SABINE
à essayer ; on ajoute de Valcool à la pluseolorée, jusqu'à ce que les deux tubes du colorimèlre paraissent de la même nuance. En comparant les deux longueurs des colonnes liquides, les rocous seront entre eux comme ces longueurs. Si, par exemple, il faut ajouter à la liqueur type 30 p. d*alcool pour arriver à une égalité |je nuance, le rapport 430 : 400 représentera la richesse tinctoriale du rocou essayé.
Selon M. Girardin^ le rocou est fraudé par Tintroduction d'une grande quantité de feuilles de roseau dans les barils qui le renferment. Les bons rocous ne doivent pas contenir plus de 6 Vo de feuilles.
Parmi les médicaments employés en pharmacie, on compte la Sabine {juniperuê sabina), de la famille des Conifères. Les feuilles de sabine sont très-petites, squamiformes, rapprochées, imbriquées sur la tige, opposées, ovales, aiguës, ou épineuses^ les chatons des fleurs sont portés sur de petits pé-* doncules recourbés et écailleux. Les fruits ont la forme de petits pois un peu ovoïdes; ils sont charnus, d'un bleu noirâtre, et contiennent un ou deux noyaux.
Les feuilles ont une odeur forte, aromatique, térébinthacée, une saveur ftcre et anière. Elles doivent ces qualités à une huile volatile, très-abondante.
UsAGBS — La Sabine est employée en médecine ; ses feuilles jouissent de propriétés stimulantes, énergiques; leur action a lien spécialement sur Tutérus , et elles favorisent le travail de la menstruation (i). On l'applique quelquefois sur les plaies, pour ronger des productions charnues, ou pour dé^ terger les vieux ulcères; elle entre dans des conserves, des poudres, bols, pilules, cérats, emplâtres, pommades, savons; on remploie pour préparer des extraits, des infusions, décoc- ÛGùSy teintures, etc. (2).
(1) Données en poudreiâ une dose élevée, elles déterminent de trèsgraves accidents et peuvent occasionner un empoisonnement par in« flammation de restomac.
(2) La Sabine a été souvent employée dans des vues criminelles pour