SQUINE
nombreuses, à couleurs variées ; saveur amère et mucilagineuse.
La squine est une racine produite par deux variétés de smi^ lax china (Asparaginées), plante sannenteuse qui crott naturellement en Chine et au Japon ; la tige est de la grosseur d*une plume. Les racines ont de 55 à 160 millimètres de longueur sur 55 à liO millimètres de circonférence; elles sont noueuses, géniculées , inégales, tuberculeuses, compactes et quelquefois spongieuses, recouvertes d*un épidémie luisant d*un brun rougefttre ; la texture présente des aspects dinérenta et une couleur blanche rosée dans les racines teiJdres, et brune dans 1^ racines compactes et résineuses.
H faut choisir la squine lourde, bien entière, compacte, résineuse et non piquée.
l}sii«B8. — La squine est employée aux mêmes usages que ]fi salsepareille, on Ta considérée comme sudorifique ; on remployait dans les afiections de la peau, le rhumatisme, la goutte, la paralysie, les engorgements des viscères, le squirrhe, les scrofules, les lésions des voies urinaires, les bydropisiea.
Altératiohs et FAtsiFiCÀTioNs. — La squine est quelquefoia mélangée à une autre espèce de squine dite squine rouge^ du Mexique ou d* Amérique, qui lui est inférieure en qualité. Cette dernière est plus spongieuse, plus grosse, plus légère ; sa couleur est plus foncée, brune en dessus, rougeâtre à Tintérieur ; sa saveur est moins sucrée.
Quelquefois la squine présente des piqâres d'insectes ; d'autres fois, quand on la brise, on voit qu'elle est vermoulue dans son intérieur.
On a, suivant certains auteurs, mais le fait est contestable, employé de la Ittharge et de la terre bolaire pour restaurer des squines détériorées. Nous en avons vu qui avaient été restaurées à Taide d'une pâte préparée avec de la colle et des poudres végétales.
Toutes ces altérations de la squine peuvent se reconnaître facilement; il suffit d'un simple examen. On peut, dans ces cas, faire interv^ir comme point de comparaison de la squine de bonne qualité. On trouve souvent, lorsque la squine a été