SULFATE DE MAGNÉSIE
l’acide azotique et en le précipitant ensuite par un excès d’ammoniaque. C’est alors dans la liqueur filtrée qu’on précipite la chaux par l’oxalate d’ammoniaque ; et si le sulfate de fer essayé renferme delà magnésie, la liqueur séparée de l’oxalate calcaire par filtration fournit, par l’addition d’un soluté de phosphate de soude ammoniacal, un précipité cristallin de phosphate ammoniacomagnésien.
La couleur claire du sel pur n’est pas admise dans le commerce ; aussi la couperose de cette teinte n’est-elle pas vendable la plupart du temps. De là, l’idée de colorer les cristaux pour satisfaire au goût des acheteurs. Un des moyens les plus employés est le mélange du sulfate de fer avec de la mélasse, qui lui communique en même temps une apparence grasse, parfois recherchée. L’odeur caractéristique et le toucher onctueux suffisent, en pareille circonstance, pour faire découvrir la présence de cette matière sucrée.
M. Herherger fixé l’attention des pharmaciens sur le sulfate de fer du commerce, qui contient quelquefois de X arsenic, provenant des fabriques dans lesquelles on emploie, à la préparation de ce sulfate, des pyrites arsenicales. On peut s’assurer de la présence de l'arsenic en essayant le sulfate suspecté, au moyen de l’appareil de Marsh.
Titrag^e du sulfate de fer. — Lorsqu’il est nécessaire de titrer ce sel, c’està-dire de déterminer sa richesse en sulfate ferreux, on commence par titrer une solution de permanganate de potasse, au 100'^ par exemple. Pour cela on dissout 1 gramme de fer pur dans un excès d’acide chlorhydrique, et à l’abri du contact de l’air ; on ajoute à la solution assez d’eau bouillie pour en faire un litre, et on agit sur 1/10 de celle-ci, au moyen du caméléon violet, en prenant les précautions indiquées pour le dosage de l’acide azotique (page 362). On répète le |même genre d’opération sur un poids connu du sulfate de fer à essayer, et l’on compare les dépenses de caméléon faites dans les deux expériences. Un simple calcul permet d’établir ainsi le titre du sulfate ferreux soumis à l’analyse.
SULFATE DE MAGNÉSIE : Ma0,S03; 7 aq. — Ce sel, connu sous les noms de vitriol de magnésie, de sel d' Epsom, sel de Sedlitz, sel amer cathartique, sel d'Egra, sel de Seidschütz, sel anglais, cristallise en petits prismes rectangulaires à quatre pans, incolores, transparents, et en petites aiguilles blanches, susceptibles de s’effleurir lentement à l’air sec. Il a une saveur amère, désagréable. Exposé à l’action de la chaleur, il éprouve la fusion aqueuse, perd 51 p. IftO d’eau, en se boursouflant, et se réduit ensuite en une masse sèche blanche. L’eau à -\- 15“ en dis.sout le tiers de son poids et deux fois plus à -f- I00“. La dissolution produit, avec le soluté de nitrate de baryte, un précipité blanc, insoluble dans l’acide nitrique. Le carbonate de potasse et la potasse caustique y forment des précipités blancs ; les bicarbonates de potasse et de soude n’y occasionnent pas de précipité à froid ; mais, en chauffant le mélange, il se trouble peu à peu et laisse déposer des flocons blancs de carbonate de magnésie.
CompoBition. — 100 parties de sulfate de magnésie à 7 équivalents d'eau contiennent 16,6 dX oxyde de magnésium anhydre, 32,38 éX acide sulfurique anhydre et 51,01 d’fflM de cristallisation.
U§ag;e8. — Le sulfate de magnésie est un purgatif très-usité en médecine; il fait la base de l’eau de Sedlitz artificielle. Dans quelques opérations chimiques,