OPOPANAX
telle préparation. La formule a; =— résout facilement le problème : x est la
Proportion d’opium à employer, équivalant à une richesse de 10 pour 100 en morphine ; p est celle que réclame la formule ordinaire de la préparation que l’on veut obtenir et m est sa richesse en morphine, rapportée à 10 grammes seulement. Supposons, par exemple, qu’on veuille employer à la préparation du laudanum de Sydenham 100 grammes d’opium représentant 10 grammes de morphine, n’ayant à sa disposition qu’un opium à 8,4 pour 100 de cet alcaloïde ;
. soit 0,84 pour 10 grammes ; on résoudra l’équation a? =
ce qui donne pour
X le chiffre ^1 19. Ce qui veut dire, qu’au lieu d’introduire dans la préparation 100 grammes d’opium seulement, il faudra en employer 119 grammes, équivalant à 10 grammes de morphine. 11 est évident que l’application rigoureuse de cette méthode élèverait toutes les préparations galéniques de l’opium à un titre constant ; mais le Codex n’est pas allé dans la voie des réformes aussi loin que M. Darret le demandait.
OPOPANAX (1). — L’opopanax est une gomme-résine fournie par VOpopanax chii onium ou Pastinaca opopanax (Ombellifères), qui croît en Asie, dans l’ancienne Grèce, en Sicile, en Italie et en Provence. On l’obtient par incision et par expression.
11 est : 1“ sous forme de larmes irrégulières, anguleuses, opaques, fragiles, légères, dont les plus grosses ont le volume d’une noisette ; d’une belle couleur rougeâtre à l’extérieur, d’un jaune marbré de rouge à l’intérieur ; d’une saveur nauséabonde, âcre et persistante ; d’une odeur aromatique forte, semblable à celle de la myrrhe ; 2“ en masses formées par la réunion de grumeaux ; il ressemble alors au galbanum sec dont ou le distingue facilement à son odeur.
Sa densité est 1,622. Il prend facilement feu et brûle avec flamme. 11 forme avec l’eau une émulsion qui rougit le tournesol, et qui laisse bientôt déposer la résine. L’alcool le dissout partiellement en un liquide rouge.
L’opopanax nous arrive de la Syrie, de l’Inde, par Marseille.
Composition. — D’api’ès l’analyse de Pelletier, cette gomme-résine contient :
Résme, 42 ; gomme, 33,4 ; ligneux, 9,8 ; amidon, 4,2; malate acide de chaux, 2,8 ; matière extractive, 1,6 ^'cire, 0,3 ; huile volatile et perte, 5,9; caoutchouc, traces.
lisages. — L’opopanax est employé, à l’extérieur, comme résolutif, et, à l’intérieur, comme tonique et excitant. Il entre dans la composition de la thériaque et de quelques autres médicaments officinaux.
Falsifications. — L’opopanax est quelquefois mélangé avec des gommes-?‘ésines ou des résines de qualité inférieure, avec du galipot. Ce dernier mélange peut se reconnaître à l’odeur de térébenthine, dégagée par l’introduction, dans la masse suspectée, d’une tige de fer rougie au feu.
Quant aux autres mélanges, on ne peut les distinguer que par l’examen attentif des caractères physiques propres â l’opopanax pur.
L’opopanax est très-employé dans l’art de la parfumerie. On lui a substitué dernièrement de la myrrhe en sorte. En dehors des caractères extérieurs connus, on l’en distingue :
(1) Cette gomme-résine est parfois désignée sous le nom à'opoponax, opoponox, opoponacum.