‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 416 sur 470 · SULFATE DE FER · texte numérisé non relu

SULFATE DE FER

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nitrique et les nitrates. Si on le mêle en poudre sèche avec un poids égal au sien de sel marin, que le mélange soit exposé au degré de la chaleur rougecerise pendant quelque temps, puis le résidu pulvérisé et agité dans l’eau et qu’on décante la liqueur presque aussitôt, il s’en dépose une poudre micacée de peroxyde de fer, douce au toucher, d’un brun violet, très-propre à repasser les rasoirs, et connue sous le nom de poudre à ravoir.

Le sulfate de fer est usité, en médecine, comme astringent, tonique, dans les cas de phthisie, de fièvres intermittentes, de maladies du cœur, d’hémorrhagies.

Altérations. — Le Sulfate de fer du commerce est toujours impur. Les substances qu’on y rencontre le plus fréquemment sont : un excès d'acide ; du soussulfate de sesquioxyde de fer; des sulfates de zinc, de cuivre (1), d'alumine, de chaux, de magnésie; de X'alun; de la mélasse et quelquefois de l'arsenic.

11 est facile de reconnaître si le sulfate de fer contient un excès d’acide, car alors il fait effervescence avec les carbonates, lorsqu’il est en solution concentrée.

On peut doser cet excès d’acide, soit en l’enlevant par l’alcool qu’on titre ensuite à l’aide d’une solution alcaline, soit en cherchant par un sel de baryte la proportion du sulfate de baryte que le sel ferreux peut donner: 100 parties de sulfate ferreux pur produisent 83,81 parties de sulfate de baryte.

Le sulfate de peroxyde de fer est décelé dans le sulfate de protoxyde par le précipité de bleu de Prusse qui se forme dans la solution du sel suspecté, lorsqu’on y ajoute du cyanoferrure de potassium, et par la coloration noire qui prend naissance dans le même liquide par suite de son contact avec une infusion de noix de galle et par sa coloration rouge au contact du sulfocyanure de potassium.

La présence du zinc dans le sulfate de fer est indiquée en ajoutant de l’ammoniaque en excès à la dissolution de ce sel, filtrant et chassant par l’ébullition l’excès d’ammoniaque de la liqueur : Toxyde de zinc se sépare alors en flocons.

On reconnaît que le produit suspect renferme du manganèse en en calcinant une petite quantité avec de la potasse caustique sur une lame d’argent ; le résidu contient du caméléon vert, bien reconnaissable à sa couleur verte.

he, sulfate de cuivre se rencontre surtout dans les couperoses préparées avec excès d’acide ; elles en contiennent en moyenne 0,31 p. 100 (A. Pommiej'). On constate la présence de ce sel en faisant dissoudre le produit à essayer, pour le mettre en contact avec une lame de fer; elle se recouvre aussitôt d’une couche de cuivre métallique.

La présence de Valumine dans le sulfate de fer est aisément décelée en précipitant une dissolution de ce sel au moyen de la potasse caustique ; un excès du réactif disssout l’alumine ; on filtre, on sature la liqueur filtrée par l’acide chlorhydrique et on précipite l’alumine par quelques gouttes d’ammoniaque.

La chaux se reconnaît dans la même dissolution, au moyen de l’oxalate d’ammoniaque, qui détermine la formation d’un précipité blanc d’oxalate calcaire ; mais il faut d’abord éliminer le fer lui-même en le peroxydant par

(1) La couperose d’Allemagne contient souvent du sulfate de cuivre.

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