POUDRE DE RHUBARBE
A côté de ces substitutions, on pratique aussi de véritables falsifications à l’aide de produits divers {sumac, jalap, coque du Levant, noix vomique, quassia, gayac, gentiane, sciure de bois, arsenic blanc, ocre jaune, etc.). Pour y découvrir la coque du Levant, la noix vomique, le quassia, la gentiane, ces matières pourront être cherchées à l’aide des procédés indiqués à l’article Bière. En traitant la poudre insecticide par l’alcool, on pourra en isoler les ?’èsAies fournies par le jalap et le gayac : or, on sait que la teinture de ce dernier bleuit sous l'influence de l’acide hypoazotique. \] arsenic blanc ou acide arsénieux sera également facile à enlever au moyen de l’eau acidulée à l’acide chlorhydrique ; cette solution, essayée ensuite, soit par l’hydrogène sulfuré, soit par l’appareil de Marsh, donnera les caractères de l’arsenic. Enfin, l’incinération de la poudre laissera comme résidu les substances minérales qu’on aurait pu lui ajouter. Mais Une faut jamais négliger l’inspection au microscope qui indiquera la pré- ’ sence ou l’absence des corps étrangers (fig. 204).
POUDRES MÉDICINALES. — Les poudres médicinales, et en général, toutes les substances pulvérisées, présentent, par leur état physique, plus de prise à la sophistication que toutes les autres matières.
C’est ainsi que les poudres de café, de chicorée torréfiée ; le cinabre, la cassonade, la céruse; les poudres de cannelle de Ceylan, de ciguë, de gentiane, de garance, de gomme arabique, d'iris, d'os calcinés; le kerm'es, le lycopode, \c, minium, les farines, la poudre aux mouches, le poivre en poudre, etc. (1), sont souvent falsifiés par d’autres matières pulvérulentes et de môme apparence, dont l’introduction peut être masquée avec plus ou moins de succès.
En ce qui concerne la plupart des poudres médicinales, il faut déclarer que l’examen des falsifications auxquelles on les soumet est des plus difficiles, sinon quelquefois impraticable : de bonnes recherches micrographiques sont faire dans ce but. La méthode des épuisements successifs par l’éther, l’alcool et l’eau pourrait leur être appliquée, en même temps que le procédé d’incinération, afin de pouvoir déterminer la quantité des principes minéraux qui en constituent les cendres ; mais il est essentiel de faire remarquer que toutes ces recherches doivent toujours se faire comparativement à la poudre type, c’est-iidire au produit pur auquel on doit les rapporter. Dans tous les cas, un pharmacien est véritablement répréhensible et s’expose à bien des tribulations en ne préparant pas lui-même ses poudres. Ajoutons que cette coupable négligence peut être le plus souvent une menace de mort pour ses clients {Er. IL).
POUDRE DE GOMME ARABIQUE. — Voy. Gomme.
POUDRE DE NOIX VOMIQUE. — V. Noix vomique.
POUDRE DE QUINQUINA. —V. Quinquina.
POUDRE DE RÉGLISSE. — V. Réglisse.
POUDRE DE RHUBARBE. — V. Ruubarce.
(I) Voyez tous ces articles à leur ordre alphabétique.
PYROPHOSPHATE DE SOUDE.
PRUNEAUX. — hespi'uneaux sont les fruits du Prunm rfomes/iea (Rosacées- Drupacées) qu’on a fait dessécher lentement à la chaleur du four ou au soleil. On en connaît un grand nombre de variétés dans le commerce. Parmi elles, les pruneaux d'Agen sont les plus estimés. Ils sont noirs, charnus, à peau fine, ferme, luisante, et à chair jaune doré, détachée du noyau et adhérente à la peau. Ils sont sucrés au goût et sans acidité.
pruneaux communs du Lot et du Tarn-et-Garonne sont arrondis, noirs ou rosés, à peau épaisse, à chair rougeâtre adhérente au noyau. Ils sont quelquefois fleuris, c’est-à-dire recouverts d’une poussière blanchâtre due à leur sucre desséché.
Les pruneaux de Tours, qui viennent des villages avoisinant Saumur et Châtellerault, sont arrondis, aplatis et souvent fleuris.
Les prunes de Provence ou Brignolles, les pruneaux rouges, les petits pruneaux noirs, etc., se partagent le goût du consommateur.
Usagées. — Ils sont employés comme fruits alimentaires ; les petits pruneaux noirs ont, plus que tous les autres, la réputation d’être laxatifs.
Altérations. — Les pruneaux sont souvent, ou trop secs, ou mal desséchés Quelquefois ils représentent le fretin, c’est-à-dire tout ce qui a été écarté des pruneaux de choix. Ils sont assez souvent la proie des insectes parasites.
Falsifications. — On a quelquefois falsifié les pruneaux d’Agen en leur donnant un poids considérable à l’aide du procédé suivant : on cueille les prunes avant leur maturité, on les soumet à une simple immersion dans l’eau bouillante; on les passe ensuite une ou deux fois au four pour donner à la peau seulement une cuisson toute superficielle. Ces fruits présentent alors toutes les apparences d’une bonne préparation et semblent très-lourds ; mais, restés verts à l’intérieur, ils ne peuvent ni se conserver ni s’expédier.
PULMONAIRE OFFICINALE. — Le Pulmonaria officinalis (Borraginées) a des feuilles radicales ovales, lancéolées, longuement pétiolées, portant à leur surface des taches blanches et des poils rudes.
M. Timbal-Lagrave a reconnu (18S9) qu’on leur substituait quelquefois celles de VEchium pustulatum. Ces dernières sont de forme allongée-lancéolée, couvertes de poils rudes et de glandes blanchâtres très-caractéristiques.
PYRÈTHRE DU CAUCASE. — V. Poudre insecticide.
PYRO PHOSPHATE DE SOUDE : POs,2(NaO) ; 10 aq. — Le pyrophosphate de soude est un sel livré abondamment par l’industrie au commerce, depuis qu’il entre dans la composition des bains pour la dorure par les procédés électro-chimiques.
Par suite d’une préparation vicieuse, une partie du pyrophosphate de soude commercial est altérée : 1® par du phosphate de soude; 2® par des chlo?mres et des sulfates {A. Ch.).
Ces altérations peuvent se démontrer :
1® Par le nitrate d’argent, qui donne un précipité blanc avec le pyrophosphate pur, et un précipité plus ou moins teinté de jaune avec le pyrophosphate mêlé de phosphate. Le même réactif donne, avec le pyrophosphate pur, un précipité soluble dans un excès d’acide nitrique, et avec le même sel mêlé de chlorure un
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précipité non entièrement soluble dans l’acide nitrique : la partie insoluble est du chlorure d’argent;
2“ Par le chlorure de baryum, qui fournit un précipité entièrement soluble dans l’acide nitrique quand le pyropbosphate est pur, et un précipité en partie insoluble quand il est mêlé de sulfate de soude : la partie insoluble est du sulfate de baryte.
QUASSIA. — Le bois de qnassia, ou de Surinam, est fourni par le Quassia • amara (Rutacées). Il nous vient de la Jamaïque, de la Guyane, de Surinam, en morceaux cylindriques de longueur et de grosseur variables, d’une couleur jaune pâle, recouverts d’une écorce rugueuse, à l’extérieur d’un gris blanchâtre, et à l’intérieur d’un gris jaunâtre. Cette écorce nous arrive aussi séparément en morceaux plats, assez grands, mais minces et cassants, inodores, d’une saveur très-amère. Le bois de quassia est également inodore, mais il a une saveur moins marquée que celle de l’écorce. 11 doit ses propriétés médicinales à un principe amer, cristallisable en prismes blancs et opaques, que Thomson a appelé quassine.
Le bois de quassia de Surinam est souvent remplacé aujourd’hui par celui du quassia de la Jamaïque qu’il faut rapporter au Picnena excelsa, de la même famille. Il arrive en bûches ayant quelquefois jusqu’à 35 centimètres de diamètre. Son écorce est très-amère, dure, compacte, à nervures proéminentes, à épiderme mince et noirâtre. Son bois, plus jaune que celui de Surinam, est satiné, à fibres assez grossières; il est peu susceptible de poli. Du reste, ses propriétés presque identiques à celles du vrai quassia en permettent la substitution.
Le bois de quassia trop vieux doit être rejeté. On le reconnaît aux taches brunâtres, cendrées, bleuâtres ou noirâtres qui lerecouvrent.il sent quelquefois le moisi, et est devenu plus léger, moins dur ; on doit surtout remarquer qu’il ne possède plus Tamertume franche et pénétrante qui caractérise le quassia de bonne qualité.
Composition. — D’après M. Moren, le quassia contient: des traces d’une huile volatile, un principe amer [quassine de Thomson), de la gomme, de la //ère ligneuse, des oxalate, tarti'ate et sulfate de chaux, du chlorure de calcium.
Usages. — Le quassia est un médicament amer, prescrit comme tonique et fébrifuge. On ne l’emploie guère que sous forme de tisane, de vin ou d’extrait.
Fnisiflcatioiis. — Le bois et l’écorce de quassia sont quelquefois remplacés par le bois et l’écorce du Rhus metopium. Voici leurs caractères différentiels : l’infusion aqueuse du bois de Rhus metopium noircit par l’addition du sulfate de fer, ce qui n"a pas lieu avec l’infusion de quassia ; l’écorce de Rhus metopium est grise, piquée de taches noires, résineuses.
La râpure de quassia que l’on trouve dans le commerce est très-rarement pure; ce n’est, le plus souvent, qu’un mélange de divers bois, n’ayant aucune des qualités et des propriétés du quassia. Cette râpure colore l’eau bouillante en
QUINQUINA
rouge clair, et la liqueur donne un précipité rouge-brun avec le sulfate de fer (1).
QUATRE-FLEURS. — V. Fleurs pectorales.
QUINQUINA. — On a donné le nom de quinquina à l’écorce fébrifuge des arbres du genre Cinchona (Rubiacées). Ces plantes, originaires de l’Amérique méridionale, se rencontrent particulièrement dans la Bolivie, le Pérou, l’Equateur et la Nouvelle-Grenade. Elles croissent au milieu des forêts qui couvrent les montagnes des Cordillères orientale, centrale et occidentale, depuis le 19® degré de latitude australe jusqu’au 10® degré de latitude boréale. Les cinchonas se tiennent à une altitude moyenne de 1,600 à 2,400 mètres, c’est-à-dire dans des régions qui échappent aux excès de chaleur et de froid.
Depuis une vingtaine d’années, on a cherché à parer à la diminution menaçante des arbres à quinquina de l’Amérique méridionale, en essayant de les acclimater à Java, ainsi que dans certaines parties des Indes orientales. La culture des plus importantes espèces de cinchona, ayant réussi à un degré inespéré dans ces localités, on en a tenté l’acclimatation avec un égal succès à Ceylan, à la Jamaïque, à l’île de la Réunion, etc. Dès aujourd’hui, on trouve dans le commerce le quinquina rouge {Cinchona succirubra) des Neilgherries et de Java, et le quinquina jaune (C. calisaya) de Java.
Ci.tssiflcatiou. — Depuis longtemps déjà, les espèces commerciales de quinquinas se comptent en très-grand nombre. On est dans l’habitude de les réunir en trois groupes : 1® les quinquinas gris -, 2® les quinquinas jaunes ; 3® les quinquinas rouges. Celui des faux quinquinas doit en être complètement distrait, car il comprend des écorces dont les propriétés fébrifuges sont nulles ou tout au moins douteuses, et chez lesquelles les principes actifs des vrais quinquinas, la quinine et la cinchonine, font totalement défaut; tels sont: le quinquina nova, le quinquina hlane du Pérou, le quinquina blanc de la Nouvelle-Grenade , le quinquina Piton ou de Sainte-Lucie, le quinquina Caraïbe ou de la Janmique, le quinquina bicolore, etc.
Espèces officinales. — La description de toutes les espèces commerciales d’écorce de quinquina, dépassant le cadre de cet ouvrage, nous nous bornerons à celle des trois quinquinas officinaux dont la présence est exigée, par le Codex, dans toutes les pharmacies. Toutefois nous y ajouterons la description des variétés qui s’en rapprochent le plus.
1® Quinquina gris Huanuco (Codex). — Cette espèce, qui provient du Cinchona micrantha, et probablement aussi des C. nitida Qi peruviana, est en tubes régulièrement cylindriques, de 5 à 20 millimètres de diamètre. Les petits tubes sont recouverts d’un épiderme gris un peu bleuâtre, finement fendillé et bien adhérent au liher, lequel est compacte, rougeâtre et comme formé de couches agglutinées. Les grosses écorces sont d’un gris blanchâtre à l’extérieur, elles ont les fissures plus prononcées et présentent en outre, de distance en distance, des fentes transversales plus marquées. Le liber est généralement épais, d’apparence ligneuse et d’un jaune fauve un peu orangé qui se ternit avec le temps.
Le quinquina huanuco contient de 0,012 à 0,036 de cinchonine (en moyenne
(I) Le pharmacien, au lieu d'acheter ce produit dans le commerce, doit râper lui-même le bois de quassiai
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0,027) ; c’est l’espèce de quinquina gris auquel le Codex accorde la préférence pour l’emploi médical.
Quoique l’usage du quinquina huanuco soit spécialement recommandé par le Codex, on doit reconnaître qu’il n’est pas abondant dans le commerce où l’on trouve bien plus souvent le quinquina gris de Loxa, une des provinces du Pérou. Cette écorce, qu’on rapporte aux C. condaminea,macrocalyx,uritusinga, etc., est toujours en tubes minces, spiralés, ou dont les deux bords sont enroulés séparément. Sa surface un peu rugueuse à l’extérieur et recouverte, en grande partie, de lichens foliacés ou filamenteux, présente des rides longitudinales coupées de fines crevasses transversales, plus ou moins annulaires et écartées. Sa couleur à l’extérieur est le gris-brun ponctué de blanc ou de noir, tandis que l’intérieur des tubes est de couleur brun-cannelle ; son odeur est assez prononcée et sa saveur est amère et astringente. Enfin sa cassure, des plus nettes, présente un anneau résineux près de l’épiderme, et une texture fibreuse, mais très-fine, à l’intérieur.
2® Quinquina jaune royal ou quinquina Calisaya {C. Calisaya, Codex). Le quinquina jaune royal se compose d’écorces petites ou grosses, plates ou roulées, avec ou sans épiderme.
Dans les petites écorces, l’épiderme est gris argenté, assez mince, très-rugueux, marqué de distance en distance de crevasses transversales, et souvent chargé de lichens filamenteux. Cet épiderme se détache par plaqués, mettant ainsi à découvert une écorce intérieure épaisse d’environ 0™,002, d’un brun jaunâtre à l’extérieur, d’un jaune fauve au dedans, d’une saveur très-amère et un peu astringente. La cassure de cette espèce, qui se trouve presque toujours en morceaux roulés, est un peu résineuse près de l’épiderme, et très-fibreuse du côté qui adhérait à la branche.
Dans les grosses écorces, l’épiderme est extérieurement semblable à celui des petites, mais il est épais de 0“,009, plus rugueux et plus profondément crevassé. L’écorce intérieure qu’il recouvre est plus épaisse, d’une texture plus fibreuse, d’une saveur aussi amère et plus astringente. Les fibres se séparent avec une grande facilité sous la dent, et ne présentent pas la résistance que l’on trouve dans les petites écorces, dont la texture est plus serrée.
Les écorces sans épiderme varient aussi dans leur grosseur, suivant l’âge des branches ou de l’arbre dont elles proviennent. Rarement on les voit en petites écorces entièrement dépouillées de leur épiderme. Elles sont presque toujours roulées, et offrent une surface unie, d’un brun jaunâtre au dehors, et moins foncé à l’intérieur. Cette sorte présente, au reste, les mêmes caractères que le quinquina en petites écorces avec épiderme.
Le quinquina en grosses écorces sans épiderme est quelquefois roulé comme le quinquina avec épiderme ; mais il est le plus souvent plat. Les morceaux varient en longueur de 0™,3o à 0“,6o et atteignent quelquefois 1 mètre ; l’épaisseur estde 0®,007 à0“,011, et la largeurde 0®,02o à 0“,0o0. Ces morceaux sont pesants, très-compactes, d’une couleur jaune rougeâtre à l’extérieur, jaune-brun à l’intérieur. La texture en est très-fibreuse ; ses fibres courtes et très-aiguës s’introduisent facilement sous lapeau. Sa saveur est astringente et très-amère. La poudre de ce quinquina est jaune pâle.
Cette sorte de quinquina jaune est celle que l’on préfère dans le commerce, parce qu’elle rend beaucoup de sulfate de quinine (de 33 à 40 grammes au kilog.).
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Quniquina jaune orangé ou Calhaya léger. — Le quinquina jaune auquel on a donné ce nom est en écorces formées pour les trois quarts d’épiderme, et, pour le reste, d’une écorce intérieure libreuse; sa saveur est moins amère que celle du précédent, dont il possède d’ailleurs à peu près les caractères.
Cette sorte contient moitié moins de quinine que les autres.
11 y a encore, parmi les quinquinas jaunes, le quinquina pitayo ou iï Antioquia et le quinquina Carlhagène, dont on distingue deux sortes : le jaune ou ligneux., et le brun ou non ligneux. Ces espèces, surtout le quinquina Pitayo, sont assez estimées, en raison de la proportion d’alcaloïdes qu’elles contiennent.
3» Quinquina rouge (Codex). — 11 y en a de deux sortes : le quinquina rouge non veri’uqueux et le quinquina rouge verruqueux.
Quinquina rouge vif non verruqueux. — Ce quinquina, attribué aux Cinchona micranthael nitida, est en grosses écorces plates ou demi-cylindriques, couvertes d’un épiderme rugueux fendillé comme celui du calisaya, mais plus spongieux, et quelquefois d’un gris argenté. L’écorce intérieure est, près de l’épiderme, d’un rouge vif qui diminue sensiblement d’intensité en approchant de la partie qui adhérait à la branche. Sa cassure, compacte et comme résineuse dans la partie convexe, devient fibreuse dans la partie concave. Sa saveur est très-amère et plus astringente que celle des autres espèces. Sa poudre est d’un brun rougeâtre.
Ce quinquina, quand il est d’une belle couleur rouge, est très-recherché à cause de ses propriétés, qui sont analogues à celles du quinquina calisaya, quoique moins actives. On en connaît une variété dite quinquina rouge pâle, à cause de sa couleur moins foncée.
Quinquina rouge verruqueux. — Écorces roulées ou plates, à épiderme d’un gris rougeâtre ou blanchâtre; liber d’un rouge brun, chargé d’une grande quantité de verrues ; cassure fibreuse; à la scie, coupe résineuse; poudre d'un rouge vif. Cette sorte esttrès-estimée. Elle provient du Cinchona sucarubra.
Ces deux quinquinas rouges, outre leur principe astringent, renferment une certaine quantité de quinine et de cinchonine, dont les proportions, inverses l’une de l’autre, varient de 10 à 23 millièmes et dont la somme est de 33 millièmes.
Chacune des espèces de quinquinas possède des caractères anatomiques particuliers qui sont dévoilés par le microscope. 11 faut recourir aux traités spéciaux pour en avoir une idée.
Caractères généraux des écorces de quinquina. — OttO Berg a dreSsé un tableau qui résume les caractères généraux des vrais quinquinas. Le voici tel que l’a reproduit M. Cauvet dans ses Éléments d'histoire naturelle médicale :
I. Tubes ou demi-tubes à la surface externe blanchâtre, grise, gris-brun, brune et finement gercée ; surface interne rouge-brun ; cassure égale en dehors et en dedans, à fins éclats.