérales qui resteront seules en résidu, après la destruction de la matière organique.
La présence de la fécule, signalée par M. Leàourdais qui en trouva jusqu'à 50 et 40 0/0, sera rendue sensible en traitant une petite quantité du lycopode par de Teau bouillante, et filtrant. Le liquide clair se colorera, par la teinture d'iode, en bleu ou bleu noirâtre, selon la quantité de fécule qui s'y trouvera : rien de pareil ne se manifeste avec le lycopode pift*.
La poudre ou sciure de bois sera décélée par un tamisage au tamis de soie 1b plus fin ; le lycopode passera en raison de son extrême ténuité , et le bois restera sur le tamis ; tel esl
(1) On a aussi (hlsifié le lycopode avec la chaux et le carbonate dt diowt ; mais les fraudeurs ont renoncô à l'emploi de ces substances qui altèrent la couleur du lycopode.
(2) Ce mélange se fait ordinairement dans la proportion de 6 à 10 %; on a trouvé deslycopodes qui renfermaient jusqu'à 25 o/« de talc.
le moyen indiqué par H. Mouchon, de Lyon, qui a, le premier, mentionné ce mélange frauduleux.
H. J. Ruspini^ de Berganie, a proposé un autre procédé pour découvrir cette falsification : on applique la poudre suspecte sur le côté plat d*un microscope à lentille continue, tel que le microscope de Stanhope (i) ou celui de H. Gaudin (2) ; on voit que chaque molécule de la poudre est opaque et d'une forme parfaitement ronde; on fait tomber ensuite sur cette poudre, avec h pointe d'une épingle, une goutte d' acide salfurique; les petits granules de lycopode, qui se trouvent peu à peu en contact avec Tacide, se rompent en éclatant ; il en sort une humeur visqueuse; le tégument qui reste et conserve encore sa forme sphérique, devient transparent. Par contre, aucun des grains de la poudre de. bois, vu au microsscope, n'a la forme sphérique et n'est rendu transparent par l'action de l'acide sulfurique.
La falsification du lycopode par la fleur de soufre, signalée d'abord par MH. Caventou et Kappelei\ est aujourd'hui trèsrare (3) : elle se reconnaîtrait à Todeur d'acide sulfureux, exhalée par le lycopode projeté sur des charbons incandescents. Ce dernier, en outre, traité par une lessive de potasse ou de soude caustique, donnerait un liquide possédant Todeur d'œufs pourris, et qui dégagerait de l'hydrogène sulfuré au contact des acides.
L'adultération du lycopode parle pollen d'autres plantes est contestée par H. Wichmann^ d'abord à cause delà difficulté d^e se procurer le pollen des autres végétaux à aussi bon compte ' que le lycopode. En outre, ce pharmacien a constaté que s'il se rencontre dans le commerce du lycopode, qui se laisse mouiller
(t) Ce microscope consiste en une seule lentille cylindrique qui & une ampliflcation de 80 diamètres ou 6400 fois en surface.
(2) Ccstune petite lentille en cristal de roche ou en crown glass fondu, ayant un grossissement variable depuis 60 jusqu'à 400 diamètres (3&00 jusqu'à 160000 fois en surface).
(3) Nous avons examiné un échantillon de lycopode qui contenait de 30 pour 100 de fleur de souffre ; sa couleur était d'un jaune plus intense que celle du lycopode non falsifié. Cette fraude peut produire des effets irritants, lorsqu'on applique le lycopode sur la peau, à cause de Vacide nlfuriquê que retient presque toujours la fleur de soufre du commerce.
MAGlCëSXE CALCINÉE. 37
par Veau et se précipite au fond de ce liquide, on deyait attribuer cette particularité à ce que le lycopode avait été récolté avant ie degré de maturité convenable. Il a reproduit, en effet, cette différence» en essayant, par Feau, du lycopode ainsi récolté et partagé en deux portions : Tune séchée lentement àTair, etTautre desséchée rapidement à Tétuve. Cette dernière se comportait comme le lycopode sophistiqué, tandis que la première, qui avait acquis le degré de maturité convenable pendant la dessiccation lente, offrait toutes les qualités du lycopode pur (?).
Dans tous les cas, si on a Thabitude du microscope, une ob* servatlon attentive permettra de distinguer les grains de pollen de certains végétaux, des granules de lycopode. Ceux-ci se présentent constamment sous forme de globules hérissés de papilles très-marquées, tandis que les grains de pollen du typha îatifolia, par exemple, se présentent sous forme spbéroidale, avec des bords arrêtés et une surface complètement lisse ; les grains de poUen des conifères ont la forme d'un rein. (Yoy. planches à la fin du volume).
MAOX8Tia&x 9X sounu. — ▼. Souraa.
KAOjrAaxx oalqtkèm.
La magnésie calcinée ou oxyde de tnaffnésiwnj magnésie cau$^ tiquey est une poudre blanche, très-légère, inodore, d*une saveur un peu alcaline. Sa densité est 2, 3. Elle est inrusible au feu de forge. Exposée à Fair, elle en attire peu à peu Teau et Vacide carbonique; c'est pourquoi il faut la conserver dans des flacons bien fermés.
Elle est très-peu soluble dans Peau, et verdit le sirop de violettes. Peu à peu elle se combine avec Feau, et se change en hydrate. Elle se dissout sans effervescence dans les acides étendus.
Sous le nom de magnésie anglaise^ magnésie de Henry, on vend y dans le commerce, une magnésie très-dense, possédant
38 MAGNÉSIE GÂLCIMÉE.
une grande cohésion qui la rend insoluble à froid, dans les acides étendus.
Usages. — La magnésie est employée, en médecine, comme purgative, absorbante , et contre les aigreurs d'estomac. £lle fait la base de plusieurs préparations, pji^rmaceutiques. Délayée dans Teau, elle sert comme antidote de .rapide, arsé« nieux (i ).
Altérations. — La magnésie provenant d'un carbonate ferrugineux peut contenir un peu de fer^ dont la présence sera signalée par le précipité blanc jaunâtre qu'une solutioB acide de cette magnésie donnera avec Vammoniaque.
La magnésie préparée dans des vases en fer acquiert une belle couleur rose, une dissolution de cette magnésie accuse la présence du fer avec le cyanure jaune.
Falsifications. — La magnésie est quelquefois mélangé^ avec de la silice, de V alumine, de la chaux^ du carbonate et du sulfate de magnésie; elle est falsifiée par Yeau{^).
£n dissolvant la inagnésie dans Tacide cblorbydrique, la silice se déposera sous forme de poudre blanche insoluble ; Faluminesera précipitée, puis redissoute par un excès de potasse ; la liqueur filtrée et satuirée par un acide donnera un précipité d'alumine. La solution acide donnera, avec le chlo* rure de baryum, un. précipité blanc de sulfate de baryte, insoluble dans Vacide nitrique, si la magnésie contient du sulfate. Si elle est incomplètement décarbonatée., elle fera effervescence au contact des acides, et dégagera de Tacide carbonique.
^ La chaux provenant de la calcination d'un carbonate de magnésie mélangée de carbonate de chaux, sera décélée parle
(1) Il faut, dans ce cas, que la magnésie soit faiblement ca/ctWe, soumise seulement à une chaleur suffisante pour débarrasser Je carbonate de son eau et de son acide carbonique ; car la mag^nésie fortement caK cinée, telle que la magnésie de Henry, n*absorbe l'acide arsénietfk qu'avec UDe extrême ientear (Bussy),
(2) Une fois, dit-on, on a trouvé de la magnésie calcinée, mélangée de farine. Une portion de cette magnésie, traitée par l'acide sulfurique étendu, laissa un résidu indissous; calcinée dans un creuset, elle donna une matière charbonneuse. Une autre por;ion prit une couleur bleue avec Teau iodée : formée en pâte avec Teau, et malaxée, elle fournit une petite quantité de gluten.
MkfŒE. 39
précipité jaunfttre que le bichlorore de mercure, formera, dans la dissolutioD de la magnésie à essayer ; Toxalate d'ammoniaque y produira un précipité blanc d^pxalate de ch^iix. ,0n pourra simplement triturer la magnésie avec un peu de sublimé corrosif; si elle contient de la chaux, la masse prendra une couleur jaunfttre ; en outre, la magnésie, mélangée de^ chaux, s'échauffe considérablement lorsqu'on la délaye avec de l'eau , ce qui n*a jamais lieu avec la magnésie pure.
Souvent la magnésie est hydratée, afin d'en augmenter le poids; la quantité d'eau qu'on fait ainsi absorber par la magnésie peut s'élever de 17 à ^0 et mdmeà 400/0. Cette fraude, signalée d'abord par M. E. Dubail, se constatera par la perte que la calcination au rouge fera éprouver à un poids donné de magnésie (iO grammes, par exemple).
La manne est un produit solide, d'une saveur fade, douce et sucrée, qui découle par incision, ou naturellement, de plusieurs espèces de frênes, et principalementdes fraxinus omuê et roiundffoiia, de la famille des jasminées, qui croissent surtout dans la partie méridionale de Tltalie et de la Sicile.
Le commerce fournit trois espèces différentes de manne :
Lhmanneenlarmes, la plus estimée, se présente en morceaux allongés, légers, irréguliers, rugueux, friables, souvent convexes d'un cMé el concaves de l'autre, d'un blanc légèrement jaunfttre, d'une saveur douce, sucrée, un peu fade.
La manne en sorte est en petites larmes ou fragments agglutinés, adhérents à des parties molles, visqueuses, amorphes, d'une couleur rousse, qu'on appelle marroriê.
La mannegrasse, nommée aussi manne capacy^ est en masses molles, poisseuses, jaunâtres ou d'un brun rougefttre, contenant beaucoup d'impuretés, tels que des débris végétaux, de la terre, du bois, du sable, etc. ; elle vient de la Calabre.
D*après les analyses de H. Leuchtweiss, les mannes du commerce ont la composition suivante :