GREC
ADIiE. — Ce sont des espèces de iposés de la réunion de quatre gamma ^
près ainsi, dk et que Ton figurait sur
ents et autres ornements ecclésiasti- » l'antiquité chrétienne. Anastase le taire fait souvent mention de ces vêteon désigne ordinairement sous le nom idia vestes. Les chasubles ou planètes it surtout parsemées dans tout le )nmie on le peut voir dans un curieux t donné par Ciampini (De sacr, œdif.
dans les chasubles des Grecs telles »nt encore aujourd'hui. (V. Macri.
:ic. ad voc. Casula.)
PEnTLACIUM. — Dans les ancienîues, c'était le lieu où Ion déposait offrandes des fidèles que les canons nt de placer sur l'autel, et qui étaient Irectement dans la maison de Pévéque st. V. VI. — Syn. Carthag, iv. can.93). ait un autre nommé corbona^ destiné • le trésor de l'Église.
UiX. — V. l'art. Livres liturgi-
i (instruments liturgiques spéciaux ^e calice et la patène sont deux vases
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sacrés communs aux Grecs et aux Latins. La patène des Grecs, ou c disque, i B(axoç, est plus grande que la nôtre, et telle à peu près qu'elle était primitivement dans les deux Églises. (V. les art. Calice et Patène), On en peut voir dans Goar (Eix(^oyiov. p. 117) la représentation; le disque est tel qu'il est disposé au moment de la messe ; au milieu est l'hostie du prêtre, marquée de la croix, sipHum^ oçpayfç, et des sigles ic — xc — N — K — Jésus Christus tnnciY, tracés dans les quatre compartiments formés par la croix grecque ; dans le reste du champ de la patène, qui est concave, sont déposés les petits pains destinés à la communion du clergé et du peuple.
Les Grecs, et les Orientaux en général, emploient dans la célébration de la liturgie quelques autres instruments inconnus aux Églises occidentales. Nous avons consacré à chacun d'eux quelques lignes dans ce Dictionnaire. Ce sont : Vastérisquej la cut/ier, Véponge, la lance.
Nous faisons observer une fois pour toutes que quand nous traitons des choses relatives à la liturgie desGrecs,nous parlons ordinairement au présent, parce que, chez eux, les rites et tout ce qui s'y rapporte sont aujourd'hui à peu près ce qu'ils étaient dans les premiers temps.
GYMNASIA PAUPERUH. — V. Part. HÔpitaux.
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£UX (les jeunes) dans la fouri. — Quelques monuments, entre aupeinture du cimetière de Cailiste av. Lxxxii) et un sarcophage de Miranxa. Mon. Crist. tav. iv), représench, Misach et Abdenago au moment its devant la statue du roi, ils sont 8 l'adorer (Daniel, m). Ils portent une lique qui parait liée au-dessous des ils sont coiffés de la tiare ou bonnet tel qu'il se remarque sur les marbres sur la tête d'Atys et du dieu Lunus, le Paris (Admirand. urb. Bom» n. iv), s sacrifices du dieu Mithra (Cf. Bot-
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tari. II. 87), enfin sur celle de Priam dans le Virgile de la Vaticane. Leur attitude témoigne de leur invincible répugnance pour l'acte d'idolâtrie qui leur est proposé. L'un des deux a les mains liées par devant, comme on l'observe dans les statues de prisonniers qui se conservent au Capitole et au palais Farnèse, et dans les bas-reliefs de l'arc de Constantin. L'autre, dont les mains sont libres, fait de la droite un geste de répulsion. Au sommet d'une colonne se trouve la statue, ou plutôt le buste de Nabuchodonosor, et, devant l'idole, le roi lui-même qui la désigne du doigt, la tête tournée d'un air impérieux vers les jeunes Israélites. Il est vêtu
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du costume des L'inpereurs découverte et porte la tunique, et, par-dessus son armure, la chlamyde ; de ia main gauche il lient la haste, telle qu'on l'observe sur les médailles, à la main des dieux et des héros. A cûlé de lui se tient debout un personnage vêtu comme les soldats romains , à l'exception du piUui phrygien dont il est coiffé, et portant une hache sans faisceaux.
Nous devons faire observer que, toutes les fois que ce fait historique est représenté sur les monuments chrétiens (V. encore Bottari. xxii), on n'a figuré sur la colonne qu'un buste, et jamais une statue, ce qui parait être en contradiction avec le texte sacré. Ceci ne saurait être l'effet du hasard. Dans les énormes proportions qu'énonce le livre de Daniel, » de . soixante coudées de haut, six coudées du large (Vers. 1.), > altiiudine cuit(7orum sexaginla, lalitudine cubitorum s doute compris la colonne avec le simulacre dont elle était surmontée : il serait difficile d'imaginer une statue en or d'une taille pareille. Ces représentations antiques sont donc un commentaire matériel du texte divin, commentaire qui puise une grande autorité dans son accord avec les données de l'art antique que nous tenons de S. Clément d'Alexandrie (Sirotn. 1. I. p. iil8. edit. Potter. n. xxiv). D'après ce Père, les anciens, avant qu'ils eussent trouvé l'art de sculpter des statues, adoraient la Divinité sous la forme de colonnes. Peu à peu ils imaginèrent de Sgi sommet, ensuite des Termes, des Hermès, des bustes. Jls essayèrent un peu plus tard de façonner des statues entières ; mais, dans le principe, les jambes et les bras ne se détachaient point du corps ; telles sont les statues en gaine que nous iroKVous chez les Étrusques et les Égyptiens. Dédale fut le premier qui exécuta des statues ayant jambes et bras, et, surpris de cette nouveauté, ses contemporains crurent qu'il avait trouvé le moyen de faire marcher et agir des statues.
11. — Les Hébreux dans ta fournaise. Ce sujet, dont le premier n'est que le préliminaire, se rencontre beaucoup plus fréquemment;dans une seule circonstance (Bottari. tav. xxii), le^ deux scènes sont réunies et ne forment qu'ui: seul tableau. l.es jeunes Hébreux sont ordinairement debout dans la fournaise, et étendent les bras dans l'attitude de la prière ; ils sont communément coiffés du piletis phrygien, et rarement leur tête est découverte (Botti et alib.). Ils portent le vêtement qui est décrit dans le livre de Daniel (m. 21] : ■ £t aussitôt, ils furent enchaînés, et avec leurs habits el leurs chaussures, et tous leurs vêtements jetés au milieu de la fournaise. > Et confesiim vin lift vincti, cutn briuxis sui$, el liarii, et cakea-
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'Hits, et ventibus missi suni in m«iium fon tgntsordenfis. Cependant les différents m
ments offrent, sous ce rapport, des varrël notables, dont nous ne signalerons que les pi
liantes. Quelquefois les jeunes Hébrcui j portent que la tunique unio, ceinte (Bottai CLXix;, ou même libre (Id, cxxxxiu); d'ai ! vêtement est orné d'une ^li CLXxxi)oude deux bandes de pourpre (Id. in que les anciens appelaient davi; dans lapiu che CXLIX déjà citée, la tunique n'en a qu'uni mais il en existe une sur chaque janibe. i elle descend jusqu'aux pieds. C'est le pan gium des anciens. (V. l'art, cijivus.) Quelqm verres dorés (Garrucci, Veiri. i. 1) lespr duisent d'après ce type. Dans un autre mooi ment (clxxxvi'. un seul des trois personnip a les deux bandes de pourpre descende jui qi['au bas de la tunique ; les deux autres d'c ont que le diminutif, qui atteint à peii^e le m lieu de la poitrine. Les anciens appelaitct ( dernier ornement poroyawfa. ^V. l'art, cun
Quelques monuments les représentent ï6Ii
de la chlamjdt , tomme dans c* bas-relj inédit du musée de Latran, où nous l'aval fait, copier ; d'autres avec la penula reieri sur les bras (Id. clxxxxv), ou avec le Mja lîxé sur la poitrine par une £bule (Id. lxxivu Dans ce dernier , la fournaise , comme du quelques autres, ressemble à un sarci^)lu( sans couvercle , et sur le devant sont tit ouvertures arquées pour introduire le boii; l'une des extrémités est un personnage ; attise le feu avec un long bâton. Une peiDtn du cimetière de Priseille (Bottari. CLviii) r présente la fournaise d'une manière fortà gulière : c'est un grand arc ou comme n espèce de berceau se joignant sur U l£te i jeunes Hébreux complètement nus.
Nous devons appeler l'attention du lecb sur un sarcophage du Vatican (Bott. xu) présente une circonstance importante et u rare, du moins dans les monuments des o combes. C'est un personnage debout, hon
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iournaise, vêtu de la tunique et du pallium^ lant dans la main gauche un volume roulé, élevant la droite disposée comme pour l'al- ;ution, ou la bénédiction latine (V. l'art. Bér);il est tourné vers les trois jeunes gens 'il semble exhorter. Bottari se demande si .personnage ne serait point Daniel, que cendant le livre sacré ne fait point intervenir us cette circonstance, ou le Fils de Dieu 'une idée d'artiste aurait, selon lui, placé comme le désiré des nations dont l'attente tifiait dans les épreuves les Saints de l'ann testament. En se reportant au texte de oiel, le savant antiquaire eût pu éviter, ce semble, toutes ces hésitations.
1 est certain (Dan. m. 49) qu'un quatrième -sonnage intervint, et Daniel lui donne le n d'ange : Angélus Domini descendit in for- :em ; qu'il rompit les liens des trois mars et neutralisa l'ardeur du feu par un vent is et une douce rosée. Ce qui n'est pas lins certain, c'est que, frappé de ce prore, Nabuchodonosor s'écria qu'avec ses trois ;Umes, il voyait un honm[ie semblable au 5 de Dieu (Dan. m. 92) : Et species quarli nilisFilioDei. Quel était ce personnage? Nachodonosor y voyait-il simplement un ange, ; bien, par une illumination céleste , y reonaissait-il le Fils de Dieu, la seconde périme de la Ste Trinité? La première opioû est la plus suivie, car l'Écriture donne •uvent aux anges le titre de Fils de Dieu (Job. l.n. 1. — t'salm. lxxxviii. 7), et d'ailleurs, îlon certains interprètes (Dionys. Garthus. et ii quidam), le roi pouvait avoir en vue et bigner par ce nom quelqu'un des demiieui admis par la théogonie chaldéenne.
Quoi qu'il en soit, il ne nous semble nulle lent douteux que l'artiste n'ait voulu représenar dans ce bas-relief le Fils de Dieu. Nous en roosune première preuve dans le volume que ( personnage en question porte à la main et M l'antiquité n'a jamais, que je sache, donné inr attribut aux anges. Au surplus, le sculpwr ou celui qui l'a dirigé dans son œuvre, ifait vraisemblablement que formuler sur le ittbre l'opinion adoptée à cet égard au quaième siècle, date probable du monument, pinioQ que nous trouvons exprimée en vers ir Prudence, poète contemporain, qui met us la bouche du roi un discours (Apotheos. BTB. 130) dont voici le sens :
« La fournaise a reçu trois hommes seulement ; , bn?aiit les vapeurs et les feux, en voici un quaéme: c'est le Fils de Dieu, je le confesse, et incu^ je l'adore. »
ope, ait, o proceres, très vasta incendia anhelis
DepereTÎros fornacibus; additus unus
se -fâporibus ridens intersecat ignés.
ias ille Dei est, fateorque, et victus adoro.
Et plus loin (Vers. 138) :
« Le Fils (De Dieu, ce n'est pas douteux), opère ces miracles; je le vois; Dieu lui-môme, et de Dieu le véritable Fils. »
Filius (Uaud dubium est) agit haec miracula rerum; Quem video: Deus ipse, Dei certissima proies.
Le bas-rehef s'écarte cependant du récit de la Bible, en ce que le Fils de Dieu n'est point dans lafoumaise,maisàcôté. Peut-être l'a- t-on placé de la sorte pour rendre plus sensible l'action toute-puissante qu'il exerce sur le feu au-dessus duquel il élève la main avec le geste de la bénédiction ou du commandement. Dans tous les cas, un ivoire du cinquième siècle donné par Gori {Thesaur. diptych, t. m. tab. viii) ne permet guère de douter que les artistes de cette époque n'aient eu l'intention de représenter le Fils de Dieu. Le personnage qu'offre cet intéressant monument est ailé , et il étend une croix sur les flammes pour les apaiser. Ceci parait non moins certain dans un fond de coupe où Notre-Seigneur est vu étendant sa baguette sur la fournaise, absolument comme dans l'accomplissement de deux de ses miracles, la multiplication des pains et la guérison du paralytique, sujets qui, avec le premier, remplissent tout le pourtour du verre.
Sur le couvercle d'un autre sarcophage du même cimetière (Bottari. xxii et p. 87 t. i) où le même fait est retracé, l'ange, ou le personnage quelconque désigné par Daniel, placé dans la fournaise, entre deux des jeunes gens, sous la forme d'un adolescent joignant les bras sur sa poitrine, se distingue d'avec eux en ce que sa tète n'est point coiffée de la tiare phrygienne, mais nue. On voit le troisième Hébreu conduit par un satellite vers la fournaise, sur le bord de laquelle l'un de ses compagnons se penche en lui tendant la main. Cette scène est précédée de celle où le roi assis sur un pliant ordonne d'adorer sa statue.
Nous en aurons fini avec cet intéressant sujet, quand nous aurons signalé une circonstance unique, pensons-nous, caractérisant une peinture murale du cimetière de Priscille (Bottari. cLxxxi). C'est une colombe, portant à son bec une branche d'olivier, et planant dans les airs au-dessus de la tête des trois Hébreux. On ne saurait méconnaître ici l'intention d'exprimer la paix que, pour les martyrs de l'ancienne loi, le ciel faisait succéder aux fureurs d'un roi impie, et leur délivrance des flammes que sa colère avait allumées pour châtier leur fidélité au Dieu d'Israël. Mais ne pourrait-on pas pousser plus loin encore cette interprétation, et dire que la colombe apportant un symbole de paix et de délivrance, était la représentation allégorique de l'ange qui fut envoyé du ciel pour opérer ce prodige ?
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L'histoire des jeunes Hébreiu dans la fournaise est, faute d'espace, reprÉseutèe en abrégé, c'est-à-dire, par un seul personnage au milieu des flammes, dans quelques verres dorés de petites dimensions (Garrucci. Vetri. m. 8. 9. 10. n. 12).
La représentation de ce sujet dans les cimetiÈres avait pour but d'encourager Jes chrétiens au martyre, et de les prémunir contre la crjÛDte de la mort, qui, pour le juste, est suivie de la délivranc*. (V. Cjprian. Epùt. lxi.— Greg. Magn. Diat. m. 18.) Elle était encore, H'après S. Irénée (L. v. c. 5. 2) et Tertullien (De regurrcct.) l'un des nombreux symboles de la résurrection en usage che» les premiers chrétiens. S. Cyrille d'Alexandrie (Ep. xxxvii. Ad Olyp.) compare l'Église à la fournaise de Babylone, l'Église où les hommes, de concert avec les anges, chantent les louanges du Seigneur et lui offrent continuellement l'hommage de leur reconnaissance.