‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 140 sur 266 · III. 29. 30), sur des pierres gravées (Perret, v · texte numérisé non relu

III. 29. 30), sur des pierres gravées (Perret, v

IV. pi. KVi. n. 5. 8), sur des fonds de coupe de verre (Mamachi. u. p. 255), sur des diptyques (D'Agincourt. Sculpt. pi. XII. 3).

Jonas a toujours été regardé comme Tune des figures les plus frappantes de Jésus-Christ. (Petr. Chrys. Srmi. de Jonx proph. $igiio.) Son histoire est fréquemment citée par lesSS, Pères comme figurant la résurrection du Sauveur, et avec toute sorte de raison, puisque le Sauveur s'en était fait à lui-même l'application (Matth. m. 39), et aussi la résurrection universelle, vérités essentielles sur lesquelles il importait d'insister, parce qu'elles étaient violemment attaquées par les ennemis de la foi chrétienne, comme nous l'apprenons de S, Augustin {In psalm. Lxxxviii). Nous ne saurions nous dispenser de citer ici l'éloquent parallèle qu'établît le même Père entre Jonas et Nôtre-Seigneur : • Comme Jonas passa du navire dans

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le ventre de la baleine, le Christ passa dnbcis (De la croix) dans le tombeau, c'est-à-dire dam les profondeurs de la mprt ; el de même que le premier subit cette épreuve pour le salul it ceux que la fureur de la tempête mettait cd péril, ainsi le Christ pour le salut de cfui qui sont battus par les flots de ce monde ; et encore de même qu'il fut d'abord enjoint à Jonas de prêcher aux Ninivites, et que néanmoias si prédication ne fut entendue par eux qu'après sa sortie du ventre de la baleine; de mtw, bien que la prophétie eût été d'abord envojée aux gentils, elle ne leur parvint qu'après Ii résurrection de Jésus-Christ. ■ [Episl. ad Dmgratias. qusest. vi. De Jona. Zk.)

La représentation de cette histoire avait encore le double but d'encourager les chrétieis dans les temps de persécutions, et, en offranl un acte de foi k la toute-puissance de Dîpu; de répondre aux sarcasmes des païens contre ce fait qu'ils regardaient comme irapossibls, au témoignage du même Père (Epist. r.ii. I» quxst. VI de Jona. n. 30): Hoc genus giiislinis mullo cachinno a paganis gTaciter irrùMi animadverti. Jonas est représenté, tanldl introduit par un des hommes de l'équipage dus la gueule du monstre, tantôt rejeté par ee

ministre sur la plage, tantât couché ou assis | buste desséché, soit sans aucun abri. Assti sous la cwcurbite garnie de feuilles et de fruits, souvent, ces quatre phases de son histoire s»* tantôt enfin reposant tristement, soit sous l'ar- 1 réunies dans le même tableau, comme da»

JONA

fresque du cimetière de Saint-Callistel QOua reproduisons les trois première. Laderttri, LVi), où elles se voient distribuées i nière scène est surtout singulièrement tout i quatre compartimeuts distincts , dont | chante. Pour en donner une idée, nous ne pou-

imieux faire que da mettra en parallèle un )in de H. Perret, auquel nous renvoyons 1. pi. Lxvii), avec un passage de S. Cyprien ut. XI), qui semble en être la description : mit atixius, et cum quadam indignatione friilù, tnaxillam manu iubstiriens , mœsto \»idebat. € Un jeune homme anïieuï, et itrant une tristesse mêlée d'une certaine ! d'indignation, soutenant sa mâchoire de oain, était assis portant la mélancolie sur

us tous ces tableaux peints, sculptés ou es, Jonas est dans un état de nudité com- !, excepté peut-être dans une curieuse fres-

du cimetière de Saint-Galliste (Bottari.

, où il est vêtu d'une tunique et élégamt drapé dans un manteau ou pallium. 11 touché, un peu soulevé sur son coude, et

les rayons du soleil figuré par une tête ée. selon le texte sacré : ■ Le soleil frappa la tAte de Jonas, et il suait. ■ Percassit upn- cajmt Jonx, et xstuabal (Jonas. iv. 8). '.urs, on le voit porter sa main sur sa tête ' se préserver de la chaleur dont il est vient incommodé. Nous avons un beau saruge tiré du cimetière du Vatican (Bottari.

iLii), où la tempête, qui fut la cause de brtune du prophète, est représentée par

demi-figure allée sortant de l'anfractuo- : d'une montagne et soufDant avec fureur

le navire. C'est évidemment une réminisvx de l'antiquité qui donnait des ailes ois. Il y a ordinairement sur le navire, dont forme varie beaucoup selon les différents mounents, trais ou quatre personnages, dontl'ur ititlDiias parlesjambes et l'introduit dans la Mule du monstre ouverte pour l'engloutir.

Unbss-relief (Bottari. tav. xxxi) fait voir, k 'pue, k côté de cette scène, un jeune hommu lui «mbla répandre des larmes. Peu^étrq **M Jouas lui-même, vu au moment où sa

sentence vient d'être prononcée : les bas-reliefs catacombes offrent de nombreux exemples des diverses scènes de la même histoire ainsi ■pprochées. Sur une pierre sépulcrale donnée par M. Perret (v. pi. lvii) on voit Jonas, spus la figure d'un enfant en bas âge, seul, debout

présence du monstre à la gueule béante ; il porte la main à ses yeux, il pleure, et a l'attitude d'un petit enfant effrayé. Ailleurs encore, les artistes l'ont représenté comme un enfant ;

fait souvent répété doit avoir quelque intention allégorique; les savants ne s'en sont point occupés.

Le monstre marin a toujoure des formes birres et fantastiques, c'est quelquefois un capricorne (Bottari. tav. cxx). Il n'entre pas dans nos vues de passer en revue les diverses opinions des savants sur la nature de ce mons- Qon plus que les interminables controverses au sujet de l'arbrisseau qui abrita Jonas, controverses où l'on vit deux grands génies et deux grands Saints, S. Augustin et S. Jérdme, dépenser, en sens opposé, tant d'érudition et d'éloquence. L'ancienne Vulgate dit cuowbila, celle de S. Jérûme htdera. Qu'il nous suffise de constater que les artistes chrétiens ont à peu près constamment adopté la première. On en conclut que les représentations diverses de l'histoire de Jonas sont antérieures à la version de S. Jérôme, c'est-à-dire à l'an 384. On peut voir dans les Hagioglypta de Macarius, édités par le P. Garrucci [P. 211), une curieuse dissertation sur le monstre marin et sur l'orbuste de l'histoire de Jonas.

JOSEPH (le PATBuncHE). — L'histoire de Joseph présentait dans toutes ses circonstances une figure saisissante et comme un calque fidèle de celle du Rédempteur; et les premiers chrétiens ne pouvaient trouver un sujet plus propre à leur rappeler les 'persécutions et les

douleurs infligée» S VHomme-Dieii, douleurs et , persécutions dont toutes sortes de motifs leur interdisaient, comme on sail, la représentation directe. Les Pérès aimaient à proposer aux ■ fidèles les enseij^nements qui ressortent du rapprochement de la fiffure avec la réalité, et les monuments, qui n'offrent d'ordinaire que la traduction malérielle de leurs leçons orales, durent reproduire souvent la figure de Joseph. Cependant ces images ne sont arrivées qu'en petit nombre jusqu'à nous, et celles que nous possédons ne remontent pas à une antiquité tout k fait incontestée. Ce que nous connaissons de plus ancien et de plus curieux en même temps à cet égard, c'est une peinture d'un manuscrit grec de la bibliothèque impériale de Vienne, que D'Agincourt attribue au quatrième ou au cinquième siècle. (V. atlas. pi. XIX. PeintuTt.\ En tête du tableau, et dans des proportions plus étendues que le reste, on voit Joseph essayant de détourner la main droite de Jacob de la tête d'ÉphraTm pour l'attirer sur celle de Manas.sé, afin d'obtenir pour celui ci la première bénédiction que le vieillard destinait à son frère (Gènes, xlviii. n). Au-dessous de ce sujet principal, dans une série de petits compartiments, sont reproduits les faits les plus saillants de la vie du patriarche. On le voit tour a tour racontant son songe à ses frères, arrivant auprès d'eux dans la campagne où ils gardent leurs troupeaux, expliquant le songe de Pharaon, sujet que nous trouvons aussi représenté en bas-relief sur un sarcophage d'Ail en Provence, datant k peu près de la même époque que la peinture de Vienne; enfin, célébrant les funérailles de son père. Aringhi et Bottari croient ^oir dans une fresque du cimetière de Calliste (Tav lvii) Joseph accompagnant les restes de son père de l'Egypte h la sépulture de ses ancêtres dansla vallée de Mambré. Si cette attribution est fan dée, et nous ne sommes pomt éloigné de 1 ad mettre, il est étonnant que ces antiquaires aient pris pour des chrétiens condamnés ad artnas, huit personnages qui, dansl autre par tie de la même frise, montent et descendent plusieurs escaliers en portant avec effort des sacs sur leurs épaules. Cette peinture doit être relative aux provisions que fit Joseph pour nourrir l'Egypte pendant les sept années de disette, et ces huit hommes représentent les manouvres qui portaient les sacs de blé dans les greniers publics. Knfln, on peut voir I histoire du patriarche retracée h peu près dans tous ses détails sur un curieux vase hexagont en ivoire conservé dans le trésor de la cathé drale de Sens. (V. Millin. Voyage dans h midi de ta France, atias. pi. ix. xa-xb)

JOSEPH (S.). — n n'existe pas à notre

connai'^sance, de monuments antiques où S. Jo- .;eph soit représenté isolément. Il parait comme persormage accessoire l.'i où la vérité histoprésence, par exemple dans les •iujels de la nativité de Notre- Seigneur, de l'adoration des bergers, de l'adoration des Mages, iu recouvrement de Jésus au temple. (V. les articles répondant à ces mots.) II est d'un âge mûr, tantôt chauve (Bottari. tav. Lxxxvi', tantôt la tète couverte d'une épaisse chevelure lil. Lxxxv. — Allegrania. Monam. satr. di Vit. tav. iv) ; il est ordinairement vêtu de la Lunique et du pallium: mais s'il est figuré avec quelqu'un des attributs de sa profession, qui. selon l'opinion commune, était celle de charpentierfV. Molanus. De hùt.SS. imag. p. 269^ par exemple avec la scie, comme dans un diptyque de la cathédrale de Milan (Bugati. Mf- " S. Ctho. p. 282), ou avec l'omn, lur le sarcophage de S. Celse de la même ville (Bugati. op. laud. p. 2l2\ alors il porte le costume des travailleurs, cheveui courts, tunique à une seule manche.

Dans tous les sujets, S. Joseph se tient dans la position modeste que lui assignent les réciU évangéliques, toujours sur le second plan, dans une attitude méditative. On le voit évidemment pénétré de son devoir de protecteur de la Sle famille ; il veille sur elle avec amour,

tenant ordinairement debout derrière lesiége de la Ste Vierge quand l'enfant Jésus repose sur ses genoux, et quelquefois même étendanl sa main, en signe de protection, sur leur liW [Perret, vol. v. pi. xii); si le divin enfant esl danssonberceau, S. Joseph est assis auprès de

précieut trésor Bandini a publié un ivoire

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Joseph; on angt ailésetienlprès de son lit, el étend la main SIClui en signe d^ locution. A 1* yartie inférieur( cestlafuilf en tgypte;raDfjS condiiil !* monture sur Uqueile la Sle Vierge esiasise le bras drwl passé autour du cou de Josepli.

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