‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 16 sur 266 · ALLE · texte numérisé non relu

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f prirent naturellement le nom d'Agnm Dei, fuient déposés en un lieu décent jusqu'au dinuoche in làbis depoiilit, où 1% distribution en était Taite, après la communion de la messe, ju peuple, et spécialement aux nouveaux baptisés [Durand. Ration. 1. vi. c. 79). Aujourd'hui cette bénédiction est réservée au pape : elle a Leu la première année de chaque pontificat, et ensuite tous les sept ans.

Sans leur forme primitive, les Agma Dei sont contemporains du cierge pascal , c'est-àdire au moins du quatrième siècle (V. l'art. Cietqe faical) ; mais comme médaillons ornés de l'Image de l'agneau, on ne saurait les faire remonter au delà du sixième. Ce qu'on peut citer de plus ancien en ce genre , est un ^jiwii Dei qui figurait au nombre des préseDla que S. Grégoire le Grand envoya à Theodelinde , reine des Lombards (Frisi. Memorie diMotiza. t. [. p. 3'i). Il y en avait aussi un dmie tombeau de Flavius Clemens (De Vitry. Til. Flav. Clem. fut», ap. Calog. t. xxxiii. p. SSO); mais il est probal>le qu'il y avait été mis à l'occasion de la première translation des reliques de ce martyr, c'est-à-dire vers le septirmesiècle. Les textes ne nous autorisent pas i reporter cet usage k une époque plus recuite. Dans les siècles de foi , les Agnus Dei fiaient l'objet d'une grande vénération; on les eDvebppait dans des étoffes précieuses, ou bien on les renfermait dans de petits reliquaires en tiT OU en argent. Nous donnons ici , d'après

Paciaudi (De tocr. cAri'tt. bain. Pnef. p. xi)

une d« ces custodes qu'on croit Être du huitième ou du neuvième siècle. D'un cdté est repréuntéela sainte face, de l'autre est écrite la légende r agne dei MiSErEBE iiEi qvi chimln* mois. La même légende se lit sur un Agnus Dti de Charlemagne consente aujourd'hui encore dans le trésor d'Aix-la-Chapelle; ce monuDient est publié avec sa monstrance dans les llfa»ça d'ATchéologie (Vol. i. pi. xix. fig. o). (V.pour plus amples détails noire Notice sur 'fiàGNts DEI, à la suite de notre Ètad. art^l. lur iagneau et U Bm-PatUur. p. 8S. Mtcon. 1860.)

AKiLE. — Le musée lapidaire de Lyon pos- )Me une pierre tumulaire chrétienne sur taluellB sont (gravés deux aigles au vol ( De BOBsiea. Intcript. aniiq. de Lyon. p. 563).

M. Le Blant, qui reproduit le monument {inscript, chrit. de la GauU. t. i. p. Iâ7), voit dans ces aigles un emblème du nom du défunt, nom tronqué par la rupture du niarbre, et qui, d'ajirès la restitution du savant épigraphiste, serait ^^ui'livs. De nombreux exemples de semblables emblèmes sont fournis , il est vrai, par It's épitaphes des premiers siècles chrétiens : car on sait que l'usage s'établit de bonne heure dans l'Église de figurer les noms propres par des signes phonétiques. (V. les art. AntinauJi représenté» sur les monuments chrétiens, et Nomt des prertiiers dirétiem.) Mais rejeter ici , pour ce motif, toute idée de symbolisme, ce serait, à notre avis, aller un peu trop loin. En effet, il est indubitable que plusieurs Pères de l'Église, se fondant sur le cinquième verset du psaume en, renouaftilur ut aqailxjuveiitus mea, ■ Ma jeunesse sera renouvelée comme celle de l'aigle , » paroles qui font allusion aux mues périodiques de l'aigle, l'ont regardé comme un symbole de la résurrection. Tyrin, résumant leurs témoignages, dit, dans son commentaire sur ce verset, que le juste est complètement renouvelé dans son âme sur la terre par la grâce , comme il le sera un jour au ciel, par la gloire, dans son corps et dans son âme.

C'est pour une raison analogue que S. Maxime de Turin fait de l'aigle lesymbole du néophyte, qui, par le baptême, est renoua elé, et initié à une vie nouvelle (/« Biblioth. PP. t. vi. p. 27). S. Ambroise applique ce symbole à la résurrection du Sauveur (Serm. in Append.). Nous ne pouvons nous dispenser de traduire ici ses remarquables paroles : > Il n'est à proprement parler qu'un seul et véritable aigle, c'est Jésus-Christ notre Seigneur , dont la jeunesse a été renouvelée alors qu'il est ressuscité des morts. Après avoir déposé , en effet, les dépouilles d'un corps corruptible, il a refleuri en revêtant une chair glorieuse. >

Nous devons avouer que les monuments figurés offrent peu d'exemples de ce symbole, qui cependant fut sans aucun doute comme te texte de S. Ambroise nous autorise à le croire, l'un des nombreux emblèmes de résurrection adoptés par les premiers chrétiens. Nous le trouvons néanmoins dans une belle fresque du cimetière de Priscille (Bottari. tav. clx) où se voient deux aigles sur des globes. En beaucoup d'autres endroits, les oiseaux que l'on s'est habitué à regarder, presque toujours sans examen, comme des colombes, pourraient bien être quelquefois des aigles. Il est souvent bien difficile d'en juger, vu l'imperfection des dessins des anciens ouvrages sur ta Rome souterraine. (V. l'art. Oiseaux.)

ALLELUIAH. — Mot qui signifie Lavdale

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