‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 111 sur 470 · CHLORURE DE MERCURE · texte numérisé non relu

CHLORURE DE MERCURE

dépose toujours un enduit ocracé, et elle est très-acide au tournesol. Des solutions salines, notamment celle du sulfate dessoude, y produisent un précipité volumineux d’hydrate d’oxyde de fer modifié.

Lorsque le perchlofure de fer renferme un excès A' acide chlorhydrique, il dégage de l’hydrogène au contact de la limaille de fer bien exempte de corps gras. S’il contient du chlore, il en possède l’odeur. Enfin, lorsqu’il est mélangé de jirolochlorure de fer, il donne un précipité hleu par le cyanure rouge ferrico-potassique, ou devient fortement verdiltre, tandis qu’il prend seulement une teinte brun foncé et ne dépose pas de précipité, lorsqu’il est pur et mis en contact avec ce réactif.

CHLORURE (Bi) DE MERCURE : HgCl. — Le bichlorure de mercure ou deutochloria'e de mercu7'e, sublimé com'osif, est d’un blanc satiné, inodore, à structure cristalline fibreuse ; sa saveur est excessivement âpre, métallique et désagréable.; il excite la salivation; sa densité est 6,5. C’est un poison des plus énergiques. Il est plus volatil que le protochlorure; il est soluble dans l’eau, plus soluble dans l’alcool et l’éther.

UBag:e8. — Le bichlorure de mercure est employé plus particulièrement contre les maladies vénériennes et les maladies de la ‘peau ; il fait la base de la liqueur de Van Swieten et d’un grand nombre de médicaments.

.lltérationa. — Le bichlorure de mercure est quelquefois mêlé de protochlorm'e de mei'cui'e et de sel ammoniac (1). Le traitement par l’éther suffit pour dénoter cette impureté : le protochlorure et le sel ammoniac restent pour résidu; le sel ammoniac en est facilement séparé par l’eau, dans laquelle le protochlorure est insoluble. La solution précipite en blanc caillebotté par le nitrate d’argent, en jaune par le chlorure de platine (2). La coloration noire communiquée au résidu insoluble par l’addition d’un peu d’eau de chaux, permet de reconnaître s’il consiste en protochlorure.

Quelquefois le sublimé corrosif est coloré en jaune par du chlorure de fer provenant des vases dans lesquels il a été préparé; cette coloration seule suffit pour se prononcer sur la présence du composé ferrugineux ; mais l’infusion de noix de galle versée dans la solution d’un pareil mélange y produit immédiatement le précipité noir caractéristique des sels ferriques.

■ Falsifications. — Le sublimé corrosif a été trouvé falsifié par Vai'senic blanc (acide arsénieux). L’œil ne peut découvrir le mélange grossier de ces deux substances; mais si l’on dissout 1 partie de ce sublimé dans 3 parties d’alcool concentré, l’acide arsénieux reste insoluble ; ou bien le mélange de ce corps avec le sublimé, projeté sur des charbons ardents, répand l’odeur d’ail caractéristique (3).

On a aussi falsifié le bichlorure de mercure avec la gomme, le sulfate de bai'yte, le sulfate de potasse. Ces falsifications sont décelées par l’action de la chaleur et par un traitement alcoolique ou éthéré : ces menstrues dissolvent seulement le bichlorure et laissent comme résidu les substances étrangères.

(1) Le bichlorure de mercure, mélangé de sel ammoniac, est beaucoup plus soluble dans l’eau.

(2) Si le bichlorure contenait des sels fixes ou de la gomme, l’éther décélérait ces- mélanges.

(3) Cette dernière expérience demande quelques précautions pour se soustraire aux dangers résultant de l’aspiration d’une trop grande quantité de vapeurs arsenicales et de sublimé.

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