TEMPÉRATURE
Huile d’amandes douces pure
Huile d’amandes douces, contenant 25 pour 100 en poids d’huile d’œillette
Huile d’amandes douces, contenant 50 pour 100 en poids d’huile d’œillette
On peul encore y rechercher la présence de l’huile d’œillette :
En appréciant le degré de chaleur qu’elle produit par son mélange avec l’acide sulfurique [Maumené et Fehling) (1) ;
Parles réactifs ^e/ire«s, Caïllelet,Chaleau, Massie, etc.
C’est à l’aide des mêmes réactifs qu’on y recherchera les huiles ^'arachide, de sésame, de colza, de famé, de noix. Ainsi, l’huile de sésame se reconnaît facilement au moyen du réactif Be/mens qui colore l’huile d’amandes douces en rose fleur de pêcher et l’huile de sésame en vert-pré foncé.
Vhuilc de faîne, paraît-il, est souvent employée à l’adultération de l’huile d’amandes douces. Sa densité plus forte, la chaleur plus considérable qu’elle dégage avec l’acide sulfurique, sa coloration rose ou rougeâtre par l’acide azotique, l’emploi des réactifs Chateau et Massie, etc., feront facilement reconnaître cette adultération.
La présence de Vhuile d'amandes d'abricots y est assez commune. Pour l’y trouver, Nicklès a donné le procédé suivant, basé sur la présence de la matière onctueuse que cette huile renferme :
« On prend 12 grammes d’huile et on les agite avec de chaux hydratée ;
(1) Pour chacune de ces indications particulières, on doit se reporter aux données générales et aux tableaux exposés à l’article Huiles grasses.
HUILE d’arachide.
puis on chauffe au bain-marie ou autrement, avec la précaution de rester audessous de 100“ ; enfin, on filtre à chaud, soit dans une étuve, soit à l’aide d’un entonnoir à filtration chaude, afin d’obtenir que la matière onctueuse reste en dissolution. Le liquide huileux filtré se trouble et blanchit à mesure que le refroidissement fait des progrès .
V Ce procédé permet de doser facilement une addition de 1 p. lOJ d’huile d’abricots dans l’huile d’amandes douces.
« L’huile d’olive et l’huile de colza sont sans action sur l’hydrate de chaux. Des huiles de chènevis, de pavot, d’arachide, de noix, de lin, produisent plus ou moins de cette matière onctueuse en présence de la chaux hydratée ; l’huile de coton n’en donne que très-peu. '>
Pour distinguer l’huile d’amandes de celle qui est extraite des graines de pêche ou d’abricot, on a conseillé également d’agiter fortement dans un tube l’huile avec 25 p. 100 d’acide nitrique : si l’huile d’amandes est pure, il n’y a pas de coloration ; quelquefois seulement, après plusieurs heures de contact, ou par une élévation de température à -|- 60“, il se développe une légère teinte rougeâtre. L’huile de noyaux de pêche, au contraire, prend immédiatement une couleur jaune qui devient bientôt plus foncée et arrive au jaune rougeâtre. Le mélange de ces deux huiles prend la couleur jaune-rougeâtre après une heure de contact, alors même qu’il n’y aurait qu’une faible proportion de la dernière.
Pour reconnaître si d’autres huiles sont mélangées à l’huile d’amandes, il faut placer 10 gouttes d’huile dans une soucoupe de porcelaine avec 5 à 6 gouttes d’acide sulfurique pur, et opérer le mélange avec un agitateur : l’huile d’amandes rougit et conserve cette teinte ; les autres huiles prennent d’abord une coloration jaune qui passe ensuite au vert, au vert jaunâtre et au brun.
HUILE D’ARACHIDE. — Elle est exti’aite des semences de la pistache de terre [Avachis hypogæa), àe,\di idiToxllQ des Légumineuses. Elle fait l’objet d’un commerce considérable, ce qui lui vaut une certaine importance. Cette huile est à peu près incolore et inodore, lorsqu’elle a été préparée à froid ; elle a la saveur des haricots verts. Préparée à chaud, elle a une couleur jaune et une odeur désagréable. A 15“, sa densité = 0,917. Elle se congèle à — 3“(à -|-2“ d’après Massie). Elle est formée de palmitine, à." hypogaine et arachidine .
On en reconnaît facilem mt la nature et la pureté par l’odeur, la saveur et par les procédés Heydenreich, Caloert, Ch Ueau, Cailletet, Sacc, Massie, etc.
Falsifications. — On l’additionne quelquefois à'huile d'œillette, ainsi que à'huile de sésame et de coton : la première ne se solidifie que vers — 18“ ; les deux dernières élèveraient sa densité et modifieraient les teintes qu’elle donne avec les réactifs Massie et autres (1).
Elle sert plutôt elle-même à falsifier les huiles d’olive, d’amandes douces, etc.
En 1871, M. Renard a fait connaître un moyen pour doser cette huile dans celles auxquelles on l’ajoute quelquefois. Ce moyen consiste à isoler Vacide arachidique à l’état de pureté et à en prendre le poids. Nous croyons que les
(1) Comme il a déjà été dit, et pour ne pas reproduire ces réactions à chaque instant, on doit se reporter, pour toutes ces falsifications, aux indications générales présentées à l’article Huiles
(lltASSES.