‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 360 sur 470 · POTASSE CAUSTIQUE · texte numérisé non relu

POTASSE CAUSTIQUE

Ce tableau n’étant calculé que de 5 en 5 parties, on peut suppléer aux nombres intercalaires absents en remarquant que 1 dixième de carbonate de soude augmente la dépense de 45/100 de cent, cube d’acide azotique. Donc 4,5/100 de cet acide correspondent à 1 centième de carbonate de soude.

Remarque. — L’acide oxalique cristallisé à S^équivalents d’eau, C^O*, 3 aq., ayant le même équivalent que AzO®,HO, c’est-à-dire 63, peut être substitué à ce dernier sans rien changer ni au mode d’essai ni au calcul {Er. B.).

L’emploi de tous ces moyens ne doit pas faire oublier qu’on peut toujours doser la soude mêlée à la potasse, à l’aide du chlorure de platine agissant sur ces alcalis eux-mêmes chlorurés.

2® Potasse caustique : KO, HO. — La potasse caustique, ou protoxyde de potassium hydraté, se trouve dans le commerce sous deux formes distinctes : la potasse à la chaux ou pierre à cautère, et la potasse à l'alcool ou hydrate de potasse pur. Cet alcali est solide, blanc, cassant, excessivement caustique, fusible audessous du rouge. Exposé à l’air, il tombe rapidement en déliquium. L’eau le dissout en toutes proportions ; il est également soluble dans l’alcool.

Caractères. — V. SlîLS DE POTASSIUM, page 12.

Usagées. — La potasse caustique est employée comme réactif. En médecine, on en fait usage, sous diverses formes, comme caustique. La potasse impure sert à la fabrication des savons mous.

Altérations. — La polasse caustique contient quelquefois des substances étrangères, telles que: chaux, alumine, silice, sulfates, chlorures, carbonates, oxydes métalliques [argent, cuivre, plomb, fer). Toutes ces impuretés proviennent d’un défaut de soin dans la préparation de ce produit, ou des vases dans lesquels celle-ci a été exécutée.'Elle peut également renfermer plus d’un équivalent d’eaw, lorsqu’elle a été coulée avant d’avoir été desséchée complètement ; autrement elle ne retiendrait que cet équivalent d’eau qu’une température, même trèsélevée, ne saurait lui faire perdre, et qui représente 16,04 pour 100 de son poids.

La chaux, V alumine sont décelées en sursaturant une solution aqueuse de cette potasse par l’acide nitrique; on obtient ensuite un précipité de carbonate de chaux par un carbonate alcalin, et un précipité gélatineux d’alumine par l’ammoniaque. La silice reste sous forme de précipité gélatineux, insoluble dans la solutionnitriquedela potasse. Celle-ci donne avec le chlorure de baryumun précipité blanc insoluble dans l’acide nitrique, si la potasse contient des sulfates, et un précipité blanc caillebotté, avec le nitrate d’argent, si elle contient des chlorures.

Il est presque impossible que la potasse caustique, surtout la potasse à la chaux, ne soit pas légèrement carhonatée ; car, pendant l’évaporation de sa solution, elle reçoit le contact de l’air. Si donc on essaye sa dissolution aqueuse, suffisamment étendue, par de l’eau de chaux, elle se troublera en donnant naissance à du carbonate de chaux; elle produirait même une légère effervescence avec les acides, si elle renfermait un peu plus d’acide carbonique. Alors aussi, elle resterait partiellement insoluble dans l’alcool, qui ne saurait dissoudre le carbonate de potasse.

Quant aux oxydes métalliques, leur présence se manifeste lorsqu’on fait passer un courant d’hydrogène sulfuré dans une solution aqueuse d’alcali : elle brunit de plus en plus, et même laisse déposer des flocons noirs que l’on recueille par décantation et lavage. Ce précipité est mis à bouillir dans quelques gouttes

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