‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 5)Chapitre 29 sur 109 · AZOTE POUR · texte numérisé non relu

AZOTE POUR

Bngraif. ànu Vengni» dam VengrM Eqoi«aleiit ou quntil«

normal. tec. d'engraii normal poar

(C'ett-&-dire avec ion la Aimnre d'nn baelara. bnmiditâ tiabiluelle)

Noir animalisé 10,9 19,6 3700

Id. (des camps près Paris). 12,4 29,6 3200

Id. (dit engrais hoUand.). 13,6 24,8 2950

Herbes marines a nimalisées.. 24 27,3 1650

Résid. de hleu de Prusse (mêlé

desang) 13,1 28 805Q

Noir anglais (sang, chaux,

suie) 69,5 70,2 «00

Noir animalisé des raffineries. i0,6 20^4 3800

102 mmt d'bngrats.

petite quantité de carbonate d^ammoniaque pour carbonater k chaux que la calcination aurait pu rendre caustique, et on pèse le résidu. La différence de poids trouvée indique le charbon et la matière organique.

La cendre obtenue est jetée sur un filtre, et lavée à Teau bouillante, pour enlever les selssolubies. Lorsque Feau de lavage ne précipite plus par le chlorure de baryum, on calcine dMi8 un creuset de platine le filtre et la cendre lavée qu'il renferme, on pèse le résidu, en déduisant toutefois le poids de la cendre du filtre, qui a dû être déterminé d'avance. La différence entre le poids trouvé et celui de la cendre, avant le lavage, donne la quantité de selssolubies dans Teau, quantité qui dépasse rarement i ou 2 Wo du noir de raffinerie.

La matière, étant ainsi débarrassée des sels solubles, est dissoute à une faible chaleur dans un peu d'acide nitrique pur. Cette dissolution renferme le phosphate de .chaux, le carbonate de chaux, Falumine, Toxyde de fer et la magnésie, plus un peu de silice, que l'on néglige ici, mais qui pourrait être dosée à Faide d'une simple filtration.

La liqueur acide est saturée par Tammoniaque pure, ver* sée goutte à goutte et agitée. On s'arrête lorsque le précipité, qui se redissout d'abord, devient insoluble. La liqueur est légèrement acide ; on y ajoute quelques gouttes d'acide nitrique pour redissoudre autant que possible le phosphate en suspension.

On dose ensuite le phosphate de chaux à Taide d'une solu-

Noir aniroaliaé (exporté de

Paris) 13,7 19,1 2900

Noirs d'os (fab. de Paulct) .. . '14 » 2S57

Excréments de mouton u,f 29.9 3600

Pulpe de betteraves (séchées

à rair) 11,4 12,6 3600

Paille de froni. (pai lie sup.). 13,3 I4,i 3000

Paille de lentilles lO.t 11,2 4000

Genêt (tiges et feu nies) 12,2 13,7 3278

Fucus saccharinus (seclié à

rair) 13,8 22,9 2890

Feuffles de chêne (automne). li,75 15,65 3400

-- de hêtre !l,77 19,06 3398

Suie de houille 13,5 » 2962

Suie d^ hoio 11,5 » 347R

Nom d'enghais. 103

tion normale d'acétate neutre de plomb (I ) qoe Fon verse dans le phosphate dissous, jusqu'à ce que Tiodure de potassium indique un excès d*oxyde de plomb au sein du mélange, préalablement alcoolisé. La liqueur plombique normale est introduite dans une burette graduée en 400 parties ou degrés égaux à 50 centim. cubes, pouvant saturer i gr. de phosphate de chaux des os; d'où chaque degré ou 4|1 centim. cube représente 1 centigramme de phosphate. On verse alors cette liqueur normale dans la solution de phosphate, en agitant vivement après chaque nouvelle addition ; le phosphate de plomb se précipite rapidement, on laisse déposer, et pour s'assurer qu'il y a ou qu'il n'y a pas un excès d'oxyde de plomb dans la liqueur, on mouille l'extrémité d'un agitateur à la surface du liquide supérieur, et Ton porte la goutte obtenue sur une lame de verre, à la surface de laquelle ont été préalablement déposées quelques gouttes d'iodure de potassium, servant ici de toucheau. La présence ou l'absence de coloration jaune verdàtre indique si l'opération est ou non terminée. Une première coloration jaune, due à la solubilité d'un peu de phosphate de plomb dans l'acide en excès qui provient de la décomposition du phosphate de chaux, est un signe que la saturation touche à sa fin.

On additionne alors le liquide des ^|3 de son volume d'alcool, de manière à annihiler la puissance faiblement dissolvante de l'acide en excès, puis on continue de verser en agitarft, jusqu'à ce que l'on ait obtenu la coloration jaune verdàtre. Arrivé à ce terme, le degré lu sur la burette donne le titre, en phosphate de chaux, du noir animal ou de l'engrais analysé.

Si une analyse complète est nécessaire, on filtrera la liqueur

(l)L.e phaspbate de plomb qui 66 formo dans celte circonstance, est, BuWant MH. Morid$ et Bobierre, un mélange de sesquiphospliate et d'une minime quantité de biphosphate, il contient M o/o d'acide phoephoriqti^, SO o/o d'oxyde de plomb que représentent 136,26 d*aeétatc de plomb pur. 100 p. de ce phosphate de plomb correspondent à 43,S5 de phosphate de chaux des os (Ph 0*, SCaOj d'après M. Raewsky], 11 en résulte quMl faudra 310,74 d'acétale de plomb cristallisé pur pour saturer l'acide de 100 p. de phosphate de chaux, ou ZV',\01 pour 1 gr. La sorfRion aqueuse de ces 3r ,107 d*acétate constiiuera 50 cent, cubes de liqueur normale, dont i liU'e contiendra, par conséquent, 62f'*,14 d*acétate de plomb.

104 NOIR d'bngrais.

pour séparer le phosphate de plomb; celle-ci retiendra la chaux, ralbumine, la magnésie et Toxyde de fer, plus un excès d'acétate de plomb que Ton enlèvera en faisant passer un courant d'hydrogène sulfuré dans le liquide préalablement aiguisé de quelques gouttes d'acide nitrique. On jettera sur un filtre qui retiendra le sulfure de plomb formé, et, de la liqueur filtrée. Ton précipitera, à Taide d'un excès d'ammoniaque, l'alumine et Foxyde de fer. Nouvelle filtration, puis précipitation de la chaux parToxalate d'afnmoniaque. L'oxaîate de chaux lavé, séché et calciné, sera pesé à Tétat de carbonate ; du poids de ce dernier on déduira en même temps, au moyen d'une simple proportion, la quantité de chaux qui . doit ôtre reportée avec Tacide phosptiorique : sachant que 96,42 de carbonate de chaux représentent par leur oxyde iOO de phosphate de chaux.

Ce dosage du carbonate de chaux pourra être contrôlé par le moyen suivant, dû à MM. Morïde et Bobierre : on place i gr. de Tengrais pulvérisé dans un petit ballon au col duquel s'adaptent deux tubes, dont l'un très-effilé à sa partie inférieure, et bouché avec un morceau de cire à sa partie supérieure, reçoit une quantité quelconque d'acide nitrique pur ; l'autre est rempli de chlorure de calcium fondu, retenu par un tampon de coton cardé : on pèse ce petit appareil, puis on enlève le petit bouchon de cire que Ton enlève de temps en temps, de manière à graduer l'écoulement de l'acide nitrique, et, par conséquent, le dégagement de Tacide carbonique; la décomposition du carbonate s'opère dans le ballon, l'acide carbonique se dégage, passe sur le chlorure de calcium en lui abandonnant son humidité, et s'échappe dans l'atmosphère. Lorsqu'aucune effervescence ne se manifeste dans le ballon, malgré un excès d'acide, on chauffe le mélange jusqu'à ré|)ullltion, de manière à chasser la totalité du gaz qui aurait pu rester interposé dans le liquide, et on pèse de nouveau le tout; la différence de poids donne la quantité d'acide carbonique, d'après laquelle, au moyen du calcul, on apprécie facilement la quantité de carbonate de chaux (1).

((To&ns Vanalyse d'engrais composés et fortement azotés, tels que les noirs anglais ^ la dessiccation opérée au moyen de la chaleur peut déterminer la volatilisation d'ammoniaque, et par suite donner un résultat

Noia d'engrais. 105

On poorrait encore employer, pour le dosage do phosphate de chaux, le procédé indiqué par M. Raewsky^ celui de M. £. CottereaUj ou celui de M. Leconte.

M. Raewsky convertit le phosphate en sel soluble dans Taçide acétique^ et y ajoute de Facétate de peroxyde de fer. Le phosphate de fer ainsi formé, bien lavé, est dissous dans Tacide chlorhydrique ; le sel de fer est réduit par le sulfite de soude, puis le fer est dosé, en le convertissant en peroxyde à Taide d'une dissolution titrée de caméléon minéral. On détermine ia quantité de fe£par un simple calcul, et, par suite, on connaît la proportion d'acide phosphoriqoe (1).

Le mode d'analyse proposé par H. E. Cottereau est basé :

lo Sur la propriété que possèdent les dissolutions aqueuses de potasse et de soude ou leurs carbonates, de transformer les phosphates insolubles en phosphate de potasse ou de soude solubles à la température de Tébullition, tout en convertissant les bases en carbonates insolubles ;

^ Sur la propriété dont jouit le nitrate d'argent, de précipiter les phosphates de potasse ou de soude en formant un phosphate d'argent (2), qui se dépose de plus en plus facilement en laissant s éclaircir le liquide surnageant au fur et à mesure que la précipitation devient plus complète, particularité qui permet de saisir le moment où la réaction est terminée.

Voici comment Fauteur recommande d'opérer : • On dissout, dans de l'acide nitrique pur, un poids connu du ou des phosphates à analyser, puis on sature la dissolution

très-inexact. MM. Moride et Bolnerre ont remédié à cette cause d'erreur BD appelant, à Taide d*un flacon d'appel, l'air, desséché par son passage sur dti chlorure de calcium, à travers un tube chauffé au bain-Marie, renfermant la subslance & dessécher. Ce courant dessiccateur passe ensuite à travers une solution normale suirurique (comme dans )e procédé PeUgot pour le dosage de Tazote) qui retient en totalité l'ammoniaque entraînée. La dessiccation terminée, on titre l'acide au moyen du saccharale de chaux, et on a la quantité d'azote à ^jouter au résultat obtenu dans le dosage définitif de l'engrais. ->

(1) M. Raetosky s'est assuré que, dans ce phosphate de fer, Idirapport de l'oxygène de la base est à celui de l'acide :: 3:5.

(3) La composition de ce phosphate d'argent est représentée par la formule : Ph0*,2 Ag 0.

106 Nom d'engrais.

acide au moyen du cartxHiate de soude, qui laisse précipiter tous les phosphates insolubles à Tétat gélatineui ; on reçoit ces derniers sur un filtre, et on les lave à Teau distillée : de celte maaière on a diminué la cohésion des phosphates, et on les a rendu aptes à être transformés en phosphates solubles. Cette conTersion s'exécute en faisant bouillir pendant'vingtmU nutes environ les phosphates gélatineux avec quatre fois leur poids de carbonate de soude pur, par exemple, et huit à dix fois leur poids d'eau distillée ; on filtre, afin de séparer les carbonates insolubles formés, du phosphate de soude soluble, et de l'excès de carbonate de soude employé on lave le filtre avec de Teau distillée bouillante ; cette filtration et ce lavage s'opèrent avec une grande rapidité. On traite ensuite les liqueurs filtrées, réunies aux eaux de lavage et bouillantes (1), par de Tacide nitrique pur, qui détruit l'excès de carbonate de soude ; et lorsque le liquide possède une réaction neutre aux papiers réactifs, on le divise en deux parties égales, qu'on introduit séparément dans deux matras d'essayeur; on ajoute alors successivement à ces portions de liquide (2), centimètre cube par centimètre cube, une liqueur normale de nitrate d'argent contenant 40^* , 57 de sel d'argent par litre, et représentant par conséquent 0^- , 01 d'acide phosphorique par centimètre cube; après chaque addition de centimètre cube, on agite, et l'on s'arrête lorsque le liquide, abandonné à lui-même pendant deux ou trois minutes, s'éclaircit parfaitement ; phénomène qui n'a lieu, ainsi qu'il a déjà été dit, que lorsque la saturation est complète. Il est très-facile d'observer le moment où le liquide est éclairci, parce que le col du matras d'essai, qui est trèsétroit, simplifie cette manipulation. Chaque centimètre cube de liqueur titrée qu'on a été obligé d'employer, représente i centigr. d'acide phosphorique.

(I) n faut faire bouillir, afln de dégager tout Tacide carboniqu| provenant de la décomposition du carbonate de poude par l*&cide nitrique. En effet, si le liquide retenait de ce gazen dissolution, une certaine quantité de nitrate d*argent formerait un précipité de carbonate d'argent, et on commettrait une erreur dans Tappréciation de Tacide phospborique.

(i) L'opération se faisant deux fois, le second résultat vient contrôler le premier.

NOIR D'BffGRAlS. i07

S'agU-il de doser Tacide phospboriqae qui se trouve à l'état de phospliate insotable mélangé avec des carbonates, des sulfates et des chlorures, conune cela arrive presque toujours pour les cendres des noirs dont nous parlons ici ? On com- Bsenee ordinairecnent par rechercher la quantité de sels solubies qui existent dans ces cendrés ; les chlorures se trouvent de la sorte éliminés en même temps que les sulfates. soluUes, et il n'y a pas à craindre quMl se forme uhérieurement du chlorure d'argent lors de la précipitation de Tacide phosphorique.

Les carbonates sont détruits pendant le .traitement par Tacide nitrique et transformés'en- nitrates solubles, qui se trou* vent séparés des phosphates gélatineux, au moyen des eaux de lavage, mais qui, du reste, ne généraient en rien la précipitation.

Quant aux sulfates insolubles dans T eau, sMIs ne se sont pas dissous par Tacide nitrique, ils se retrouvent dans le préci* pité de phosphates gélatineux, puis ils sont arrêtés sur le I filtre lors de la séparation des carbonats insolubles, du phos-

phate de soude.

Lorsqu'il se trouve des mélanges de phosphates insolubles et de phosphates solubles, ces derniers passent avec les parties soliibles, et Ton peut toujours, au moyen d*un sel de chaux soiuble, par exemple, les faire passer à Fétat de phosphate insoluble, sans toucher aux chlorures, puis déterminer la quantité d'acide phosphorique qu'ils renferment.

Les silicates, qui accompagnent souvent les phosphates, ne nuisent en rien au succès de l'opération •

Les arseniates seuls dont Tacide arriverait , ainsi que Vacide phosphorique, à Tétat de sel de soude, dans la liqueur soumise à Tactfon du nitrate d'argent, et y occasionnerait également un précipité, pourraient amener quelques erreurs dans l'analyse; mais ces sels se rencontrent rarement, et d'ailleurs on pourrait, au moyen de la liqueur titrée, rechercher Tarsenic dans le précipité formé.

Le moyen de dosage de Facide phosphorique^ proposé par M. Leconte, est basé sur Tinsolubilité complète du phosphate d'urane et delà facilité avec laquelle ce sel se précipite. On fait une solution de nitrate d*urane dont chaque centim. cube

précipite 0^^,001 d'acide pboapborique ; od la verse à Taide d*une burette graduée, dans50centim. cubes d'une dissolution de phosphate soluble à analyser (en poids déterminé) dans un volume connu d'eau distillée, portés à réballition dans un petit ballon ; on verse le nitrate jusqu'à ce que la liqueur, surnageant le précipité, soit limpide, en ayant soin toutefois de faire bouillir, pendant quelques secondes, après chaque addition de liqueur normale,

WOIX BX CkâlAB.

Les noix de galle ou galles, sont des excroissances arrondies produites sur les feuilles de diverses espèces de chêne par la piqûre d'un insecte, espèce de cynips {diplolepis gallœ tinctoriœ)^ de Tordre des hyménoptères.

Le Levant, Fltalie, l'Espagne, la France, fournissent des noix de galle.

Dans le commerce, on en connaît six sortes : les galles d^Alep, de Morée, de Smyme^ les galles Marmorines^ les galles d'istrie^ les galles de France légères.

Les galles d'Alep, qui sont les plus estimées, ont de 0,01 à 0,02 de diamètre ; elles sont garnies d'aspérités pointues, qui leur ont valu le nom de galles épineuses; elles se subdivisent en : galles noires^ g. vertes^ blanches et g» en sorte.

Les galles noires, l'espèce la plus estimée dans le commerce, sont d'un noir grisâtre, recouvertes d'une efflorescence blanchâtre, plus petites, plus épineuses, plus pesantes et moins piquées que les autres» d'une substance compacte et résineuse. Leur intérieur est d'un jaune sale au milieu de la noix et blanc vers la surface. Au centre, on trouve une cavité plus ou moins grande, qui semble tapissée d'une membrane rougeâtre. Elles ont été récoltées, avant la sortie de l'insecte.

Les galles vertes sont d'un vert jaunâtre ; elles sont couvertes également d'une efflorescence blanchâtre ; elles sont moins épineuses, plus grosses, plus piquées et plus légères que les précédentes.

Les galles blanches sont d'un blanc verdâtre et quelques fois d'un jaune rougeâtre. Ce sont les plus grosses, les plus

légères» les plos piquées, et, généralement, les pins ridées.

Les galles en sorte forment un mélange, en proportion variable, des trois sortes précédentes; elles contiennent, en outre, des calices de glands brisés ou entiers, des grabeaux, de la poussière et quelques galles légères.

Les plus belles et les meilleures galles d'Alep viennent de Houssoul.

Les galles de Morée sont très-petites, peu régulières, d'une nuance brune on rougeâtre.

Les galles de Smyrne se subdivisent en quatre sortes, comme les galles d*Alep, mais elles sont moins pesantes, moins épineuses.

Les galles Marmonnes, qui arrivent du Levant, par Marseille, sont ordinairement hérissées d'aspérités et de pointes peu saillantes; elles offrent à leur centre une espèce de germe.

Le^ galles d'Istrie sont petites , légères, de couleur jaune pâle; elles prennent une couleur jamie, rouge et brune, en vieillissant; non épineuses, mais présentant des rides profondes et multipliées; facilement cassantes. Au centre se trouve la cavité où logeait Tlnsecte.

Les galles de France, dites légères^ sont sous forme de boules parfaitement rondes, très-légères, unies à la surface, sans aspérités ni proéminences; elles sont d'un jaune pâle ou couleur de bois; quelques-unes sont noirâtres et difformes. Presque toutes, elles sont percées, faciles à briser, offrent un intérieur compacte, d'une teiture fine, d'un jaune fauve, phis foncé qu'à la surface. Au centre est la cavité où logeait l'insecte.

La noix de galle est composée, d'après M. Guibourt^ de: tannin (acide tannique ou quercitannique, colorant en bleu les persels de fer) 65 ; acide gdlique 2 ; ac. ellagique, ac. lu^ iéogalliqne (principe colorant jaune) i ; chlorophyile et hutte volatile 0,7; matière extroctive t^rtme 3.5; gomme 2,5; ami-* don^; ligneux 10,5; siicre liquide^ albumine^ sulfate de potasse^ chlorure de potassium^ gallate de potasse et de chaux^ oxalate et phosphate de chaux i,3 ; eau li,5.

Berzélius admet, en outre, un peu diacide pectique combiné au tannin.

Une décoction de i {>« de noix de galle dans 10 p. d'eau, a une couleur jaune rougeâtre, une saveur astringente et amère. Les acides y forment un précipité ; les alcalis, un précipité soluble dans un excès ; la chaux y développe une couleur brune ; les sels d'alumine y produisent un précipité jaune brunâtre ; les sels de protoxyde de fer, un précipité se foi*mant par Je contact de Tair ; les sels de peroxyde de fer, un précipité bleu foncé ; les proto et les persels d'étain, un précipité jaunâtre; les sels de plomb, un précipité blanc sale^ les sels de cuivre, un précipité brun ; les proto et les persels de mercure, un précipité jaune.

Usàgbs.. — La noix de galle est astringente à un assez baut degré; en médecine, on remploie contre les diarrhées; en infusion aqueuse, comme gargarisme pour arrêter les salivations provenant d'un traitement mercuriel ; en teinture com* posée, en injection, contre les hémorrhagies passives, les gonorrhées, les leucorrhées» les blennorrhées, die fait la base de la pommade antikémorrhoîdale de GuUen; dans les arts, elle sert à la préparation de Tencre ^ on l'emploie dans la teinture en noir. — La noix de galle sert en lieu et place de tannin, comme contre-poison des alcalis organiques, des préparations d'opium, etc.

FALstPiGATioNS. — Lcs uoix de Galle sont fraudées quelquefois dans le commerce, tantôt en mélangeant des galles de qualité inférieure à d'autres de bonne qualité, tantôt en yen* dant pour galles d'AIep des galles piquées dont les trous ont été bouchés avec de la cire, ou des gaUes légères que l'on a colorées artificiellement en les arrosant avec une solution de sulfate de fer (vitriol vert).

Si l'on fait bouillir avec de l'eau ces galles sophistiquées, la cire servant à boucher les piqûres entrera en fusion, se détachera et laissera pa^rattre les trous. L'eau, en outre, dissoudra le sulfate de fer, ty^préciable par les réaclifis vpptfh priés (chlorure de baryum, cyanure jaune).

Une fraude que nous devons signaler, quoique nous pensions qu'elle ne s'est pas renouvelée, a consisté dans la vente, pour noix de galle, de terre glaise façonnée et colorée (comme cela se pratique pour les galles vieÛlies et blanchies), avec une solution de sulfate de fer.

NOIX DE GAIXE. 111

Ces fausses galles ont une cassure qui ne ressemble en rien à celles des véritables ; placées dans Teau, elles se dilatent ; bouillies avec ce liquide, le dernier donne les réactions caractéristiques du sulfate de fer avec le cyanure jaune, l'ammoniaque, le chlorure de baryum.

Le meilleur moyen de reconnaître la bonté d^une noix de galle est d'en rechercher la richesse en tannin. On pulvérise grossièrement un échantillon moyen sur lequel on prélève iOO gr. que Ton traite par l'éther, dans Tappareil à déplacement de Robiquet^ modifié par H. Payen. Ou épuise par ce véhicule ; le récipient contient deux couches : Tune dense,* un peu brunâtre, oléagineuse; Tautre, très-fluide, verdàtre, que Ton décante* La coudie dense est évaporée à siccité. La masse restante est du tannin pur dont on détermine le poids.

La noix de gaUe d'AIep» de bonne qualité, donne 38 è 45 <>/o de tannin.

Un autre mode d'essai consiste dans l'emploi du lanmomètre de M. Pédrani fils. Cet instrument, ainsi que son nom Tindique, a pour but de mesurer la quantité de tannin contenue dans une substance quelconque. 11 est fondé sur la propriété que possèdent les sels solubles d'antimoine de former un précipité de tannate insoluble avec le tannin, sans se comûner avec les autres substances (matières colorantes, gommes, etc.)*

La liqueur d'épreuve se forme en dissolvant i ^' , 402 d'émétique dans 1 litre d'eau distillée. Cette liqueur sature exactement 3 gr. de tannin.

On pèse exactement 2 gr. prélevés sur un échantillon de la substance dont on veut apprécier la richesse en tannin; on les traite à chaud, à plusieurs reprises, par 200 gr. d'eau distillée. Ces liqueurs réunies et refroidies, on complète le volume d'un Utre, et on verse dans un vase à précipitation (semblable à celui du chloromèf re ou de Valcalimètre) 50 centimètres cubes de ce liquidCi On verse ensuite goutte à goutte la liqueur d'épreuve contenue dans une burette ordinaire ou tannomètre jaugeant SOeentim. cubes et divisée en iOO parties ou degrés. On arrive ainsi à une saturation complète, qui se manifeste à l'absence de trouble dans le liquide tanui-

112 ONGUENT CITRIN.

fère, lorsqu'on y verse une goulte de solution normale d'émélique. Parvenu à ce point, on lit sur la burette le degré auquel s'est arrêté le liquide d'épreuve, et comme chaque degré représente 0,01 de tannin, le nombre de ces degrés lus sur la burette indique la quantité pour 100 de tannin renfermée dans la substance que Ton essaie.

Si, par exemple, on trouve que le degré est le quarantième, cela signifie que la substance contient 40 ""/o de tannin ; et ainsi de suite.

Les oignons brûlés , destinés à donner de la couleur au bouillon, forment une branche assez considérable d'industrie; il y a, dans Paris et dans les environs, des fabriques spéciales où l'on prépare ce condiment.

Quelquefois, le prix élevé de ces oignons a donné lieu à la substitution suivante : On prépare des rouelles avec la carotte^ le naoet^ la betterave ; ces rouelles sont brûlées comme on le fait pour Toignon ; et le produit préparé est livré au commerce sous le nom d'oignons brûlés, dont il présente tout à fait l'aspect (i).

On peut reconnaître cette substitution par Texamen attentif de la texture de la substance, et mieux encore par l'examen du produit après l'avoir fait cuire dans l'eau.

OUBAV. — ▼, ■»

L'onguent citrin ou pommade citriney pommade de nitrate de mercure, est préparée avec l'huile d'olive (16 p.), l'axonge (16 p.), le mercure (ïp. ) et l'acide nitrique à 52o (5p.). Cet onguent a une couleur jaune citrine.

Il est employé contre les maladies de la peau.

On lui substitue quelquefois là pommadeon onguent nitrique

(1) Nous tenons ces renseignemeufs de MM. Caventou ellMatiM.

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