‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 430 sur 470 · TISSUS COLORÉS · texte numérisé non relu

TISSUS COLORÉS

sur un filtre, la laver avec Talcool, puis la dissoudre dans l’eau, et l’obtenir par évaporation.

La thridace pure donne avec l’alcool un précipité dû à la présence de matières insolubles qui ne présentent aucune analogie avec la gomme.

On a composé une thridace avec de la gomme arabique, de Vextrait de chiendent et de V opium.

M. Stanislas Martin a signalé l’adultération de la thridace par Vextrait de genièvre et la fécule.

En général, l’essai d’une thridace se fait par dégustation, comparativement avec une autre d’origine authentique, et en examinant l’action de l’eau, de l’alcool, des réactifs (sulfate de fer, cyanure jaune, potasse, nitrate d’argent, acétate de plomb, nitrate de mercure) : la solution de thridace pure donne avec l’alcool un précipité abondant ; avec le sulfate de fer, une coloration en brunolive; avec le cyanure jaune, une coloration brun rougeâtre ; avec la potasse, une coloration brune; avec le nitrate d’argent, un abondant précipité, qui vire au noir au bout de douze heures ; avec l’acétate de plomb, un précipité abondant, avec décoloration presque complète du liquide ; avec le nitrate de mercure, un précipité gris-blanc.

TISSUS. — V. Matières TEXTILES.

TISSUS COLORÉS. — Les tissus ou étoffes sont constitués par des matières textiles d’origine animale ou végétale. Il a été dit (Voy. Matières textiles) comment on pouvait distinguer ces matières les unes des autres, non-seulement d’après leur composition chimique, mais d’après leur examen au microscope ; c’est ainsi que la laine, la soie, le chanvre, le lin, le coton, etc., ont été caractérisés chacun d’une manière spéciale.

M. (d’Elbeuf) a résumé en un tableau dichotomique, la méthode qu’il

emploie pour distinguer les ditférentes fibres textiles les unes des autres. (Voir ci-contre, p. 1181).

On a souvent besoin, dans l’industrie, de reconnaître la nature des matières colorantes dont les tissus sont imprégnés ; cette détermination est assez difficile à faire ; cependant on y arrive par l’application méthodique de certains agents chimiques produisant avec ces matières des réactions différentielles. M. Pinchon, professeur de chimie à la Société industrielle d’Elbeuf, a dressé des tableaux très-étendus pour l’e^sui des teintures (1). M. Bibanow a également résumé en tableaux ses essais sur l'effet de différents réactifs sur quelques matières colorantes artificielles fixées sur laine, soie et coton (2) De son côté, M. Folil, dans une note sur les caractères des cinq couleurs principales, bleu, jaune, rouge, vert et violet, sur les étoffes colorées, a réuni les moyens les plus directs pour les reconnaître à l’aide d’essais faciles. Voici cette note qui ne saurait être abrégée ni modifiée (3) :

Bleu. — On traite l’étoffe teinte par une solution d’acide citrique ou par l’acide chlorhydrique étendu. Si la couleur vire au rouge ou à l’orange : bleu au campêche. S’il n’y a pas de changement, on plonge un autre échantillon de l’étoffe

(1) Voyez le Moniteur des fils et des tissus (1868).

(2) Moniteur scientifique du D'' Quesneville, 1814, p. 509.

(3) Union pharmaceutique de Dorvault, 1874, XV, 205.

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