OUTREMER FACTICE
tillée, il lui abandonnera ce composé qui fournira les caractères des chlorures et des sels ammoniacaux.
OUTREMER FACTICE. — Cette belle couleur bleue (1), dont le mode de fabrication a été découvert presque en même temps, en 1827, par Guimet en France et par Gmelin en Allemagne, a pris son origine dans un travail analytique exécuté, en 1814, par Vauquelin, sur une matière bleue que Tassaert avait trouvée en faisant démolir la sole d’un four à soude de la fabrique de Saint- Gobain.
Vauquelin reconnut que ce produit coloré avait une composition semblable à celle du lapis lazuli ovi lazulite, c’est-à-dire que c’était un silicate d’alumine et de soude sulfurée (2).
La fabrication de l’outremer artificiel s’est peu à peu naturalisée en France, grâce aux efforts incessants de la Société d’encouragement : c’est ainsi que MM. Ferrand^ Robiquet, Persoz, Cow'tial, Brunner, Zuber, Armel de ïlle, etc., ont fabriqué ou fabriquent de l’outremer.
L’outremer factice est inaltérable à l’air, insoluble dans Teau, l’alcool, l’éther, les huiles grasses et volatiles; les acides le décomposent et le décolorent immédiatement, avec dépôt de soufre et dégagement d’hydrogène sulfuré; soumis à l’action d’une haute température, il fond et donne un verre incolore ou très-peu coloré. Si la calcination a lieu au contact de l’air, sa teinte passe au vert.
Voici la composition de plusieurs outremers factices :