MERCURE
de potasse : ce sel modifie fortement- le meltite préparé avec des matières colorantes.
Le mercure est le seul métal qui soit liquide à la température ordinaire, il est d'un blanc d'argent, à surface polie, possède un éclat très-vif; de là son nom vulgaire, de vif" argent. Le mercure se solidifie à ^ 40» ; sa densité est de \ 5, 55 à 15, 61. Il bout à W^, puis se volatilise. La densité de sa vapeur est 6,976, d'après H. Dumas.
Usages. — Le mercure est très-employé en médecine , il fait la base d'un grand nombre de préparations pharmaceutiques ; il est d'un usage très-général contre les maladies syphilitiquesdansles arts ; il sert à l'extraction de l'argent, à rétamage des glaces, à la confection de beaucoup d'appareils de physique tels que: baromètres, thermomètres, manomètres, etc. En chimie, il est d'un emploi très-lréquent pour recueillir et opérer sur les gaz solubles dans l'eau.
Altérations. — Le mercure est quelquefois sali par des corps étrangers qui ne s'y trouvent qu'à l'état de suspension; pour Fen débarrasser, il sufSt de le passer au travers d'une peau de chamois.
S'il est sali par des matières grasses^ on le met en contact, pendant quelques heures, avec une solution faible de potasse ou de soude caustique, puis on le lave avec de l'eau.
Falsifications. — Le mercure du commerce contient souvent des métaux étrangers avec lesquels il s'allie facilement, tels que le plomb, Vétain, le zinc, le bismuth. Le mercure perd alors son aspect brillant, il se recouvre d'une pellicule mince, terne et grisâtre, est plus adhérent au verre et aux doigts, et laisse à la surface des corps avec lesquels ou le met en contact une couche mince métallique noirâtre. Il fait la queue^ Q'est-à-dirc qu'au lieu de couler en gouttelettes rondes, cba» que goutte de métal s'allonge en arrière en forme de poire, et se couvre d'une pellicule qui, étant enlevée, se reforme avec rapidité. Ces caractères physiques ne suffisent pas , car ils sont reproduits par le mercure pur, mais humide, ou qui a subi à l'air un commencement d'oxydation, et par le mercure qu'on a laissé, pendant quelques instants, au contact des