V. Azur
BLEU DE PRUSSE : Fe’^Cy^; 9 aq =
3(FeCy*), 2Fe^ ; 9 aq. — Le bleu de Prusse, connumussi sous les noms de bleu de Berlin, de prussiate de fer , A'hydroferrocyanale de fer,
A' hydi'ocyanate de fer, de cyanoferrate ferrique, cyanure ferroso ferrique, ferrocyanure ferrique, cyanure double de fer hydraté, ferrocyanide de fer, a été découvert, en 1710, par un fabricant de Berlin, nommé Üiesbach. Ce composé, à l’état pulvérulent, est d’un bleu foncé et velouté ; en masses compactes, il a un reflet cuivré. Il est insipide, inodore, insoluble dans l’eau, l’alcool, l’éther, les acides étendus. Chauffé en vase clos, il abandonné de l’eau, du cyanhydrate et du carbonate d’ammoniaque, et laisse pour résidu un carbure de fer. 11 s’enflamme à l’air au contact d’un corps en ignition, et continue à brûler comme de l’amadou, en se transformant en sesquioxyde de fer.
Usages. — Le bleu de Prusse a été conseillé en médecine contre les névroses et employé comme fébrifuge ; mais il sert surtout dans la teinture et la peinture : dans les laboratoires, on l’emploie à la préparation du cyanure de mercure.
.Aiti'ratioiis. — Le bleu de Prusse, quelquefois mélangé de cyanoferride de fer ou bleu de Turnbull, contient très-souvent une assez forte proportion A’ oxyde ferrique, ainsi que de \di potasse à l’état de mélange ou de combinaison. Le sesquioxyde de fer est soluble dans l’acide chlorhydrique étendu ; quant à la potasse, on la retrouvera en incinérant le produit à la chaleur rouge et en trai-
(1) Quand le blé n’est pas assez coulant et coloré, beaucoup de cultivateurs ont l’habitude de frotter d'buile une pelle et de s’en servir pour le remuer. Il suffit d’une ou deux cuillerées d’huile pour graisser vingt sacs de blé ; celui-ci est plus coulant, a plus de tnain ; son prix est augmenté de 1 fr. par sac environ. En Normandie, on se sert de crème au lieu d'huile. Dans la Corrèze on fait usage d’eau de savon.
Fig. 34. — Appareil à déplacement pour l’essai du blé huilé.