POUDRE INSECTICIDE
d’acide nitrique faible ; la dissolution est évaporée à siccité, et le résidu, repris par l’eau distillée, est essayé par les réactifs: si c’est de Yargent, l’acide chlorhydrique donne le précipité blanc, caillehotté, caractéristique des sels d’argent. S’il y a du plomb, l’acide sulfurique pur produit un précipité, ou au moins un trouble sensible. Si 'l’on a affaire à du ctuvt'e, la solution est colorée en bleu ; elle donne une belle couleur bleu céleste par l’ammoniaque, en même temps qu’un précipité jaune rougeâtre s’il y a du fer.
Pour doser approximativement l’eau que la potasse contient, il suffit d’en fondre un poids déterminé dans un creuset d’argent (fig. 202), jusqu’à ce que la masse liqiiéfiée cesse de donner des bulles de vapeur. On laisse refroidir le creuset à l'abri de l’air, puis on le pèse rapidement : la perte de poids éprouvée correspond à la proportion d'eau que l’hydrate de potasse KO, HO contient en trop. On ferait une détermination beaucoup plus exacte de cet excès d’eau, en procédant à un titrage de l’alcali à l’aide d’acide oxalique normal. (Voy. Alcalimétrie.)
POUDRE AUX MOUCHES. — Y. Arsenic métallique.
POUDRE INSECTICIDE. — Un assez grand nombre de substances minérales ou organiques ont droit à ce nom, par l’effet destructeur qu’elles exercent sur les parasites ; mais on l’attribue aujourd’hui plus particulièrement à la poudre qu’on obtient en pulvérisant les capitules du Pyr'ethre du Caucase, de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionidées.
Le véritable du Caucase est la plante, originaire de ce pays, que
"}A.Duchartre a reconnue comme espèce particulière, et qu’il a dédiée à M. Wülemol sous le nom de PyceMrioa Wülemoli. Celui-ci, qui se distingue des Pyrethrum roseum (Arménie) et carneum (Perse), partage avec ces deux espèces, mais à un plus haut degré, leur propriété insecticide.
Le Pyr. Wülemoli est une plante dont toutes les parties sont couvertes de poils mous et cotonneux qui lui donnent un aspect blanchâtre. Ces poils se retrouvent sur les écailles de l’involucre, lesquelles Sont brunâtres vers leur partie moyenne. Ces écailles sont imbriquées, linéaires ; celles de l'extérieur sont les plus longues et terminées en pointe ; celles de l’intérieur, au contraire, sont tronquées, scarieuses, terminées par des dents irrégulières.
Les capitules ont les fleurs du disque (demi-fleurons femelles) au nombre de 12 à 15, dont les languettes oblongues présentent deux sillons en dessus, et sont terminées par trois dents obtuses et arrondies.
POUPRE INSECTICIDE.
Les fleurs centrales (fleurons) sont hermaphrodites, à 5 étamines soudées par les anthères, terminées chacune par un appendice résultant du prolongement du connectif. Les filets des étamines sont grêles et brusquement renflés près de Tanthère.
Les grains de pollen ont une forme caractéristique ; ils sont hérissés de nombreux aiguillons et portent trois points arrondis (flg. 203).
Les Pyrethrum roseum et carneum, distincts déjà du précédent par la couleur des fleurs du disque, le sont aussi par leurs anthères sans languettes, incluses chez le P. roseum et exsertes chez le P. carneum.
Usagées. — La poudre de Py* Fig. 203. — Grains de,pollen.
rèthre du Caucase agit d’une
manière très-efficace sur les parasites redoutés de l’agriculture, du commerce et de l’économie domestique (charançons, chenilles, pucerons, punaises, etc.) : elle les fait périr presque à coup sûr lorsqu’elle est bien dirigée sur eux.
Substitutions. Falsifications. — Un très -grand nombre de plantes sont substituées au pyrèthre du Caucase pour la fabrication de fausses poudres insecticides; presque toutes proviennent de la famille desSynanthérées. Ce qui les distingue de la précédente est le peu d’effet qu'elles produisent sur les insectes.
Fig. 204. — Pondre insecticide pure vue au microscope. Grossissement de 110 diamètres. — A, grains de pollen ; P, trachées; C, tissu cellulaire; D, cellules pierreuses ; E, fibres.
qu’elles ne font qu’étourdir sans les tuer. Il est presque impossible d’en retrouver l’origine, même à l’aide des recherches microscopiques les plus sérieuses.
Chevalliek et Baudiumont, 5' édit.