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242 atiSDIB DE GATAC.
^dures, demi-transparontes, friables, dont l'extérieur est d'un vert brunâtre, et dont la cassure est brillante. Sa densité Tarie de i ,905 à 1 ,2^. Sa saveur est d*abord douceâtre^ puis devient amère, et produit dans le gosier un sentiment de chaleur brûlante. Son odeur est faible et agréable ; projetée sur des charbons ardents, elle répand des vapeurs aromatiques.
Exposée à Tair sous forme de poudre fine, elle absorbe de Toxygène et devient verte. Lorsqu'on expose un papier enduit de teinture de gayac aux rayons violets du spectre, il devient vert.
L*alcool dissout les Vio d® ^^ résine de gayac. La dissolution est brune ; Teau la précipite. L'éther dissout moins de résine que Talcool. L*essence de térébenthine la dissout mieux à chaud qu'à froid ; eHe ne se dissout pas dans les huiles grasses.
La résine pure, obtenue par l'intermède de Talcool, est d*une couleur brun foncé et presque opaque ; elle donne avec Fammoniaque une solution trouble de couleur jaunâtre. La résine naturelle n'est qu'incomplètement soluble dans Fammoniaque.
UsAGBS. — La résine de gayac est employée en médecine sous forme de poudre, de pilules, de potion.
FÀLSiFiCATicifS. — La résine de gayac a été falsifiée avec la colophane. Si on en met une partie en contact avec Tammoniaque, cet alcali dissout le gayac et non la colophane . Ou bien, on fait une teinture de la résine, on filtre, et on ajoute au liquide environ autant d*eau distillée que d'alcool employé ; on verse dans ce mélange une solution de potasse caustique en quantité suffisante pour Téclaircir. Lorsque, après l'addition d'un excès d'alcali, le liquide reste clair, on peut être assuré de la pureté de la résine; mais s'il se forme un résinate insoluble, c'est une preuve de la présence de la colophane.
f En projetant sur des charbons ardents une partie de la matière suspectée, on sent une odeur de térébenthine si la résine de gayac contient de la colophane.
En visitant les pharmacies du Palatinat, H. Walz a trouvé de la résine de gayac falsifiée par la matière résiAeuse provenant de la pr^[>aration de l'acide benzoîque par subliination*
KtelNE DE ULAP. 243/*'
Ce produ»"^^^^^^ ^ présentait en morceaux de la grosseur du poiniF ' ^*^^ ^^^^ rougefttre foncé. Ils étaient peu brillants i^rement transluckles sur les bords. Leur catôure ^tait aillante et presque unie. Les fragments détachés étaient dv brun plus claire transparents et friables ; la poudre avait fâe couleur brun rougeâtre qui n'éprouvait que peu de changement par le contact de Fair et même par l*action des rayons solaires, et ne devenait nullement verte.
Cette résine falsifiée contenait de Tacide benzoïque et avait une forte odeur de benjoin, surtout si on en exposait une petite quantité sur une plaque de fer rougie. Traitée par Tamoaoniaque liquide, elle laissa un résidu insoluble qui avait tous les caractères du résidu résineux provenant de la préparation de Facide benzoïque; il n'y eut que i6 7o ^^ résine de gayac pure, entraînée en dissolution.
Cette résine 8*extrait de la racine dejalap {cmvohulttsjalappà). Elle est compacte, d'tine couleur jaune grisâtre terne, ou d*un brun rougeâtre (1), friable et fragile comme Taloès; d'une odeur faible et caractéristique, qui se fait surtout sentir lorsqu'on réchauffe ou qu'on la frotte. Elle a une saveur ftcre, amère, nauséabonde, et fournit une poudre d'un jaune clair. Insufflée dans l'œil, elle cause une cuisson douloureuse. Elle est très-sohible dans f alcool, moins soluble dans l'éther. Elle se dissout très-bien dans l'acide et l'éther acétiques. Elle se dissout à froid dans l'acide nitrique à 33* B^, sans dégagement de gaz.
Elle est composée de deux principes résineux qui diffèrent par leur solubilité dans l'éther.
Usàgxs. -^ La résine dejalap est un purgatif énergique à la dose de 0, 30 à 0, 60»^., en produisant une vive action sur les intestins. On l'emploie sous forme de pilules (2).
(1) Il ne faudrait pas considérer comme impure la résine de jalap qui ne présenterait pas ces caractères, puisque celle qu'on trouve généralement dans les pharmacies, quoique très-pure, est d'un brun noirâtre et souvent d'une consistance d^extrait moitié dur.
(i) La résine de jalap est un de ces médicaments énergiques que le pharmacien devrait toujours préparer lui-même.
244 WÈSOB DB JAJUkP.
FALsmcATioHS. — La résine de jalap du com^^ ^ ^ |^. rement pure : on la fraude le plus ordinairement a^» la co/opfiane^ la poiXy la résine d'agaric^ et surtout avec la ^in^ je gayac.
Plusieurs procédés ont été successivement indiqués p^^ reconnaître Tadultération (déjà ancienne) par la résine Qk gayac.
D'abord, lorsqu'on Texpose à la flamme, elle dégage une odeur aromatique propre à la résine de gayac.
La solution aqueuse Caite avec de la résine de jalap pure et de la gomme arabique est jaune ; au bout de quelques minutes, elle prend une teinte bleufttre lorsque le jalap est falsifié avec la résine de gayac.
On a proposé Tacide nitreux et l'éther; mais, comme Va fait observer H. Gobley, ces réactifs n*accusent la fraude que dans une certaine limite. Ainsi Tacide nitreux ne décèle la présence de la résine de gayac que lorsque la résine de jalap en renferme au moins 2 7o- Quant à Tétber, il dissout bien la résine de gayac, mais il dissout aussi 30 7» ^^ ^^ ^^ sine de jalap, obtenue en précipitant sa teinture alcoolique par Feau, tandis qu'il ne dissout pas sensiblement celle qu'on obtient par le procédé de Planche (extraction par Talcool à 0,60) ; dans ce dernier cas, Téther est un très-bon agent pour constater la pureté de la résine de jalap, en ce qu'il permet d'isoler les plus minimes quantités de résine de gayac,
La colophane et la résine d'agaric peuvent être également décelées dans le jalap, par le même moyen.
Le procédé par l'acide nitreux consiste à dissoudre une petite quantité de la résine soupçonnée dans de l'alcool, à imbiber de cette liqueur une feuille de papier blanc qu'on expose ensuite à l'action du gaz nitreux (i). Si l'alcoolé de résine de jalap contient de la résine de gayac, le papier prend une coloration bleue ; dans le cas contraire, il ne change pas de couleur.
(1) Ce gas nitreux se produit très-facilement en versant quelques gouttes d'acide nitrique sur de lalimaiUe de fer ou de cuivre placée dans un verre à expérience.
KÉSim DB JÂLÂP, 245
M. de M^ ^ pvoposé l'emploi de Tiode, de Tacide nitrique de "^^^^ sulfurique, de Tammoniaque liquide.
I *p.<e résine de jalap mêlée par trituration avec *f^de son
p^j^ d'iode, puis additionnée de quelques gouttes d'idooo), se
cfjte en bleu si elle renferme de la résine de gayac.
La même résine ainsi falsifiée, triturée dans un mortier de
porcelaine avec quelques gouttes d'acide nitrique, développe
une couleur vert bleuâtre qui passe rapidement au jaune;
on n'observe pas de coloration semblable avec la résine de
jalap pure. Ce procédé promet de reconnaître l'existence
de Vm de résine de gayac.
L'acide suliiirique, versé sur 1 p. de jalap pulvérisé c(hitenant du gayac, le colore en rouge cramoisi et dégage en même temps une odeur propre à cette dernière résine ; en lyoutant de l'eau à ce mélange, la couleur rouge disparait et il se forme un précipité d'un noir bleuâtre. La résine de jalap pure donne, dans les mêmes circonstances, une coloration jaune pâle qui disparait par une addition d'eau pure. L'acide sulfurique peut déceler % de résine de gayac, et même Vitt suivant M. Henrcard.
La résine de jalap est insoluble dans l'ammoniaque, tandis que celle de gayac s'y dissout et communique à Talcali une couleur verdâtre. Cette différence de propriétés fournit un moyen de reconnaître le gayac dans le jalap.
H. Peltier, de Doué, a indiqué l'emploi d'une solution de chlore, qui, ajoutée à une teinture alcoolique de jalap mêlé de gayac, y produit une coloration bleue; le chlorure de calcium donne lieu à une couleur d'un beau vert pâle.
H. de Smedt aine préfère les hypochlorites de potasse et de soude, qui offrent assez de sensibilité pour signaler Vs» ^ résine de gayac dans le jalap ; la coloration est d'un vert foncé, au lieu d'être bleue comme avec le chlore pur.
H. Giovanni Bigkini^ d'Oleggio, propose de triturer la résine suspecte avec une quantité suffisante de sirop de rhubarbe et de délayer le mélange dans de Teau. Si la résine est pure, elle se présente dans un état de parfaite division ; ce que l'on n'observe pas quand elle contient des corps étrangers.
Enfin, M. Ch. Pasquier-Nalinnes pharmacien à Fleurus, a
846 , Etiflîm uAsnc.
proposé remploi du biohlanire de mercure (i) ^^ ^^^ tmygdalm pour caractériser !a résine de gayac méà. Q^^e en quantité très-minime, de résine de jalap.
SI Ton met en contact avec la résine suspecte un mék^i^ de bichlorure de mercure et de savon amygdalin, une coi« ration bleue trèa-intense se manifestera par la présence de k pins petite quantité de résine de gayac.
BfSZVS IIA8TIO.
Cette résine est fournie par le pistacia lentiscus (Térébinthacées), arbre qui crott en Italie, en Espagne, en Proyencc, mais principalement dans Ttle de Chic.
On distingue deux sortes de mastic : le mastic en larmes et le mastic commun. Le premier (2) est en petites gouttes ou larmes jaunâtres, demi-translucides, dures, friables, ordinairement arrondies, souvent irrégulières et quelquefois aplaties, recouvertes d'une poussière légère occasionnée par le frottement continuel des morceaux. La cassure de cette résine est vitreuse ; son odeur agréable ; sa saveur aromatique, un peu amère; elle se ramollit sous la dent.
La deuxième sorte contient beaucoup de morceaux irréguliers, de menus, de morceaux adhérents à des fragments d*écorce ou mêlés de sable et de terre.
Projeté sur des charbons ardents, le mastic répand une odeur assez forte. Sa densité est de 1,074.
Le mastic renferme : masiieine ( résine blanche, molle, visqueuse }, une résine soluble dans f alcool^ une résine. inso- Mie dans Calcool.
UsAGBS. — Cette résine est employée comme masticatoire, en Orient, pour parfumer Thaleine ; de là le nom qu'elle porte. On s*en sert pour foire des fumigations excitantes, dans le traitement des rhumatismes ; à Tintérieur, on s'en est servi comme stomachique ou dans le traitement des catarrhes
(I ) Le précipité rouge, le protochlorure de mercure, n'exercent aucune action sur la résine de gayac.
(2) Le mastic en larmes est la seule çorte que les pharmaciens doivent employer.
obreniqiMfl. Elle entre dans la compositioa de'plusieiin od* gueDtfi, empifttres, poudres fumîgatoires, et mastics pour les deBts. Elle fait partie de quelques irenûs.
Fàlbificàtioiis. — On a quelquefois vendu de la sandcaraque sous le nom de mastic. La sandaraque est en larmes d'un jaune pftle, plus allongées que celles du mastic, recouvertes d'une poussière très-fine à cassure vitreuse ; elle se réduit en poudre sous la dent au lieu, de s'y ramollir ; elle est inso^ îuMe dans Fessence de térébenthine, très-peu sduble dans réther, tandis que le mastic se dissout très-bien dans les deux véhicules. M. X. Landerer^ pharmacien à Athènes, a signalé de la résine mastic» falsifiée par 46 7o environ de sel marin j en grains difBMsiles à distinguer» à première vue, de ceux du mastic. Hais, par un traitement aqueux du mastic, on dissoudraitlesel marin, queTon pourrait faire cristalliser ou recueillir à rétat de sulfate de soude après Tavoir traité préalablement par Tacide sulfurique. La solution aqueuse du mastic 4onnerait avec le nitrate d'argent un précipité blanc, cailler botté, soluble dans Tammoniaque, insoluble dans Tacide nitrique.
La rhubarbe est la racine du rheitm australe (Polygonées) de la Tartarie. Elle est distinguée aussi sous trois noms : rkuh barbe palmée (rhewn palmatum)^ rhubarbe ondulée {rheum undtdatum)^ rhubarbe compacte {rheum compactum).
Dans le commerce, on connaît quatre sortes principales de rhubarbe :
4* La rhubarbe de Moscovie ou de Russie, ainsi appelée parce qu'elle nous vient du commerce de ce pays avec les contrées qui la produisent. Elle est en morceaux irréguliers, convexes d'un cdté, aplatis de l'autre, perforés de grands trous ; à cassure nette ; d'une couleur jaunâtre à l'extérieur, veinée de rouge jaune et de blanc à l'intérieur. Elle colore la salive en jaune safrané et croque sous la dent. Sa poudre est d'un beau jaune. C'est la sorte la plus estimée.
If* La rhubarbe de Chine ou de Vlnde se divise en rhubarbe demi-mondée^ dépourvue de la partie la plus grossière de son écorce, et en rhubarbe mondée ou privée entièrement de sou