‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 137 sur 266 · JI-SU · texte numérisé non relu

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xvii), etc. Enfin ce type, quiesldù,pense-t-on, aux artistes grecs, après avoir traversé sans la moindre modification tout le moyen âge, passa aux premiers maîtres de la renaissance, et se révèle tout entier dans les peintures de Giotto (Raoul-Rochette. Dt«c. sur les typ. imit. p. 30). II. — Le type des traits du Rédempteur qui décidément prévalu, étant, de l'aveu de tous, purement conventioimel, la question de savoir ' Jésus-Christ était beau ou laid reste toujours pendante. Comme nous l'avons dit, les sentiments des Pères à cet égard étaient fort partagés. S.Justin {Dialog.cum Tryph. 85-88, etc.), et S. Clément d'Alexandrie {Pxdag. 1. ii[. c. 1. — Sfrirt». 1. m), sont les premiers, croyonsnous, qui se soient persuadés que le Christ, voulant être en tout fidèle au rôle d'humiliation qu'il avait embrassé pour la rédemption des iiommes, avait dû revêtir des formes abjectes. TertuUien parait avoir partagé cette (Adi>. iud. x[v), et, dans sa logique souvent un peu paradoxale, il tirait de la laisupposée du Sauveur un argument en fade sa divinité (De corn. Christ, ix). Les Pères du quatrième et du cinquième siècle furent divisés. S. Grégoire de Nysse, S. Jérôme, S. Anibroise, S. Augustin, S. Chrysostome, Théodoi-et (V. Molan. Uiit. SS.imag.p.MZ et passim,), enseignèrent !a doctrine qui semble ressortir' le plus évidemment des livres saints, c'eHtTt-dire que Notre -Seigneur charmait les hommes par la beauté de ses traits, comme il les entraînait par le charme de sa parole : SpeciosiiS farina prs jUiis hominum, diffusa est graiabiis tuis (Ps. XL[V. 3). Au contraire, S. Basile, S. Cyrille d'Alexandrie, et d'autres encore, s'attachèrent au sentiment de S. Jusoutinrent que, par humilité, Jésus- Christ avait voulu être laid, et*méme, selon S. Cyrille, le plus laid des enfants des hom- (V. Em. David. Oisl. de la peir>t. p. 36.) iglise ne se prononça jamais sur cette question. Mais, sans affirmer que le Rédempteur fût doué de cette beauté humaine qui consiste dans une régularité et une harmonie parfaites des traits, il n'est pas permis de douter qu'il ne fût beau par l'expression de la physionomie, ce qui constitue la véritable beauté. Et en effet, si quelque chose dépouille le visage de l'homme de ce genre de beauté, ce ne peut être que le vic«, c'est-à-dire la laideur morale qui s'y reflète nécessairement, et il est certain que l'homme ne connut cette laideur qu'après la chute originelle. Or Jésus-Christ étant la sainteté par essence, * l'éclat, dit S. Jérâme (/n Matth. I. 9), et la majesté de la divinité cachée sous l'enveloppe de sa chair, rayotmaient sur sa face humaine, et y mettaient un charme qui attirait et subjuguait tous ceux qui avaient le bouheurde le contempler. 1 C'était à peu près

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aussi ropiaion d'Origëne. « Peut-être, disait-il, manquait-il quelque chose à la beauté du Sauveur, mais l'expression de son visage était noble et céleste {Conir. Cela. vi. 75). » Tout ceci revient à dire qu'il n'y a pas de laideur possible dans un corps habile par la divinité.

m. — Les images de Jésus-Christ appelées acheiropoiétes, c'est-3-dire qui passaient pour avoir été faites sans la participation de la m de l'homme, ne peuvent être rangées parmi œuvres d'a.rt. Il n'y a pas de preuves qu'elles aient été connues dans les premiers siècles, et on ne saurait dans aucun cas s rechercher ' traces d'un tjpe primitif. Celles de ces images qui ont acquis le plus du célébrité sont la Vémnique, soit la face de notre &auv< primée sur uu linge qu'une sainte feoune y avait appliqué (Molan. p. ^06); celle qui apparut miraculeusement, dit-ou, au momenC oi S. Sylvestre consacrait la baaili^jue de Saint- Jean de Latran, et se voyait autrefois, si Toi en croit Cancellieri, au sommet de la tribune ou abside de cette église (Cancellieri. Suer. teste degli apost. Pielro e Paolo. p. vij ; et celle qui se conserve dans l'oratoire de Saint-Laurent près de la même basilique (Marangoiii. Orat. di S. Lorenzu. wu). Ces véuërables monuments i>oul néanmoins depuis bien des siècles l'objet d'une dévotion très-fondée, el qui souvent fut récompeusée par des faveurs célestes accordées à la foi des fidèles de tout l'univers catholique.

La même incertitude, pour ne rien dire de plus, règne au sujet de la statue qui aurait été érigée par l'hémorroîsïe, du portrait envoyé par Jésus-Christ même au roi Abgare, etc.

Cependant, le fait de l'existence d'images de Jésus-Christ, d'ongineguostique,ausecûndsiècle, ne saurait être contesté. Nous savons en effet par le témoignage de S. lrénée(^du. hœres. 1. 1. a. 2iè)etdeS. Augustin (Dehœres. vu}, qu'une femme de la secte de Carpocrate nommée Marcellina, faisait adorer à Rome, sous le pontificat d'Anicet, une statue de Notre-Seigneur au milieu de celles de S. Paul, d'Homère et de Pythagore. Personne n'ignore que l'empereur Sévère-Aleïandre , un siècle plus tard, rendait aussi dans son laraire, un culte au Dieu des chrétiens dontle simulacre s'y trouvait en compagnie de ceux d'Airaham, d'Orphée, d'Apollonius de Tyane (Lamprid. In Alex. Sev. xxa). Ces images étaient probablement modelées sur celles qui circulaient parmi les gnostiques aux deuxième et troisième siècles. Une pierre basilidieune que Haoul-Hochette croit être à peu près de cette époque (Discourt sur Ut tyfi.imil.p. 21), pourrait peut-être nous donner une idée du modèle adopté par ces sectaires. Mais nous devons faire observer que cette figura dilTÈre essentiellement du type

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traditionnel du cimetière de Calliste , f onui décidément catholique, et qui puise, nous, une grande autorité dans sa wntoniBli presque complète avec un portrait sur ' dont nous donnons ici un dessin d'après mi empreinte que nous avons prise au i chrétien du Vatican : ce dernier monument b^

au jugement des savants et en particulier^ l'hevaher De' Rossi, de toutes les images mi IUII-& du Sauveur, la plus iDcontestableiDal| ^mtique. ;

IV. — On trouvera, dans ce Dictionnaire, ^ grand nombre d'articles spéciaux sur chacd des événements, des miracles surtout, qui att marqué l'existence de l'Homme-Dieu sur ■ terre, et qui ont été représentés par les irti d'imitation dans l'antiquité chrétiemie. Leprt^ sent article n'admettra donc que des notùa générales s'appliquant à la personne du Sa»( veur dans toutes les positions et dans tout* les classes de monuments.

1" Notre-Seigneur est habituellemeat i»

présenté jeune et imberbe, ce qui est iM' allusion à sa nature divine qui n'est point Mniise aux vicissitudes du temps : Non e$t Ira» mutatio , nec vicissitudini» obumbraiio (Jtt. xvii) ; il parait surtout ainsi quand il Dptn quelque miracle, parce que c'est alors q*V fait preuve de divinité, en se montrant m^tn le la nature. Quand, au contraire, il enseigm es apâtres, il est figuré dans la maturité ib 'âge, avec de la barbe, ce qui convient 1 qn lossède en propre la plénitude du vrai, et W communique aux autres. Telle est une fresqW (Bottari. cxl) où on le voit assis, ayant I s» pieds deux cassettes pleines de volumes, qui

sont autres que les livres de l'Ancien el du Kouveau Testament. Cette intention est satout manifeste quand il est représenté di^ tant dans le temple avec les docteurs de 11 loi ; car bien que, à l'époque où ce fût e^ il n'eût que douze ans, la taille que lui donnent les artistes n'est pas inférieure à c«B« autres figures qui l'entourvnt (BoUaii x^- III. Liv. cKLVi. — Perret, i. pi. l. — Adioi-

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