TOURTEAUX
Falsifications. — La thridace est allongée avec la gomme; celle-ci est dissoute dans le suc de laitue, et le mélange, évaporé à rétuve, est introduit dans des flacons.
La thridace, mêlée de gomme, attire Thumidité de Tair et se distingue de la thridace pure en ce qu*on peut précipiter la gomme par l'alcool, la recueillir sur un filtre, la laver avec Talcool, puis la dissoudre dans Teau, et Tobtenir par évaporation.
La thridace pure donne avec Valcool un précipité dû à la jM^ésence de matières insolubles qui ne présentent aucune malogie avec la gomme.
On a composé une thridace avec de la gomme arabique, de Yextrait de chiendent et de Toptum.
VL.' Sianiila» Martin a signalé l'adultération de la thridace par X extrait de genièvre et la fécule.
En général, Fessai d'une thridace se fait comparativement avec une autre d'une bonne qualité authentique, par la dégustation; en examinant Faction de Teau, de Talcool, des réactifs (sulfate de fer, cyanure jaune, potasse, nitrate d*argent, acétate de plomb, nitrate de mercure) : la solution de la thri« dace pure donne avec Talcool un précipité abondant ; avec le sulfate de fer, une coloration en brun-olive ; avec le cyanure jaune, une coloration brun-rougeàtre ; avec la potasse, une coloration brune; avec le nitrate d'argent, un abondant prédpité qui vire au noir au bout de douze heures ; avec Tacétate de plomb, un précipité abondant avec décoloration presque complète du liquide; avec le nitrate de mercure, un précipité gris-blanc.
En Belgique, on a fait entrer de la craie (carbonate de chaux) dans des tourteaux servant à la nourriture du bétail.
La fraude se reconnaît facilement en plongeant les tour-* teaux dans de Teau aiguisée d'acide chlorhydrique : les tourteaux mêlés de craie donnent lieu à un bouillonnement^ à une effervescence qui ne se manifeste pas avec ceux qui en sont exempts.