‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 273 sur 470 · LITHARGE · texte numérisé non relu

LITHARGE

lions indiquées à l’article Absinthe pour la découverte de ce métal

toxique.

Quant à la recherche des matières colorantes étrangères, elle pourra être tentée à l’aide des moyens indiqués aux articles Bonbons, Couleurs d’aniline, Sirops, Tissus et Vins. En y joignant le dosage'de V alcool et celui du sucre par les procédés rapportées à chacun de ces deux articles, on sera suffisamment renseigné sur la composition des liqueurs de table, sur lesquelles aucun travail particulier n’a été publié jusqu’à présent.

LITHARGE : PbO. — La litharge ou protoxyde de plomb a reçu plusieurs noms, suivant son état d’agrégation. L’oxyde provenant de la calcination du plomb à l’air est le massicot; il est pulvérulent, d’un jaune sale, facilement fusible au rouge-brun en une masse cristalline rougeâtre. Exposé à l’air, il en attire lentement l’acide carbonique.

Le protoyxde de plomb, provenant des usines où l’on coupelle les minerais de plomb argentifère, est fondu et cristallisé ; il porte le nom de litharge.

La litharge est tantôt en petites écailles brillantes, micacées, d’une couleur rougeâtre assez vive ; on l’appelle alors litharge d'or ou litharge rouge; celle qui est plus pâle, se rapprochant de la couleur du massicot, porte le nom de litharge d'argent ou litharge jaune.

Ces deux litbarges possèdent la même composition chimique {F. Leblanc), mais elles sont dans un état moléculaire différent.

Dans le commerce, on rencontre trois sortes de litharge : la litharge d'Allemagne on de Hambourg, la litharge de France et la litharge anglaise. Cette dernière est la plus recherchée.

Caractères. — La litharge, dissoute dans l’acide nitrique, donne, aux réactifs, tous les caractères des sels de plomb (Voy. page 4).

Composition. — Le protoxyde de plomb renferme :p/omè, 92,83; oxyyène, 7,17.

Usagées. La litharge a de nombreuses applications dans les arts ; elle entre dans la composition du cristal, elle sert à rendre l’huile de lin plus siccative, etc.

En pharmacie, elle fait la base d’un grand nombre de préparations, telles que les emplâtres, les acétates de plomb, etc.

On emploie le massicot dans la confection du mastic de Dihl, dans la fabrication des poteries.

Altérations. — La litharge du commerce, comme celle de Hambourg, n’est pas de l’oxyde de plomb pur ; elle contient souvent des oxydes de fer, de cuivre, d'antimoine ; de la silice, du carbonate de plomb (1) et du plomb métallique ; ces substances étrangères proviennent de la fabrication même de la litharge.

H est important, pour le fabricant de cristal et pour le pharmacien, de pouvoir reconnaître leur présence afin d’en débarrasser la litharge. Ces oxydes métalliques peuvent en effet donner : au premier, des cristaux colorés ; au second, des emplâtres grenus et colorés, un extrait de Saturne également coloré.

La litharge anglaise, préférée pour la préparation des emplâtres, et qui ne contient que peu ou point d’oxydes de fer et de cuivre, donne un emplâtre bien blanc, ayant la consistance et le liant qu’on y recherche.

(1) M. Herzog a constaté que la litharge renferme quelquefois jusqu'à 14 p. 100 de carbonate de plomb.

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