CRÈME DE TARTRE
composés métalliques [oxyde de chrôme, plomb) seront obtenus par incinération {Springmuhl).
Violet d’aniline. — Le violet commercial le plus abondant est le violet d'aniline consistant en mélanges de monophénylamine et de diphénylamine en proportions variables, selon qu’il présente un reflet rougeâtre ou un reflet bleu. 11 contient souvent du magenta pur et du chlorhydrate d'aniline ; on y rencontre très-souvent de Vaj'senic, il en contient jusqu’à 0,9 p. tOO.
Un violet insoluble impur, traité par l’eau, lui cède la couleur magenta, l’aniline et le chlorhydrate de rosaniline. La séparation du magenta s’obtient en dissolvant la matière colorante dans la glycérine; en étendant ensuite la solution de beaucoup d’eau, le violet pur se précipite tandis que le magenta reste en dissolution.
On a trouvé quelquefois jusqu’à 20 p. 100 de sulfate de soude dans le violet soluble du commerce. On y a rencontré également jusqu'à 8 p. 100 de charbon de bois finement pulvérisé. On y a encore trouvé du brome^ de \iode^ du fer (1,5 p. 100) et même de la gomme (12 p. 100). {Spt'ingmuhl.)
CRÈME. — V. Lait.
CRÈME DE TARTRE : KO,HO,C8H^Oio ou — La crème de tartre
ou tart7-epti7'i fié, bitartrate dépotasse, tart7'ate acide de potasse, su7'tartrate de potasse, est un sel blanc, inodore, cristallisé en petits prismes terminés par des sommets dièdres. Sa saveur est acidulé; il croque sous la dent ; il est inaltérable à l’air. Il est très-peu soluble dans l’eau froide, plus soluble dans l’eau bouillante, insoluble dans l’alcool. La chaleur rouge le convertit en carbonate de potasse et en charbon.
Usagées. — La crème de tartre est employée en médecine comme rafraîchissante et purgative ; elle sert à préparer plusieurs médicaments, comme le sel de Seignette, l’émétique, la crème de tartre soluble, etc. ; elle sert à la préparation du carbonate de potasse pur. On en fait un assez fréquent usage en teinture pour aviver les couleurs.
Falsifications. — La crème de tartre peut contenir du tart7'ate de chaux, de la C7'aie, du blanc concassé, du sulfate de chaux (1), du quartz, du sable (2),
de Va7'gile, du nit7-ate dépotasse, de Y alun, du sulfate de potasse, du chlo7'U7'e de potassium, et môme du suc7X de lait. Enfin, elle est souvent altérée par du fer, du cuivre, du plomb, de V arsenic.
Si l’on épuise la crème de tartre par l’eau bouillante, on a pour résidu le tart7-ate de chaux, le quartz, \'a7'gile, le sable. Ce résidu, calciné et traité par l’acide
(1) En 1849, James Gra?it a trouvé 8,5 p. 100 de sulfate de chaux (gypse) dans de la crème de tartre vendue à Londres.
En 1852, à New-York, M. Townseyid Harris a examiné cinq échantillons de crème de tartre, dont quatre étaient adultérés par le sulfate de chaux ; le premier, dans la proportion de 50 p. 100; le second, dans la proportion de 35 p. 100; le troisième, dans celle de 30 p. 100; le quatrième, dans celle de 25 p. 100 ; quant au cinquième échantillon, il renfermait une petite quantité de carbonate de potasse et une assez forte proportion de carbonate de chaux.
(2) En 1855, nous avons eu à examiner un échantillon de crème de tartre qui contenait 3 p. 100 do tartatre de chaux et 9 p. 100 de sable que l'on pouvait séparer par le tamisage {A. Ch.).