SALSEPAREILLE
un peu aromatique et comme camphrée. 4« La' salsepareille dite salsepareille grise de Virginie^ fournie par Yaralia nudicoulis^ tige rampante, qui peut se distinguer de la salsepareille en ce qu au-dessous de son épiderme, qui est d*un gris blanchâtre, se trouve une partie corticale jaunâtre, spongieuse, molle, quelquefois gluante et comme gorgée d'un suc mielleux; Tintérieur présente un corps ligneux, blaûchâ-' tre, cylindrique, pourvu au centre d'un canal médullaire, qui n'existe pas dans la salsepareille, dont le cœur est plein et ligneux. Varalia nudicaulis a une odeur fade, peu marquée, et une saveur légèrement sucrée et aromatique ; son odeur se rapproche de celle de la racine de persil. 5^ La fausse salsepareille dé Vlnde ( le nunnari des Anglais), vendue sous le nom impropre de smilax aspera, est une racine qui a de 0'",32 à O'QfSO de longueur ; sa grosseur varie de celle d'une plume à celle du petit doigt; elle est tortueuse et souvent fléchie en divers endroits ; son écorce est épaisse, souvent marquée de fissures transversales, se séparant par places du meditullium ligneux, qui est formé de fibres rayonnées et con« tournées; il se rompt lorsqu'on le ploie, et présente alors une cassure qui, vue à la loupe, offre une infinité de tubes poreux ; son épiderme est d'un rouge obscur, l'intérieur de l'écorce est grisâtre. La saveur de cette racine est à peine sensible, mais elle offre un parfum très-agréable de fève de Touka ; la racine en masse présente la même odeur.
La difficulté de différencier toutes ces salsepareilles indique au pharmacien qu'il ne doit prendre que celles dont les caractères sont bien nets et bien tranchés ; et pour peu qu'il y ait doute, il peut consulter les hommes habiles qui ont étudié ces racines avec la plus grande persévérance.
Divers chimistes se sont occupés de la recherche du principe actif de la salsepareille. H. Palotta, le premier, a extrait de cette racine une matière blanche, astringente, à laquelle il a donné le nom de parigline. !l. Folchi, ayant décoloré un macéré de salsepareille par le charbon anima), obtint par l'évaporation de la liqueur une substance cristalline, à laquelle il donna le nom de smilacine. M. Batka la prit pour un acide et l'appela acide parillinique ; enfin, M. Thubœuf obXvûXàxi traitement alcoolique de cette plante un