CYANURE ROUGE DE FER ET DE POTASSIUM
Pour exécuter l’opération, on prépare une liqueur titrée en dissolvant dans l’eau distillée d’azotate d’argent pur, de manière à obtenir un litre de
liqueur. On remplit de celle-ci une burette graduée en dixièmes de centimètre cube. D’autre part, on prend 1 gramme du cyanure de potassium à essayer, et on le dissout dans 100" d’eau distillée. La solution étant faite et rendue bien homogène par l’agitation, on en prélève 10" à l’aide d’une pipette graduée (lig. 64) ; on fait écouler le volume de liquide dans un verre à pied; on y ajoute quelques gouttes d’une solution de sel marin, puis on y verse goutte à goutte la liqueur titrée d’argent, en agitant constamment le mélange à l’aide d’une baguette en verre, jusqu’à la formation d’un trouble sensible et persistant. Notant alors la dépense de liqueur argentique, on connaît ainsi la richesse du cyanure de potassium; car chaque division de la burette correspond à un milligramme de" ce dernier se). Si donc, les 10" de cyanure dissous exigent 67 divisions = 6", 7 de liqueur argentique, c’est que le sel renferme 67 pour 100 de cyanure de potassium réel. — On répète deux ou trois fois l’expérience pour obtenir une bonne moyenne.
N. B. On peut appliquer ce procédé au titrage de l’acide cyanhydrique, en prenant le soin de saturer préalablement celui-ci par une suffisante quantité de potasse caustique : on agit ensuite comme il vient d’être dit.
Fig. 04. — Pipette
de 10".