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différents âges, et il est curieux de voir, dans un assez court espace du cimetière de Cyriaque 'Marchi. tav. xv), trois zones parallèles de niches, pour les grands, les moyens et les petits corps. Par une bizarrerie difficile à expliquer, on trouve parfois des loculi taillés en ligne courbe, de sorte qu'on a dû plier les cadavres pour les y faire entrer (Id. tav. xviii).
En certains li^x, on voit des loculi tout tracés, mais qui n'ont jamais été creusés ^Id. p. 164 et tav. xxviii). On a quelques exemples ie lùculi pratiqués, non pas dans les parois, mais sous le pavé des catacombes (Id tav. xxi. KVi. etc.). Il en est de même dans les anciens cimetières chrétiens de Chiusi, en Toscane Cavedoni. Cimit. Chiusi. p. 20).
A Rome, les briques qui servaient à clore les bcttii étaient prises aux nombreuses officines (ui se trouvaient dans la campagne voisine, .e plus souvent, elles portent la marque du iguiinus et celle du maître de la fabrique; [uelquefois aussi les noms des consuls, ce qui, usqu'à un certain point, pourrait fournir une lonnée approximative sur la date du tombeau . )n peut voir, dans Boldetti (P. 528 seqq.) et lansFabretti (T. viii), un grand nombre de «s briques écrites. (Pour compléter cet arti- Je, V. les mots : Séputtures^ - EnsevelissenerUs^ — Cimetières^ — fossores, — Sarcophages^ — CUPELLA.)
LUNCVARE CRYFTiB. — Quelques-unes les salles des catacombes recevaient du jour KIT une ouverture verticale ou oblique pratipiée dans la voûte et donnant sur la campagne, ouverture qui s'appelait luminaire, lumiwre crypte. Plusieurs de ces luminaires ont 'té pratiqués après la paix constantinienne, liais la plupart datent du temps des persécuions, car on a des exemples de chrétiens qui f furent précipités, entre autres la martyre ^andida, per luminare cryptée jactantes^ lapi- ^ obrueruut (Act. SS. Marcellin. et Petr. ip.BoUand. ii jun. n. 10). S. Jérôme (In Ezech. -x) et Prudence {PerL^teph. xi) les décrivent, y. leurs textes à l'art. Catacombes, pp. 108. 109), et Anastase le Bibliothécaire (In Marcell.) ^le d'un cubictUum clarum^ encore ouvert ^c son temps, dans une crypte du cimetière Je Priscille, près du corps de S. Crescention. ^ïusieurs inscriptions les mentionnent, entre autres celle d'un evsebivs qui avait acheté ^n tombeau du fossor ocapatvs : ad cata- '^MBAS AD LVMENAREM (Sic) (Perret, vol. I. >1. Uxin. n. 7).
n parait qu'il y avait de grands et de petits ^nûnaires : on est du moins en droit de le ^^hre de cette inscription d'un tombeau bi- '^ïûe placé sous un luminaire majeur TMarchi.
^' 165) : COMPARAVI SATVRNINVS A || SVSTO LO-
CVM VISOBIVM AVRI SOLID || OS DVO IN LVMINARE MAIORE QVE PO || SFTA EST IBI QVE FVIT CVM MAr
RiTO AN XL, « Moi, Satuminus, j'ai acheté de Justus un lieu bisome, deux sous d'or, dans (Ou sous) le luminaire majeur.... »
Les grands luminaires sont peut-être ceux qui, arrivés h deux ou trois mètres de distance des voûtes de la catacombe, s'élargissent en cône renversé, de façon à projeter la lumière dans les deux pièces composant une crypte et dans une partie plus ou moins étendue du corridor qui les sépare (V. Marchi. tav. xxix); les petits luminaires, dont le cimetière de Sainte- Hélène fournit un exemple (Id. tav. vi et vu) descendent verticalement en lignes parallèles depuis leur ouverture sur la campagne jusqu'à la chambre qu'ils sont destinés à éclairer.
La largeur* de ces luminaires (V. Marchi. p. 168) est ordinairement d'un mètre carré. Quand ils traversent des couches de tuf granulaire ou lithoïde, leurs parois se soutiennent d'elles-mêmes; mais s'ils rencontrent des gisements de pouzzolane, de sable ou de terre végétale, ils sont revêtus d'un mur assez solide pour résister à la poussée des terres. Les murailles ne se terminent pas au niveau du sol, mais elles s'élèvent un peu au-dessus, afin d'empêcher les éboulements et les alluvions. Cette précaution devint inutile dans les temps obscurs où les habitants de la campagne romaine, pour prévenir les accidents auxquels ces ouvertures les exposaient, eux et leurs bestiaux, les comblèrent de terre et de pierres. On peut voir de ces luminaires représentés dans les planches viii. xix, etc., du P. Marchi, et dans le livre de M. Perret, vol. ii. pi. ix.xi. Lxii. etc.
LUX. — D'après les notions que nous révèlent les Écritures inspirées, l'enfer est un lieu de ténèbres {Eccli, xxi. 11. — Joël. ii. 2. — Sophon. iT. 15. — Amos. v. 18. — Matth. viii. 12. etc. etc.) ; le paradis, c'est la lumière ; et cette lumière, c'est Dieu lui-même, la c lumière éternelle {Eccli. xlvi. 18. — Sapient, vii. 26) ; » Dieu qui sera la lumière, c'est-à-dire le bonheur du juste : Erit tibi Dominus in lucem sempitemam (Is. lx. 19). « C'est dans cette lumière. Seigneur, cfue nous contemplerons la lumière, » c'est-à-dire que nous puiserons la félicité : In lumine tuovidebimus lumen (P.so/m. xxxv. 10) Les textes sacrés exprimant la môme idée sont innombrables.
Partout aussi Jésus-Christ est appelé lumière : Erat lux vera^ — ego sum lux mundi Joan. I. 9. vin. 12). Dans l'inscription grecque d'Autun (v. vin), il est nomrpé c lumière des morts, » ^wç twv Oowor^Twv ; dans l'hymne au Christ de S. Clément d'Alexandrie, « lumière durable, » ^ûç ifBiov, et dans l'hymne cinquième
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de Synesius, « lumière primitive, » çwc waf afov. Quelques crucifix anciens font lire, à la place du titre ordinaire : ?wc, ou bien encore Lvx MVNDi. (V. Texplication à l'art. Crucifix.) Parmi les nombreux symboles de Jésus-Christ qu'énumère S. Damase (Carm. xi. t. viii. Biblioth. vet, PP.), celui-ci figure des premiers :
Spes, Via, Vita, Salus, Ratio, Sapientia, lumen!
Aussi, dans la prière publique, TÉglise, dont le langage liturgique s'inspire toujours de l'esprit des livres saints comme de celui de ses docteurs primitifs, implore-t-elle pour ses enfants qui ne sont plus, la lumière indéfectible dans laquelle se résument toutes les délices du ciel : Lux perpétua luceat eia ; les lampes qu'on avait coutume de placer à l'extérieur, et quelquefois môme à l'intérieur des tombeaux chrétiens, avaient trait à la môme idée. Au canon de la messe, l'Église sollicite en faveur des morts un lieu de lumière, locum lucis^ et, dans diverses parties de son office, selon les anciens sacramentaires (Sacram. Gelas, ap. Muratori. Lit. Rom. vêtus, t. i. col: 7^9. 760) : « Un lieu lucide, la clarté de la lumière; i Locum luctdum, luminis claritatem. Un monument liturgique encore antérieur, le sacramentaire de S. Léon (Ap. Murât, ibid. i. 453), a cette collecte : Prspsta^ Domine, animx famuli fui,... ut eam mortalibus nexibus erpeditam lux iKTEBNA posMeat, « Accordez, Seigneur, à l'âme de votre serviteur.... qi\e dégagée des liens mortels, elle soit possédée par la lumière éternelle. » Nous apprenons par les actes de Ste Perpétue (vtii) au'il fut accordé aux prières de cette martyre de voir son frère Dinocrate sortir du lieu des ténèbres et entrer dans le séjour de la lumière : Video locum ilïum quem vider am tenebrosum , esse lucidum. Dans un autre passage des mômes actes Txi), le paradis est encore appelé lumière immense, lux imr mensa.
Le style des inscriptions funéraires des premiers siècles est tout imprégné de cette môme idée ; mais, dans cette classe de monuments, les mots /w.T, lumen., sont plus souvent employés comme acclamations ou affirmations de la gloire des justes que comme prière en leur faveur. Nous connaissons peu de marbres où ils se lisent dans ce dernier sens. En voici cependant un exemple bien frappant : c'est une invocation implorant pour une âme l'admission au c paradis de la lumière > : deys te
DEPRECOR VT PARADISVM LVCIS POSSIf VIDER E.
Elle est du cloître de Saint-Ambroise de Milan et a été publiée pour la première fois par M. Le Blant dans sa Réponse à une lettre de 1680 (Page 13). Nous devons citer encore la suivante où Dieu est prié d'affranchir une âme
des ténèbres : domine ne quando advmbre- TVR spiRiTYS VENERES ( Mariui. InscT, Christ. p. 452-6).
La plupart des autres épitaphes constatent ou acclament la félicité, soit la lumière en possession de laquelle les Saints sont établis. Et c'est là un des plus brillants caractères qui distinguent la religion du Christ d'avec le paganisme qui, sur les tombeaux, ne sait parler que des ténèbres où dorment ceux qui ont disparu du milieu des vivants. M. Edmond Le Blant a réuni dans une note de son savant ouvrage sur les Inscriptions chrétiennes de la Gaule {T. I. p. 13) plusieurs épitaphes où cette désolante doctrine se trouve exprimée : citons celles-ci pour faire saisir le contraste:
THALLVSA. HOC. TVMVLO. CONDrTA. LVCE. aRT,
« Thalussa, renfermée dans ce tombeau, est privée de la lumière (Murât. 1384. 7); »-
HIC. lACEO. IN. TENEBRIS (Doui. cl. X. 79);- HAEC lACET IN TENEBRIS (Cf. Le Bl. loc. laud.).
c Je suis ici, ou elle est ici couchée dans les ténèbres. »
Au contraire, sans se préoccuper de l'obsourité momentanée où leur dépouille mortelle était déposée, les premiers chrétiens ne songeaient qu*à célébrer la lumière divine au sein de laquelle leur âme était plongée pour réternité.
.Ainsi, nous lisons sur la pierre funéraire d'une jeune martyre : aeterna tibi lvx ti- MOTHEA in ^, f Timothée , tu jouis de la lumière éternelle dans le Christ (Mai. Collitl Vaiic. i. 450), » et sur celle d'un enfant : cvm «ipiRiTVS in lvce domini svsceptvs est (Giorgi. De mnnogram. Christi, p. 33). Cette inscription est de Tan 397. Le titulus de Probus, préfet du prétoire au quatrième siècle, porte qu'il jouit de la « lumière nouvelle, » c'est4dire de la lumière définitive, étemelle, et que cette lumière n'est autre que le Christ luimôme :
LVCE NOVA PBVERIS LVX TIBI CHBISTVS ABB8T
CBosio. p. 49. — Bottari. t. i. 53). Une épitaphe de Pan 354 (De' Rossi. i. p. 76) témoi gne de la confiance que le défunt Anastase a échangé les ténèbres contre la lumiért : Q^ LvcEM T \enebris mutavit amaris] (Restitution de M. De' Rossi). C'est ce qui se retrouve à pç» près textuellement dans notre Gaule; témoin cette inscription de Vaison (Le Blant. 1. 13) :
A TENEBRIS. LVMEN PRAEBBNS DE LYMUfl VXIO.
Nous lisons dans une belle inscription métrique de l'an 363, empruntée au recueil de l'illustre antiquaire romain (P. 8S), cette formule qui exprime élégamment la même pensée :
RECEPTVS II «p^ENDORI. CTM LVMIlfS. CLARO*
MÂCH
MAGE
îlle-ci de 393 (P. 180. n. 412) qui repréla lumière comme la récqmpense de la 1 Jésus-Christ :
IN CHRISTYM CREDENS PRBIUA LVaS ÀBBT {Sic).
< Croyant au Christ, il possède les récompenses de la lumière. »
IGHABEES (fête des). — L'Église prire eut des fêtes pour quelques-uns des plus nés martyrs de Fancien testament, comme ceux du christianisme môme. Telle fut la des Machabées, ces sept frères dont la àgeuse résistance à la tyrannie d'Antiochus liane, et la mort glorieuse pour la défense loi judaïque, furent universellement célé- > au quatrième siècle, soit par le culte de s les Églises, soit par d'innombrables pariques. S. Jean Chr-ysostome n'a pas moins t)is homélies prononcées à cette occasion, us lesquelles il parle de leur fête comme ' célébrée à Antioche avec une afUuence euple extraordinaire (Chrysost. HomiL