NOIRS
De IfiDtet
— Marseille
— Bordeaux
— Hamboarg
— Amtterdun ,
— Copenbagne
— Stockolm. . , , ,
— Cologne
■"• oietun •.««, ••••••••.••■
— Guttemberg
— Rinsie
— YalencienDei
— Duakerque
— Lille
— Orléana. ,
-*' Richelieu (lodre-et-Loire).
— Trieste
— Yeaite
"* laSpBgna .t. .*..•»...••••
— Amérique
9,8 14.5 IS.t
0,2ft3
si
0,008 0.013 0,008 0.013 0,009 0.005 0,007 0.013 0 020 0,004 0.019 0,010 0.015 0,006 0,010 0.014 0.009 0,010 0,010 0,010 traee
Ces divers noirs contiennent des quantités variables d'eau : ainsi les noirs de Marseille en renferment 30 à 55 Vo ; ceux de Nantes, pris à la sortie du filtre, 36 "/o; ceux de Hambourg,
Les noirs anglais, expédiés pour la plupart de Londres (i), sont d'un brun rougeâtre ; ils pèsent 80 à 85 kO. Thectolitre. Ils ont fréquemment une odeur très-prononcée de matière fécale, et sont d'une consistance terreuse; ils ne contiennent,
(1) Le port de Nantes reçoii, en moyenne, 30,060 bectolitres de ces noire anglais.
96 NOIR d'engrais*
le plas souvent, que la moitié ou le tiers de leur poids de noir de raffinerie, et sont mélangés de résidus de brasseries, de féculeries, de matières fécales.
Voici l'analyse d*un noir anglais, diaprés HM . Moride et Bobierre :
Phosphate de chaux 40 (45 au maximum).
Carbonate de chaux 1 1 ,5
SeU solubles S
Matière organique 43
Sable 3,6
il renferme 25 «>/©o d'azote.
Falsifications. — - La fraude s'est introduite aussi dans le commerce des noirs de raffinerie. On a cherché à augmenter d'une manière illicite leur poids et leur volume au moyen du charbon de bois^ de la tourbe^ du charbon de tourbe^ de la houille^ du carbonate de chaux noirci, des schistes^ des schistes argileux ou phyllades, des scories de forge, du terreau^ de la terre glaise carbonisée, de la terre des Landes, du sable, de la brique pilée (\),
Le procédé employé par HM. Moride et Bobierre pour constater ces sophistications, consiste à observer les phénomènes que présente la combustion du noir résidu par le chlorate de potasse, phénomènes qui varient suivant la nature de la matière brûlée.
Une certaine quantité du noir à essayer est desséchée à une faible chaleur, puis triturée et mélangée avec du chlorate
H) Les noirs de Nantes sont rarement fraudés.
Les noirs de Marseille sont très-souvent falsifiés avec des ligniies et des oanâres de fourneaux.
Les noirs dits de Hambourg sont presque toujours falsifiés avec du sable fin, avec des résidus de distiUerie, de colxa, de graine de lin ; avec du tan, des tourbes. On mélange à chaud et on soumet ensuite h Faction de la presse.
Les noirs de Russie sont généralement fraudés au moyen du diarbon debois. .
Les noirs de Paris et d'Orléans sont souvent falsifiés avec du calcaire, du solde, de la brifuê filée, de la houUle ; il en est qui contiennent des oc broyés^ des maiières fécales^ du sang et du eharbcn ; d'autres renferment des résidHS die la fabrication du bleu de Prusse,
NOIR d'bngrais. 97
de potasse palvérisé (1 gr. de noir pour 5 gr. de ohlorate ). On chauffe le tout dans un creuset de platine ou de fer, in* cUné fortement de manière à ce que les parties supérieures entrent les premières en fusion.
D*après MM. Moride et Bobierrey le noir aura été falsifiéayec :
Du charbon de bois^ si la combustion 8*efiectue violemment en donnant lieu à beaucoup de fumée, et à une projection de la matière au dehors du creuset. La cendre est noire, incomplètement soluble dans Teau acidulée, et laisse apparaître le carbone qu*elie retient et qui vient bientôt nager à la surfine de la solution.
Du charbon de tourbe, si la combustion, présentant les caractères précédents, laisse un culot salin, granulé, rougeàtre, donnant un résidu sablonneux après son lavage avec l'acide chlorhydrique (I).
De la houille, si la fumée étant abondante, il y a producti^Nit à la surface de la matière en fusion, de petits sphéroïdes rouges, provenant de la houille incandescente; il y a toujours flamme et projection de matière : les cendres sont trèfr-notres, et donnent, après le lavage acide, un résidu de scories noires.
Du schiste, si la fumée est très-lente et sans scintillement, on a un culot salin, rouge noirâtre, difficile à détacher du creuset (2).
Des scories de forge, si la combustion est très-difficile et sans scintillement , le culot obtenu est gris, quelquefois rougefttre, parsemé de points noirs; traité par un acide, il donne lieu à un dépôt où. Ton peut apercevoir la scorie à la loupe et même à l'œil nu.
De la tourbe, si la combustion est très-violente, avec projection hors du creuset et dégagement manifeste d*odeur de tourbe. Le culot salin est mamelonné, rougeàtre, d'un aspect terreux, soluble dans Teau acidulée, en laissant un dépôt sablonneux considérable.
(1) La présence du charbon de tourbe diminue notablement la densité du noir.
(S) Le noir mélangé de schistes est d*une densité considérable, d'un aspect mat, d'une texture compacte. Il tache fortement les doigts.