et alibi
On fut en outre dans l'usage d'env les corps, surtout ceux de martyrs d, étofles précieuses (V. Euseb. Hist. eccl. ou même dans leurs meilleurs vél i^Origen. 1. i Comment, in Job. — Hie Eustoch. De Epiph. Paulx); et par • les vivants donnaient de leurs propre ments pour la sépulture des pauvres. '. s'introduisit de bonne heure d'ensev< évêques et les prêtres dans des orneme crés (Baron. Ad an. 283. n. l).
2*» On plaçait ensuite le cadavre dans supérieur de la maison appelé cénacle coutume venait probablement des Ju chez les Romains les corps étaient près de la porte de la maison. Et l'os question se maintînt parmi les fidèles ] les trois premiers siècles ; nous en av exemples dans les actes proconsulai S. Cyprien, cités plus haut, et dans c S. Clément d'Ancyre. Après les perséc on commença à exposer ouvertement le vres ; ils étaient placés dans un cercu' vironné de flambeaux ; mais ici les fid s'inspiraient point de l'exemple des Ju ne faisaient point usage des lumières à funérailles, ainsi que nous pouvons le c< du silence des saintes Écritures. L'u« praficœ ou pleureuses fut toujours rej»
les Latins comme idolâtrique , les Or l'avaient adopté dans une certaine mes il est encore en vigueur dans quelques^ grecs des Calabres (Pelliccia. De eccl. p 298). Les démonstrations de douleur et i autour de la dépouille mortelle des ch ont toujours été réprouvées par l'Égl l'art. Deuil); à ses yeux c'était une es] profanation de pleurer comme à jamais ceux que la foi nous dit être auprès ( (Cypr. Epist. lxvii).
La religion remplaçait ces pratiques p par des veilles et le chant des psaumes office qui était confié aux clercs et aux nesses (S. Greg. Nyss. ex vers. Dion. Ej — Chrysost. hom. lxx Ad jwp. Antioch en quel lieu se faisaient ces veilles? Il ( bable que jusqu'au quatrième siècl»
avaient lieu dans les maisons, et plus ta les cimetières (V. Pelliccia. ibid. p. 299
3» Avant qu'eût lieu la pompe funèl les funérailles proprement dites, l'évôqu de son clergé, se rendait dans la maiso trouvait le cadavre, et, s'approchant ( cueil, il récitait certaines prières pou du défunt, et ensuite il le saluait, et le bres du clergé le saluaient après lui. I
ÉPON
£l\MI
istait cette salutation? Nous Pigno- >létement, car Fauteur du livre de la ? ecclésiastique^ de qui nous tenons ces irde le silence à cet égard. L'évoque, d'après le même auteuf, répandait î rhuile sur le corps ; alors « les padéfunt le proclament bienheureux, les cantiques d'action de grâce à Tauvictoire, et font des vœux pour qu'un lable leur soit donné à eux-mêmes. » s premiers temps, les discours pron l'honneur des morts étaient fort tout se passait dans le secret de la lais après la paix rendue à l'Église, )ns les plus illustres Pères grecs et aoncer à la gloire des grands hommes ns funèbres dont la plupart sont arril'à nous. Nous avons, en effet, celle de is par S. Grégoire de Nysse ; celle de 1 par Eusèbe ; celles de S. Basile et îaire par S. Grégoire de Nazianze; alentinien par S. Ambroise, et beau- ;res dont Théodoret etNicéphore nous •vé des fragments. Mais ces derniers étaient prononcés devant une nomsistance ; ils avaient lieu dans le local la sépulture.
DYTES. — C'était, dans Fantiquité, înt usité surtout chez les moines (Hie- Hilarion,) ; le mot ependytes est dérivé j:iv8u{x3c, que S. Augustin traduit par mentum {Quœst, in Judic, 1. vu.
), ou superaria, comme portent les gloses. S. Hilarion se servait d'un de cette sorte, mais grossier et comeaux d'animaux, car le saint docteur in peu plus bas sagus rusticus. Les l)don et Sennen sont représentés avec lu dans une fresque du cimetière de Boitari. tav. xlv). On peut s'en faire en jetant un coup d'œil sur la figure 6 que nous avons consacré à ces deux
[AIVIE. — V. l'art. Fêtes immobiles.
GE LITURGIQUE (fj à^izoTzo^yia).— turgie grecque, l'éponge fait l'office ûtoire usité chez les Latins. Après que îUes consacrées ont été retirées du oit de la patène, pour être mises dans (V. l'art. Cuiller liturgique)^ le diacre e la sainte éponge pour purifier ce ; en faire tomber dans le csdice ce qui y être resté du pain sacré. Après la on, c'est encore avec l'éponge qu'on i calice. Les Syriens et la plupart des glises orientales l'emploient au même
usage ; et cette cérémonie a pour but de rappeler, dans le sacrifice non sanglant de l'autel, le rôle que l'éponge a joué dans le sacrifice sanglant que le Sauveur a offert de lui-même sur la croix. (V. Goar. EùxdXoxiov. p. 151.)
Hors le temps de la messe, la sainte éponge est conservée avec beaucoup de respect dans un corporal soigneusement plié. (V. Macri. HierO'Lexic, ad voc. Patena,)
EQUI CANO:^ICI. — V. l'art. Clergé {Immunités), n. II. 3°.
ERMITES ou ANACHORÈTES. — Ils uc différaient des simples ascètes (V. ce mot) qu'en ce qu'ils se séparaient du commerce des honunes, et menaient, dans des lieux déserts, une vie tout à fait solitaire. Le nom d'ermite vient du grec ipT)[x(a, ^ désert; » ^pi^Hi^oç, c solitaire; » anachorète, ivaxtopr^aiç , recessus, «lieu retiré. • Ainsi, les ascètes pouvaient être tels par le seul exercice du silence et de ia retraite', tout en vivant au sein des villes et des villages. Mais on n'était ermite ou anachorète qu'au moyen de la séparation personnelle de la société dès hommes et d'une existence absolument solitaire. Le premier exemple de la vie anachorétique est fourni par l'illustre solitaire Paul, qui est appelé pour cette raison le premier des ermites; il vécut constamment seul, et n'admit jamais de conversations humaines, si ce n'est dans ses derniers jours, alors que S. Antoine, guidé par l'esprit de Dieu, vint le visiter, et peu après lui rendit les derniers honneurs en ensevelissant son corps. Outre S. Paul, S. Antoine, lui aussi, S. Hilarion et S. Pacôme furent avant tout des anachorètes.
Cependant, quand on parle d'anachorètes, il ne faut pas entendre invariablement qu'ils memaient une vie complètement solitaire comme celle de S. Paul. Dé tels exemples étaient rares, et ceux qui se vouaient à une telle existence étaient guidés par une inspiration spéciale de Dieu, qui est maître d'appeler et de conduire les âmes qui lui sont le plus chères par telles voies qu'il plait à sa sagesse de leur tracer. Et on sait que S. Paul fut conduit dans le désert par la voix divine, alors que la persécution de Dèce sévissait avec le plus d'ardeur.
Ce serait donc une dangereuse illusion que de songer même aujourd'hui à une séquestration si absolue; et , à moins d'un conseil surhumain et d'une vocation toute céleste, on ne saurait trouver la sanctification de son âme dans un moyen si extrême et si fort en dehors des conditions de la vie conmiune.
On voit qu'il importe infiniment de distinguer entre les institutions monastiques, et les ascétiques et les anachorétiques proprement dites. Et même, à la rigueur, on ne saurait appliquer
ESPR
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aux deux derniers genres de vie le titre dHnstitutions, car on ne voit pas qu'il y eût des fondations précises et bien déterminées, ni d^ascètes dans le premier et le second siècle, ni d'anachorètes dans le troisième. (V. les art. Moines et Monastères,)
ESPRIT (Le SAEVT-). — I. — L'antiquité chrétienne ne connut pas d'autre figure de l'Esprit-Saint que la colombe. Cette figure avait reçu, au baptême de notre Sauveur, la plus indubitable et la plus éclatante consécration ; car ce fut sous la forme d'une colombe que l'Esprit de Dieu, voulant se rendre visible, descendit sur la tête du Verbe fait chair : Descendit Spiritus sanctus corporali specie stcut colomba in ipsum (Luc. m. 22. — Matth. m. 16. — Marc. I. 10. — Joan. I. 32). C'est à cause de sa simplicité, dit TertuUien {Adv. VcUentinian, ii), que cet oiseau fut choisi pour être investi de cet honneur : In summa Christum demomtrare solita. Les* Pères assignent encore d'autres raisons de cette préférence. Elle serait fondée, au dire de S. Chrj'sostome (Homil. ii De Pentecost.)^ sur ce que, innocente, féconde, familière et amie de l'homme, la colombe retrace admirablement par ces qualités diverses la nature des opérations de l'Esprit-Saint dans l'âme des fidèles. Enfin, toujours est-il que, dès le commencement (Concil. Constantinop. an. 536. act. v), la figure fut religieusement acceptée par l'Église, et que l'art chrétien n'a pas imaginé d'autre type pour retracer l'image de l'Esprit-Saint. S. Paulin voulant offrir aux yeux de ses ouailles de Nola, dans la basilique de Saint- Félix, une représentation symbolique de la Trinité qui pût être saisie de tous, n'hésite pas k adopter pour la troisième personne ce type hiératique et déjà alors invariable (Paulin. Nol. Epist. xxxii. 10) :
Pleno coruscat Trinitas mystnrio :
Stat Christus agno ; vox Patris cœlo tonat
Et per COLUMBAM SPIRITUS SANCTUS fluit.
« Le Christ dans l'agneau, la voix du Père tonne (lu ciel , Le Saint-Esprit parait dans la colombe. »
C'est dans les baptistères surtout que cette image est invariablement reproduite, soit historiquement, c'est-à-dire en diverses représentations du baptême du Sauveur, par la peinture, la sculpture ou la mosaïque, soit comme symbole, et isolément, sur les murailles ou sur les cuves baptismales (V. l'art. Baptistère. n. VIL 3"). Les fonts étaient souvent aussi surmontés d'une colombe d'or suspendue par une chaîne du môme métal, comme cela eut lieu notamment dans l'église de Reims à l'occasion du baptême de Clovis. Plus tard, l'usage s'introduisit de renfermer dans ces colombes le saint chrême, comme aussi de réserver la
sainte eucharistie dans des vases de celte forme descendant du ciborium sur l'autel. (V. k art. Colombe eucharistique et ciborium.) Nous avons, dans les bas-reliefs d'un magnifique sarcophage de marbre du musée du Latran (V. Part. Trinité)^ une représentation tout à fait exceptionnelle de la Ste Trinité. Les trois personnes divines y sont figurées par trois personnages du même âge et absolument semblables; elles sont occupées à la création d'Eve. Le Saint-Esprit est debout derrière le siège du Père. (V. le monument à Part. Sarcophage.) L'assistance de l'Esprit-Saint est souvent exprimée dans les monuments iconographiques par une colombe placée sur la tête ou sur l'épaule d'un personnage, d'un docteur deTÉglisc surtout. C'est ce qu'on appelle la colombe inspiratrice (Molan. De hist, SS. iinag, p. 265. édit. Paquot). Nous en voyons un exemple dans quelques images de S. Grégoire le Grand. {V. Macri. Hiero-Lexic. ad voc. Bacultisepiscopalii.] IL — En tant que sanctifiés par la grâce, et portant en eux-mêmes l'Esprit-Saint, les chrétiens primitifs furent souvent appelés par les Pères pneumatofori, KvEujjiaTOîpfSpoi, ou spiritiferiy « porte-esprit. » Nous avons des exemples de cette glorieusaappellation dans S. Athanase: Et 710S homines spiritiferi., xai f,{x<rç dfv9pwsoi ;:v£'j;xaT096pôi {De human. natur. suscept. p. 600. 0pp. t. I. edit. 1627); dans S. Irénée (L. v Adv. h<Tres.)] dans S. Basile (De Spirit, soMto. IX) ; dans S. Jérôme (Epist. li); dans S.Cyrille d'Alexandrie (In cap. uiSophon,). Nous retrouvons Pinfluence de la môme doctrine dans quelques épitaphes antiques, où des parents se plaisent à constater que le défunt expira dans l'Esprit-Saint, c'est-à-dire dans la grâce et dans la paix de l'Église. Nulle part cette intention n'est plus clairement exprimée que sur le marbre consacré à S. Protus par sa sœur Firmilla (V. Marchi. p. 198) : Protus (Mort) dans k Saint-Esprit de Dieu^ repose ici, nporoc m aha
nNETMATI BEOr ENBAAE KEITAI. Eu SOrtHUt dS
cette vie, l'âme de Protus se trouvait dans TEsprit de Dieu, ou bien, pour parler comme S. Paul, elle était pleine de la charité et de la justice qui sont répandues dans les âmes pai la vertu de l'Esprit-Saint qui se donne à elles (Rom. v. 5). Une formule identique, se voit soi une magnifique épitaphe antérieure à Constantin que M. De' Rossi a lue sur la transenne d'un arcosolium du cimetière de Calliste (^ leg. p. cxv).
* La même pensée se trouve accusée, quoiq» sous une forme abrégée et un peu voilée^ dai une foule d'autres monuments épigraphiq»^ où les âmes des défunts sont désignées par nom spiRiTVs, et même spiritvs sanctvs : ^ RiTO. SANCTO. iNNOCENTi (Reines* class, ^ n. 193); — viCTORiAE. castissime. (Sic) femU
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ÉTIE
FILIVS. MERENTI. SPIRITO (Boldetti, - BENOIERENTI. FILIO.... INNOCENTIS-
iTO (Id. 281). Sur un marbre de la ; antiquité (De' Rossi. i. n. 1192); il e LEOPARDVs rendit à Dieu son esprit
>DIDIT DEO SPIRITVM SANCTVM, et qUC
;e âme fut élevée au ciel, elatvs est, ression que nous trouvons ]à pour la fois. Nous devons observer que la piRiTvs SANCTVS désignant Pâme est tique des inscriptions des trois prèles. Ailleurs, le mot spiritvs est écrit ou môme hispiritvs, idiotisme barrépandu dans le peuple romain, au Tempire : HispmiTO. san. marcianeti
— GEMELLINVS. VICTOR lE. {Sic) CO- NEMERENTI. ISSPIRITO (SiC). SANCT0.
Fabretti. p. 571); — bictori. digno.
coivx. FECiT {Ibid,); — gensane. pax.
TO (Boldetti. 418); — levces. severae.
RISSIMAE. POSVIT. et. SPIRITO. SANCTO.
. Sev, epitaph, tab. i. p. 5). Des //ûsième siècle attribuent même queli mot spiRrrvs une désinence féminine:
STRA DEVS REFRiGERET (Boldetti. 417;;
A INNOCEXTISSIMA.... REFRIGERA CVM
iNCTA (Id. 87) ; — CVM spirita sancta
EVMTE ABEATIS INNOCINEM (Fabretti.
ette dernière inscription fait allusion nce que le fidèle nommé leopardvs lise par la réception de l'Esprit-Saint, ptôme, ou, selon Mabillon {Ifer.Ital.
la confirmation.
'il en soit, il est certain que cette for- ; commandée par la discipline de l'ar- )i. op. laud. p. 166), car, dans les Titures, le mot spiritvs est employé gner les fidèles, et cela à cause de e Dieu dont ils étaient le temple.
. 19). C'est ainsi que S. Paul dit de (1 Cor, XVI. 18) : Refecerunt spiritum Us ont consolé mon esprit; » et de disciple : Refeclus est spiritus ejus ah obis. « Vous avez tous contribué au on esprit. » (2 Cor. vu. 13.) Le même Iresse aux Galates cette salutation . 18) : Gratia Domini nostri cum spi- ), frcUres. c Que la grâce de Notre soit avec votre esprit, mes frères. »
mule toute semblable fut adoptée par es apostoliques, par S. Barnabe noet S. Ignace, qui terminent leurs nsi : Dominus gloriae et omnis gratiœ tu vestro ; — Salutat vos spiritus meus ! ss suivantes de VApocalypse(xxu, 17):
itsponsadicunt: Te;», sont entendues, neilleurs interprètes, des fidèles que Esprit de Dieu, et qui, conjointement Duse qui n'est autre que l'Église, di- 'brist qui est l'époux : Viens ! La litur-
gie de toutes les Églises, tant orientales qu'occidentales, s'est inspirée de la môme doctrine et a adopté la môme manière de parler : quand le prôtre célébrant a souhaité la paix au peuple, l'Église lui répond : Et cum spirUu tuo.
ÉTIEjVIVE (S.). — Ce n'est guère que vers le sixième siècle que les monuments nous fournissent des images du proto-martyr, primicerius martyrum^ comme l'appelle S. Augustin (Serm. i De sanctis); et il y figure, tantôt comme diacre, tantôt comme martyr. Les mosaïques le représentent ordinairement avec le li\Te des Évangiles à la main, ce qui est, comme on sait, le principal attribut du diaconat. Ainsi en est-il dans celle de Saint-Laurent, in agro Verano^ laquelle est de l'an 578 (Giampini. Vet, mon, t. II. tab. xxviii) ; le codex que le Saint tient de la main gauche appuyé sur sa poitrine porte ces mots du soixante - douzième psaume (Vers. 9) : Adhœsit anima mea^ protesta, tion d'adhésion et d'attachement à la parole évangélique. L'ancienne mosaïque de l'église de Gapoue, qui est de la fin du huitième siècle, le montre aussi avec un livre, mais à couverture gemmée , et le saint diacre y est vôtu d'une riche dalmatique (Id. ibid, tav. liv). Plus tard, on ajouta au livre un autre attribut, l'encensoir , comme dans un triptyque grec , publié par Du Gange, et par le P. Henschenius dans les Acla sanctorum iMaii t. i).
Il existe au musée de Marseille un beau sarcophage, tiré de la crypte de S. Victor, où se montre le double sujet de la prédication et de la lapidation de S. Etienne. Debout dans l'attitude de l'allocution, il est entouré de trois personnages représentant le peuple juif, et dont l'un, plus rapproché du Saint, tient de la main droite une pierre, et une épée de la gauche. Gori donne {Tkesaur, vet. diptych. t. m. tab. xv) une tablette de bronze doré reproduisant le môme sujet, mais sous une face différente. Le saint martyr y est vu au moment où, contemplant les cieux, il y aperçoit le Fils de Dieu qui est ici figuré par une main radiée sortant d'un nuage (V. l'art. Dieu) : Ecce video cœlos apertos^ et FHium Hominis stantem a dextris Dei {Act, vu. 55). Les instruments de son martyre sont représentés derrière la tôte d'Etienne : ce sont huit cailloux. Et on lit au-dessus cette inscription, écrite en deux lignes, et horizontalement : O cTE*ANoc II AieoBOAEiTA, c'est-à-dire Sanctus Stephanus Lithobolita, « S. Etienne le lapidé. >
Nous avons dans le môme auteur {Ibid, m. p. 136) une tablette d'ivoire qui servait de revêtement à une croix-reliquaire de Gortone, renfermant un fragment du bois sacré de la croix, et où S. Etienne est figuré debout, les mains jointes et dirigées en signe d'adoration
ÉTOI
ÉTOI
vers la sainte relique. S. Jean TÉvangéliste se tient de l'autre côté dans la même attitu^ et se fait reconnaître par l'inscription : O > **'• ^ eEOAoroc, Sanctus Joannes theologus.
L'histoire de S. Etienne (Son martyre, l'invention de ses reliques, ses divers miracles) se trouve retracée sur un intéressant diptyque du Vatican, mais d'une époque un peu basse. Ce qu'il y a surtout de curieux dans ce monument, c'est la vision du prêtre Lucien, où les corps de S. Etienne, de Gamaliel, de Nicodèmc et d'Abibon sont symbolisés par quatre vases déposés près du lit. (V. l'art. Vase.) Aux époques postérieures, on retrouve souvent l'image de S. Etienne, sous diverses formes, sur les ivoires byzantins, dans les calendriers et ménologes grecs, etc....
ÉTIEl^NE (fête de S.). — V. l'art. Fêtes immobiles, n. X. 2°.
ÉTOILES. — Jésus-Christ en personne, ou représenté par quelqu'un de ses symboles, est souvent placé dans les monuments antiques entre deux ou plusieurs étoiles. Selon Buonarruoti {Vetri. p. 38), ces étoiles sont le signe de la divinité, de l'éternité du Sauveur, elles indiquent le souverain domaine que son Père lui adonné sur les cieux, aussi bien que le règne éternel qu'il a conquis lui-même par sa passion sur le genre humain auquel il a ouvert les portes de l'empyrée. C'est ainsi qu'il nous est montré dans un verre orbiculaire publié par ce savant ^Tav. v. 3) ; mais ici l'explication que nous venons de proposer du symbole des deux étoiles, reçoit une lumière décisive de la légende qui se lit tout à Tentour de Notre-Seigneur : a saecvlare Bénédicte piez, légende qu'il est facile de cofnpléter ainsi : ante saecuLA REX BENEDICTE PIE ZEZHC, et qui fait allusion à ce mot du soixante-treizième psaume (Vers. 12) : Deus autem noster ante secula, 11 est présumable que, tracée autour du disque formant le pied d'une coupe, cette inscription n'était autre chose qu'une de ces invocations dévotes usitées chez les premiers chrétiens avant de boire : car nous savons qu'ils étaient dans l'usage de sanctifier cette action, comme toutes les autres par l'invocation du nom du Sauveur (V. les art. Agape et Repas), Cette interprétation s'applique, comme nous l'avons dit, à tous les monuments où Notre-Seigneur est représenté, soit par son monogramme (Buon. tav. VIII. 1), soit par un agneau dans un champ parsemé d'étoiles, comme dans la mosaïque de Saint- Vital de Ravenne (Ciampini. Vet, mon. ii. tab. xviii), soit par une croix au milieu d'un ciel étoile, comme dans la mosaïque de Galla Placidia de la même ville (Id. ibid, i. tab. lxv).
Quelquefois, les étoiles sont au nombre de
sept; alors, quelques archéologues (Polidori. Sepolcri Nazariani. p. 51) estiment qu'on aei l'intention de représenter en abrégé la constel lation de la grande ourse, qui, ne disparaissan jamais de l'horizon, fournissait aux premier chrétiens un symbole parfait pour exprimer 1 durée indéfectible du paradis. D'autres, se foD dant sur le texte du premier chapitre de VApa calypse^ regardent les sept étoiles comme 1 symbole de TÉglise catholique, t Le Fils d l'Homme avait dans sa main sept étoiles Habebat in dextera sxm septem stellâs (Vers. 16 a Les sept étoiles sont les sept anges des se[ Églises. » Septem stellx angeli swnt Ecdesiaw (Vers. 20.) Tous les SS. Pères l'ont ainsi er tendu. Après S. Cyprien vient S. Augustin qi exprime sa pensée à cet égard avec une clart ne laissant rien à désirer {De civit. Dei. 1. xvi c. 4) : « L'apôtre Jean écrit à sept Églises, poii montrer qu'il écrit à la plénitude de VÈf^ii une : car le nombre sept signifie la perfectio de V Église universelle. » On trouve des témoi gnages analogues dans S. Victorin, évoque d Petau en Styrie {In Apoo. n. xvi. ap. Gallanc t. iv), daps le vénérable André de Césaréee Cappadoce : « Dans ce nombre sept, dit ce dei nier, Jean a embrassé le mystère de toutes h Églises existantes en tous lieux. » Primasiu; évêque d'Adrumète s'exprime presque dansl( mêmes termes (Comment, in Apec. Basil. 1544] a Jean aux sept Églises qui sont en Asie : ( qui veut dire, à l'Église une et septiforme. S. Jérôme n'est pas moins formel {In />•. xv] a Jean aux sept Églises. Par les sept Église la seule Église catholique est désignée. » Apri cela, il n'est guère possible de douter que t ne soit le sens des sept étoiles sur beaucoup t monuments antiques. Si ce symbole estretra( sur des tombeaux, il doit avoir la valeur d'u acte d'adhésion à la communion de l'Église c tholique, comme la formule in page danscei taines circonstances (V. l'art, in pace); et cet interprétation est surtout plausible pour 1< monuments dont la date rappelle de grani troubles dans l'Église. Les tombeaux de Mil3 (Polidori. ibid.) seraient dans ces conditioB si, comme l'estiment les savants comment teurs de ces monuments, ils sont du milieu i troisième siècle, époque où se place le schisn de Novatien, le premier antipape.
Une lampe chrétienne du recueil de San Bartoli {Ant. luceme. part. m. 29) a sur s< disque l'image du Bon-Pasteur couronné ( sept étoiles. Rien n'empêche de voir ici encoi le même sens, l'Éghse étant la couronne l'œuvre de prédilection du Pasteur divin ; et qui corrobore ce sentiment , c'est qu'on ^< aussi sur ce monument l'arche de Noé, qui * un symbole indubitable de l'Église .
Les bas-reliefs d'un beau sarcophage d'Aï
ÊTRE
ÊTRE
lillin. Midi de la Pr. atlas, pi. lxv. 3) plant des étoiles, alternativement une et deux, es de chacun des douze apôtres, c^est sans »ute le symbole de la félicité dont ils jouissent ins le ciel. Nous avons aussi dans Marangoni oiegenti (esche, p. 373), un fond de coupe, reésentant des emblèmes eucharistiques, et où trouve un jeune homme portant une tunique née de quatre étoiles. Une étoile isolée actmpagnée d'un grand nombre de symboles latifs à la résurrection, se voit aussi sur une erre gravée antique (Perret, iv. pi. xvi. 8); le autre gemme (/6id. 22), et un chaton d'an- *m{Ihid. 81) portent une colombe surmontée une étoile. Tous ces motifs, entourés de cirmstances un peu différentes les unes des aues, sont inspirés par le môme ordre dMdées mboliques.
Quelques médailles de Constantin et de ses s font voir, sur le casque de l'empereur le :^ «osté de deux étoiles à six rayons (Baron. Ad i. 312). Quelquefois, ce n'est autre chose que monogramme lui-môme qui affecte souvent itte forme ^ : mais alors les rayons sont terinés par. de petits globes, ou par une ligne ansversale, au lieu que les rayons des étoiles t terminent en pointes aiguës.
ETREXIVES. — L'usage des étrennes dans wtiquité chrétienne ne nous est connu que tfses abus, et par la sévérité que l'Église lit toujours à les réprimer. C'était un reste 6 paganisme qui, comme beaucoup d'autres iperstitions, s'introduisit dans la société des ièles par les convertis de la gentilité, et s'y aintint avec une ténacité dont la vigiince des pasteurs ne put triompher qu'à la fflgue. Or l'Église eut, pour condamner cet sage, inoffensif en lui-môme, un double lotif : c'est qu'il était alors entaché de superition et d'injustice.
1. — Chez les anciens, les étrennes, strems^ î grec yvta, munera^ étaient des présents qui Rangeaient en l'honneur des dieux et «nme gage d'heureux augure. D'après une ^tion romaine dont nous n'avons pas à exainerici la valeur, les étrennes du 1«' janvier, «Woriaj stretiœ, tireraient leur origine du ft Tatius, qui aurait été dans l'usage d'aller, i ce jour, cueillir la verveine dans le bois «ré de Strentui ou Strenia^ déesse de la santé, tts Içs vues d'attirer sa protection sur l'an- ^ qui commençait. D'autres disent que le euple se rendait en procession au palais du oi sabin pour lui offrir pieusement , avec les OQÎiaits de bonne année, des branches de cet Tbuste, qui était censé porter bonheur. Ce lui est certain du moins, c'est que cette sim- P^cité primitive disparut avec les mœurs antiques; au commencement de l'empire, l'abus
ANTIQ. CHHÉT.
des étrennes était devenu si excessif, que Tibère, si nous en croyons Suétone, se crut obligé d'en restreindre la distribution aux seules calendes de janvier. Car il s'en donnait encore à l'occasion des fôtes des principales divinités, de celle de Saturne par exemple, au mois de décembre, Saturnalitia spartula^ et de celle de Minerve, Minervale munus. (V. Hieron. infra.) Caligula parait avoir respecté les règlements restrictifs de son prédécesseur ; mais il s'en dédommagea en exploitant ses calendes de janvier avec une rapacité inouïe (Sueton. In Caiwn. xlii). o 11 faisait annoncer qu'il recevrait les étrennes au conmiencement de l'année, et il se tenait tout le jour dans le vestibule de son palais pour accueillir les offrandes du peuple romain, ad caplandas stipes. »
Les objets qui s'échangeaient à l'occasion du nouvel an étaient fort variés. Après l'âge d'or des étreimes herbacées (V. un savant art. de M. Daremberg dans le Journal des Débats , 2k déc. 1863), vint celui des comestibles de toute sorte ; on donna plus tard des pièces d'airain, d'argent, d'or; puis des meubles, des vêtements. Les objets d'étrennes les plus ordinaires, étaient des pugillaires, ou diptyques, à peu près semblables, quant à l'usage du moins, à nos portefeuilles et à nos agendas. (V. notre art. Diptyques.) Beaucoup de monuments de petites dimensions relatifs aux vœux du nouvel an nous ont été conservés. Ce sont des médailles, des lampes, des tessères de métal ou môme de terre cuite, portant des inscriptions comme celle-ci (Caylus. t. iv. p. 286; pi. Lxxxvii n. 3): annvm. novvm. favs- TVM. FELiCEM. TiBi, qui est écrite sur un fragment de terre cuite. Bellori a publié une médaille deConmiode, et Pietro Visconti une lampe avec des légendes analogues (G reppo.iVof es inédites). Mais un monument bien singulier en ce genre, est un autre fragment de terre cuite du recueil de Caylus (Ibid.) dans lequel un Romain se souhaite la bonne année, à lui- môme et à son
fils : ANNVM. NOWM. FAVSTVM. FELICEM. MIHI. ET.
FiLio. Un vœu amical se trouve exprimé par cette formule inusitée sur une agate-onyx donnée par le môme Caylus (T. iv. p. 135) : zhcaic AKAKiN, ce qui veut dire : vivas stne malo.
Mais ce n'est que comme observance idolâtrique d'abord, que la pratique des étrennes fut réprouvée et censurée par les Pères et les conciles : o Tu vas, disait S. Augustin à ses ouailles (^Serm. cxcviii), tu vas célébrer la solennité des étrennes, tout comme un païen. Faut-il donc que ton amour se porte sur des objets tout opposés à ceux de ta foi et de ton espérance ? Les autres donnent des étrennes, vous, chrétiens, donnez des aumônes. » Ce fut sans doute à raison de cette origine impure des étrennes, et des mobiles si éloignés de
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Pesprit chrétien qui en accompagnaient la distribution, qu'elles furent souvent appelées étrennes diaboliques. Cette qualification se rencontre dans beaucoup de textes anciens, et en particulier dans un sermon attribué au même S. Augustin (Inter Augustinianos. Serm, cxxv) : t II se trouve des gens qui, aux calendes de janvier, reçoivent et rendent des étrennes diaboliques, diabolicas strenas, »
« Ils observent les augures, continue le même auteur, auguria observant^ et, à leurs yeux, il serait d'un fâcheux présage de prêter quoi que ce soit à son voisin, le premier jour de l'année ; ils n'osent pas môme, crainte de malheur, donner du feu de leur foyer à ceux qui leur demandent ce faible service. Mais en revanche, la plupart, surtout les habitants de la campagne, mettent à leur porte, pendant la nuit qui précède le premier janvier, des tables chargées de toute sorte de viandes, au service des passants ; et ils se persuadent qu'une telle libéralité assure à son auteur une abondance égale sur sa table pendant tout le cours de Tannée. »
Il existait encore en France des traces de cette prati(jue superstitieuse au septième siècle ; et un concile d'Auxerre, tenu à cette époque (An. 613. can. i), dut, pour la déraciner, s'armer de toutes les rigueurs canoniques : Non licet kalendis januarii,,. strenas diabolicas obsertare.
II. — Les étrennes n'étaient pas seulement une pratique superstitieuse, elles étaient aussi une pratique injuste, un impôt vexatoire extorqué au pauvre par le riche. C'étaient les clients qui offraient des étrennes aux patrons, les citoyens au prince, les écoliers aux maîtres. Un curieux passage de S. Maxime de Turin, qui vaut déjà beaucoup comme peinture de mœurs au cinquième siècle (Homil, v. Iter ItaL Mabillon. t. ii. p. 18), mettra ici en relief toute la pensée miséricordieuse de l'Église, toujours disposée à prendre la défense du faible contre le fort, et expliquera le second motif de ses rigueurs contre l'abus des étrennes.
« D'où vient cette habitude où vous êtes, de vous lever de grand matin, et de paraître en public avec des présents, c'est-à-dire des étrennes à la main; chacun de vous s'empressant d'aller saluer son ami, et de le saluer par le don, avant de le saluer par le baiser fraternel? Jugez-vous-môme de ce que peut valoir un tel baiser, baiser vénal, d'autant moins estimable, qu'il est acheté plus cher!... Car, au point de vue de l'équité, n'est- il pas injuste que ce soit l'inférieur qui donne à sou supérieur ; et que celui-là soit obligé de faire à un riche des largesses, qui peut-être emprunte ce qu'il donne! Et une telle munificence, cela s'appelle des étrennes, on l'appellerait plus justement d'un autre nom, strcnuum (Il y a ici
un jeu de mots intraduisible). Car, encore un fois, un malheureux est forcé de donner c qu'il n'a pas; et d'offrir un présent, au détr ment de sa famille malheureuse. Les riche: il est vrai, font aussi de ces libérahtés ; ma en cela même, ils ne sont pas exempts dep^ ché : car le riche ne donne qu'à l'opulent, eu cumque soli locupleti: et tandis qu'il ne daigi pas mettre un denier dans la main d'un mei diant, il accourt, aux calendes, chargé d'( chez son ami ; lui qui, au jour de la Nativité d Sauveur, est venu à Péglise les mains vides Vous voyez donc que, aux yeux de la plupar l'adulation présente vaut mieux que la récon pense future. Ils donnent à un baiser de lei supérieur la préférence sur la gloire du Sai veur. Mais ce baiser, nous ne devrions p; l'appeler baiser, car il est vénal. Judas Isc rioth, lui aussi, baisa le Seigneur d'un telba ser, mais c'était pour le trahir. »
Les écoliers, comme nous l'avons dit, doi naient des étrennes à leurs maîtres. S. Jérôo {In Ephes. vi. k) prend de là occasion de d< tourner les évoques et les prêtres de faire ei seigner les lettres profanes aux enfants qu'i avaient eus avant leur ordination, par des thi teurs et des grammairiens idolâtres, de pei que les étrennes provenant des revenus ecd^ siastiques ne fussent employées à qtielqu mauvais usage. Après avoir cité ce verset d S. Paul : « Élevez vos enfants dans ladisciplin et la correction du Seigneur, • il ajoute : « Qu'il lisent cela, les évoques et les prêtres qui in struisent leurs enfants dans les lettres sécu lières, leur font lire des comédies et chante les écrits licencieux des mimes , et cela peut être aux frais de l'Église. Et ainsi, ce que 1 vierge ou la veuve versent pour leurs pécb^ dans le trésor, in corbonam^ ou ce que quelqu pauvre aura offert, sacrifiant ainsi tout son pé cule, tout cela risque de s'en aller en étrenn des kalendes, ou en sportule de Saturne, ou e don à Minerve, kalendariam sirenam et &rf«r nalitiam sportulam et Minervale my»itf, e d'être employé par un grammairien ou un on teur, soit à leurs usages domestiques, soit au frais du culte païen, soit à leurs honteux dés ordres, sordida scorta. •
L'usage des étrennes dans les premiers siè des se liait à une foule de pratiques licencieu ses dont nous avons traité à l'article Janvif [Calendes de).
EUCHARISTIE. — De tous les mystère du christianisme, l'eucharistie était celui que dans les premiers siècles, il importait le I^« de dérober aux yeux des profanes et de voil« à ceux des catéchumènes. L'idée d'un Dieufaj homme, livrant à sa créature sa chair en ab ment et son sang en breuvage, était tellemei
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u pIutAt au'dessus des conceptions t des ambitions même les plus auu cœur humain, qu'elle ne pouvait être pour les idolâtres, et même ptes iBcomplétoment initiés, l'objet ise pareille à celle qu'elle excita iciples, alors que pour la première énoDcée par la bouche du Maître :
)Ie est dure, s'écrièrent-ils, ut qui (ter? 1 Dana «( hic srrrno, et guis udin? [Joan. vi. 61.) ■end assez les dangers aussi bien ndales que pouvait soulever cette veauté tombant, sans une préparate, dansdes âmes neuves oudans des les. C'est ce qui explique pourquoi, D langage écrit, soit dans son lant'antiquitë épuisa, pouratténuer les isplendeursd'un tel mystère, toutes es de la discipline de l'arcane. (V.
ifie du !«Tet.) Les Pères grecs i'ap- •n, TQ irafliv, ou, s'il s'agit des deux biens par excellence, ta iyaSi (V.
a«r.eeci.advoc. 'Afifl*!. p.)Lesli' ltalesontcettepoétiquefo^muIe, inrlepoèteFortunat(Cann.xxv.l.[n):
is Agni margarilum ingens, perle du corps de l'Agneau. »
doctrine bien connue et qui troulin son développement, l'eucharis- >oissoN. Ainsi lisons-nous dans la scription de Pectorius d'Autun :
lange et bois, tenant l^.^ ^^^ ^^^ utes ces expressions voilées suffi' dële qui en avait la clef, elles ne ien à celui qui n'était pas initié.
) Vérone ,/nW(iil. ad foiU. m) apite eucharistie Desiderala, t ce qui Nous en pourrions citer beaucoup ore ; mais nous avons hâte d'arriver .ents figurés que nous devons surerroger. Or les emblèmes, qui y ss pour rappeler aux fidèles l'autre, sont empruntés, tantdt à l'an- BDt, tantôt au nouveau.
sait que l'histoire biblique fournit lombre de figures de l'eucharistie, soit comme sacrifice, soit comme Celles-là doivent seules obtenir ici 1 spéciale, qui ont été reproduites d'imitation, parce que nous ne saaqne les premiers chrétiens ne leur ]é nne valeur figurative, e figure évidente du sacrifice eunous avons une mosaïque de Saintivenne datant du sixième siècle Vet. mon. n. tab. xxii), ^t repréicrifice de Melchisédech, comme il 6 au quatorzième cbapitre de ta
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Genèse. Ce grand prêtre est debout devant un autel où se voient deux pains et un petit vase de vin ; il élève les bras et étend les mains sur ces otTrandes; il est vêtu de la penula ou planète par-dessus une tunique ceinte, de telle sorte que, par l'attitude comme par le vêt«ment, il ressemble à peu près exactement à un prêtre du rit grec à l'autel.
De l'autre cflté est Abe! debout, les mains élevées vers !« ciel, comme pour s'associer à ce sacrifice. On sait que l'Agneau oOert à Dieu par Abel est la plus ancienne figure de l'Agneau divin qui devait un jour s'immoler pour le salut des hommes. D'une autre part, le sacrifice de Melchisédech, composé de pain et de vin, est la figure la plus claire du sacrifice eucbaristique, où figurent les mêmes éléments, et qui n'est aiitre que le renouvellement perpétue! du sacrifice de l'Agneau de Dieu. L'artiste, ou mieux l'Éghse qui le dirigeait, a voulu rapprocher ainsi deux figures du même mystère qui se sont produites il plus de deux mille ans de distance. On est pleinement aulorisé à le penser par ces paroles du canon de la messe où le même rapprochement se trouve exprimé : I Daignez regarder. Seigneur, d'un visage propice et serein ces offrandes, et les agréer comme vous daignâtes agréer les présents du juste Abel, et le sacrifice de notre patriarche Abraham, et celui que vous offrit votre grand prêtre Melchisédech, sacrifice saint, hostie immaculée. » Munerajusti Abei, et qttod tibï oblulit iummus saetrdos tuiM Xekhisedech, sanctum sacTit<cium, immaculatam bostiam.
2° La manne dont le Seigneur nourrit son peuple dans le désert figurait l'eucharistie, en tant que sacrement ou aliment: c'est l'opinion de presque tous les Pères. Tout en signalant l'immense supérioritêde la réalité sur la figure, notre Sauveur daigna exprimer lui-même les rapports de l'une à l'autre : • C'est ici le pain qui est descendu du ciel. Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts ; mais celui qui mangera de ce pain vivra éternellement. > (Joan. VI. 59.) Patres Vistri manducaverunl manna in deserto, et mortai tutd; qui mondoeat Aune poncm, vivet in «femum.
Les monunients primitifs du christianisme
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n'avaient révélé jusqu'ici que des représentalions en quelque sorte contestables du miracle de la manne; quelques-unes de celles où l'on est convenu de voir invariablement la multiplication des pains nous ont néanmoins toujours paru devoir être interprétées dans ce sens. Mais aujourd'hui nous avons une fresque des catacombes où le fait est représenté d'une manière indubitable, et entouré de circonstances qui lui donnent une signification eucharistique certaine. Nous omettons ici les développements qu'on lira dans un article spécial sur la momie.
3>La position critique de Daniel dans la fosse aux lions, si souvent retracée dans les monuments, était bien certainement destinée à figurer celle des chrétiens au milieu des persécutions. Si donc la nourriture que le prophète Abacuc lui apporte par l'ordre de Dieu n'est pas la fig.ure de l'eucharistie, ce pain des forts dont les fidèles se munissaient dans leurs épreuves, et qi(,e souvent les diacres portaient aux confesseurs de la foi dans les prisons, nous ne saurions vraiment quelle interprétât îun lui donner 1 On a regardé aussi quelquefois ces aliments comme l'image du soulagement que les prières des vivants procurent aux âmes du purgatoire. Mais ce sens n'exclut pas l'autre. (Pour ce sujet, V.lagravurederart.SareopAojes.n.VIll. et aussi celle de l'art. Daniel.)