MANS
Ceci n'est pas conforme au récit de I'ÉctIIur (Exod. XVI. — Num. xi) oii il est dit que ii manne tombait en forme de rosée, et que les Israélites la cueillaient lorsque la terre en était couverte. Mais, pour rendre son tableau plus saisissant, l'artiste a imaginé de la faire recevoir par ces Israélites, au moment mîme oii elle tombait du ciel. (V. De' Rossi. ibH. p. 78.) Cette représentation est entourée de circonstances qui en déterminent clairement la signification eucharistique. Elle sert de décoration à une chambre où sont ensevelies des vierges chrétiennes; et elle vient comm complément du sujet peiut dans la lunette ie rarcosoJium, lequel n'est autre que lesvinjii sages qui, grâce à la manne eucbaristiquidônl elles eurent soin de se nourrir, naintinran leur lampe allumée jusqu'à la fia, et les vierges folles qui laissèrent éteindre la leur, pour avoir négligé de prendre cet aliment divio.
HANSE. — V. l'art. Oergé. n. II. 3*.
HA!V8IO:VABII.— C'êUit, dansl'anUiiuiU ecclésiastique, de s fonctionnaires attachés m service des basiliques, comme gardiens ptiitablement, leur nom supposant r^ide»» to l'église ou dans ses dépendances. S. Grégoire le Grand parledans son troisième dialogue (Cnï) d'un mansionaire appelé Abundtus : Veii ti Abundium manstonortum et roga t'Uum.... Hiii avons, au sujet de ces fonctionnaires, un témoignage antérieur de deux siècles, «qui "'après Mariai (Papiri diplom. p. 301} wl 1b plus ancien que l'on connaisse. C'est une inscription en caractères damasiens oii il «* fait mention d'un mansionaire nommi Juliia, duquel un chrétien du nom de Faustinus»™* acheté le lieu de sa sépulture : locvs cxvsnB
QVEM COMPAHAVIT A IVLm UANSEOIfAllIO.
On est, ce semble, en droit de conclure^
: précieux monument que les mansioDii* avaient, en outre de la garde des églises, ow part à leur administration temporelle, et qui c'était à eux qu'on devait s'adresser pour obKnir des concessions de sépultures, soit mus 1« portique, soit dans l'intérieur des baâliqu* comme on traitait avec les fossoret pour 1» tijculi des catacombes. (V. l'art, fossoms.)
Quoi qu'il en soit, leur qualité de gardiMi ou de sacrisie, ne parait pas douteuse. Toia comment Panvinius [De interprdat. roc.ote*' eccl. ad h. v.) définit leurs attributions : i 0» appelait mansionuritM le gardien et le conseil leur des édifices ecclésiastiques, des templ»*! des autels. C'est comme familier et dr — ""^ dumotmunsto. ■
On a quelquefois confondu les n avec les paramonarii (V. ce mot) ; ouis il ' parait pas que cette confusion soit motivée.
MAPP
MARI
HAPPA. — Nous devons donner une courte explication de ce mot, qui se rencontre quelquefois dans ce Dictionnaire, notamment à propos des diptyques consulaires.
ÂQ propre , mappa n^est autre chose qu'une serviette , qui servait dans les repas , chez les anciens comme chez nous.
Plus tard cette serviette ou morceau d'étoffe quelconque, tout en conservant son nom, derint un insigne de la dignité de consul, et en ^Déral de tous les magistrats qui étaient ap- Mlés à présider les jeux publics. Ils jetaient la nappa dans Tarène pour donner le signal des xnirses.
L'origine de cet usage, malgré tout ce qu'on m a dit, ne nous parait pas constatée. Dans une ettre de Théodoric à Faustus , préfet du préoire, Cassiodore {Variar. lib. m. epist. 51), attribue à Néron. Selon lui , cet empereur »rolongeant un jour son repas outre mesure, e peuple s'impatienta du retard apporté à son ilaisir favori. Alors Néron qui, de sa maison Me^ entendait les murmures de la multitude, lurait jeté sa serviette par la fenêtre , pour lonner le signal de l'ouverture du spectacle. >tte anecdote, dont la source n'est point indiïuée et que d'autres , du reste , attribuent au •m Tarqum (V. Du Gange, ad voc. Mappa), nous Kmble en contradiction avec le texte de Suétone sur ce môme empereur (Sueton. Nero. c. Dm). Le biographe raconte, en effet, que quand Néron se montrait dans le cirque pour lutter de vitesse avec les cochers, il chargeait un de ses ïftanchis de jeter la mappa, office exercé d'ordinaire par les magistrats : Aliqtw liberto miin ^<e mappam , unde magistratus soient. Ceci Mjppose, en effet, que l'usage en question existait déjà depuis longtemps. Quelques écrivains lui ont attribué une antiquité qui peut paraître «agérée, ils l'ont fait remonter jusqu'aux Phé niciens.
Les Pères et les autres auteurs ecclésiasti- ?ttesen font plus d'une fois mention. Tertullien, <i*ns son livre Des spectacles (Cap. xvr), lance ^te boutade contre la mappa, qui comme si- Upal, devait avoir la première part de son in- "^nalion contre les jeux eux-mêmes : Non vi- ^nissum quid sit. Mappam putant; sed est ^Woif ab alto prxcipitati figura, c Ils ne voient (*s (Les spectateurs) ce qu'est l'objet jeté. Ib ^ent que c'est une mappa; mais c'est la fi- ^ du diable précipité d'en haut. •
Quoi qu'il en soit, nous voyons ceci en action »ff les couvertures d'ivoire des diptyques con- ^'ïlMres. (V. Gori. Thesaur, diptych. consulat . et '^'off. passim.) Le consul , debout, ou assis ^f son siège curule, tient la mappa dans sa J^ élevée, tantôt la droite, comme sur celui le Liège , tantôt la gauche, exemple celui de Purges. Biais nulle part on ne peut s'en rendre
un compte plus exact, que sur le diptyque de Basile, consul ordinaire en 541. Le monument se conserve au cabinet du grand-duc de Toscane; Basile y est vu en pied, soutenant de la main gauche un sceptre surmonté d'une croix, et de la droite entrouverte, laissant échapper la mappa ; au-dessous de lui quatre quadriges sont représentés à la course, ce qui suppose que le signal est donné. L'image de Rome, selon la coutume, est sculptée à côté du consul et dans les mêmes proportions que lui ; elle a une de ses mains sur l'épaule de Basile, et de l'autre elle porte les faisceaux consu laires.
La mappa devint l'insigne des empereurs d'Orient, surtout depuis que le consulat leur fut conféré à perpétuité.
Cependant cet objet changea, par la suite, de forme et en quelque sorte de nature. Ce fut une espèce de petit coussin allongé, qu'on remplissait de poussière, pour imiter le gonflement de la mappa repliée, et il prit alors le nom de acatia, qui veut dire une voile.
Au centre de quelques tombeaux chrétiens (V. Bottari. tav. xx et alibi), sont sculptés dans des disques (V. l'art, imagines CLYPEAT-fi) des personnages dont la noblesse est dénotée par le laticlavus dont leur poitrine est ornée, et qui tiennent à la main un objet ressemblant à la mappa, et que Bottari (T. i. p. 73) regarde comme tel. Mais cet objet ne se distingue point du volume qui, lui aussi, est un des insignes des hommes de condition élevée. (V. l'art. Volumes,)
Il existe des diptyques consulaires qui , en passant à l'usage de l'Église, ont subi dans leurs bas-reliefs des modifications assez notables, pour que des consuls soient devenus, grâce à ces retouches, ou des Saints de l'ancien et du nouveau testament , ou des dignitaires de l'Église. Quelques-uns de ces personnages sont encore reconnaissables, en ce qu'ils conservent plusieurs des attributs de leur première dignité, entre autres la mappa à la main. (V. l'art. Diptyques, n. II. 2» Question archéologique. C.)
MARIAGE CURËTIEN. — I. — MofiUr ment s qui y sont relatifs. Parmi ces monuments, les uns représentent la célébration môme du mariage, les autres n'en reproduisent que la commémoration.
1» La célébration du mariage est figurée sur quelques fonds de tasse qui, sans aucun doute, servirent dans des festins de noces ou agapes nuptiales. Nous en citerons deux (Garrucci. Vetri. tav. xxvi. 11. 12) qui, se complétant l'un l'autre, offrent à peu près l'ensemble des rites, ou tout au moins des circonstances principales qui accompagnaient la célébration
MARI
àa mariage dans l'antiquité chrétienDe. Les époux sont debout au milieu du disque, et, selon un usage qui remonte aux temps judaïques les plus reculés (Tob. th. 15), et que nous savons avoir été adopté par les premiers chrétiens (Tertull. De orat. xii), ils joignent leurs mains, ou plutdt l'époux saisit le bras de l'épouse au-dessus du poignet, absolument coi on voit Hercule tenant celui de Minerve dans un verre païen donné par Buonamioti {Vetri. tav. xivii).
L'abbé Andreini (Buonarr. ibid. p. 808) possédait une pierre gravée représentant deux époux se donnant la main avec cette acclamation : viere fx ftlix.
L'un de ces deui verres (Et c'est celui que nous reproduisons ici) fait voir, dans le champ,
entre les deux époux , le monogramme du Christ, sans doute pour exprimer, d'après l'enseignement de 3. Paul (1 Cor. vil. 39), que le mariage des chrétiens se contracte sous la sanction de Jésus-Christ ; dans l'autre monument, c'est une couronne rappelant celle qu'on avait coutume de placer surla tête des époux (Tertull. Dt corona. xiii; : Coromnt nûptix tpomos. Ailleurs (Garrucci. tav, xxvii. 4), c'est Notre- Seigneur lui-même qui place la couronne sur leurs têtes. Autour des personnages est écrite une légende : mahtvha kpictete, vi- VATis, ou viVATis IN DEC, acclamations, souhaits de fidélité et de vie en Dieu, qui se rencontrent habituellement dans cette espèce de verres.
Le premier montre, derrière l'épouse, un volume roulé qui est probablement le contrat de la dot (Tertull. Âd uj»r. ii. 3J, tabula riupliatti (V. aussi tav. xxvii. 1) ; dans le second, les mains jointes des époux dominent, soit un petit autel, soit une tablette, et plus vraisemblablement une colonne marquée de huit bossettes représentant peut-être la somme de la dot. Dans l'un et l'autre, la femme est placée à droite par rapport à l'époux, selon les anciens rites grecs et latins (Goar. Eucbot. p. 336. —