‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 118 sur 266 · II. W · texte numérisé non relu

II. W

Exlimum veslis sacralse furtim mulier ail Protinus salus secuta est ; ara pallor dese Sistitur riïus, cruore qui fluebatperpeli. > La femme louche furtivement le basdi sacrée. Aussitôt la guérison s'opère; la pile liiinne le visage, le ruisseau de sang qui

Eusèbe (tfi'sf. eccl.vn. 18) etNîcëpIiDi ecci.vi. 15) rapportent qu'à Césarée de t existait' une statue en bronie de Jésusdevant laquelle se tenait la statue c morrolsse dans une posture suppliant Alexandre a laissé une dissertation sur nument (Hisl. eccl. t. i. p. 137).

HERHEWElJTiG.— Cemot, tirédui )iivtuTi{(, veut dire interpréle. C'était, c premiers siècles, le nom d'un ministre glise dont la fonction consistait à tradui les leçons de l'Écriture, soit les disco crés, en faveur de ceux qui ignoraient gue liturgique. Ces interprètes étaient saires dans certaines Églises où le parlait divers dialectes, comme, par ei dans celles de la Palestine, oii les uns: maient en grec, les autres en syriaque, i être aussi dans quelques Églises de 1'. oii, bien que le latin fût dominant, queit calités reculées avaient conservé la lanf nique. S. Chrysostome, qui fit souvent d sions parmi les Scythes (Theodoret.

appelait à son aide un interprète pour ner à l'Église catholique les Goths ari' Afrique , S. Augustin fut obligé d'on pour un bourg de son diocèse d'où dépei plusieurs villages où le punique seul et tendu, un évéque qui connût ce langag bien que le latin.

HOPI

HÔPI

L'existence de cette fonction dans l'Église nous est révélée surtout par un passage de S. Épiphane {Exposit. fid. xxi), et par les actes de S. Procope qu'a publiés Valois (In Euseb. De martyr. Paiasst. i), etoii il est dit que ce martyr exerçait trois offices dans l'Église de Scythopolis : il était lecteur, exorciste et inttirprète pour la langue syrienne.

Bingbam (Orig. ii. 75) cherche à induire de cette institution que la célébration de la liturgie en langue morte était contraire à l'esprit de la primitive Église. Elle prouve précisément tout le contraire, c'est-à dire que plutôt que de changer la langue liturgique en môme temps que les langues vulgaires variaient, elle aima mieuï fournir au peuple ignorant un autre moyen de comprendre la liturgie qui devait rester immuable. Et l'Église s'est montrée constamment fidèle à ce principe. (V. l'art. Langw$ Uturgiqtàes.)

HIÉRARCHIE. — V. l'art. Ordres ecclésiastiques.

HOPITAUX DANS LA PRIMITIVE ÉgLISE. —

Les pauvres ont été, dès le berceau de l'Église, le premier objet de sa sollicitude. Au milieu du feu des persécutions, il y avait dans son sein une administration organisée pour le soin des malades et le soulagement de toutes les misères. (V. l'art. Aumône.) Ce ministère étaitcoufié ani diacres pour les hommes (Constit. apost. 1. m. c. 19), et, pour les femmes, aux diaconesses qui, au témoignage de S. Épiphane (Exfdsit. fid, c. xvii), rendaient aux personnes de leur sexe les services intimes qu'exigeaient leurs infirmités, si opus fuerit balnei gratta, «tf mitationis aut inspectionis corporum. Les diacres et les diaconesses se mettaient chaque jour à la recherche de toutes les infortunes, et iafonnaient l'évéque qui, accompagné d'un prêtre, visitait à son tour et tous les jours les BMlades et les nécessiteux de tout genre. Cette discipline nous est révélée par S. Augustin (De àint,Dei. 1. xxii. c. 8).

Vwlà ce qui constituait la richesse de l'Église

primitive, et, au troisième siècle, le diacre

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