JOUR
semblable aux xalvadaw^ ou lirelireB., encore aujourd'hui en usage chez les enfants.
3" De petits masques d'ivoire ou de terre cuite (Boldetti. — Buonarr. loc. laud.), composés de plusieurs morceaux.
4" Des clochettes, tintinnabula., usitées chez les anciens pour l'amusement de l'enfance ; c'est objets le plus fréquemment trouvés cimetières chrétiens et dans beaucoup églises de Rome.
5" Les bulles, qui se portaient au cou en guise d'amulettes. Pour rendre compte de la présence des objets de cette nature dans les cimetières chrétiens, il n'est pas nécessaire de se reporter, comme le fait Raoul- Rochette (Mém. de VAcad. dei inscr. t. xin. p. 733), aux pratiques du paganisme, il est bien plus naturel de faire remonter l'usage aux philocfère* des Juifs, ainsi que nous y autorise S. Jean Ghrysostome (Homélie lxxti). C'était ordinairement des espèces de reliquaires ou encolpia, comme ceux qui avaient été déposés dans de très-anciens sépulcres du Vatican {Bottari. t. 155. — V. les flg. de notre art. encolpia), ou â'Agnus Dei tels que ces bulles de cire ciselées en or, avec inscriptions, qu'a fournies le sarcophage de l'impératrice Marie (Cancellieri. op. et loc. laud.). Pabretti (P. 574. lix) publie trois petites teasères, portant chacune le nombre heureux de six, extraites du tombeau d'un enfant au cimetière de Calliste.
., 6* Voici d'après M.
^--'^ a*, Perret {vol [v. pi. viii,
''''" ...^ n. 3), un fragment
'^-^ " "4 ^'"'^ P^^' cheval en
' ' ^ terre cuite, que trouva
JOURDAIN [fleuve). — Le fleuve du Jourdain est représenté dans les monuments antiques, et en particulier dans les sculptures des sarcophages (Bottari. tav. xxix), à peu près comme les divinités des fleuves dans l'antiquité païenne. C'est un vieillard, un roseau ï. la main, une couronne de roseaux sur la tête, et appuyé sur une urne d'où s'échappe la source. II figure de la même manière dans la mosaïque de Saint-Jean in fonte de Ravenne , avec son nom écrit au-dessus de sa tête iordann (Ciamp. Veî. mon. i. tab. Lix) et dans une miniature du livre des Jugea de la Vaticane. La mosaïque de Sainte-Marie in Coamedin de la même ville (Id. iliid. II. tab. xxtii) reproduit aussi ce type mythologique, mais avec cette différence que deux pattes d'écrevisse remplacent sur la tête du ▼ieillard la conronne de iDseaux.
KYRI
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Le fleuve lui-même est figuré dans quelques sculptures retraçant Penlèvement d'Élie (Bott. tav. lu), dans une peinture du baptême de Jésus-Christ au cimetière de Pontien, dans une autre fresque du cimetière de Galliste (Bottari. Lxxii), sur un médaillon de bronze représentant le baptême de Notre-Seigneur, avec le nom du fleuve en bas iorda (Vettori. Num. «pr. explic, Frontisp.), dans quelques fonds de coupe, où il coule aux pieds du Sauveur (Buonarr. tav. vi. 1 ), enfin dans certaines mosaïques, comme celle des Saints-Gosme-et-Damien à Rome (Giampini. Vet, mon. ii. tab. xvi) avec l'inscription : ior- DANES. Quelques sarcophages (Bottari. xv et xxxiii) font voir,' sous les pieds de Notre-Seigneur assis et enseignant, une demi- figure humaine tenant des deux mains un voile qui , enflé par le vent , s'étend en arc sur sa tête. On a quelquefois supposé (Cavedoni. Ragguaglio crit,,, p. 50) que c'était encore Temblème du Jourdain , sur les bords duquel Jésus-Christ expliquait souvent sa doctrine (Cf. Marc. x. 1. — Joan. x. 40). ( V. rart. Ciel.)
JUGATIO. — (V. Part. Canon, n. 4»).
JUIFS RÉPRÉSENTÉS SUR LES MONXJMENTS
CHRÉTIENS. -^ Les sarcophagcs, à l'exclusion de toute autre classe de monuments, offrent dans leurs sculptures des Israélites coiffés de certains bérets plats et marquetés de petits points (V. Bottari. tav. lxxxv et passim. — Millin. Midi de la Fr. pi. lxiv et passim. — Musée lapid. de Lyon. n. 764). Cette coifl*ure ne leur est attribuée que dans les sujets relatifs au voyage dans le désert, par exemple dans le fait si souvent reproduit de Moïse frappant le rocher {Exod. xvii), dans celui du même Moïse expliquant le livre de la loi {Exod. xxiv), sujet dont nous ne connaissons qu'un seul exemple,
et fort douteux (Bottari. ibid.), dans la représentation du passage de la mer Rouge (MilllD. loc. laud.). Ces mêmes bérets paraissent encore dans une scène que tous les archéologues, Ahnghi, Bottari et même le judicieux Buonamioti, ont prise pour l'arrestation de S. Pierre (V. les art. Moise et Pierre [S.] et S. Paul) ; nous ne devons pas dissimuler que telle est encore l'opinion des archéologues modernes.
Mais il est à nos yeux indubitable qu'il s'agit avant tout de la révolte du peuple de Dieu tourmenté par la soif dans le désert : il s^y trouve toujours deux Israélites saisissant par les bras Moïse qui semble résister à leur violence. Ils lui reprochaient amèrement, conmie on sait, de les avoir tirés de PÉgypte pour les faire mourir de soif, et telle était leur exaspération, qu'ils furent sur le point de le lapider, comme il le dit lui-même (Exod. xxiv. 4). Ce qui donne une force décisive à cette interprétation qui du reste laisse place au sens figuré, c'est que la scène en question ne manque à peu près jamais de précéder le miracle de Peau jaillissant du rocher sous la baguette du législateur, miracle qui fut la réponse à toutes leurs plaintes; et qu'elle ne s'observe nulle part ailleurs. Au surplus, s'il était question de rarrestation de S. Pierre, les bérets plats que portent invariablement les deux acteurs de cet acte de violence seraient une exception unique et inexplicable. Observons encore , que , dans ces différents sujets. Moïse a toujours la tête découverte, les Israélites qui l'entourent portent seuls la coiffure en question. Le reste du costume de ces Israélites consiste en une tunique courte, un sagum fixé sur l'épaule par une fibule, et des sandales comme il leur était prescrit dans la loi d'en user en voyage [Exod, XII. 11). Il est probable que le béret était aussi une coiffure de voyage usitée chez les Juifs du temps où ces urnes sépulcrales ont été sculptées.
KYBIE ELEISON. — Ce sont deux mots grecs qui signifient : Domine, miserere^ « Seigneur, ayez pitié. • C'est une formule de prière qui, dans sa brièveté, renferme l'aveu implicite de toutes nos misères, et la confiance que le Dieu que nous invoquons nous viendra en aide dans tous nos besoins et dans tous les périls qui menacent notre âme. Isaïe (xxxiii. 2] priait par une formule presque identique : Domine f miserere nostri, te enim expectavimus.
t Seigneur, ayez pitié de nous, car nous vous avons attendu. • Et Baruch (C. m) : Audi,f^ mine^ et miserere, t Écoutez, Seigneur, et ayez pitié. » C'est le cri de détresse de tous les malheureux, c'est celui qu'adressaient ai Sauveur tous ceux que quelque grande miser® attirait sur son passage : les aveugles de i^ richo (Matth. xx. 30): t Seigneur, ayeï pi^® de nous, fils de David; » la Chananéenne (Matth. xv. 223 : « Ayez- pitié de moi, Sev-