‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 184 sur 470 · ÉTHER. ACÉTIQUE · texte numérisé non relu

ÉTHER. ACÉTIQUE

contenant, l’im, de l’acide acétique concentré, avec lequel on touche l’alliage à examiner; l’autre, une solution d’iodure de potassium dont on ajoute une goutte sur la partie du métal mouillée d’acide acétique ; deux ou trois minutes après le contact de celui-ci il se produit une tache d’iodure de plomb d’un beau jaune, si l’étain est plombifère.

Le potier, encore de nos jours, a le plus souvent recours à l’emploi de moyens empiriques, pour juger de la qualité de l’étain dont il devra faire usage. Ces essais à la pierre, à la bille, à la médaille et à la touche reposent sur l’examen de la fusion du métal et de son poids spécifique, et des phénomènes accessoires qu’ils présentent. Ce sont là des moyens tout à fait insuffisants.

Pour s’assurer de la présence des divers métaux étrangers contenus dans l’étain du commerce, on a recours à la voie humide. On dissout à chaud un poids déterminé d’étain dans l’acide nitrique en excès ; il se forme de l’acide stannique insoluble accompagné d’acide antimonieux et d’acide arsénique, s’il y a de l’antimoine et de l’arsenic, tandis que les métaux étrangers restent dissous à l’état de nitrates. On filtre et on évapore les liqueurs à siccité, on reprend par l’eau et l’on filtre de nouveau. On obtient un dépôt blanc s’il y a du bismuth; en le dissolvant dans un peu d’acide azotique, la solution précipitera en blanc par l’eau, en noir par l’acide sulfbydrique et en brun par l'iodure de potassium. La liqueur claire donne, si elle contient du plomb, un précipité blanc avec l’acide sulfurique ou le sulfate de soude ; jaune avec l’iodure de potassium, le chrômete de potasse; brun noirâtre avec l’hydrogène sulfuré ou un sulfure alcalin. En éliminant le plomb par l’acide sulfurique, l’ammoniaque mise en excès précipite ensuite l’oxyde de fer et redissout l’oxyde de cuivre ainsi que l’oxyde de zinc. En filtrant pour séparer l’oxyde de fer et en faisant bouillir la liqueur ammoniacale avec de la potasse en excès jusqu’à chasser toute fammoniaque, l’oxyde de cuivre reste alors précipité et celui de zinc est retenu en dissolution dans la liqueur alcaline. Ajoutant à celle-ci de l’acide sulfbydrique, il se forme un précipité blanc qui caractérise les sels de zinc.

On peut apprécier la présence de l’arsenic en dissolvant lentement l’étain dans l’acide chlorhydrique pur. L’arsenic se dépose en partie à l’état métallique, sous la forme de flocons bruns noirâtres (1) ; mais il se dégage surtout à l’état d'hydrogène arsénié facile à reconnaître.

L’acide stannique recueilli sur le filtre, lavé et séché au rouge, donne le poids de l’étain pur, sachant que 100 p. d’acide stannique anhydre correspondent à 78,62 d’étain métallique. Pour savoir s’il renferme de l’antimoine, on le dissout dans l’eau régale, et, la liqueur étant peu acide, on y plonge une lame d’étain pur qui précipite l’antimoine sous forme d’une poudre noire.

ÉTAMAGE. — V. Vases et Ustensiles.

ÉTHER ACÉTIQUE : C^H'’0*,G^îU0. — L’éther acétique ou acétate d'oxyde d’éthyle, éther éthylacétique, appelé autrefois éther acéteux , est un liquide incolore, d’une odeur rafraîchissante, très-inflammable, brûlant avec une flamme jaune

(I) L’arscnic a été constaté dans l'étain par Bayen, Charlard, Margraff, Proust. En 1781, les deux premiers chimistes démontrèrent que les étains de Banca et de Malacca ne contenaient pas d’arsenic; que les autres étains n’en renfermaient au plus que 1/600 de leur poids, quantité trop faible pour communiquer à l’étain des propriétés vénéneuses.

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