‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 17 sur 266 · AMBO · texte numérisé non relu

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Deum ou lau% Deo « Louez Dieu, ou louange à Dieu. » On désigne quelquefois par ce mot certains psaumes , le cent quarante-cinquième par exemple et les suivants, dont il forme le début; mais le plus communément, c'est la récitation du mot môme AUeluiah. C'est du temps du pape Damase et par les soins de S. Jérôme, selon toute apparence, qu'il fut emprunté par l'Église latine à l'Église de Jérusalem et non point à l'Église grecque, comme on l'a faussement avancé. (V. Patrol, Migne. t.xiii. p. 1210. n. 15.) S. Grégoire décréta que V AUeluiah serait chanté, non plus seulement dans le temps pascal , mais pendant toute l'année (Baron. Ad an. 384. n. 27). On le chantait même aux funérailles ; ce rit fut observé aux obsèques de Fabiola, ainsi que nous l'apprenons de S. Jérôme {Epist, ad Ocean,)^ et aux funérailles du pape Agapit qui eurent lieu à Constantinople (Exccd. Vaticn, 1538) ; la liturgie grecque ainsi que la mozarabe ont conservé cet usage, qui existait aussi sous l'ancienne gallicane, au dire de Baronius (Ad ann, 590) ; l'Église latine l'a aboli en signe de deuil (Concil. Tolet. XIV. can. 10). Un décret d'Alexandre II a retranché VAlleluiah de la liturgie depuis la septuagésime jusqu'au samedi saint; c'est la pratique de toutes les Églises occidentales, et le quatrième concile de Tolède (Can. x) a étendu cette règle pour l'Église d'Espagne à tous les jours de jeûne sans exception.

Cette formule de louange en langue hébraïque a été introduite dans la messe afin que les trois langues dans lesquelles fut écrit le titre de la croix y fussent représentées, la langue grecque Tétant par le kyrie eleison. Il fut appelé alleluiaticum melos par Victor d'Utique au cinquième siècle (De Persecut. Vandal. lib. i).

Anciennement on ne le chantait pas à la fôte de la Circoncision, parce que ce jour-là, qui tombe le premier janvier, l'Église jeûnait (V. l'art. Janvier [Calendes de]) pour protester contre les désordres par lesquels les païens le profanaient (Paulin, ep. xi. Ad Sever.). Dans la primitive Église, ce cantique était chanté à l'intérieur du temple par la masse du peuple (Paulin, ep. xii. ad Sever,); les moines s'en servaient pour s'appeler à la collecte; les fidèles étaient aussi dans l'usage de le faire souvent retentir môme en dehors de l'exercice du culte public ( Sidon. Apollin. 1. ii. epist. 10), comme manifestation d'une joie chrétienne, par exemple dans les travaux des champs, ou dans les exercices nautiques. En 492, les Bretons auxquels leur évoque S. Germain avait enseigné à se faire une arme de ce chant sacré, attaquèrent une armée ennemie en entonnant allduiah à trois reprises différentes (Polyd. 1. m), et attribuèrent leur victoire à cette invocation.

ALOGIA. — Dans le langage de Pères, ce mot, dérivé sans doute du yioToç, privé de raison^ désigne l'état lité oii l'homme est réduit par l'intei S. Augustin (Epist. lxxxvi) l'expliq « Qu'est-ce que Valogia, si ce n'est a abusé de la table, jusqu'à dévier ( de la raison? » Il n'est pas sans intér peler ici que S. Grégoire de Nazia:

du nom d'a/o^ta le décret par leqi l'Apostat avait interdit aux chrétiei des lettres humaines , comme si une fense était l'acte d'un homme ivre.

ALUMXI. — V. l'art. Enfants in

AMnON. — Ce mot est, selon toi bilité, dérivé du grec ivaCafvsiv, won qu'on montait à l'ambon par des deg lano. Cod. i Evang. 1. ii. c. 6). Oi appelé l'ambon Prjjxa, wSpYoç, pulpitu tus^ auditorium, osiensorium.... trib\

On ne saurait établir une règle i sur la place, la forme, le nombre de parce que tout cela variait beaucou] anciennes basiliques. Il est certain bon était situé entre le sanctuaire mais il occupait quelquefois le poir et d'autres fois il était placé sur l'un de la nef, ou bien il y en avait un côté. Il s'en trouvait souvent jusqu'i pour l'évangile , un pour l'épltre , i lecture des prophéties et des autreî l'Ancien Testament. Samelli (Antici grafia. p. 72) cite comme modèle c table forme de l'ambon celui de Sair à Rome (V. le dessin de cet ambon da Vet. mon. i. p. 18); or il y signale grés, ou tribunes distinctes; le plat rieur surmonté d'un pupitre où déposer le livre, était réservé au di chantait l'évangile, le visage tourn hommes; on y promulguait aussi mandements et censures de l'évôq récitait les diptyques des vivants et « on y annonçait les jeûnes , les vigiles on y lisait les lettres de paix ou d nion (V. l'art. Lettres ecclésiastiques] des martyrs au jour oti l'on célébr moire de chacun d'eux ; on y publia veaux miracles pouvant servir à V des fidèles; enfin c'était du haut de hune que les diacres et les prêtres a leurs instructions au peuple, les é\i chaient de leur chaire au fond de 1' les art. Prédication et Chaire). Ajo c'était du haut do l'ambon que les convertis faistiient leur profession • peut citer pour exemple celle du ce teur Victorin, dont S. Augustin racoi

«mioii lu huitième livre de ses Cuffttims ;

l'épltre se lisait sur ie second degré, moins élMÉ que le premier , et le soua-diacre qui remplissait cette fonction avait le visage tourdC Vira l'autel. Le troisième plateau, toujours kIou le même auteur, servait aux clercs infêlieuR qui lisaient les autres parties de l'Écrittre.

Sur le prolongement des ambons, vers la lit, étaient fiiëes des pointes de fer pour recewIm flambeaux destinés à éclairer les fidèles luioTGcesde la nuit, nocturnx eonvocationes (Ttnul. I. II Ad uxor. c. 4). En outre, un grand candélabre était ordinairement joint à

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