CH. TORCHON
CHATIN
QDANTITÉ EN 1 HEURE
INDICES DE nÉi r.ACTlON
Vt -
DECnÉS
d'aéTilioa le tempéreiure.
d'huile brûlée.
d>ao vaporisée.
En étude.
52 gr. 80
183 gr.
34 gr.
46 gr.
42 gr.
101 gr.
155 gr.
140 gr.
yg"
50 gr.
170 gr.
38 gr. 7
121 gr.
25 gr.
minêp. 4S®'',8 épurée 40 gr.
• 45 gr.
68 gr.
144 gr.
133 gr.
150 gr.
53 gr. 4 31 gr.
62 gr.
190 gr.
80 gr.
230 gr.
47 gr.
168 gr.
ÉléTation de prod par l’acide 50 gr. d’huile 10 ce. d’ac.
(’) BoursouOemeni el dëaa gemenl d’acidi; sulfiireui.
température
uite
sulfurique.
15 gr. d huile seulcme'l
Dans des lampes arec des mèches.
HUILES FIXES OU GRASSES
reposer à l’ombre ; s'il y a de l’huile de colza en grande quantité, la couche inférieure du liquide se colore en brun, puis en noir; s’il y en a peu, la coloration n’apparaît qu’après une douzaine d’heures, surtout après l’évaporation de l’éther. Rien de semblable ne se produit avec les huiles d’olive, d’œillette, d’amandes douces et de sésame.
Falsilication des huiles par l’acitle oléîque. — Cet acide est souvent employé comme agent de falsification pour affaiblir la densité de certaines huiles afin de les ramener au poids spécifique de celles qu’on veut simuler. Il leur communique alors une odeur de rance très-désagréable ; de plus, il les rend capables de rougir un papier bleu de tournesol qu’on y trempe et qu’on comprime ensuite entre deux feuilles de papier buvard.
M. Jacobsen a indiqué le moyen suivant pour constater si une huile est acide ou neutre : la rosaniline, étant insoluble dans une huile neutre, ne saurait la colorer, tandis qu’elle lui communiquera une teinte d’autant plus rouge que celle-ci renfermera plus d’acide libre. Si ce dernier n’y existe qu’en très-faible proportion, ce qui arrive aux huiles qui ont ranci au contact de l’air, on fait alors l’essai à l’aide d’une solution alcoolique de rosaniline qu’on ajoute à l’huile; on chauffe le mélange au bain-marie pour dissiper l’alcool : si l’huile" est bien neutre, on n’observe aucune coloration et la matière tinctorialé se dépose.
Dosage des acides dans les huiles. — C’est en s’appuyant sur la propriété que possède l’alcool fort de dissoudre les acides gras, tandis que les huiles grasses sont à peine solubles dans ce véhicule, que M. But'slynn a basé son mode d’essai. Voici comment se fait cette détermination : « à 100 centimètres cubes de l’huile à essayer, on ajoute un volume égal d’alcool à 90“ et on agite fortement, puis on laisse reposer quelques heures ; il s’est alors formé deux couches, l’une d’huile parfaitement exempte d’acide, l’autre d’alcool contenant les acides gras et une très-petite quantité d’huile. On prélève alors 20 centimètres cubes de la solution alcoolique acide, et on détermine la quantité d’acide au moyen d’une solution titrée de soude. Lorsqu’il y a plusieurs acides en présence, on est obligé défaire le calcul comme s’il n’y en avait qu’un, en se servant de l’équivalent de celui qui est en plus forte proportion (c’est toujours l’acide oléique qui domine, ou bien même il y est seul). Les résultats obtenus suffisent le plus généralement dans la pratique. »
Falsification par les résines et les huiles de résine. — D’après Smith, OU constate la présence des résines dans une huile en la mélangeant avec de l’alcool rectifié à 90“ ; on fait bouillir pendant quelques minutes, on laisse refroidir, on décante la liqueur spiritueuse et on l’additionne d’une solution alcoolique d’acétate de plomb neutre : il se produit un précipité blanc, caillebotté, si ce sel rencontre une substance résineuse dans la liqueur.
Pour y rechercher et y doser les huiles de résine (ainsi, sans doute, que les huiles minérales), Jungt fait agiter vivement l’huile suspecte avec 9 fois son volume d’alcool d’une densité de 0,83 (91“ centésimaux), le tout occupant ICiO volumes d’un tube gradué en dixièmes de centimètre cube. En laissant reposer le liquide pendant 24 heures, l’huile grasse insoluble se sépare et occupe un volume qu’on déduit de celui qu’on a mis en expérience : la différence représente le volume de l’huile étrangère qu’elle contenait. En filtrant la solution alcoolique et en l’évaporant, le résidu qu’on en retire peut être pesé, opération qui corrobore la précédente.
HUILE d’amandes DOUCES.
Nous terminerons cet article si important en le faisant suivre des deux tableaux qui ont été dressés parM. />•. Chatin (1), tableaux qui sont la récapitulation méthodique des procédés physiques et chimiques destinés à la détermination spécifique des diverses huiles grasses du commerce.
Le tableau des propriétés physiques des huiles grasses se trouve aux pages Soi et S55; celui des procédés chimiques pour l’essai de ces mêmes huiles est placé à la fin du volume.
HUILE D’AMANDES DOUCES. — Cette huile s’extrait, par expression, des amandes douces mondées et des amandes amères [Ami/gdalus communis) non mondées. Elle est très-fluide, d’un blanc verdâtre, inodore, d’une saveur douce, agréable. Densité = 0,9181. Elle se congèle vers — 25®, et donne, d’après Braconnot : margarine, 24 ; et oléine, 76. Elle est soluble dans l’éther. L’alcool en dissout 1/24 de son poids.
L’huile d’amandes douces, surtout celle qui provient des amandes douces mondées, rancit aisément et augmente alors de densité. L’huile d’amandes de bonne qualité ne doit avoir ni odeur rance, ni odeur prussique ; cette dernière se développe, sous l’influence de l’humidité, dans l’huile grasse extraite des amandes amères ; ce qui engendre alors de l’huile essentielle odorante.
Usages. — L’huile d’amandes douces est employée en médecine pour l’usage interne, comme adoucissant dans certaines maladies inflammatoires du canal intestinal. Elle fait partie d’émulsions, de potions huileuses, du savon médicinal, du liniment volatil ou savon ammoniacal, etc. On l’emploie aussi en parfumerie.
Falsifications. — On trouve l’huile d’amandes douces falsifiée avec les huiles d’œillette (2), à’arachide, de sésame, de colza, de faine, de ?ioix, d’almicots.
'L’huile d’œillette se reconnaît à la saveur particulière assez prononcée, laissant à la gorge un sentiment d’âcreté, qu’elle communique à l’huile d’amandes ; en outre, un pareil mélange, fortement agité dans une fiole, donne lieu à des bulles d’air qui se fixent aux parois du vase, les unes à côté des autres, en formant ce qu’on appelle le chapelet, phénomène qui ne se manifeste pas avec l’huile d’amandes pure. De plus, l’huile d’œillette ne se fige que vers — 18®. L’acide hyponitrique solidifie l’huile d’amandes falsifiée, mais au bout d’un temps beaucoup plus long que ne le fait l’huile pure.
3 p. d’acide hyponitrique préparé (Voy. art. Huiles), mêlées par agitation avec 100 p. d’huile d’amandes, la solidifient en moins de 3 heures (2 heures 55 minutes) lorsqu’elle est pure : 1/20 d'huile d’œillette retarde cette solidification de 10 minutes; 1/10 la retarde de 67 minutes; 1/5, de 6 heures 12 minutes; enfin, moitié d’huile d’œillette, de 10 heures 40 minutes {Fauré).
L’ammoniaque mêlée avec 9 p. d’huile d’amandes forme une pâte molle, trèsunie, et homogène si l’huile est pure ; grûmelée, au contraire, si elle contient plus de 1/5 d’huile d’œillette.
Le chlorure de chaux peut aussi servir à déceler cette fraude. Si 1 p. de chlorure de chaux et 1 p. d’eau sont mêlées et agitées avec 8 p. d’huile d’amandes pure, celle-ci se sépare en deux couches ; l’une est composée d’huile claire et
(1) J.oco citato.
\2) Elle en contient quelquefois plus de la moitié de son poids [Leroy, de Bruxelles).
558 HUILE d’amandes douces.
blanchie par le chlorure; l’autre est un mélange opaque de chlorure et d’huile. L’huile d’amandes contenant seulement 1/8 d’huile d’œillette, et soumise au même traitement, donne un savon qui reste attaché aux parois du vase dans lequel se fait l’expérience [Lipowüz).
La falsification de l’huile d’amandes douces par l’huile d’œillette se reconnaît également à l'aide de l’élaïomètre de Gobley. (Voy. Huile d’olive.) L’huile d’amandes douces récente marque entre 38“ et 38“,3 à l’élaïomètre, à la température de 12", 5. Si l’huile était ancienne, rance, elle marquerait au-dessous de 38".
Le tableau que nous donnons ici indique les degrés marqués à l’éla’iomètre, à diverses températures, par l’huile d’amandes douces pure ou mélangée d'huile d’œillette, sachant que l’huile d’amandes douces, comme l’huile d’œillette, se dilate de 3", 6 pour chaque degré de l’échelle centigrade :