FIDE
grande vénération dans TÉglise. Mais on ne sait pas au juste à quelle époque une fête spédale leur fut consacrée. Nous savons par Origène (Homil. m De diversis) et par S. Augustin [De lib. arbitr. m. 23), que leur mémoire fut toujours célébrée dans les Églises. Il n'est pas certain que, au commencement, leur fête fût distincte de celle de l'Epiphanie. Car c'est à propos de cette dernière solennité que Prudence [Hymn, xii Cathemer. De Epiphan.)^ S.Léon (Serm. vi In Epiphan,) et S. Fulgence (Homil. iv In Epiphan,) rappellent leur mémoire! Quoi qu'il en soit, leur fête était célébrée autrefois avec de grandes manifestations de deuil et de tristesse ; elle n'admettait ni le Te Deum, ni VAlleluia, ni les doxologies. Le moyen âge vit de ridicules superstitions s'introduire en ce jour.
FIDELIS (fidèle).— Dans l'antiquité chrétienne, le nom de fidèle n'était donné qu'au chrétien baptisé, qui se trouvait ainsi distingué du néophyte et du catéchumène. Ceci ressort également des textes et des monuments épigraphiques. Dans sa Démonstration évangélique (L. VII. p. 200), Eusèbe marque clairement la distinction entre l'ordre des fidèles et celui de ceux qui « n'ont pas encore été jugés dignes delà régénération par le baptême. » Ceux-ci, s'ils avaient reçu l'imposition des mains et l'impression du signe de la croix, deux choses qui faisaient le catéchumène, pouvaient être ^i^\és chrétiens, mais pas encore fidèles (S. Ambros. 1. I De sacram. c. 1). Mais cette différence ne se trouve nulle part aussi nettement marquée que dans ces paroles de S. Augustin (Tract. XLIY In Joan. c. ix) : c Demandez à un bomme : Êtes- vous chrétien ? Si c'est un païen ou un Juif, il vous répondra : Je ne suis pas chrétien. Mais s'il vous dit : Je suis chrétien TOUS lui demandez encore :Êtes-vous catéchulûène ou fidèle? » Il n'y a donc pas de pléonasme dans Tépitaphe d'iNGENVA où cette chrétienne est dite CHRISTIANA FIDELIS (Le Blaut. I.
373), et cette formule se trouve plus d'une fois wrles marbres chrétiens. Le langage des con ciles suppose aussi partout la distinction entre Infidèles et les catéchumènes : ne qua fidelis, ^catechumena, dit celui d'Elvire (Can.Lxvii). Aumoment de la liturgie où les catéchumènes avaient être exclus , le diacre disait à haute ^ii' Quicumque catechumeni recedite, quicum- 9"* FIDELES, iterum et iterum pro pace Uominum ^«nus. Alors seulement commençait la messe ^ fidèles, où ceux-ci communiaient. Les fi- ^ seuls avaient le droit de réciter l'oraison "Oroinicale, qui, pour ce motif, était appelée la t"'^^ des fidèles, eù^i^ xwv icioiSiv. On trouve à chaque instant dans les conciles, cum fidelibus ^'^«w'erc, cum fidelibus orare, (V. Suicer. The-
ANTIQ. CHRÉT
saur, eccl. ad voc. nioxàç). Un autre privilège des fidèles, c'était d'assister aux instructions ayant pour objet les plus profonds mystères de la religion : il n'y avait pas de secrets pour eux. Le titre de fidèle était donc pour le chrétien un titre de gloire, et on aimait à le mentionner sur les tombeaux, surtout lorsque l'âge peu avancé du défunt pouvait inspirer quelque doute à cet égard : hic reqviescit in pack fi- Lippvs II iNFAS (Sic) FIDELIS (Maraug. Act. S. K. 103).
Tel est encore le titulus de vRaA florentina morte fidelis à l'âge de un an, neuf mois, neuf jours (Id. p. 109), et celui de heraclia morte à cinq ans, cinq mois, vingt-six jours (Id. p. 96). Cette pratique était universelle dans l'Église. Nous la retrouvons dans un antique cimetière de Chiusi en Toscane (Cavedoni. Anl. dm. Chius, p. 33) : avrelivs melitvs || infans, cris- TAEANVS (Sic) Il FIDELIS. On croit que cet enfant, mort à quatre ans, deux jours, vivait au troisième siècle où le nom d'Aurélius était trèsrépandu. Sur un marbre de Florence (Gori. Inscr. ant. Etrur. t. m. p. 31 4), une petite fille de trois ans, trois mois et dix jours est dite être morte fidèle, oicth ETEAErrHCEN.
Nous avons beaucoup d'inscriptions mentionnant d'une manière générale la qualité de fidèles ; hic jacet eredam qve || vixit in page FIDELIS.... (Passionei. p. 117). hic reqviescit FIDELIS in pace || aemiliana.... (MuratoH. 1821.
n. 4). CELERINE FILI FIDELIS QVIESCIS IN PACE
(De' Rossi. Inscr. Christ, i. p. 140. n. 315). Dans toutes ces épitaphes, la paix, c'est-à-dire la félicité éternelle, est représentée comme le résultat de la fidélité acquise par le baptême. Une épitaphe du cimetière de Priscille, donnée par Boldetti(P. 462), et rendue à sa véritable leçon par Marini {Arv, p. 171), constate la pieuse sollicitude d'une aïeule qui voyant son enfant en danger de mort, s'empressa de demander pour lui le baptême, lui donnant ainsi une marque d'amour vraiment solide, c'est-àdire chrétien : cvm soldv (Solide) amatvs fvis-
SET A MAJORE SVA ET VIDIT || HVNC MORTI CON- STITVTVM ESSE PETIVIT AB ECCLESIA VT FIDELIS
Il DE SECVLO RECECissET (Recederct).
Comme dans les textes des Pères et des conciles, le titre de fidèle est souvent, dans les inscriptions, mis en opposition avec celui de néophyte ou de catéchumène, audiens; témoin l'épitaphe de deux frères, dont l'un mort avant le baptême est appelé noefitvs, et l'autre après le baptême est honoré du titre de FIDELIS (Oderico. Inscr. p. 267) : hic reqviescvnt dvo fratres innocentes II constantivs neofitvs qvi vixit annis octo. m. II. D. VII II
IVSTVS. FIDELIS. QVI. VIXIT. ANNIS. VII. (V. l'art.
Néophyte.) Une inscription de Florence porte qu'un patron fidèle avait élevé le tombeau à
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son élève (Alumna) catéchumène : sozoheneti ALVMNAE AVD[ENii pATBONvs FiDELrs (Gori. op. laud. 1. 1. p. 228). Les premiers chrétiens plaçaient leur vraie noblesse dans la régénération spirituelle obtenue par le baptême. Ainsi, de môme que les Grecs descendant de race consulaire aimaient à s'appeler Znrzoç h Eindiuv, eonsuf ex consiititus, les chrétiens nés de parents chrétiens, se glorifiaient d'être nommés sfuToç Ix jilsTuv, fidelis ej! fidelibtts (V. Lupi. Sev. epitaph. p. 136).
FLABELLUBI liturgique.
I, — Le flabellum est un instrument destiné à chasser les mouches et à tempérer la chaleur. Macri (Hiero-Lexic. ad h. v.) le définit ainsi : Ftabellum seu (labium, ventulum muscarium, inslrumentum, quo lenlilando mascx, calidamque ciTcuntambiens aer exptlluntur.
On connaît assea l'usage du (labeUam ou éventail dans l'antiquité , et surtout la place importante qu'il occupait dans le mundus niuliebrii, ou si l'on veut, dans le mobilier de toilette des dames romaines, (V. Ovide. De art. amand. 1. 161,— Martial. Epigr. m. v. 10.) On s'eu servait particulièrement dans les thermes, pendant le bain ; et après le bais, comme les anciens se mettaient au lit, des esclaves de la classe de celles qu'on appelait porte- éventail, flabelliferas {Plaut. 7"n>ium, act. u, se. 1. vers. 22), agitaient des llabella autour de leurs maîtres, pour protéger leur sommeil contre l'importunité des insectes ut de la chaleur. (V. aussi Térence. £unuc. m. S2.) Dans l'antiquité, il avait aussi une destination liturgique, si 1 on peut s'exprimer ainsi : on s'en servait pour activer le feu dans les sacrifices. On voit souvent cet instrument, sur des vases grecs, à la main des femmes qui sacrifient. (V. Enn. Visconti. Osservaz. su due musaîci ant. p. 7.)
Dans l'usage ordinaire de la vie, les premiers chrétiens se servaient aussi d'éventails. Les moines de Syrie, adonnés au travail des raains, s'occupaient à en confectionner ainsi que beaucoup d'objets du mËme genre, et il est k présumer que S, Jérôme en faisait luimême dans son désert de Chalcis. S. Futgence
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évéquedeAuspiuni, étant encore abbé d'uDm nastèrede la Bjiacène, en confectionnait aus mais seulement pour le service des autels^ Suriiim. Ad diem jan, t.) Nous dirons plus t core, des personnes vouées à la vie dévole ( fraient volontiers de ces muscaria à leurs ur et en recevaient d'eux. Marcella en ayante vojéà ses amis de Home, avec d'autres peti présents. S, Jérôme l'en remercie de leur pi (L. I. epist. 41). Ou conserve dans le trésor i Monza l'éventail de la reine Thêodeiinde.C'^ une feuille de cuir longue et étroite, repli sur elle-même à la façon des" paravents, dont les plis sont réunis à un bout par un f Parmi les ornements et les dorures dont il e encore en partie rehaussé, on reconnaît à partie qui se développe des traces d'une i scription latine, aujourd'hui à peu prèsili sible (Communication de M. Edmond Leblanc
IL — Préoccupée dès son origine de tout i qui peut contribuer à la dignité du culte t général, et par-dessus tout entourer de respe la consécration eucharistique, l'Église, t> orientale qu'occidentale, ne tarda pas à ado ter dans sa liturgie un instrument qui jusqu là n'avait eu qu'une destination profane;! il est dans son génie, si large et si peu eitli sif, de tourner au profit de la gloire de Dit tout ce qui n'est pas mauvais en soi, et dei chaîner même de préférence à son servi' celles des créatures dont l'esprit du mal a 6 le plus longtemps des instruments d'orgneili de sensualité. Mais ce que nous aimons su tout à signaler dans une telle pratique, c'e une preuve nouvelle, bien qu'indirecte, de foi des siècles primitifs à la présence réelle, est évident qu'un si grand luie de précaulim eût été sans objet, si les premiers disciples i Sauveur n'eussent vu dans les mystères i l'autel qu'une vaine et froide représentation.
Le plus ancien témoignage que nous poss dions en faveur de l'emploi du flabeilumiU la liturgie sacrée nous vient des Corwitvli» apofloliques [viii. 9) : il y est dit que penda la célébration des saints mystères, depuis I blalion jusqu'à la communion, deux diacre placés aux deux extrémités de l'autel, agi tiif incessamment des éventails, ordinairement i plumes de paon, soit pour tempérer la chale dont le célébrant pouvait être incommodé, » pour chasser les mouches et les autres insecl qui auraient pu se poser sur les pains ou toJ ber dans les calices. Photius {Biblioth, n. cc0 I. 5. c. 25) nous a conservé un curieux passa du moine Job qui, en outre des deux principa buts que s'est proposés l'Église dans l'insti' tion duflabellum, nous en révèle un autre à ordre plus élevé, et qui est d'empêcher fidèles, par le mouvement réitéré de cet i trument, de s'arrêter aux superficies ou :
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s, et (le les forcer à élever les yeux oi jusqu'aux adorables réalités du ucharislique. Les liturgies des Pères tiennent de nombreux témoignages d CV'- Bibliotk. PP. t. II. pp. 61 . 78 et nême nous font connaître de nomils qui constituent comme la rulirique
lain, patriarche de Constantinople . rer. ecel. p. 157), nous apprend ulier que l'agitation du (lubetlunt ■a que jusqu'à l'oraison dominicale, la principale partie de la prière li-
aprës la formule sacramentelle. Il é de S. Épiphane (Ap. Surium. Ad
xii) qu'un jour il enleva, pendant la
pJbellum à un diacre atteint de la ce supposé d'incontinence, et le reiutre; et Jean Moschus {Prat. spirit.
I BibUoth. PP.) rapporte que des enftiésjrie, imitant dans leurs jeux le ni sacrifice , n'avaient point oublié itbellum qui était sans doute une des ces de la liturgie qui avaient le plus
frappé leur attention. En&n nous .rmi les ustensiles sacrés énumérés ironique d'Alexandrie (Ap. Menard.
crament. Greg. p. 319) pour l'église
Quant à I Église latine, les téinoirits remontent moins haut, mais ils me d'une tradition qui leur est bien '. lis sont fournis surtout par les me des ordres monastiques, les cou- 3uny, pareseniple, et celles de Saintde Dijon (Manfene. Dt ant. monach.
I. 61). Le cérémonial des dominicains t aussi l'usage dans la messe solen- Hiidehert avait envoyé un (labtlium t à un de ses amis (Durant. De rit.
. Dès les temps les plus anciens, les piraient au nombre des objets prëin exposait aux jours de fêtes dans t. On le voit dans les miniatures du de Basile et en particulier dans celle pagne la Vie de S TMoctiUe (ix jan- . l'église de Sainte^Sahine , où ils sont 1 mosaïque , dans une fresque de 'e5treincapi(e(D'Agincourt. Pemfure.
3). D'Agincourt publie aussi (Ibid.
) une patène antique recueillie dans mbes sur laquelle se trouve gravé ïm. La figure placée en Ifite de cet ésente un diacre exerçant l'office du pendant la messe ; c'est le calque iature de la bibliothèque Barberini.
s avons un exemple plus précieux r un verre doré de l'un des trois pre- :les où un diacre est vu agitant un kutour de la tête de l'enfant Jésus
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assis sur les genoux de sa mère (Boldetti, p. 204. — V. cette figure à l'art. Vierge [Sle].) , et un autre à peu près semblable dans une adoration des Mages sculptée sur un sarcophage antique (Bottari. tav. cixxiii).
IV. — De tout ce que nous avons dit il résulte évidemment que c'était aux diacres que l'Église avait confié le roinistère du /tabellttin, et ce fait est démontré surabondamment pour l'Ëglise grecque par le passage des Co'ittiluliutis apoftoliques que nous avons cité plus haut. Nous pourrions en trouver une nouvelle preuve dans la Vie de S. Nicolas (Ap. Surium. III opnV.) où il est dit que S. Atbanase* remplissait le ministère .du flabellam, car il était diacre, ■ eral enim diaeonua. Aussi, dans l'ordination du diacre, chez les Grecs, le pontife, entre autres objets qu'il lui remet comme insignes de son grade, lui livre-l-il le flabetlum appelé ches eux ^iirËim. Dom Martène(f'e(iRt. £cc', ritib. t. ii. p. 36. edit Venet.j donne de nombreux extraits de l'eucologe des Grecs qui nous révèlenl de précieux détails à cet égard. Les diaconesses sont formellement exclues de ce ministère , ainsi que le remarque Matbseus Blaslares. (Cf. Voigt. Di olfuT. Chriitian. p. 340.)
Cependant si, chez les Orientaux, l'office du /labeitum était exclusivement réservé au diacre, il semble que, dans l'Ëglise latine (Martèoe, ibid.) un ministre quelconque pouvait au besoin l'exercer, bien que le diacre eût seul caractère pour cela. Dans la collation du diaconat, les anciens sacramentaires latins (Martène. op. laud. t. ti) ne mentionnent, comme essentielle, que la remise par l'évèque à l'ordinand de l'étole et du livre des saints Évangiles , et plus tard celle de la dalmatique. Il n'y est point parlé du jlabet' lum, ce qui autorise à conclure qu'il était moins exclusivement attribué à cet ordre.
V. — Dans la liturgie, comme dans la vie privée, les flabella les plus usités étaient de plumes de paon (fionsM. apost. loc. cit. ] , ou de membranes trèsfinesou enfin de feuilles de palmier. La >^ flabellam des Grecs,
■^ fuiISiOT est fixé au
bout d'unehampe en bois et alTecte la forme d'un chérubin à six ailes (Bona. Rar. titurg.
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1. 1. c. 25. n. 6). Celui des Maronites et des Arméniens est de forme circulaire, recouvert de lames de métal et entourés de petites sonnettes (V, le Brun. t. v. p. 58), comme on le voit dans la figure ci-jointe représentant un diacre arménien.
L'usage du flabellum subsiste encore chez les Grecs et les Arméniens ; il a disparu de l'Église romaine dès le quatorzième siècle, c'est-à-dire depuis l'époque de la suppression de la communion sous les deux espèces, et n'a été conservé que par le souverain pontife qui fait porter lievant lui deuï grands éventails en plumes de paon dans les solennités. Le seul monument de ce genre qui, à notre connaissance du moins, existe encore , est le flabellum de Tournus qui date du neuvième siècle : il est orné d'inscriptions on vers et de curieuses peintures. Ce précieui monument est aujourd'hui en la possession d'un amateur de Paris. M. du Sommerard l'a publié en deux grandes planches dont l'une est insérée dans son Atlas dttarls dumoyen âge (Chap. xiv. pi. ivf , l'autre dans son Aibum (ex' série, pi. xtii).
VL — Noua devons maintenant indiquer sommairement les diverses destinations et significations du flabellrtm, que nous n'avons fait jusqu'ici que mentionner d'une manière incidente. Les liturgistes enseignent que l'Église, en l'adoptant, a été mue par quatre intentions principales. Les deux premières se trouvent énoncées dans ces deux vers du flabellum de Tournus :
Sunt duo qttx modicum confert xstaie flabellum :
1* Infestas abigit mascas, il chasse les mouches importunes. Ceci avait une grande importance au temps où l'usage du calice était accordé aux laïques dans l'Église occidentale, comme il l'est encore en Orient, usage qui néanmoins n'a jamais exclu la pratique de la communion sous une espèce unique. Il fallait
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empêcher les mouches de tomber dans les coupes et de profauer le via soit avant, soitapi^s la consécration.
2° Et mîtigal xstum. Il atténue la chaleur. Cette précaution n'avait pas seulement pour but de soulager le pontife à l'autel en rafnlchissant l'air autour de lui : calidum cirainiambiens aer txpelleTt, mais plus encore ie préserver les divins mystères des protanatico' matérielles auxquels ils étaient exposés à raison de la transpiration sans cesse excitée cbei l'officiant, principalement sous le ciel bnllml de l'Italie, aussi bien que dans les climai; orientaux.
3° 11 nous reste maintenant k développeriez significations mystiques de cet instrument. Li première nous est suggérée par le moine Jol (Loc. laud.). Alors que le mystère eucbarislique est consommé par la puissance Aes parole! sacramentelles, rien n'est changé dans les ipparences : l'œil du corps continue à voir les substances matérielles qui n'existent plus. 11 j avait là un danger pour la foi novice encon des nouveaux initiés, et il était sage d'emp*cher leurs regards de se fixer trop itlepUte ment sur ces apparences, rébus tn'sis inhvrtn, il était bon d'en distraire l'attention, de leui esprit, facile à déconcerter, et de l'élever ïWi l'invisible beauté , vers les réalités sublimes que, pour ménager notre faiblesse, Dieui voulu recouvrir d'un nuage.
Il" Ces interprétations s'appliquent à tous le flaMla, quelles qu'en soient la matière el la forme ; il en est d'autres qui ne leur conviennent qu'autant qu'ils se composent de plumef de paon, et celles-ci concernent à peu p* exclusivement le souverain pontife.
Dans les principes chrétiens , le paon est U symbole de l'homme parfait, juste et saint, qui n'est corrompu par aucun vice ; car, dans l'opinion des anciens (Aug. Glois. in c. n. 3 lleg.), la chair du paon est incorruptible, i l'Instar du paon , l'homme juste brille de l'éclat varié, non de ses plumes, mais de sesiertus, et de même encore que par son chant, eel oiseau chasse les serpents, ainsi l'homme juste met en fuite les démons par sa prière (Aug-ft civit. Dei. l. Kl. c. 4).
Le rit du flabellum avait pris encore sonongine dans cet oracle d'isale (vi. 2), où il est dit que les séraphins étaient autour du trûne de Dieu, et qu'ils avaient chacun six ailes, el que de deux de ces ades ils voilaient la face du Seigneur, Voilà bien surtout le plitSiov à^ Grecs, lequel reproduit limage d'un sérapli''' à six ailes. Les deux éventails aux deux boi* de l'autel font l'office des séraphins, et voile"' la face du Seigneur, Ils figurent encore 1*^ chérubins du propitiatoire antique {Exod.Si^- 18, — Num. vil. 89).
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