‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 120 sur 266 · IM4G · texte numérisé non relu

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qui nous est suggérée par le docte Mûller, dans son Manuel d'archéologie (25), c'est que les opinions des premiers chrétiens variaient beaucoup au sujet de Fusage et du culte des images, selon le caractère de chaque nation. Rome pencha toujours en faveur des beaux arts, et elle fut la première à en promouvoir le développement, tandis que, en Afrique, Tertullien, S. Augustin, S, Clément d'Alexandrie paraissent leur avoir été plutôt contraires, par suite sans doute de la rudesse naturelle à la race africaine.

Mais nous avons mieux que des preuves historiques, nous avons sous les yeux les monuments eux-mêmes, des images de Jésus- Christ et de sa sainte Mère, de S. Pierre et de S. Paul et de beaucoup d'autres Saints, des représentations d'histoires de l'ancien et du nouveau testament, remontant indubitablement aux temps qui ont précédé Constantin.

1° Les peintures des catacombes. Boldetti (PP. 17-20), Bottari (ii. p. 29. m, 102), Mamachi (i. 31 9. note), le cardinal Orsi (Storia eccL VI. 26) avaient déjà jugé qu'un grand nombre de ces fresques devaient être attribuées au deuxième et au troisième siècle. Le célèbre docteur Labus, mort il y a peu d'années, c'est-à-dire à une époque où la critique monumentale était déjà fort avancée, s'associe pleinement à cette opinion (V. Annal, de phiL chrét, t. xxï. p. 357), et l'appuie par un examen savant et raisonné de quelques-uns des sujets représentés dans les cimetières. Raoul-Rochette {Tableau des catac. pp. 3(i-56 et passim) attribue au troisième siècle quelques-unes de ces peintures, principalement celles du cimetière de Calliste, où il remarque un fini et une perfection de dessin dignes de l'antiquité. La figure du Bon-Pasteur, si commune dans les catacombes, et qui fut la première représentation symbolique du Sauveur, est en général d'une telle perfection, que d'Agincourt (Hist. de la peint, v. 20) ne craint pas de faire remonter jusqu'à la fin du deuxième siècle une magnifique décoration de voûte dont ce sujet occupe le centre (Bosio. Rom. sott. p. 537). La statue de marbre, dont nous donnons le dessin à l'article Bon-Pasteur^ n'est inférieure aux peintures ni en beauté, ni en ancienneté.

Mais ceux à qui il n'est pas donné de visiter .en personne les catacombes romaines, peuvent dès aujourd'hui se faire une idée des peintures dont elles sont décorées, grâce aux belles planches de l'ouvrage de M. Perret. Bientôt celles de la Rome souterraine de M. De' Rossi, exécutées par le procédé de la chromolithographie, avec une fidélité irréprochable, ne laisseront plus rien à désirer à cet égard. On distingue dans ces peintures, dit M. Ch. Lenormand {Mélang. d^archéolog. t. m), la tra-

dition purement romaine, qui les lie presque sans intermédiaire aux monuments de la fin du premier siècle ; et on peut, avec toute espèce de fondement, supposer que les plus anciennes ont été exécutées dans le courant du troisième siècle, dans les intervalles de paix dont jouit alors l'Église romaine. Dans un nouveau voyage à Rome, le même savant, qui est à no3 yeui un juge on ne peut plus compétent, a aquis la conviction que plusieurs des peintures, du cimetière de Domitille remontent à la fin du premier siècle, et qu'il s'en trouve au cimetière de Prétextât qu'on peut remporter avec certitude à l'âge des Antonins (Les catacùmba romaines en 1 858). Il nous a été donné à nousmême d'en voir dans les galeries du premier âge du cimetière de Saint-Calliste, que tous les connaisseurs, même protestants, n'hésitent pas à attribuer au premier siècle. Suivant le P. Marchi {Arti Crist. primit. p. 158), quelques-unes dateraient du milieu du deuxième siècle. Enfin, l'illustre chevalier De' Rossi (ûc moîmm. ixerN exhibent, p. 26. seqq.) démontre à son tour la haute antiquité des peintures nouvellement découvertes dans les cryptes de Saint-Calliste par des preuves irrécusables tirées soit de la topographie des catacombes, soit du style et des principaux caractères cpii distinguent ces fresques, soit encore des inscriptions dont elles sont accompagnées. Le même savant a porté ce fait au dernier degré de l'évidence dans sa notice accompagnant les plus anciennes vierges des catacombes {ïmagini scelle délia B. Vergine Maria^ trotte ddle Catacombe Romane. (Rome. 1863.)

2" Verres à fond d'or. Ces coupes sont ornées des images de Notre -Seigneur, de S. Pierre et de S. Paul, de Ste Agnès, et de divers sujets des deux testaments. Or, leur antiquité n'est pas moins démontrée que celle des fresques des catacombes. Buonarruoti, qui fait autorité dans cette matière, prouve, par des caractères archéologiques certains, que la plupart de ces verres datent du temps des persécutions {Vetri.pp. 126-155. etc.). Plusieurs, en effet, ont été trouvés dans des cimetières fermés , et par conséquent appartenant à la plus ancienne époque (P. vil), d'autres étaient couverts de sang (Marangoni. Act. S. Victorin. p. 65); quelques-uns ressemblent exactement, quant à la forme, aux vases païens du deuxième et du troisième siècle (Buonarr. p. 185); il s'en est rencontré où des coiffures de femmes et des vêtements rappellent les types des médailles de Mammée, d'OtacileJ de Julia Pola, de Tranquillina (Id. tav. xxii. xxii. xxiv). D'autres savants, tels que Boldetti (P. 212), Blanchini ('** Anastas. p. 247), Trombelli {De culiu Sand^' t. II. p. 152), pensent que ces fonds de cou?^ sont antérieurs non-seulement à la paix co^

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lantinienne, mais encore à la persécution de lioclétien.

30 Les sarcophages de marbre à bas-reliefs rat en général d'une époque plus basse, et oivent être classés entre le quatrième et le uitième siècle. Cependant si nous avions beesoin de puiser dans ce genre de monuments ne nouveUe preuve en faveur de l'antiquité u culte des images, nous pourrions invoquer i témoignage du docteur Labus {Annal, de hil. chr, ibid. p. 367), celui de D'Agincourt Sculpfurc. pi. v), celui de Settele {Importance e$ monum. des dm, rom.) qui en placent queliies-uns au troisième siècle. Cette antiquité le nous paraîtra nullement exagérée, si nous onsidérons deux admirables fragments de baseliefs dessinés dans les Mélanges d'archéologie Loc. laud.), par M. Savinien Petit.

La statuaire chrétienne offre des monuments d'une antiquité plus reculée encore , tien qu'en petit nombre. Au village d'Uskouk, antique Prusias ad Hyppium , M. Eugène loré trouva la statue d'une femme assise, dans in déplorable état de mutilation, privée de la ôte et des bras. Quoique l'exécution en fût onne, il a cru y reconnaître la figure de i Mère de Dieu, se fondant sur les détails n costume, et sur le témoignage des vieilwds, qui l'avaient vue entière et tenant au ras un enfant {Correspondance d^un voyage en Prient, t. i. p. 202). Ce serait assurément un es plus anciens monuments de ce genre, conîmporain peut-être de la statue de S. Hippofte, qui enrichit les collections du Latran.

n. — Ce que nous venons de dire des mouments iconographiques des trois premiers ièdes atténue singulièrement la portée qu'on Toulu donner au décret du concile d'Elvire an. Lvii). Il est évident que le goût des imaes était dans l'esprit du christianisme. Si oncce concile, tenu en 305, semble les proîrire, ce dut être une mesure exceptionnelle t toute de circonstance. En effet, le décret en uestion fut porté alors que l'Église se trouut sous la menace de la persécution de Diolétien : on pouvait craindre que des peintures écorant les murs des églises ne fussent exigées à la profanation ; mais, pour faire comrendre que ce n'était pas les images elleslémes qu'ils entendaient réprouver, les pères 1 concile recommandèrent en même temps m fidèles l'usage des peintures portatives, ir tablettes de bois, qui leur offraient l'avanige de satisfaire leur dévotion sans s'exposer w effets de la persécution des idolâtres. Il est «rtain d'autre part que l'interdiction portée *r le concile ne s'appliquait point aux peintes des catacombes, qui, éloignées des regards tes hommes, ne pouvaient devenir des objets « scandale ni de profanation. Il est vrai de

dire néanmoins que les pères d'Elvire se montrèrent moins favorables aux images peintes.

Aussi, dès que le danger que la sagesse du concile avait voulu éviter fut passé, on vit les images se multiplier, sous l'inspiration du génie chrétien, dans les églises bâties sub dio .* rien ne serait plus facile que d'accumuler ici les témoignages. Dès le quatrième siècle (Prudent Peristeph, hymn. xii. — Paulin. Natal, ix. S. Felic, vers. 580) , l'usage s'établit et ne fît que se répandre de plus en plus jusqu'au onzième, de revêtir entièrement l'intérieur des églises de peintures et de mosaïques. (V. l'art. Mosàique.) Les voûtes, les murs, le sol même en étaient couverts; la basilique de Saint-Marc à Venise peut donner une idée de ce genre de décoration. Sur les murs du parthénon d'Athènes, qui, comme on sait, avait été converti en église, on voit encore des restes de peintures chrétiennes d'un bon style, exécutées avec une heureuse hardiesse sur la surface polie d'un beau marbre penthélique. (V. Revue archéoL t. iv. p. 50 et pi. lxiv.)

Les pasteurs de l'Église voulaient que les peuples eussent sans cesse sous les yeux des images saintes, comme excitation à la piété, à la componction. S. Grégoire de Nysse ne pouvait retenir ses larmes quand il contemplait la peinture si souvent reproduite du sacrifice d'Abraham {Concil. Nie. 11. act. k). On y trouvait, comme dans les catacombes, des histoires de l'ancien et du nouveau testament, les portraits de Notre-Seigneur, de Marie, des apôtres, des évêques de chaque Église, comme à Saint-Paul hors des murs de Rome la série des portraits des papes en mosaïque. C'était, à l'usage des ignorants surtout, une prédication et un enseignement perçus par le moyen des yeux ; et ceci était si bien dans l'intention des Pères que souvent cette intention était formellement exprimée par des inscriptions ; témoin celle-ci qui se lit au bas de la vieille mosaïque de Sainte-Marie Majeure; xistvs episcopvs plebi DEi (Ciampini. Vet. mon. i. tab. 11). c Sixte évêque au peuple de Dieu. »

Souvent ces peintures étaient accompagnées d'inscriptions explicatives des sujets (Greg. Turon. Hist. Franc, xxii), et de sentences en lettres d'or (Anastas. In Damas. 12 et passim). On y voyait môme assez fréquemment des paysages, des marines, des animaux, des chasses (Paulin. Nat. x. S. Fel. — Hil. Epist. ad Olympiod. 1. iv. ep. 61). Ces compositions étaient quelquefois allégoriques ; mais le principal but que se proposaient les pontifes des premiers siècles, en les faisant exécuter sur les murailles des basiliques, c'était d'attirer et d'occuper ^attention des fidèles pendant les agapes, et de les prémunir ainsi contre

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les dangers de Pintempérance. Des draperies ornées de figures flottaient devant les portes du sanctuaire et autour de Pautel (Epiphan. Epist. ad Joan. Hierosol. episc, t. il 0pp. p. 317).

III. — Quiconque a parcouru avec quelque attention, ne fût-ce que comme simple amateur, les monuments de Tantiquité chrétienne, n'a pu manquer d'être frappé de la constante uniformité qui existe, quant aux sujets représentés, entre les produits des différentes branches de Part. La peinture murale retrace les mômes histoires, les mômes symboles que la peinture sur verre (Fonds de coupe), la mosaïque s'en empare à son tour, les sculptures des sarcophages et autres ne s'écarteront pas davantage de ce cercle, lequel sera respecté môme par la glyptique, autant du moins que pourra le permettre l'exiguïté de ses produits.

Une telle régularité suppose nécessairement une règle uniforme, hiératique, tracée par l'autorité de l'Église et par la tradition, et destinée à soustraire aux dangers de l'arbitraire une partie si essentielle du culte. Le magistère ecclésiastique avait sans aucun doute fixé la série de ce qu'on pourrait appeler les cycles historiques ou allégoriques (V. Mozzoni. II. n. 45. v.), tant du nouveau que de l'ancien testament, que les artistes devaient suivre religieusement, et qui, comme on sait, embrassaient une admirable variété de motifs. Et cette règle devait être d'autant plus inflexible, soit pour le choix des sujets, soit pour celui de leurs ^accessoires et la manière de les représenter, que dans les vues de l'Église, les images constituaient, comme nous l'avons dit, un vaste système d'enseignement.

De là sort un critérium on ne peut plus sûr, pour guider le critique dans l'interprétation des représentations diverses qui décorent nos monuments primitifs. Du moment que la preuve nous est acquise que rien, en cette importante matière, ne se faisait sans l'autorité des pasteurs, il est clair qu'on ne doit prendre ces images que dans un sens strictement catholique, conforme à la tradition universelle, et non point au jugement privé d'un écrivain quelconque. Ainsi, toutes les fois que l'Écriture elle-même indique le sens d'une allégorie, comme par exemple dans le fait de Jonas, que le Sauveur s'applique à lui-môme (Matth. xii. 39), ou dans celui de Noé dans l'arche que l'apôtre S. Pierre, dans sa première Épltre (m. 20. 21) nous représente comme la figure du baptême, on ne saurait adopter une autre signification que celle qui est donnée par l'Esprit-Saint. Lorsque l'Écriture sainte ne parle pas ouvertement, on doit alors avoir recours au sentiment commun des Pères : et tels sont les principes que nous avons constamment pris

pour guides dans l'élaboration de ce DictioDnaire.

IV. — Tout ce que nous avons dit jusqu'ici de Vusage des images dans la primitive Église prouve implicitement le culte qui leur était rendu. Quel autre motif pourrait-on supposerau zèle des premiers chrétiens à répandre partout avec tant de profusion les représentations des objets les plus chers de leur piété et de leur vénération? Aussi, quand, aujourd'hui encore, nous nous trouvons en présence. des peintures des catacombes, du Christ de Saint-Calliste, par exemple, des vénérables madones des cimetières de Domitille, des Saints-Marcellin-et- Pierre, de Sainte-Agnès, des innombrables images du Bon-Pasteur, nous sentons-nous pénétrés doublement, et par la douce et miséricordieuse majesté dont elles portent l'empreinte, et par le souvenir des prières et des larmes que la piété de nos pères répandit devant elles durant les trois siècles de persécutions.

Que si les preuves écrites nous manquent pour les premiers âges, nous devons nous souvenir de la loi du secret, dont les rigoureuses prescriptions devaient nécessairement se porter sur un point du culte qui si aisément eût réveillé la calomnie. Mais nous avons, et nous pourrions produire en abondance les témoignages des héritiers immédiats des traditions primitives. Ainsi, en vingt endroits de ses œuvres, Prudence inculque-t-il le culte des images, et en particulier dans sa neuvième hymne, où il dit que, s'étant prosterné sur le tombeau de S. Cassien pour lui exposer avec larmes toutes les misères de sa vie, il se trouva tout à coup en présence de la sainte effigie du martyr, percée encore des innombrables plaies que lui avaient faites, avec leurs styles à écrire, ses ingrats écoliers (Vers. 6 seqq.) :

Dum lacrymans mecum reputo meavulnera, etoames Yit% labores, ac dolorum acumina :

Erexi ad cœlum faciem, stetit obvia contra Fucis colorum picta imago martyris,

Plagas mille gerens, totos lacerata per artos, Huptam minutis prsferens punctis cutem.

S. Paulin de Noie appelle vénérable, c'est-àdire digne de culte, 1 image de S. Martin {Efii^- XXII. 3;.

Martinum veneranda viri testatur imago.

Un auteur ancien que nous ne connaissons que par la bibliothèque de Photius, Éraclidesde Nysse, avait écrit deux lettres dont l'une avait pour objet l'antiquité de la vénération des images. Nous savons par Théodoret (Hist* «prf* xxvi) que, à Rome, dans le propylée de toutes les officines, se voyaient des images de S. Si' méon Stylite, placées là comme une prolectioa

m refuge. Ou lit dans les Culteclawa d'A- ' êpoiix sculptée dans un bouclier ou dans une

lase le Bibliothécaire (P. 173. In vu $yn.) la i coquille (Bottari. xs), ou même celle d'un per-

itioQ d'une conférence de S. Maxime avec sonnage seul (Id. xxxvi. xl. lxxxu). Voici

^ase, évèque de Césarée, où il est dit que celle de la planche vingtième.

s les Pères qui y assistaient saluèrent par

.génuflexions l'image du Sauveur et celle do

bienheureuse Vierge Marie. Enlin S. Gré-

re le Grand (LIb. vu. epist. v. Ad Januar.

lorir.) avertit Januarius de retirer avec le

If ft ta vénération convenables, de la syna-

pit des Juifs, une image de la Vierge et une

>ii qu'un clerc nommé Pierre avait été con-

lint à y porter. Les témoignages de cette

tare sont innombrables, on les trouvera dans

1 théologiens : ce que nous en avons cité sufBt

sotre dessein.

DUGINE8 CLYPEAT*. — On appelait liai chez les Romains certaines images de lods hommes représentées en buste dans un Niclier qu'on suspendait dans les temples (V. UDDUTUoti. OsservQï, supra aie. medagiioni.

Ml). L'antiquité chrétienne adopta un uge i peu près semblable pour les images ■ Hsus-Christ. On le peignait quelquefois en iSte dans une espace circulaire en forme de »clier: c'est ce que nous voyons en particu- (T au centre d'une voûte de chapelle au cimetrede Saint-Calliste (Bottari. Uv. lxx ; la jure est reproduite à notre art.J^sus-C/imO, ;ce portrait du Sauveur est peut-être le plus i»n où l'on reconnaisse le type traditionnel ioplé depuis. Des images dijptaix du Bonuteur, mais figuré en pied, se rencontrent ai très-fréquemment aux voûtes des crypte; s catacombes. (V. l'art. Bon-Pnafeur.) Notreigneur était encore représenté en huste et tune m dgpeo dans la mosaïque du grand .'de Saint'Paul hors des murs (Ciamp. Vet. 1, 1. tab. LXViiO, dans les anciens diptyques roire, tels que c«lui de Rambona (Buonar- >ti. Velri. p. 262), où le clypeufi est soutenu

deux anges ailés. Un autre diptyque (Ap. ogerà. Raecolta. t. xl. p. 295) fait voii itre du bouclier ou, si l'on veut, de la i me également portée par deux anges, lii grecque â la place de l'image du Sauv I usage durait encore au septième siècle, et D en a acquis la preuve par la peinture de ntoire de Sainte-Félicité, en haut de laquelle àt une image parrfUe du Christ en buste •.-Rochette. Disc, iur les typet imit. p. 25); M propagea jusque dans les bas temps. (V. uCange. GfoM. tal. ad voc. Scutum, Scufaria, \mààa.)

Du» les églises, ce genre d'ornement avait («tbut de montrer, qu'elles étaient érigées îmàpalement en l'honneur de Jésus-Christ, l'u giiad nombre de sarcophages tirés des ci-

"^twi de Rome oflrent aussi l'image de deux

IMMUNITE. — V. les art. Clergé et Eglises.

IMPRÉCATIONS. — V. l'art. Analhéme.

n. II.

INDICTION. — Ce mot désigne un système chronologique dont il est indispensable d'avoir la clef pour se guider dans la lecture des inscriptions, du moins, depuis le sixième siècle {Muratori. ThfS. 1819. 11, et des textes d'histoire depuis Constantin. C'est à la fin de l'année 312 que commence l'usage de marquer les époques par les indictions. L'indiction était une révolution ou un cercle de quinze années. La première année de ce cercle s'appelle la première indiction, et les autres ensuite selon leur ordre jusqu'à la quinzième, après laquelle on recommence à compter la première indiction (Tillemont. Empereurs, iv.p. H3).(V. l'art. hscTii'lions. n. VllI. i.î-.)

D'après Baronius (^'Jon. 312. n. 10), le nom et la chose viendraient de ce que Constantin, ayant réduit le service militaire de seize à quinze ans, il fallait tous les quinze ans imposer, ou, sekin le terme latin, m liquer, le tribut extraordinaire destiné à payer les soldats licenciés. Cette interprétation, sans être tout à fait certaine, est néanmoins plus vraisemblable, dit le savant Tillemont 'Jbid Ikk), que les conjectures de plusieurs autres personnes habiles.

Quoi qu'il en soit de l)originedes indictions, il est nécessaire de savoir qu'il y en avait de trois sortes, celle des Césars, qui commençait le 211 septembre, et dont on s'est longtemps servi en France et en Allemagne ; celle de Conslantinople, qui commence avec l'année des Grecs, le premier du même mois; celle vulgairement dite des papes, qui, depuis quelques siècles, ne la comptent que du 1"' janvier 313.

Le P. Petau semble dire que celle de Con-

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