‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 232 sur 470 · SUITE DES BÉACTIONS DU PERNITRATE DE MERCURE · texte numérisé non relu

SUITE DES BÉACTIONS DU PERNITRATE DE MERCURE

Jaune, jaune rougeâtre, jaune orangé.

Huiles de ; .

Lin du Nord (jaune sale en dernier).

Lin de Bayonne ij. rouge).

— de l'Inde (jaune sale).

— anglais (jaune foncé).

Pavot blanc (j. rougeâtre).

Ricin (jaune serin et jaune

d’or d’abord).

Huiles de :

Olive ordinaire (j. -rouge).

— d’enfer.id ) .

Sésame (veines vertes, puis jaune d’or).

Huiles de :

Pieds de bœuf de Buenos- Ayres (jaune-rouge d’abord).

Pieds de cheva (jaune brun sale d’abord) .

Brune, terre de Sienne, brun rouge, chocolat clair et foncé.

Lin du Nord (brun-rouge, sépia, puis jaune sale).

Lin de Bayonne (brun-rouge, sépia, puis jaune pâle).

Lin de l’Inde (brun-rouge).

LEillette (id.)

Noix (brun clair, brun foncé et brun noir).

Ricin (brun foncé après).

Chènevis tbrun rouge sans agitation).

Olive surf, (terre de Sienne grisâtre).

Olive lampante (br. -rouge).

Amandes douces (choc. cl.).

Colza (rouge-brun, puis brun clair).

Arachide (chocolat).

Cameline (brun-rouge, puis chocolat).

Faîne (brun-rouge clair).

Coton (chocolat clair).

Pieds de bœuf de Paris (brun-chocolat).

Pieds de bœuf de Buenos- Ayres (chocolat).

Pieds de cheval (chocolat) Suif (chocolat clair). Baleine (brun clair et chocolat foncé).

Cachalot (br. clair et noir).

Phoque (brun-noir).

Poisson (id.).

Foie de morue (br. foncé).

— de raie (brun sépia).

Lin du Nord.

— de Bayonne.

Noix.

Ricin.

Dégagement de vapeurs nitreuses, etrcrvescence subite (I).

Suif.

Phoque.

(l) Toutes les autres huiles siccatives et animales ne font pas effervescence de cette manière.

Maaière de faire usage des tableaux précédents. — Plusieurs CBS peuvent Se présenter dans l’analyse des huiles :

1® Étant donnée une huile commerciale dont on ne connaît pas le nom, indiquer quelle est cette huile ;

2® Connaissant à quelle famille appartient une huile (siccative, ou non siccative ou animale), trouver quelle est cette huile ;

3® Le nom d’une huile étant sûrement connu, reconnaître si elle est pure ou falsifiée.

Il est évident qu'en commençant par l’emploi du premier réactif (bisulfure de calcium), le caractère qu’on en retire sert à éliminer tout un groupe d’huiles pour en conserver tout un autre. A l’aide du deuxième réactif, on obtiendra un caractère qui permettra une nouvelle élimination et qui resserrera le cadre des recherches, et ainsi de suite jusqu’à la découverte du nom de l’huile soumise à l’essai.

Avant de faire usage des tableaux précédents, il est utile de consulter les indications fournies par l’emploi des moyens organoleptiques.

Pour le deuxième cas, il ne faut pas oublier qu’on distingue les huiles sicca-

HUILES FIXES OU GRASSES

tives de celles qui ne le sont pas, à l’aide de l’acide hypoazolique qui agit sur ces dernières huiles ; et qu’on reconnaît une huile d’origine animale, à l’aide du chlore qui les brunit, tandis qu’il décolore un peu les huiles végétales {Faut'é, page 539).

Quant à reconnaître la pureté ou la falsification d’une huile nommée, on comprend qu’ici les recherches sont limitées, une huile ne pouvant être fraudée qu’à l’aide d’autres huiles moins coûteuses ou de qualité inférieure. Alors les propriétés organoleptiques et physiques venant en aide aux indications fournies par les réactifs, on arrivera par les tableaux à établir s’il y a mélange ou non.

Procédé Sacc. — En 1869, M. Sacc a fait ressortir les caractères différentiels de quelques huiles grasses en recourant à un certain nombre d’essais qui sont consignés dans le tableau ci-contre (pour plus de détails, Voy. la Revue hebdomadaire de chimie, par Ch. il/ène, année 1869).

Procédé Massie. — Enfin, en 1870, M. ü/ass/e a publié ses Études sur les huiles g7'osses. La marche adoptée par cet expérimentateur diffère de celles qui viennent d’être passées en revue. Nous devons dire qu’elle nous a fourni d’excellents résultats ; c’est pourquoi, ne pouvant rapporter ce travail tout entier, à cause de son étendue, nous reproduisons au moins le tableau n** 1, établi par M. Massie, pour la connaissance des huiles grasses. (Voy. pages 552 et 553.)

M. lsido7'e Weh a fait usage d’une solution concentrée de perchlorure d’antimoine à 1,345 de densité pour l’essai des huiles. 11 agite 2 ou 3" de ces dernières avec quelques gouttes de ce réactif dans un tube à essais. 11 en résulte quelquefois une élévation de température assez marquée, avec épaississement et coloration ; mais les indications qu’on retire de ce mode d’essai ont peu de valeur.

En 1873, Glœssner a publié un travail sur les moyens à employer pour la reconnaissance des huiles grasses les plus usitées (1). La marche suivie par Glœssner pour l’essai des huiles consiste à tenir compte de leurs propriétés physiques et de l’action qu’une série de réactifs exercerait sur elles. C’est ainsi qu’il fait intervenir l’action de la potasse concentrée à froid, celle de l’acide azotique fumant, de l’acide sulfurique concentré, de la litharge et de l’eau, puis on détermine la solubilité dans l’alcool, la densité, le point de fusion. Pour plus de détails, nous ne pouvons que renvoyer directement à ce document qui n’est pas susceptible d’analyse et dont les réactions rappellent celles qui ont été indiquées plus haut en si grand nombre.

L’énorme développement donné déjà à cet article nous empêche de reproduire en entier les documents relatifs à l’analyse des huiles grasses. Ils sont d’un tel intérêt, au point de vue des services qu’ils peuvent rendre au commerçant, pour reconnaître la valeur des produits qu’il achète, qu’on ne devra pas hésiter de consulter les travaux originaux (2) si, malgré les nombreux tableaux précédemment exposés, on n’arrivait pas, d’une manière certaine, à résoudre une question de ce genre (3).

(1) Bulletin de la Société chimique, 1873, XIX, 376.

(2) Voyez : Malepeyre, Manuel du fabricant d’huiles. — Fr. Chatin, Essai des huiles. — Massie, Études sur les huiles grasses, etc., etc.

(3) Nous n'avons pas fait mention du réa.e.t\t Hauchecorne (eau oxygénée), ni du procédé Cuilletet (liqueur brômée titrée), ni de quelques autres encore que nous sommes obligés de passer sous silence.

HUILES FIXES OU GRASSES

ta

Essai sar les caractères différentiels de quelques huiles grasses (Sacc).

HUILES FIXES OU GRASSES

Recherche d’une huile de crucifère. — - M. Mailho a proposé le procédé Suivant polir déceler la présence d’un centième d’huile de crucifères (colza, navette, cameline, moutarde, etc.), dans toute autre espèce d'huile : on fait bouillir dans une capsule de porcelaine (ou mieux d’argent) 25 à 30 grammes de l’huile à

Tableau pour la détermination de la nature

Page 1