‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 117 sur 266 · V. l'art · texte numérisé non relu

V. l'art

BEMORBOISSE. — Un grand nombre de sarcophages antiques reproduisent dans leurs sculptures l'histoirB de la guérison par Noire- Seigneur de cette femme atteinte d'un flux de sang. (V.Bottari. tav. xcx. xxi. xxxiv. xxxix. xli. Lixxiv. Lxxxv. Lxxxix. cxxxv.) Il se trouve aussi représenté sur un sarcophage du quatrième ou du cinquième siècle servant de bassin à la fontaine dite de Seitius à Aii en Provence, et sur celui de S. Sidoine dans la crypte de Stc Madeleine ( Jfonum. retat. à Ste Madeleine. 1. 1. col. 763). D'après plusieurs Pères, entre autres S. Ambroise (Lib. ii In Luc. c. vi[i) et Théophile d'Antioche {InEvang. 1. vi), cette femme aurait été aux yuux des premiers chrétiens la figure de l'Église ex genlibus, et son sang la figure de celui des martyrs. Cassiodore (/n psofm. xxiii. 2) est d'avis que la frange dii vêtement de Notre-Seigneur, au contact de laquelle l'hémorrolsse fut guérie , signifie l'Église, et que cette femme représente la gentilité qui ne trouve le salut qu'en entrant dans l'Église.

Les artistes qui ont exécuté ces urnes funéraires, et qui probablement étaient Grecs, ont suivi le récit de S. Luc qui, comme on sait, a écrit en grec {Luc. vin. Wseqq.) L'hémorrolsse est agenouillée ou profondément inclinée; elle saisit le bas du manteau du Sauveur qui, sans paraître s'en apercevoir, s'entretient avec un de ses disciples, S. Pierre probablument, auquel l'écrivain sacré attribue cette réponse (Luc. viii. 45) : t Maître, la foule vous presse, et vous demandez qui vous a touché ! ■ Quelquefois, le Sauveur touche de la main droite la

tête de l'hémorrolsse et jette sur ellt gard de miséricordieuse bonté. Ce mir-

chanté par le poète Prudence (Co( hou.

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