C.HEVALLiEn ET Baudbimont, 5' édit
ALCOOL
lui-même, sont rendues sensibles si l’on a soin d’étendre le liquide de 4 à 5 fois son volume d’eau. Quelques fabricants sont parvenus à enlever la saveur désagréable des eaux-de-vie de grains ou de fécule, “à l’aide d’acides, de chlore ou de chlorure de chaux.
Pour s’assurer si un alcool est pur ou falsifié avec Y eau-de-vie de graùis, on peut en chauffer une certaine quantité de manière à ce qu’il n’entre point en ébullition, et jusqu’à ce que la vapeur ne s’enflamme plus. Si l’alcool est pur, le résidu possède une légère acidité, une saveur un peu âcre, une odeur douce, analogue à celle du vin cuit; s’il est falsifié, le résidu a une saveur âcre et une odeur empyreumatique désngréable, ou une odeur analogue à celle de la farine brûlée.
Avant l’application des TgvoQ,èû.é,?> à' É douard Adam à l’extraction des alcools, ceux-ci étant très-chargés de produits empyreumatiques, on pouvait reconnaître assez facilement les alcools de marcs ou de grains, en les mêlant à partie égale d’acide sulfurique concentré ; le mélange brunissait fortement par suite de la carbonisation d’une matière huileuse qui y était contenue. Cet effet ne se produisait pas avec l’alcool de vin placé dans les mêmes circonstances. 11 est alors préférable d’employer l’action du nitrate d’argent et de la lumière ; on ajoute à l’esprit que l'on veut essayer une certaine quantité de nitrate d’argent en solution, et on expose le tout aux rayons du soleil ou à la lumière diffuse : rien ne se manifeste si l’esprit est pur; mais s’il contient de l’alcool de grains, il se forme un précipité noir occasionné par la présence de Yhuile spéciale et peut-être de Y aldéhyde qui se trouvent dans cet alcool.
M. Molnei' a imaginé un procédé d’essaf des liquides alcooliques pour reconnaître leur origine. « D’après l’auteur, ce procédé s’appliquerait même aux alcools, en apparence dénués d’odeur étrangère. II consiste à introduire 60"'" du spiritueux à examiner, dans un flacon contenant 2 à 3 décigrammes de potasse caustique en dissolution dans l’eau. On agite bien et on soumet le tout à l’évaporation, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que 5 ou.6 grammes ; ensuite, on introduit le résidu dans un flacon bouché à l’émeri, et on ajoute environ 3 grammes d’acide sulfurique étendu : l’odeur caractéristique ne tardera pas à se développer: cela est surtout vrai pour l’alcool de grains et celui de betteraves. »
Pour distinguer l’alcool de vin des alcools d’industrie, on a aussi proposé d’en mélanger quelques cuillerées avec une cuillerée de nitrate de magnésie en poudre, pur et sec; on chauffe jusqu’à dissolution sans aller jusqu’au dégagement de vapeurs rutilantes; on verse ensuite goutte à goutte sur une lame de verre le liquide obtenu : l’alcool de vin donne des pastilles solides, sèches au toucher, se cassant nettement sous l’ongle: les alcools d’industrie produisent des pastilles molles, mielleuses et adhérentes.
D’après M. Kletzinskip les esprits de vin et les eaux-de-vie distillés sur l/2o de leur poids de savon de soude lui abandonnent complètement l’odeur et le goût empyreumatiques qu’ils pouvaient avoir. Les huiles empyreumatiques, retenues par le savon, peuvent ensuite en être retirées par la distillation avec l’eau, ce qui permet de reconnaître leur nature.
L'alcool de betteraves se reconnaît, d’après M. Cabasse, à l’aide de l'acide sulfurique pur qui, mélangé avec trois fois son poids de cet alcool, y développe immédiatement une coloration rosée très-persistante. Dans ces conditions, l’alcool de vin prend tout au plus, et à la longue, une légère teinte ambrée.
L’évaporation dans la main et la coloration rosée que développe l’acide sulfu-
ot cuprique desséchés et blancs, la coloration porte sur eux-memes et non sur la liqueur.
ALCOOL
no
Montpellier
Marc
Betterave
Pommes de terre
Grains
Maïs
Mélasse
Biz .
NOMS