‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 162 sur 266 · II. — Monumgtas comntimoratif$. i · texte numérisé non relu

II. — Monumgtas comntimoratif$. i

rait citer ici une foule de verres doré sentant les portraits réunis de deuj quelquefois avec ceux de leurs enfan narruoti. tav. xxii seqq. — Garrucc d'autres fois couronnés par Jésus-Chriil le peut voir dans la figure ci-con(

rucci. Vetri. tav. xxix. n. J); verr«« plupart ont servi dans les agape* fuoi des pierres gravées, par exeni[ qui, d'après le P. Lupi (Sev. epiti^, ] e deux époux sous l'emblàme ' poissons accostant une ancre ; ou eni bagues nuptiales avec inscriptioas (Spi etll. sect. IX. p. 297) ; soit enfin une fa pitaphesoù sontexprimés de touchant) des souvenirs de bonheur domestique,

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us, et jusqu'au nombre des années 1 fortunée. Mais la nécessité d'être it passer immédiatement à la classe •ortante de ces monuments, les sar-

mtiquité s'est plu à figurer sur les es scènes de mariage, et les premiers e sont conformés à cette coutume, en soi rien de blâmable; car son d était de conserver sur le marbre 5 d'époux chrétiens et de transmettre i enfants le souvenir de leurs vertus, ivent, ces couples sont représentés .ns un médaillon, comme on en voit pies sur un même sarcophage du ci- Sainte-Agnès (Bottari. tav. cxxxvii), dans une coquille (Id. tav. xciv. — •ûna Ulustr, part. m. p. 54. — V.

^ure de Tart. Imagines clypeatà), tient répoux embrassé avec une 3léine de pudeur, et celui-ci, dont est presque toujours traversée par r, comme marque de noblesse, porte im volume qui, selon quelques ar- , figure le contrat matrimonial, dIus probablement, n'est qu'un atmun à tous les personnages conlignite. (V. l'art. Volumes^ n. I. 9°.) :{ues-unes de ces urnes sépulcrales, représenté à peu près comme dans iorés cités plus haut : les époux y i dans le compartiment central, l'édite invariablement ; ils se donnent sur leur visage règne une expresfonde douleur. C'est comme le der- , le congé que les époux prennent tre, à l'exemple de presque tous les ombeaux grecs (Visconti. Mus. Piop. 117. VII. p. 72).Tels sont, en pars tombeaux de Probus, préfet du quatrième siècle, et de Proba Falnme (Bottari. tav. xvu. xvui), et ceria Latobia, baleria latobia (Id.

un et l'autre, la femme porte un vé- «-ample, couvrant la tête et descen- 'aux pieds, et qui était propre aux riées, d'où nubere^ dans le sens orcouvrir ou voiler (Ambros. 1. i De c. 2. n. 93) ; et l'époux tient à la ) une petite pièce d'étoffe, qui sans autre que la mappa^ insigne des autres magistrats qui la jetaient e comme signal des jeux. (V. l'art.

deux, dans les angles formés par •es des niches qui le divisent, fait irterelles becquetant des fruits, et I. Amboise (76^. ii. c. 8. 53), sont le ) la fidélité conjugale; l'autre, de § de l'épitaphe, des dauphins aux-

quels l'antiquité attribuait le même sens emblématique.

Nous avons maintenant à citer un monument qui, à lui seul, réunit tous les genres d'intérêt que nous trouvons dispersés dans tous les autres. C'est un sarcophage de marbre blanc, du deuxième ou du troisième siècle, découvert à Arles en ISkk. (V. le Bulletin de Vlnstit, de corresp, archéol. an. 1844. p. 12 et suiv.) La façade du tombeau est divisée, par cinq colonnettes, en quatre compartiments. Dans le premier, un guerrier jeune et imberbe, nu (Costume héroïque), tient un cheval par la bride ; dans le second, le jeune homme a l'air d'adresser la parole à une femme jeune aussi : c'est la demande en mariage ; le troisième offre la cérémonie du mariage lui-même : ici le guerrier est plus avancé en âge, et porte la barbe ; sa main droite et celle de la jeune fenune se joignent au-dessus de l'autel de Thyménée, et de l'autre main le guerrier tient le rouleau, symbole du contrat de mariage.

Dans le dernier compartiment enfin, le même guerrier, déjà sur le retour de l'âge, ce qui est indiqué par une barbe épaisse et touffue, tient encore un cheval, pour exprimer sans doute que jusqu'à sa mort il n'a pas changé de profession. La composition de ce bas-relief, absolument conçue dans le goût de l'antiquité, ferait douter du christianisme du tombeau, si elle n'admettait divers symboles usités dans les sarcophages chrétiens, par exemple les colombes becquetant des fruits, et, ce qui est surtout d^une signification on ne peut plus claire, le miracle de la multiplication des pains, sculpté sur les petits côtés. Les parties brisées laissent découvrir, bien qu'avec un peu de peine, des apôtres avec des volumes à la main, comme sur les tombeaux romains. Peut-être le sarcophage est-il antique, et n'a-t-il reçu que les modifications exigées par sa destinatioi> chrétienne. Fabretti (x. 505) trace la description du tombeau de deux époux, catervivs et severina, qui se trouve à Tolentino. Ils sont représentés debout au centre du sarcophage, et se donnant la main. Nous citons l'inscription de l'une des faces, où la foi à la résurrection future est exprimée :

QVOS PARIBVS MBRITIS IVNXIT MATRIMONtO DVLQ OMNIPOTBNS DOMINVS TVMVLVS CVSTODIT IN AEVVM CATERVI SEVERINA TIBI CONIVNCTA LAETATVR SVRGATIS PARITER CRISTO PRAESTANTE BBATI.

« Ceux que , avec des mérites égaux , le Seigneur tout-puissant unit par un doux mariage, le tombeau les garde jusqu'à la consommation des siècles. Catervius , Severina se réjouit d'être encore unie à toi (Dans la tombe). Puissiez-vous, avec la grâce du Christ, ressusciter également heureux ! »

Un grand nombre de verres antiques à fond d'or représentent, avec les époux, un ou plu-

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sieurs enfants (V. Garrucci. Vetri. tav. xxix seqq. ; et quelques-uns de ces monuments semblent être relatifs à Téducation de la famille. Citons d'abord le premier numéro de la planche xxxu, qui offre un tableau d'un charme inexprimable et d'un style excellent. Une mère, ou peut-être une nourrice, assise sur un large banc, penche affectueusement la tête vers son enfant debout devant elle, lui met la main droite sur l'épaule, et semble lui présenter sa mamelle gauche découverte, vers laquelle Tenfant dirige ses deux petites mains étendues ; le tout avec cette touchante légende : coca vivas PARENTiBvs Tvis. Dans le quatrième numéro de la planche xxix, où se voient un père et une mère ayant devant eux deux enfants tenant chacun un volume, dont l'un est à moitié déroulé, nous n'hésitons pas à reconnaître une leçon de lecture. Le père élève la main en signe d'allocution, et les enfants semblent écouter attentivement sa parole. Ailleurs (xxxii. 2), BYLCVLVS, assis sur un siège élégant, donne une leçon de musique à son jeune fils omobonë, debout devant lui et tenant ouvert un livre ou cahier où l'on distingue des signes qui ne sont pas des lettres, tandis que benerosa, la mère ou la sœur de l'enfant, bat la mesure avec le pied.

Beaucoup d'mscriptions sont aussi destinées à rappeler de doux souvenirs de famille. Ainsi une épouse est louée de ce que, contrairement à la coutume des femmes païennes, elle avait été la mère et en môme temps la douce nourrice de son enfant (Boldetti. 389) : aliciae.

SEVERAE. MATRI. || ET. NVTRICI. DVLCISSIMAE ||

FEMiNE. B.M. Ailleurs est mentionné le nombre et quelquefois le nom des enfants qu'a laissés une femme chrétienne. Sur la tombe d'ALEXAN- DRiA, on lit : EX qvem habvit filiam nomine ADTiCENBM (Boldetti. 409); et sur celle d'vR- BiCA : abet filios dvo (Marang. Cosegent. 456). L'épitaphe de Victoria porte : remisit filios v (Boldetti. 411), et celle de paterna : dimisit. FiLrvM. AN. VI (Id. 433). Mais il y a quelque chose de plus touchant encore dans celle d'une jeune femme, une autre Victoria, qui laissait, elle aussi, un tout petit enfant, mais sans l'avoir jamais vu, on ne sait par suite de quelle malheureuse circonstance, car il avait déjà dix mois à la mort de sa mère : remisit fili || vm. M. X. cvivs FACiEM NON viDiT (Id. 413). Une autre mère (V. Passionei. p. 64. n. 19) avait eu sept enfants , dont quatre l'avaient précédée dans le sein du Seigneur : filios avtem || pro-

CREAVIT VII EX QVIBVS SECV || ABET AD DOMINVM

iiii. Par exception , une mention analogue se trouve sur la tombe d'un mari : pvblivs ana- Givs.... REMISIT LiB. N. viH (Fabretti. 579.

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