NITRATE DE POTASSE
Les chlorureft se reooniiaf tront au précipité caillebotté, 8ola«* ble dans TammoDiaque, insoluble dans Tacide nitrique, formé parlenitrated'argent ; lessolfiites, au précipité blanc, insoluble dansFacide nitrique, formé par le chlorure de baryum ; les sels de chaux , au précipité blanc formé par Toxalate d*ammoniaque. Le cuivre sera décelé par le précipité brun marron donné avec le cyanure jaune.
On a aussi prétendu que certains salpêtres renfermaient d& ï arsenic , quoique beaucoup de chimistes, ainsi que nous, n'eu aient jamais rencontré; nous allons indiquer le moyen fort simple de s'en assurer. On décompose, par Tacide sulfuri que, le nitrate dissous dans un peu d'eau, puis la liqueur (sul- &te de potasse) qui en résulte est introduite dans un appareil de Marsh fonctionnant à blanc ; si le nitrate contient de Far* senic, il donne des taches et un anneau, sur lesquels on constatera la présence de Tarsenic.
. L'essai des salpêtres, qui a été l'objet des recherches des plus célèbres chimistes (Guyion-Morveau^ Baume, Riffault^ LavoisieTy Berthotlet, Fourcroy^ Vauquelin^ d'Arcet père. Pelletier» Gay-Lu$8ac)y consiste d'abord à rechercher la quantité d'eau qu'ils contiennent , par la perte qu'éprouvent lOQ gr. après une dessiccation au bain-marie.
On dissout ensuite dans Teau 10 gr. de salpêtre brut, non desséché ; la dissolution est filtrée, et le filtre, lavé et séché , donne, par son augmentation de poids, celui des matières étrangères. Dans le liquide filtré, on verse, au moyen d'une burette graduée en centimètres cubes, une solution filtrée de nitrate de baryte, obtenue en dissolvant 6 gr.,488 de ce sel dans 1000 gr. d'eau distillée ; elle est telle que chaque cea* timètrecube représente exactement 0,gr.01 de sulfate dépotasse. La liqueur étant de nouveau filtrée et le filtre bien lavé, on verse une solution titrée de nitrate d'argent (formée de 25 gr.,08 de ce sel dissous dans 1000 gr. d'eau distillée), telle que chaque centimètre cube représente O^gr.^Ol de chlorure de potassium (1).
noix. En disBOlvant dans l'eau une petite quantité de ce nitrate, tout le sel se dissout; les matières terreuses, s*il y en a, restent en dépôt. (1) On peut, pour chacun de ces deux essais, former une liqueur d^
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DanslesnfBiieries de salpétredo gourenienieDt, oneaMyelc mtrate de potasse, d'après le procédé de Hifflmlt, qui ecMisiste à traiter un poids connu de ce sel (400 grO> à 9 ou 5 reprises» par 7S0 oentimètres cubes d*uoe solution titrée de nitre pur» qui possède la propriété de dissoudre les chlorures mélangés au nitrate, sans agir sur ce sel (I). Le résidu insoluble est recueillisur un filtre, puis séché. La dilTérence entreson poids et celui du salpêtre brut indique la proportion de matières étrangères. Il faut ajouter 2 Vo à la perte éprouvée, pour le nitre qui se précipite, pendant Topération, de la solution saturée. Le salpêtre, ainsi débarrassé du chlorure, est «osuite dissousdans Feau distillée, afin de le séparer des matières insolubles (terre ou sable) qu'il pouvait contenir. Le poids de ce résidu, retranché du poids précédent, fait connaître celui du nitrate pur contenu dans Féchantillon soumis à Fessai.
Gay^Lussae a proposé une méthode particulière, qui consiste à faire un mélange exact de 10 p. de sel à essayer avec 5 de charbon lavé et 40 p. de sel marin réduit en poudre fine, et à chaufier ce mélange au rouge cerise dans un creuset de platine. Le nitrate de potasse est seul décomposé et transformé en carbonate,' dont on détermine la quantité par la sa« turation avec un acide titré. Soit p la quantité trouvée de carbonate de potasse, x la quantité cherchée de nitrate correspondante, on posera :
865 étant réquivalent du carbonate de potasse; et 1265, celui du nitrate.
M. Gossart, commissaire des poudres à LiUe, a cherché à Gloser Tacide nitrique contenu dans le salpêtre en mettant à profit Faction oxydante que cet acide exerce sur les protosels de fer. 11 mêle le salpêtre à de Facide sulfurique, le décompose par une dissolution titrée de sulfate de protoxyde de fer. L'opération est terminée lorsque, après avoir porté le mélange à Fébullition, on n'y reconnaît plus, à Faide d'une
duM dont chaque centim. cube représente Op^OOI de sul&te ou de chlorure de potassiun).
' (^) Ce procédé offre Tinconvénient de ne pas permettre d^apprécier si ie nitrate à essayer contient du nUrate de êoudêf car ce dernier est enlevé comme les autres sels par l'eau saturée.
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dissolution bien étendue de cyanure rouge, la moindre trace de fer au minimum.
La liqueur normale de salpêtre contient 10 gr. de ce sel, raffiné, bien sec, par demi-litre. Il en faut 25 centimètres cubes pour peroxydcr 20 centimètres cubes de la dissolution de sulfate de protoxyde.
Soit N le nombre de divisions de sulfate de protoxyde de fier nécessaire pour saturer complètement 25 centimètres cubes de la dissolution de iO gr. de salpêtre raffiné, dans un demilitre d'eau, n' le nombre de divisions nécessaire poursaturer complètement 25 centimètres cubes d*une dissolution, dans un demi-litre d'eau, de iO gr. de salpêtre a essayer; le titre
de ce dernier sera exprimé par -
M. Pelouze a proposé un autre mode d'essai du salpêtre et des divers nitrates, qui consiste à rechercher la quantité de ce sel nécessaire pour porter au maximum d'oxydation un poids connu de fer dissous dans un excès d'acide chlorhydrique.
H. Pelouze a reconnu que 2 gr. de fils de clavecin dissous, à l'abri de l'air, dansSO à iOOgr. d'acide chlorhydrique, exigent, en moyenne, igr.,216 de salpêtre pur pour se convertir en perchlorurc. On pèse donc igr., 24 6 desalpêtre à titrer, on fait dissoudre d'autre part 2 gr. de fils de clavecin, dans 80 à 100 gr. d'acide chlorydrique concentré, et après le mélange et l'ébullition des deux liquides, on achève de peroxyderle fer ayec une solution titrée de caméléon minéral (1). Le terme de cette suroxydation est indiqué par la teinte rose que prend la liqueur lorsqu'on y ajoute la plus petite quantité de caméléon. La pureté du nitrate essayé est directement proportionnelle à k quantité de caméléon que l'on emploie.
Si, par exemple, on a opéré sur 2 gr. de fer et i gr.,216 de salpêtre impur, et que le caméléon minéral (2) indique que
(1) On sait, d'après les expériences de M. Margueritte, que le caméléon minéral ou hypermanganaie dépotasse en solution, possède la propriété de suroxyder, pour ainsi dire, instantanément à la température ordinaire, une dissolution de protosel de fer. M. i^tt^si/ ^^"^^^ employé cette substance pour doser Tacide arsénieux, qu'elle fait passer instantanément à Tétat d'acide arsénique.
(2) La dissolution du caméléon est telle qu'il en faut 50 c. cubes pour
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0 gr.,300 de fer n'ont pas été peroxydes, il en résulte que 2 gr., moins 0,900 ou 1,800 de fer ont été portés an maxFmum : si le sel avait été pur, les 2 gr. de fer auraient été entièrement perchlorurés, d'où la proportion :
X = 4, 0944; il y avait donc dans 1 gr.,2i6 de salpêtre impur, 1 gr.,0944 ou 90 V.»8 de nitrate de potasse pur. Le salpêtre essayé est donc au titre de 90,8.
Ce procédé exige que les nitrates à essayer ne contiennent aucune matière étrangère (organique ou autre, pouvant se peroxyder) susceptible d'agir sur le caméléon.
MXraATX »X SOUBX.
Le nitrate ou azotate de soude ^ ou nitre cubique, nitre rhambcndaly nitre quadrangulaire^ salpêtre des mers du sud^ est blanc , cristallisé en prismes rhomboîdaux, transparents , d'une saveur acre et fraîche, déliquescents, très-solubles dans l'eau; sa densité est 2,760 (Fiihoi). Il fuse sur les charbons comme ie nitrate de potasse.
Le commerce fournit deux sortes de nitrate de soude : le naturel et Y artificiel .
n en existe des bancs considérables dans l'Amérique du Sud (Chili, Pérou, etc.). Il contient 96 7o 698 (Lecanu), 94 o/o, 291 {Hofstetter) de nitrate pur.
Suivant H. Hofstetter^ le nitrate de soude naturel du Pérou renferme :
peroiyder 1 gr. de fer. Par conséquent, pour peroxyder 0,îOO de fer, il &udra 10 c. cubes de ceUe solution titrée, d*après la proportion : 50: 1,000 :: tO: a?; a? = 0,200.
On prépare le caméléon minéral en maintenant pendant quelque temps au rouge sombre dans un creuset de terre un mélange de 3 p. de potasse à la chaux, 2 p. de bioxyde de manganèse et 1 p. de chlorate de potasse. La masse, d'un vert foncé, est pulvérisée, mêlée avec 3 à 4 fois son poids dVau , et traitée par Tacide nitrique faible qu^'on ajouté peu à peu, jusqu'à ce que la liqueur ait pris une couleur pourpre. On la filtre sur de l'amiante ou sur du verre pilé, et on la conserve dans un flacon à Témeri.