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gneur, fils de David; • les dix lépreux (Luc. xYii. 13) : t Jésus, notre maître, ayez pitié de nous. >
Aussi rÉglise commença-t-elle à adopter cette invocation en faveur des catéchumènes et des pénitents, qui sont les aveugles et les lépreux spirituels. C'est un touchant spectacle que celui de toute l'Église assemblée, priant pour ces deux grandes classes d'infirmes ; il nous est révélé par les Constitutions apostolvqm {viii. 6). Le diacre énonçait à haute voix une série de demandes en leur faveur, et après chacune de ces demandes, un chœur d'enfants disait : Kyrie eleison^ et le peuple tout d'une voix répétait les mêmes paroles.
A l'article Litanie^ on verra quelques-unes des circonstances où la liturgie primitive a placé cette invocation. Il s'agit ici de la messe. Or, l'usage de la dire à la messe est de toute antiquité '^. Giorgi. Liturg. Roman, pontif. 1. m. c. 12 seqq.). Cependant il n'en existe pas de traces connues avant S. Sylvestre qui, selon Hugues Victorin (L. ii Offic. c. 44), l'y aurait introduite vers l'an 320, l'ayant empruntée aux Grecs qui l'emploient très-fréquemment à toutes les heures de l'office.
Une opinion vulgaire, autrefois fort répandue, en attribuait l'introduction dans la messe à S. Grégoire seulement. Mais c'est à tort, car il est constant qu'elle avait été adoptée soixante ans avant ce pape, soit par le saint-siége, soit par toutes les provinces de l'Italie et de la Gaule. Nous en avons pour preuve le troisième canon du deuxième concile de Vaison, tenu en 529 : Et quia tam in sede apostolicay quam etiam per totas orientales et Italiw provincias iukis et nimirum salutaris consuctudo est intrormsa, ut Kyrie eleison frequentius cum Slf^iaffectu et compunctione dicatur, placuit efiam nobis, ut in omnibus ecdesiis nostris ista ^<ttn $ancta consuetudo, et ad matutinum, et ad
missas^ et ad vesperam^ Deo propitio^ admittatur.
Mais, dans l'antiquité proprement dite, il n'y avait rien de fixe sur le nombre de fois qu'on devait le dire, de telle sorte que le célébrant le répétait à son gré aussi souvent que sa dévotion le lui inspirait. Il en était encore ainsi du temps de S. Grégoire, et pendant les siècles suivants, quand le pape célébrait, c'était lui qui en fixait le nombre, et les chantres continuaient jusqu'à ce qu'il leur fit signe de cesser : Ut et annuat si vult mutare numerum letaniw (Ord. Rom. i. 9). Ce n'est qu'au onzième siècle qu'il fut prescrit de ne le répéter que neuf fois, y compris le Christe eleison qui se dit trois fois. Dans le rit ambrosien, on dit trois fois le Kyrie eleison, après le Gloria in excelsis^ après l'évangile, et à la fin de la messe. Dans le rit latin, cette invocation se répète neuf fois, comme nous l'avons dit : trois fois pour le Père, trois fois pour le Christ son Fils, Christe eleison, trois fois pour le Saint-Esprit. Mais pourquoi adresse-t-on le Kyrie trois fois au Père, et trois fois au Saint-Esprit ? C'est parce que ces deux personnes seules n'ont qu'une nature. On dit trois fois Christe eleison au Fils, parce que, bien qu'il soit de la môme nature que le Père et le Saint-Esprit, il en a une seconde, la nature humaine, qu'il a adoptée, et dans laquelle il a été oint par son Père, unctus^ ce qui est la môme chose que Christus. On verra dans les auteurs liturgistes plusieurs autres raisons expliquant l'usage de répéter neuf fois le Kyrie à la messe. Consulter surtout Durand {Ration, iv. 12), Crispi, archevêque de Havenne [Myster, evang. leg.)^ Martène {De ant. EccL rit. c. iv). Le Brun (i. 164),Grancolas {Les anciennes liturgies. 464). Le Kyrie eleison fut aussi employé comme acclamation dans les conciles. (V. l'art. Acclamations,)
LABARUM CONSTANTIIVIEIV. — I. —
Voici la description qu'en donne Eusèbe qui at- ^te l'avoir vu plusieurs fois {Vit. Constantin. ï» i. c. 31). c C'était une haste allongée revêtue ^'or, et munie d'une antenne transversale à l'ins^dela croix. Au-dessus, à la sommité de cette même hajite, était fixée une couronne d'or et ^e pierreries. Au centre de la couronne était le sgttedunom salutaire (De Jésus-Christ) : à savoir un monogramme désignant ce nom sacré
par ses deux premières lettres groupées, le P au milieu du X. (V. l'art. Monogramme du Christ.)
f Ces mômes lettres, l'empereur eut la coutume de les porter depuis lors sur son casque. Or à l'antenne du iabarum qui est obliquement traversée par la haste était suspendue une espèce de voile, un tissu de pourpre, enrichi de pierres précieuses artistement combinées entre elles et qui éblouissaient les yeux par
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leur éclat, et de broderies d'or d'une beauté indescriptible. Ce voile fixé à Tantenne était aussi large que long, et avait à sa partie supérieure le buste de l'empereur chéri de i)ieu et celui de ses enfants, brodés en or. L'empereur usa toujours de ce salutaire étendard, comme d'un signe protecteur de la puissance divine contre ses ennemis ; et il fit porter dans toutes ses armées des enseignes faites sur le même modèle. »
Après cette description, on ne peut se dispenser de citer celle que le poète Prudence a donnée de ce même étendard (^Contra Symm. i) :
Chiistus purpureum gemmanti textus in auro Signabal labarum. Clypeorum insigaia Christus Scripserat. Ardebat summis crux addita cristis.
Quelle que soit la variété des types du monogramme, soit sur les monnaies de Constantin lui-même et sur celles de ses successeurs, soit sur les monuments de dillérents genres, il ne nous parait nullement douteux que le labarum ne portât la première forme, celle qui est incontestablement la plus ancienne avec X oblique, ^. Le texte d'Eusèbe nous semble suffisamment clair à égard : Littera P in medio sui decussata. C'est ainsi qu'il parait sur un beau sarcophage du Vatican ^Bottari. tav. xxx), «t sur une lampe de la collection de Passen (Giorgi. De nwnogram. Christi. p. 10. n. 1).
Pour tout le reste, il est rare que les labara représentés sur les diverses -classes de monuments soient parfaitement conformes k la description d'Eusèbe. Ainsi beaucoup n'ont pas la draperie, par exemple le sarcophage cité; d'autres, tels que la lampe de Passer! , au lieu des effigies des empereurs, font lire sur cette draperie, ou sur un cartel qui en tient lieu, les paroles de la vision de Constantin. £n xor || tûnika; dans d'autres enfin (V.GaiTucci.i/oneic di Costant,— Vetri, 103), le monogramme est tracé sur le voile, au lieu d'être dans la couronne ; et c'est le type le plus conmmn sur les médailles. Ces différences ont pu se produire du vivant même de Constantin, à raison des difl'érentes officines d'où sortaient les enseignes ; mais encore une fois, elles ne sauraient prévaloir contre le témoignage d'un témoin oculaire qui a dû décrire le véritable type.
Les successeurs de Constantin maintinrent religieusement l'usage de cet étendard sacré ; ils se firent quelquefois représenter au revers de leurs monnaies, appuyés sur le labarum chrismé. Onen adesexemplesdepuisConstansl, Vetranion, Magnence, etc. (V. Cohen. Médailles imp. t. VI. pi. VII. 112. VIII. 16. ix. 2. x. 6 et notre art. numismatique, ii.)
En haine du christianisme qu'il avait apostasie, Julien ôta le monogramme du labarum. Baronius (Ad ann. 363. n. 27. 30) affirme qu'il
n'y fut réintégré que sous Gratien ; mais nous ferons observer que les monnaies de Jovieo, successeur immédiat de Papostat (Cohen, ibid. xiii. 21) présentent le même type que ci-dessus, c'est-à-dire l'empereur appuyé sur le labarum orné du monogramme, ce qui ne permet guère de douter que ce signe sacré n'eût été déjà rétabli par ce prince sur les étendards de son armée. (V. l'art. Numismatique.)
II. — Le labarum de Constantin, celui-là même que, dès le lendemain de sa vision, il ât exécuter en or et en pierreries par ses orfèvres, et qui servit de type à tous les autres, fut conservé, dit-on, comme une relique. Socrate suppose que de son temps, c'est^-dire vers l'an ^30 {Hist. eccl. i. 2), on le gardait dans le palais de Constantinople , et, si l'on en croît Théophane, cité par Tillemont (Empereurs, iv. 127), il se voyait encore au neuvième siècle.
Constantin faisait porter le labarum sacré partout où il voyait que ses troupes fléchissaient, et aussitôt, dit Eusèbe [Vit. Const.ii 7), Dieu, récompensant sa foi, faisait pencher la victoire de ce côté-là, et mettait les ennemis en fuite.
Il choisit parmi ses gardes cinquante des plus forts et des plus courageux, et qui en même temps étaient le plus animés de U crainte de Dieu, pour se tenir toujours autour de cet étendard et le porter alternativemeut. (V. l'art. STAUKOPHORi.). Ceux qui le portaient, d'après le récit du môme historien {lînd. c. ix], n'étaient jamais blessés dans le combat, et il raconte que, dans une occasion périlleuse, celui qui le tenait s'étant effrayé, et l'ayant donné à un autre pour s'enfuir, ifut aussitôt percé d'un dard qui le tua, tandis que l'autre ne reçut pas un seul coup, bien que plusieurs traits vinssent se fixer dans la hampe de bois. Eusèbe atteste avoir appris ces faits de la bouche de Constantin lui-même.
Ce qui reste du moins incontestablement établi, c'est la confiance qu'inspirait ce signe auguste, la vaillance qu'il donnait aux armées chrétiennes; et la terreur qu'il portait dans les rangs ennemis. C'est ce qui se vit notamment à la bataille d'Andrinople entre Constantin et Licinius : la vue seule de l'étendard sacré glaçait les soldats de ce dernier, et « partout où fut portée la croix, la victoire la suivit (Euseb. ibid. vu). • On sait encore que, avant la bataille de Chrysopolis donnée peu après, ce même Licinius, instruit par une expérience chèrement achetée, recommanda à ses soldats de se défier de la vertu fatale de la croix q"* brillait sur l'étendard de Constantin, tandis que, au contraire, l'empereur chrétien excitait les siens par ce signe puissant (Id. ibid. 1* ^ c. 12),
Ceux qui portaient le labarum s'appelaient
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ïccnarii^ d^un nom continué, après la substiion du monogramme du Christ au dragon serpent qui auparavant décorait les enseies romaines. (V. Fart, dhaconarius.) Théose le jeune, en 416, leur accorda de grands nombreux privilèges, dont Baronius donne (Dumération {An. 312. 37).
Od a proposé du mot labarum^ que d'autres menilaborum des étymologies fort diverses, entre lesquelles il serait difficile de choisir, ir elles manquent également de fondement ; )us nous abstenons pour ce motif de les rap- Drterici. (V. l'art. Monogramme du Christ,)
LAÏQUE (aaikoï). — Ce mot dérivé de Xa(5ç, peuple, t a été employé, dès les premiers ècles, par les auteurs ecclésiastiques, pour êsigner tous les fidèles qui n'appartenaient sintau clergé. Nous avons ces paroles relarquables dans Tépltre de S. Ignace aux lagnésiens (P. 56. — cf. Suicer. adv. Aaïx6ç): De môme que le Seigneur ne fait rien sans )n Père ; ainsi vous ne devez rien faire sans Hôque, que vous soyez prêtre, diacre, ou <^. > On rencontre souvent dans les Canons witoUques cette expression : t Si quelque erc ou laïque, » £r ttç xX7)ptxb( i) XaVxdç (Cau. netpassim). S. Justin le Man-tyr {Respons. pLg$t,orth. xcvii) dit : Filiam sacerdolh for- 'mUm^igne comburit ; viri vero laici, /opt- Hts eneccU, Justinien a la constitution suiite {Ad Epiphan. Constantinop.) : laicus non tim ad episcopalum traducitor. Theophylacte cap. IV Marci) énumère ainsi les divers ors de rÉglise : « Les uns sont vierges et soli- *es; d'autres vivent dans les monastères et congrégations ; d'autres enfin sont laïques aiariés. » Cette distinction entre les laïques es clercs, follement niée par quelques moues, entre autres Nicolas Rigault {Not, in mon. epist, ii), Claude Saumaise et Jean denus (Cf. Bingham. i. kl) se trouve égalent exprimée de la manière la plus nette dans e foule d'auteurs latins des trois premiers clés. Rien n'est plus clair que ces paroles de Clément Romain : c Au souverain prêtre 5 attributions spéciales ont été données, aux Êtres un lieu propre, et aux clers inférieurs s ministères particuliers, le laïque obéit à «préceptes laïques. » Tertullien censurant légèreté et la témérité des hérétiques en atière d'ordination (De prxscript, xli), dit : ^ourd'hui prêtre, qui demain laïque, car ils infèrent môme aux laïques les fonctions saîTdotales. » (V. aussi id. De fuga in persecut. —De bc^, xviii etpassim.) S. Cyprien n'est ismoins formel {Epist, lv. p. 2kk, edit. Oxon. •J*rt. La. p. 265); dans ce dernier passage, i fait ressortir la différence des devoirs des lal- [ues d'avec ceux des prêtres : Vidcrint laici hoc
quomodo curent; sacerdotibus lahor major ir^ cumbit. Pour plus de développement, V. notre article Ordres ecclésiastiques.
On trouve dans les documents des premiers siècles des dénominations équivalentes, mais qui tendent au même but, la distinction des clercs d'avec les laïques. Ainsi ^lOTixof, sœculares^ du mot fifoç, « vie, » et xoajxixof, mundani^ parce que les laïques mènent une vie séculière, mais ces noms distinguent les laïques non-seulement d'avec les clercs, mais encore d'avec les ascètes qui vivaient solitaires, et s'étaient affranchis des soins et des occupations du monde (S. Chrysost. homil. m In Lazar. homil. xxiii In Roman.), Les fidèles étrangers à la cléricature étaient encore appelés fôiwTai, idiot<e^ c'est-àdire hommes privés. S. Paul, comme on sait, s'était servi de cette expression (1 Cor, xiv. 16), et on la traduit ordinairement par « ignorant, • inductus; S. Chrysostome (Homil. xxxv. In \ Cor. xiv) veut au contraire qu'elle signifie laïque : 2oici)T7iv 8è xbv Xaïx6v Xi^ei ; et Théodoret est du même avis {In 1 Cor. xiv) : « S. Paul appelle idiotam fôici>iT)v, celui qui est constitué dans l'ordre des laïques. • On peut citer aussi dans le même sens Origène {Contra Celsum. 1. vil), et mieux encore Synesius qui oppose sans cesse le mot ÎBitircaç à îepeîç, « sacrés. » Ainsi, parlant quelque part {Epist. lxvii) des clercs qui avaient mérité d'être privés de leur office, il dit : « Avec ceux-là, il faut traiter comme avec de simples particuliers, o>ç dfvTixpuç fôi(j[>xaç. >
La distinction des laïques et des clercs est établie d'une manière palpable dans les classifications des monuments épigraphiques chrétiens faites au Latran par M. De' Rossi.
LAMPES CHRETIEIVNES. — I. — L'usage de placer des lampes dans les sépultures fut commun à tous les peuples de l'antiquité. C'est à tort que quelques antiquaires ont regardé cette pratique chez les chrétiens comme une imitation du paganisme ; les fidèles l'avaient reçue des Juifs (Catalani. Comment, ad ritual Roman, tit. vi. c. 1. 7), et, pour eux comme pour ces derniers, les lampes étaient le symbole de la lumière éternelle que l'Église implore en faveur des défunts, et, mieux encore, de la gloire dont les Saints jouissent au sein de Dieu, après avoir brillé pendant leur vie des splendides lumières de la foi (Hieron. Advers. Vigilant, et Vit, Paulœ) : Ad significandum lumine fidei illustratos sanctos decessisse^ et modo in superna patria lumitie glorix splendere, ils rappelaient ainsi la promesse du Sauveur (Matth. XIII. ^3) : Justi fulgebunt sicut sol in regno Patris eorum, t Les justes brilleront comme le soleil dans le royaume de leur Père ; » et ils aimaient à exprimer, dans leurs épitaphes, sous mille formes variées, les espé-
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rances que cette promesse fait naître, la lumière étant un des principaux éléments du bonheur céleste, et cette lumière n'est autre que le Christ lui-môme (V. l'art, lux) :
LVCB NOVA FRVERIS LVX TIBI CHKISTVS AOEST,
est-il dit du préfet Probus (Ap. Bottari. i. p. 53).
Ceci suppose évidemment que la plupart des lampes qui, en nombre presque infini, enrichissent aujourd'hui les musées de l'Europe, eurent une destination funéraire. Dans les catacombes de Home, comme dans celles de Naples, de Corneto, etc.., on en a trou\é, et on en trouve encore presque à chaque pas, fixées à l'extérieur des niches sépulcrales , quelquefois même à l'intérieur. Le P. Lupi {Epitaph, Sever, p. 116; donne le dessin du loculus entr'ouvert de coNSTANTiA, viergc et martyre, devant lequel brûle unejampe assujettie avec du mortier ; les lampes placées dans de telles conditions sont presque toujours d'argile.
Outre les lampes proprement dites, il s'est rencontré dans un corridor du cimetière de Gyriaque, renfermant des tombeaux de martyrs, des espèces de bougeoirs en terre cuite, propres à recevoir des chandelles, et placés, comme les lampes, dans des niches. (V. Marchi. p. 111.)
Parmi les lampes chrétiennes d'une autre origine que les catacombes romaines, on doit citer celles qui furent découvertes , en nombre prodigieux, par Melchior Fossati dans un hypogée étrusque, l'une desquelles représentait la transfiguration (R. Hochette. Afém. de l'Acad. des inscr. t. xiii. p. 762. note), sujet extrôpiement rare dans les monuments primitifs du christianisme, et dont l'attribution est peutêtre ici un peu douteuse. Des sarcophages chrétiens, trouvés en 1834 dans la nécropole étrusque de Vulci, étaient surmontés de lampes d'argile, et les inscriptions se terminaient par ces formules : pax cvm santis (Sic) ou cvm an- OELis (Id. p. 763).
L'Egypte en a fourni aussi un nombre considérable ; elles se trouvent aujourd'hui dispersées dans plusieurs musées de capitales : celui de Turin en possède plus qu'aucun autre. Nous en avons vu plusieurs provenant de Milo ; elles sont presque toutes ornées de la croix. La ville de Cherchell en Afrique, l'ancienne Caesarea, en a donné beaucoup, ainsi que plusieurs autres localités de l'Algérie.
Enfin, elles abondent partout où il y a des sépultures chrétiennes, et, dans notre Gaule, à Lyon surtout, à Vienne, à Arles, etc.; nous sonmies, ce semble, autorisés à penser qu'un usage que nous trouvons en tant de contrées diverses, fut universellement adopté dans l'Église.