‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 164 sur 470 · Aclée en épi. Coupe transversale de la souche sèche · texte numérisé non relu

Aclée en épi. Coupe transversale de la souche sèche

Fig. 72. — Ellébore vert. Coup:

transversale de la souche sèche.

Fig. 73. — Ellébore noir. Coupe trans.

vcrsalc de la souche fraîche.

La racine du t7'oUe d'Eio'ope a un collet beaucoup plus court, d'où partent un grand nombre de fibres ; cette racine sèche est inodore.

ÉMERI. — L’émeri ou coi'indon grmiideux feixifère, coi'indon émeri, est de Valumine cristallisée mêlée à de Yoxijde de fer. C’est un minéral pierreux, extrêmement dur, infusible, inattaquable par les acides; il est brun, gris-bleuâtre ou rougeâtre. Sa densité est 4. Il raye la topaze.

L'émeri renferme des proportions variables à' alumine (70 à 86 p. tOO) et éioxyde de fer (3 à 8 p. 100), plus une petite quantité de silice.

Les principaux gisements d’émeri se trouvent en Saxe, dans les îles de Jersey et de Guernesey, dans le Levant, à Naxos (archipel grec), et â Ghester (Massachusetts).

Us.Tffes. — La poudre d’émeri, d’une dureté supérieure à celle du quartz, est très-employée dans les arts pour polir les métaux, les glaces, les cristaux, les verres d’optique et les pierres fines ; pour préparer les papiers émerisés.

iFalsiflcafions. — Sous le nom d'é/ne?*2 de Belgique, on a livré une inalih'e vitrifiée, mêlée de grains fernigineux, paraissant provenir de laitiers obtenus dans le traitement du fer, et teints çà et là en rouge par une certaine quantité d’o.xyde de fer. Cet émeri a été vendu seul, ou mélangé avec les émeris d'Allemagne (Saxe, Bohême). 11 a une dureté bien inférieure.

Ces émeris factices, livrés au commerce sans désignation, ont entraîné la condamnation des vendeurs, pour tromperie sur la nature de la marchandise vendue [A. Ch.).

ÉMÉTIQUE: C*H''Oi®,SbO^,KO ; 2 aq. — L’émétique (ou larh-e stibié, tartre émétique, tartrate de potasse antimonié, tartrate de potasse et déantimoine, tarU'ate antimonico-potassique), découvert en 1631 par Mynsicht, est cristallisé en tétraèdres ou en octaèdres transparents, incolores, inodores, qui s’effleurissent lentement à l’air ; leur saveur est âcre, désagréable et nauséabonde; ils se dissolvent dans l’eau, plus à chaud qu’à froid. Projeté sur des charbons ardents, l’émétique se décompose en répandant une odeur de sucre brûlé ; il laisse un résidu char-

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