SALSEPAREILLE
de chaux cristallisé. Si la solution était trop étendue» ta précipitation n'aurait lieu qu après la concentration de la liqueur.
La salsepareille est la racine du smilax salsaparilla (Smilacées). Cette plante sarmenteuse nous vient du Heiique, du Pérou, de la Colombie, du Brésil et d^autree contrées de TAmérique et des Indes orientales.
Les salsepareilles sont de diverses sortes^ assez faciles à distinguer ; mais on n'est pas parfaitement d'accord sur leur origine.
M. Guibourt distingue les sortes suivantes : salsepareille du Mexique^ dite de Honduras^ la plus estimée ; salsepareille de la Vera-Cruz; salsepareille rouge ^ dite de la Jamaïque; salsepareille ligneuse; salsepareille caraque, ou de Caracas; salsepareille du Brésil^ àite' de Portugal (\). Il signale aussi de fausses salsepareilles, qui ont été proposées comme succédanées des vraies salsepareilles : !<> La fausse salsepareille fournie par Y agave Cubensis de Jaequin^ dont Técorce est foliacée, et dont Tintérieur est composé de fibres distinctes, qu'il suffit de séparer pour obtenir une filasse très-forte et très-bonne à faire des cordages. S^ La fausse salsepareille produite par le carex arenaria ou salsepareille d'Aï-lemagne, et qui est fournie par des rhizomes de la grosseur du chiendent; ceux-ci, nerveux et articulés comme le chiendent, sont couverts de fibres déliées, qui sont les débris des écailles foliacées partant de chaque nœud; ils sont rougeàtres en dehors, blanchâtres en dedans. 5° La fausse salsepareille, connue sous le nom.de salsepareille grise d* Allemagne. Elle ne se fend pas longitudinalemeut avec facilité; lorsqu'elle est fendue, si on essaye de la rompre en agissant de façon à ce que la partie corticale soit en dehors, elle casse net, ce que ne fait pas la vraie salsepareille. Cette racine en masse offre une odeur peu marquée de vieux spi -canard ; quelquefois elle est insipide, mais d'autres fois elle a une saveur
.(1) On conçoit que nous ne pouvons donner ici la description de toutes ces salsepareilles, ce serait sortir du cadre que nous noua sommes imposé. Nous renverrons donc à l'ouvrage de M. GMibowt,