‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 138 sur 266 · JESU · texte numérisé non relu

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hle fresque trouvée en 4849), parce que ins un âge tendre selon la chair, il était iulte et même mûr pour la sagesse, et maître » maîtres. Sedulius a exprimé cette pensée LUS de beaux vers (Op. pasch. 1. ii. vers 134), te nous avoas cités à l^article Enfant Jésus. ïtre-Seigneiir enseignant a ordinairement os les pieds un escabeau, suppedaneum (Botri. cxLvi), marque d'honneur et d'autorité.

\ Part. SUPPEDANEUM.)

2<» Môme dans les monuments où le type aditionnel n'est pas pleinement respecté, les leveux sont communément longs, divisés sur front, bouclés aux extrémités (Bottari. cuii. -Buonar. tav. ix. 1. — Aringhi. p. 689). Une icienne tradition dont Thoédore le Lecteur* .t l'organe au sixième siècle (Ap. Du Gange. ifer. apv* numism. n. 28) portait qu'il avait s cheveux un peu rares et ondulés. La tête it presque toujours nue ; sur quelques sarco- [ages seulement, il porte une espèce de bé- !t picoté, mais plus petit que celui dont les nfis sont coifiFés dans ces sculptures de tomsaux (V. Part. Juifs sur les sarcoph,)^ et colnt sur le derrière de la tête comme une ca- Cte (Bottari. xxxii). Une seule fois à notre nnaissance (Bottari. xxxi. 1), il est coiffé 'an béret très-plat, couvrimt le sommet de itétc. C'est peut-être le manque d'espace, ras la corniche du sarcophage, qui a obligé \ sculpteur à aplatir ainsi cette coiffure. Dès rant Constantin, on voit de temps en temps Ltète de Notre-Seigneur ornée du nimbe. Cet aigne lui est attribué plus fréquemment au HDps de cet empereur, et toujours depuis ; au ixième siècle, pour distinguer le Sauveur d'ave les anges et les Saints auxquels, à cette foque, les honneurs du nimbe furent aussi demies, on traça au dedans du sien la croix ou e monogramme. (V. l'art. Nimbe.) ^ Toutes les fois que Notre-Seigneur opère m guérison, celle du paralytique, par exem- |le,celle des aveugles ou de rhémorrpïsse, etc., lest représenté plus grand que ces divers personnages, pour marquer sa supériorité. Il n est de même sur certains sarcophages bisones où deux époux sont debout à ses côtés ou prosternés à ses pieds (Bottari. xxviii et pas- En), n parait que c'était l'usage dans l'antifnlé : on peut le conjecturer d'un bas-relief qn existe à Gapoue (MabiUon. Iter Ital. i. 103), itoù l'architecte est figuré dans des proportions tib-inférieures à celles de la divinité, qui est pte de lui. Sur les portes de la basilique de 8«int-Paul, on voit Notre-Seigneur ressuscité tecoup plus grand que nature, sans doute ^marquer que son corps est transformé et ^«ieux (Ciampini. Vet. mon. i. xviii. 21). ^ Notre-Seigneur a quelquefois un globe »M les pieds, pour montrer son empire sur

l'univers ou son exaltation dans le ciel (Buonarruoti. xvii. 1). Ailleurs il est assis sur ce même globe, comme par exemple dans plusieurs des sujets du bas-relief du fameux diptyque de la cathédrale de Milan (Bugati. Mem. di S. Celso. in fin.), et dans un grand nombre de mosaïques antiques (V. Ciampini. Vet. mon, i. 270. tab. VII. — II. 6^. tab. xix et p. 193. tab. xxviii). D'autres fois, il est accompagné de deux anges, pour attester, contre les ariens, la consubstantialité du Verbe, auquel sont dus les honneurs divins (V. Dittico di Rambona, ap. Buonarr. p. 269. — V. aussi Ciampini. Vet. mon. 1. tab. ii. et notre art. Anges), Ailleurs, le buste de Notre-Seigneur dans un disque, comme les imagines clypeatx (V. ce mot), est soutenu par deux anges (Buonarr. 262), comme sur un ancien diptyque et dans la mosaïque du grand arc de Saint-Paul à Rome (Ciampini. Vet, mon. i. tab. lxviii).

5" Nos monuments antiques donnent encore à notre Sauveur d'autres attributs d'autorité et de puissance : et d'abçrd la verge qu'il porte souvent à la main, et qui est, selon Eusèbe (Scrw. G. 2) t l'insigne de sa royauté, et de son pouvoir de discipline, » regni signification vel correptio discipUtiœ; elle est aussi l'insigne de la puissance sacerdotale (Durant. Ration, div. off. m. 15), et celui de la doctrine, selon Cassiodore [Gloss. in Exod, vu) : Per virgam doctrina significalur. Mais comme c'est surtout (juand il opère des miracles qu'il a la verge à la main (Résurrection de Lazare, changement de l'eau en vin, multiplication des pains, etc.), elle est le plus ordinairement la marque du pouvoir absolu que son Père lui a donné sur toutes les créatures.

Nous devons mentionner en second lieu le volume qu'il présente déroulé à S. Pierre, pour montrer d'abord que c'est à l'Agneau qu'il a été donné d'ouvrir le livre des prophéties de la loi ancienne accomplies en sa personne {Apoc. v. 9), et ensuite qu'il était appelé à expliquer à ses apôtres le sens de cette même loi resté clos jusqu'à sa venue : Aperuit sensum, ut intelligerent Scripturas (Luc. xxiv). La tradition de ce volume ouvert au prince de ses apôtres était aussi l'emblème des pouvoirs souverains qu'il lui déléguait sur son Église. (V. l'art. Pierre [S.] et S. Paul. n. IV. 3«.) Dans d'autres monuments, les verres dorés surtout, il est figuré, dans de petites proportions, couronnant S. Pierre et S. Paul (Buonarr. xii) ou d'autres Saints (xx-xxiii, etc.), ou deux époux (Garrucci. xxvii. k. xxix. l. 2. 3) ; et alors il a ordinairement sous les pieds un volume déioulé (xxiii. 7). La puissance de la doctrine est admirablement exprimée par le fragment de bas-relief du cimetière de Sainte-Agnès que nous mettons ici sous les yeux du lecteur

(Bottari. cxxxvi). Le divin Maître fait de la main droite le geste oratoire bien connu, il

tient de la ganche un livre, enlex, ouvert, et

est déposée à ses pieds. I-c volume seul ou eu nombre est de temps en temps employé comino personnification de Notre -Seigneur sous l'emblème de son Évangile (Garrncci. l'efri. 31111. 2-6.) Jésus-Cliiist est remplacé quelquefois aussi par son monogramme (Bottari. xxx.

— Garrucci. xi. 2-i. etc.) ou même par une tieur dans une couronne (Id. xiv. 2. k. etc.).

6" L'intervention anticipée du Fils de Dieu se trouve quelquefois exprimée dans la rejjrésentation de certains faits de l'ancien testament. Ainsi, par exemple, on \oit dans un verre doré ^Garrucci. m. 1 3)le Sauveur derrière Daniel qui donne la pâtée au dragon. Daniel se retourne vers lui, parce que du Fils de Dieu dont il est la figure il attend toute sa force en cette circonstance contre le dragon babylonien fjui est la figure du serpent infernal vaincu par Jésus-Christ; sur quelques sarcophages où sont mis en scène les jeunes liébreux dans la foui-naise (Bottari. xxii. xu), sujet trèscommun dans nos monuments antiques, un personnage se tient debout près de la fournaise, bénissant d'une main, ou, si l'on veut, faisant un geste de cummandeinent, et de l'autre tenant un volume roulé. C'est encore le Fils de Dieu qui, selon Daniel (m. 92), vient rompre les liens des trois martyrs et neutraliser l'ardeur du feu par un vent frais et une douce rosée. Dans un diptyque du cinquième siècle donné par Gori {Thtsaur.diptych. t. ii[. tab. viTi), le Fils de Dieu, au lieu de la main nue, étend sa croix sur les fiammes, circonstance qui ne laisse aucun doute sur l'attribution du personnage.

1" Les artistes ont eu souvent l'ingénieuse

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idée de substituer la personne même du Sjtveur aux personnages de l'ancien testamed qui étaient ses figures, afin de faciliter \'\a\t\ligence de l'allégorie. Ainsi Moïse frapputlt rocher, qui est ordinal rement mis pour S. Piem (V. l'art. /'t>n-e[S.]e(S, Paul. n. IV. 4»), estdt temps en temps, par exception, figuré sousks traits de Notre-Seignenr (Garrucci. lav. 11. lOJ, et quelques sarcophages représentent avec UM parfaite ressemblance Moïse frappant le rocher à Tune des extrémités de leur façade printipale, et à l'autre bout Jésus-Christ ressuaitant Lazare. Notre^Seigneur se trouve au» parfois substitué à Abraham sacrifiant son ià (Id. 11. 8). Car Abraham est aussi la figurede Jésus-Christ, dans ce sens qu'à l'un comnui l'autre il a été dit : « Je te donnerai les natius pour héritage, et la terre pour empire. > (Pi.D. 8.) (V. l'art. Sacrifice d'Abraham.)

6" Vilement. Le vêtement attribué au Rédempteur, dans les monuments antiques, auf ses représentations en Bon-Pasteur, conatlc invariablement dans la tunique recouverte du pallium, et ici il est superflu de citer. Sattnique est ornée de deux bandes de ])ourpre sv le devant, dans les verres dorés (V. Buonin. et Garrucci. passim. et Perret, vol.iv. pi. un. VI), dans les peintures des cimetières, et n particulier dans la première cbambre du cinutière de Calliste, et enfin dans les mosaiqiia dos Saints-C6me-et-Damien (Ciampini. u. p.6S), et dans celle de Saint-André m Barbara (Id. 1, 242] ; ces bandes ou rl^ivi sont quelquefois m or, par respect et par honneur, comme à Sainte Agathe Majeure de llavcnne (Id. 1. 184. ilti.] (V. l'art. CLAVL's.) Il est probable que le \M»ment de Notre-Seigneur était blanc. On ail que cette couleur était fort usitée chet In Juifs; un auteur apocryphe sous le nom i'&dias donne k S. Barthélémy un colobiumû'a manteau blancs; cet auteur, selon les énidilt (Saijnas. In Tertall. De pallia, p. wr, parliUda vêtement des scribes, S. Clément d'Aleiafidn» (Pxdag. li. 10) recommande cette couleur an chrétiens, sans doute dans la supiiositioa que telle était celle que préférait le Sauveur. L'histoire évangélique nous le montre toujours w blanc, quand il parait comme Dieu : sur le Thahor (Marc. ix. 2), devant Pilate (Luc. wu- 11), dans la vision de S. Jean, au commeDW ment de son Apocalypse (i. 13). Les arlisB* chrétiens, dirigés, comme on sait, par les pasleurs de l'Église, le représentent en blanc, quand il enseigne, par exemple dansuufoW de coupe (Buonarr. v. 3. — Perret, iv. u>"i" 53), où ses habits se détachent en blanc sur u> fond d'axur; dans les mosaïques de Roo" (Ciampini, Vet. tnon. 11. tab. xvi, — 1. t^ Lxx\[i) et dans celle de la chapelle de Sain' Aquilin à Milan (AUegranza. Monum. dt "'

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p. 1 2) ; ea un mot, dans tous les mon u méats- où il parait comme maître de la vérité, soit au milieu des docteurs de la loi, soit ait milieu de ses disciples (Perret. 11. xxiv).

Notre^eigneur est à peu prés toujours chaussé de sandales, chaussure qu'il avait adoptée par humilité et recommandée à ses apôtres, parce que, dans la Palestine, elle était en usage chez les gens de la basse classe. Les exceptions sont dus idées d'artistes, voulant ainsi témoigner de leur respect pour la personne adorable du Rédempteur. Ib lui ont donné des chaussures plus riches, des cothurnes serrant eiactement le pied (Buonarr. v. 3),

V. — Nous avons traité dans ce Dictionnaire de tous ceux des symboles de notre Sauveur que l'antiquité a reproduits par les arts d'imitation. Nous terminerons ce travail par la nomenclature que le pape S. Damase donne (Curm. VI, in Patrolog. Migne, t. xiii. col. 378) dos noms symboliques ou autres, sous lesquels Notre-Seigneur a été désigné dans les saintes Écritures :

Spas, Va, Vjla, Salua, Ratio, Sapientia, Lumen, Judei, Porta, (iigaa, Rei, Gemma, Pfopheia, Sa- Hessias, Zeliaot, Rabbi, Spaosua, Mediator, [cerdos, Virga, Columna, Maous, Petra, Filins, Kmmanueltjue, Vinea, Paslor, Ovis, Pai, Hadii, Viiis, Oliva, Fona, Paries, Agnus, Vitulus, Léo, Propiliator, Verbuiu, Homo, Heie, l.api3, Uumus, omnia Cliri-

11 y a dans VAnthotoyie greojue (Lib. i) deux petits poèmes qui ont servi de modèle i lui-ci. Et S. Uaniase les a peut-être même surpassés; car, en sept vers, il a renfermé, sans une syllabe redondante, toutes les appellations par lesquelles les prophètes et les apôtres ont caractérisé le Verbe fait chair.

L'œuvre du pape Damase a été imitée au cinquième siècle par le poète Oricntius, qui de plus a donné l'eiplication de tous les noms du Siiu\euT {Thesaur.anecdof.Mart. t. v. p. k3).

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