Schauguery dit qu'on a préparé du seigle ergoté avec du
(t) Des droguistes avaient demandé rautorisation de faire entrer ea France dn seigle ergoté venant d'Allemagne ; d'après l'avis de TAcadémie de médecine, cette autorisation leur fût refusée.
(2) Il n*est pas indifférent de savoir, dit M. Giovanni Righini, que le flroment, par Teffel de vicissitudes organiques, produit une graine quia beaucoup d'analogie avec le seigle ergoté. Cette ressemblance n'eet qu'apparente : la différence est bientôt constatée par le simple examen de la substance intérieure de cette graine qui est noire, tandis que la blancbenr caractérise la substance interne du seigle ergoté.
298 SEL AirafONiAC.
gypse {suVûXe de chaax) coloré et de \n colle de farine] ee mélange était ensuite moulé. Il serait facile de reconna!ti« cette falsification : un semblable produit, mis en contact aree de Teau, se déforme, se réduit en bouillie ; en outre, la cassure ne présentera pas un centre blanc, puis un cerde violet, en* fin l'extérieur brun-noir.
Le pharmacien ne doit jamais acheter de poudre de seigle ergoté ; il doit acheter Tergot, et le pulvériser lui-même.
Ce sel, connu aussi sous les noms de muriafe, chlorhydrate ou hydrochlorate d* ammoniaque^ chlorure d* ammonium, est Uanc, inodore, d'une saveur piquante. Il cristallise en cubes ou en octaèdres qui le plus souvent se réunissent et se disposent les uns à côté des autres, sous Fapparence de barbeé* de plume. Il est volatil, soluble dans Teau, un peu èoluble dans l'alcool ; sa densité est 1 ,450 *, mêlé en poudre avec un peu de chaux vive, il laisse dégager des vapeurs ammoniacales^
Dans le commerce; on le rencontre sous forme de pains sublimés, blancs ou gris, à cassure fibreuse.
Usàgbs. — Le sel ammoniac blanc est très-employé en mé* decine, à Tintérieur, comme stimulant, fondant, contre Thydropisie, les maladies scrofuleuses; à Fextérieur, on s^en sert en lotions, gargarismes, collyres. Le sel ammoniac gris est employé par les chaudronniers pour faire Tétamage.
Altérations. — Le sel ammoniac est rarement pur dans le commerce. Il contient souvent du sulfate d'ammoniaque,[dn chlorure de sodium, du sulfate de chaux, du frr, du cuivre (i)y provenant des vases dans lesquels on Ta préparé.
La dissolution de ce sel altéré fournira, avec le chlorure de baryum, un précipité blanc, insoluble dans Facide nitrique, s*il contient du sulfate d'ammcmiaque. Par la sublimation, il laisse pour résidu le sel marin et le sulfate de chaux.
S'il contient du fer, il est jaune-rougeâtre ; sa dissolution aqueuse fournil une coloration bleue par le cyanure jaune; un précipité noir avec le tannin, l'infusion de noix de
(1) Il y a formation de fleurs ammoniacaUs martialeSf et de fieurs ammoniacales cuivreuses.
guTle ; dans le cas oti il contiendrait du cuivre , le cyanure jaune y produit une coloration brun-marron.
BXL COMICW.
Lesel commun, appelé aussi munatej hydrochlorate ou chlot^hydrate dewude, chlorure de sodium^ sel marin, sel de cuisine^ sel de gabelle, est de tous les sels solubles le plus abondamment répandu dans le règne minéral et organique.
Les eaux de la mer (4) forment le réservoir principal de cette substance, qu*on y puise pour la livrer ensuite au commerce : c*est ce qui lui a valu le nom de sel marin^ bien qu elle se rewoontre en quantités très^considérables «uasi dans le sein de la terre, partioulièrement à la partie inférieure des terrains secondaires, comme à Wiéliczka en Pologne, en Hongrie, dans le Tyrol, à Cbester (Angleterre), à Cardona dans la Catalogne, à Pozaen Castllle,dans plusieurs parties de la Russie, à Bex en Suisse ; en France, à Dieuze (Meurtbe), à Salins (Jura), et dans d'autres départements de Test ; à Briscous (Basses-Pyrénées), à Camarade (Ariége). Tantôt ce sel, extrait à Fétat solide, comme à Wiéliczka, à Dieuze, prend le nom de sel gemme j sel rupestre ; il est translucide, parfois même transparent. Tantôt , au contraire , sa présence est indiquée , comme à Salins, à Briscous, par des sources qu'il sature à des degrés difiérents, d*où on le retire, par évaporatîon^ à Taide de la chaleur.
Le chlorure de sodium pur cristallise en petits cubes blancs, inaltérables à Fair, inodores, d*une saveur franche bien connue ; il ne renferme pas d'eau de cristallisation, mais de Teau d'interposition, qui, étant engagée entre les cristaux, détermine de petites explosions eu les écartant, ou ce qu'onappelle Isidécrépitation du sel lorsqu'on le projette sur un corps chauffé au rouge. Il fond au-dessus de la chaleur rouge, puis se volatilise, surtout sous l'influence d'un courant d'air ou de tout autre gaz.
Il est presque aussi soluble dans l'eau à froid qu'à chaud ;
(1) L*eau da la mer contient à peu près 2,5 o/o de chlorure de sodium.
300 SEL coiiMinf.
il est soloble dans Palcool, dont Q cdore la flamme en jame.
En France» le sel s'extrait des eaux de la mer (i) par rêva* poratioQ spontanée, pendant les mois de juin, juillet et août. S'il provient des côtes de TOoest, il constitue le tel ffHsj sa nuance varie du gris très-foncé au gris blanc très-dair. Le sel extrait des sdines du Midi (2) est Uanc» en cristaux, tantôt très-volumineux, tantôt très-menus.
Voici la composition de divers sels du commerce :
(1) Les principales localités d*où le commeroa de Ftria tire les sels roarins qu*il livre à la consommation sont les soiiantes :
Vannes, Saraeau, dans le Morbihan; le Croisic, Gnérande, le Poullguen, nourgneuf, dans la Loire-Inférieure ; lie de Noirmoutiers, lie de Botn, Beauvoir, Sables^d'Oloane, dans la Vendée ; la Rochelle, fie de Ré, tle d*01éron, Ifarennes, le Gna, la TramUade, Mieul, dans la Charente- Inférieure.
(9) Cette (Hérault), Bouc (Bouches-du-Rhdoe), Hyères(Yar).
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