‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 5)Chapitre 71 sur 109 · SIROP DE GOMME · texte numérisé non relu

SIROP DE GOMME

<x En retranchant 35<> de déviation à gauche, produite par a la gomme, la rotation restant à i Tolume de sirop sera a 255<», de sorte qu'en foisant Fobservation sur I volume de a sirop de gomme étendu de 9 volumes d*eau on trouvera a 55<>,5 dans le tube de 0>",20.

a En appliquant ce calcul à des sirops faits avec d'autres (f proportions de gomme, on peut savoir quelle en est la dose.

Sirop de gonuûe

1/10 de gomme en moins

.... 85*,5 k droite.

« Un moyen de cpntrôle consiste à mélanger i volume de « sirop de gomme avec 2 volumes d*une dissolution d*a- « eétate neutre de plomb marquant â0<>, d'ajouter 7 ^ voce lûmes d*alcool, et de filtrer pour séparer le magma de gom* « mate de plomb.

a La liqueur filtrée marque alors au saccharimètre :

Sirop de ^mme pur 39o à droite.

A\ec 1/10 de gommejen moins 50,3 »

a La proportion de gomme qui entre dans un sirop Fait ff avec la gomme et le sucre est donc donnée par Ihme ou a par Tautre des tables ci-dessus. Il ne faut cependant «ppli- « quer cette table d'une manière absolue, car le lavage que a Ton fait subir à la gomme en fait perdre une partie ; et de «t plus, la présence de quelques morceaux de gomme inso- ' a iuble peut en diminuer encore la proportion.

n it

81B0P DE GOmiE. 333

« On p«ut avoir directeoient la proportion de gomme eond tenue dans un sirop, en agitant celui-ci avec 5 ou 6 yo- « lûmes d'akool rectifié , chauffant au bain-^-marie jusqu'à a Fébullition, et recevant la gomme sur un filtre taré ; on lave a la gçmme à plusieurs reprises avec de Talcopl ;, on sèche le « filtre et on ne le pèse que lorsque la gomme a repris à Tair « la proportion d'eau hygrométrique qu'elle renferme dans « s(Hi état ordinaire.

« Si Top veut savoir inm^édiatea>ent si un sirop est suffi- « samment chargé de gomme, le mieux est d'avoir du sirop a dont on soit sûr, et de les précipiter tous les deux compa-* a rativement avec un même volume d'alcool.

« Si l'on a affaire à un mélange composé de. sirop de sucre, « de gomme et de sirop de fécule, rien n'est plus facile que « de reconnaître le mélange, et rien de plus difficile que d'en « déterminer les proportions. Un tel sirop est coloré forte- « ment par la potasse ; et au saccharimètre, il a toujours une « rotation à droite plus forte que celle du sirop de gomme, « plus forte surtout que celle du sirop de sucre. Il ne faut pas a précipiter le sirop par Valcool ; car il est trop difficile de « dépouiller le dépôt, qui contient ia dextrine, de tout le a sucre qu'il a entraîné. »

M. Lepage^ de Gisors, a proposé le procédé suivant pour constater la présence de la gomme dans le sirop de gomme. Il est fondé sur la propriété que Planche découvrit à la gomme arabique, de bleuir par son contact avec la teinture de gaiiac. On verse dans 30 gr. du sirop à essayer, 15 à 20 gouttes de teinture alcoolique de résine, de gaîac, et on agite. Si le sirop renferme de la gomme dans les proportions indiquées par le Codex, une assez belle teinte bleue s'y développera dans Tespaoe de 10 à 15 minutes (1). Un sirop qui ne renferme qu'une petite quantité de gomme (1/8, par exemple, de la proportion indiquée par le Codex) n'offre, au bout d'un quart d'heure, avec le même réactif qu'une légère teinte verdàtre bien différente de celle qui apparaît dans un sirop normal. Ce n'est qu'au bout de plusieurs heures qu'il présente la teinte bleue qui se déve-

(i) Les sirops de guimimve et de consoudei qui renfermeot, comme on sait, un mélange précipitable par Talcool à la manière de la gomme, ne bleuissent paa par leur ^contact avec la teinture [alcoolique de gaïac.

334 SIROP DE GROSEiLLKS.

loppe 6ni0 à 15 minoiet dâos un sirap contonne m Codex oa à peo près.

Les essais detroot donc toujours être foits sinniltaiéiiient avec im sirop normal, et au bout d'un quart d'heure on examinera comparativement la teinte qui se sera développée dans chacun d'eux.

Ce sirop doit sans doute ses propriétés à Tarabine et à une petite quantité de matière extractive.

Usages. — Le shrop de gomme adragante est employé dans les mêmes cas que le sirop de gomme arabique.

FALsincATioifS. — On a substitué au sirop de gomme adragante le rirop de gomme arabique; mais il est facile de reconnaître cette substitution à l'aide de Talcool : le sirop de gomme arabique, traité par ce véhicule , donne lieu à un précipité caillebotté blanc abondant ; le sirop de goaime adragante donne, avec Talcool, un précipité floconneux, semi-transparent.

Ce sirop se prépare avec le suc des groseilles et le sucre.

UsAGBS. — Le sirop de groseilles est très-usité ; on en fait une grande consommation comme raf raldiissant , comme sirop d'agrément.

n est cependant prescrit aux malades comme tempérant, antiphlogistique, pour combattre la pléthore, les fièvres, les chaleurs d'entrailles, les inflammations, les exanthèmes, le scorbut.

Pâlsipicatiohs. — La plupart des sirops de groseilles vendus dans Paris et expédiés dans les départements sont Itien prépavés et de bonne qualité; Il eh est cependant qui sont allongés de glucose^ ou qui sont préparés avec Yacide tartrique et une matière colorante, étrangère à la groseille (i).

La présence de la glucose dans le sirop de groseilles ne peut être démontrée par la potasse. Il faut alors avoir recours

(1) Suivant M. Sianislat Martin, on a vendu , comme sirop de giXH seilles , le mélange suivant : vin rouge, 500 gr. ; tucrê blanc, 875 gr. ; skop de framboises, quantité suffisante pour aromatiser. €e sirop peut

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