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lent le primat Victorinus de ce que, dans sa sttre de convocation au concile provincial, il 'avait pas observé l'ordre convenable dans inscription des évêques de Numîdie, le metmt, lui Augustin, avant d'autres prélats plus nciens que luL
lliLTaONEUM ((AaifxSvixov). — C'était le iea réservé aux matrones dans les basiliques ndennes. Il en est fait souvent mention dans Jiastase le Bibliothécaire, notamment dans la le du pape Symmaque (N. 25).
HEMORIA. — y. l'art, confessio.
■EB ROUGE (passage de la). — Ce sujet e trouve représenté en bas-relief sur quelques arcophages de l'Italie et de la Gaule. La sortie 'Egypte, qui arrachait les Hébreux à la fureur le Pharaon, était, aux yeux des premiers chréiens, la figure de la rédemption par laquelle a hommes sont délivrés de la puissance du émon ; la foi nous dirige vers le paradis conune [oIse a conduit le peuple de Dieu vers la terre remise (Greg. Nyss. hom. m In Cant.^Chry- *st, Hom. ad neophyt.), La poursuite de Phax>n exprime allégoriquement les efforts de ennemi de l'honmie pour l'arrêter sur la route i salut (Augustin, serm. xc De temp.). Le issage de la mer Rouge était la figure du iptême, c'est l'enseignement de tous les Pères d se trouve résumé dans ce seul mot de
Augustin : Per mare transittks baptismus est lerm. ccclii), et qui remonte jusqu'à S. Paul
Car. X. 2) : Omnes in Moyse baptizati sunt in âbe et in mars, t Tous ont été baptisés sous . conduite de Moïse, dans la nuée et dans la ler. >
Les diverses représentations du passage de i mer Rouge prennent ordinairement le récit iblique au moment où les Israélites sont en iireté sur le rivage, et où les eaux se rejoinent pour engloutir les Égyptiens. Quelque- )is cette représentation est abrégée, réduite à es termes les plus simples; c'est surtout quand lie est associée sur le même monument à ['autres faits de l'ancien et du nouveau testadent, conune par exemple sur un sarcophage lu cimetière du Vatican (V. Bottari. tav. xl). ^haraon, la lance à la main, debout sur un [uadrige à la manière des Grecs, déjà à moitié ubmergé dans les flots, au-dessus desquels se Qontrent quelques têtes d'Égyptiens; Moïse, or la rive opposée, étendant sa verge sur la 1er; derrière lui, un homme et un enfant qui eprésentent la multitude des Israélites ; voilà quoi se réduit ce tableau.
Biais d'autres urnes sépulcrales (V. Bottari. IV. cxciv. — Millin. Midi de la Fr. pi. lxvii) Sirent cette imposante scène avec plus de dédis; elle occupe leur face antérieure dans
toute son étendue. On y voit les Hébreux, en pleine sécurité, chargés de leurs bagages, emportant leurs enfants sur leurs épaules ou les conduisant par la main, tandis que Moïse, toujours debout sur le bord de la mer, semble protéger leur marche. Une horrible confusion règne parmi les Égyptiens, qui roulent à terre ou dans les flots, pôle môle avec leurs chevaux et leurs chars. Derrière eux, mais dans le lointain, on aperçoit les murailles d'une ville qui est, ou Ramessès, d'où les Égyptiens étaient partis, ou Phiahirot, dernier lieu de campement du peuple de Dieu.
Millin donne un sarcophage d'Aix (Midi de la Pr. pi. L. et au musée de cette ville) où sont retracées quelques circonstances antérieures et postérieures au fait principal. Le petit côté de gauche, par rapport au spectateur, fait voir le pharaon sur son trône , annonçant à Moïse sa résolution de laisser partir son peuple; et le législateur, tourné vers les Israélites qui sont à la porte du palais, leur montre un volume roulé où sans doute est écrit le décret de délivrance. Cette dernière circonstance, qui ne manque pas d'intérêt, n'a été jusqu'ici signalée par personne, que nous sachions. Aux pieds de Moïse, se voient un enfant , un chien et quelques autres animaux domestiques pour indiquer la faculté qui est accordée aux descendants de Jacob d'emmener leurs enfants et leurs troupeaux iExod. xi. 31).
Sur la face principale, se déroule, à peu près comme dans les monuments dont on vient de parler, le tableau de la délivrance d'Israël et de la destruction des Égyptiens. Parmi les personnages qui fuient avec leurs enfants et leurs bagages, on en remarque un qui porte, enroulé autour de son cou comme un bourrelet, un manteau où, selon l'ordre de Moïse {Exod. xii. 3(i), était renfermée de la farine pétrie et non levée.
A la partie inférieure du bas-relief, on doit observer une fenmie couchée, le coude appuyé sur une corbeille pleine de fruits : c'est la représentation allégorique de l'Egypte , telle qu'elle se voit sur les médailles (Oisel. Numism ant, xxxiii. 10. ap. Millin. loc. laud.), et les pierres gravées (Gori. Gemm, mus. Florent, ii. 52). Plus loin est un vieillard, également couché et versant de l'eau d'une urne renversée, c'est la personnification de la mer Rouge, d'après les idées antiques. A l'extrémité droite de la principale face du sarcophage, est une femme qui frappe un tambour avec une baguette : on ne saurait hésiter à y reconnaître la prophétesse Marie, sœur d'Aaron, qui chante le cantique deJa délivrance {Eax)d. xv. 20).
Le petit côté de droite nous montre la suite de la sortie d'Egypte. C'est d'abord un Israélite portant sur ses épaules le manteau renfer-
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mant la pâte non fermentée ; puis Moïse présentant à une femme un fruit qu'il vient de cueillir sur un arbre, au pied duquel est un enfant qui tend la main vers cette même femme ; et tout à fait à rextrémité, un groupe d'Israélites contemplant cette scène. Il est présumable que Taitiste a voulu exprimer ici la paix et le bonheur qui succèdent aux persécutions.
Trois sarcophages d^ Arles, deux au musée et un à Saint-Trophime, reproduisent in extenso et avec de légères différences d'exécution le passage de la mer Rouge. On remarque dans leurs bas-reliefs une particularité curieuse : c'est que, en avant du groupe des Israélites qui viennent de passer la mer Rouge, est figurée la colonne lumineuse, reconnaissable aux flammes qui couronnent son chapiteau.
Aucune peinture antique du passage de la mer Rouge n'est parvenue jusqu'à nous. Il est probable cependant qu'il en exista quelqu'une vers le quatrième siècle. Car on conserve à la bibliothèque de la rue Richelieu des manuscrits grecs dont les miniatures, représentant ce fait miraculeux, offrent une frappante analogie de composition avec les sarcophages d'Arles et de la villa Mattei dont nous avons parlé : ceci donnerait lieu de supposer la préexistence d'un tableau qui aurait servi de type aux uns et aux autres. (V. Millin. op. laud. ii. p. 357.)
Nous avons une mosaïque du sixième siècle qui retrace aussi l'histoire de la délivrance du peuple de Dieu : c'est celle de Tare triomphal de Sainte-Marie Majeure (Giampini. Fe(.montm. Lix). Mais la scène est prise au moment môme oi!i le passage s'opère, et non pas, comme sur les urnes sépulcrales, lorsque les eaux réunies engloutissent les Égyptiens. On distingue, au milieu des flots, un large espace ouvert où se déroulent les longues colonnes des Israélites; et, à une certaine distance, les Égyptiens sortant d'une ville et se précipitant à la poursuite de leurs anciens esclaves.
MESSE. — I. — Le premier nom qui ait été donné au sacrifice eucharistique c'est celui de fraction du pain {Act. xx. 6. 7). S. Paul l'appelle tantôt cène du Seigneur (I Cor, ii. 20), tantôt communion (1 Cor, x. 18). On l'a appelé encore liturgie par excellence , mystère , sacrement^ oblation ou prosphora^ sacrifice^ dominicum, agenda, etc. (V. Bocquillot. Traité hist, de la Hturg, chap. i) ; synaxe, collecte, les solennels, le service, la supplication (V. Casalius. De vitib. Christian, p. 79), et encore eulogie divine, ou eulogie mystique; les Grecs l'ont quelquefois nommé hterurgia , et iyaWv , le bien par excellence.
Quelques-uns de ces noms étaient destinés à faire comprendre aux fidèles ce que
renferme ce mystère, d'autres, au avaient pour but d'en cacher le non ritable nature aux profanes et aux per Mais le nom que lui a donné le plu nément l'Église latine et qui est n nous, c'est celui de messe. Les écriv; siastiques ne sont pas d'accord sur cation. On a voulu voir l'origine du dans celui de missach, qui, dans le De^ signifie oblation volontaire ; mais 1 messe ne se trouve dans aucun auteu premiers siècles. S. Ambroise fournil nous, le plus ancien exemple de ce désigner le saint sacrifice : Sequent autem dominica) missam facere cctpi suivant (C'était un dimanche), j'ai à faire la messe. > L'épi tre d'où est t sage est de Tan 385, suivant les ï {Epist. XX. t. II. p. 853). Sans tenir quelques autres explications qui n'o; admises, nous devons dire tout d'ab plus plausible de toutes est celle qui ver le mot missa de mittere, envm^ dier, et cette explication a l'avantag ver sa raison d'être dans la discipline qui voulait qu'on renvoyât ou con catéchumènes après le sermon, c'esl moment où commençait la messe p dite : Post sermonem, dit S. Augustii catechujnenis, manebunt fidèles^ c Ap mon a lieu le renvoi des catéchuj fidèles resteront, i Le quatrième Carthage (Can. Sk) exprime la mèm( qui s'appuie encore sur le sentim A vite de Vienne, de S. Isidore de ^ Florus, de Rémy d'Auxerre, etc. C tout le commencement de la litur| étaient admis les catéchumènes, la catéchumènes; elle comprenait Tintn çons de l'Ancien et du Nouveau 1 l'homélie de Tévéque, qui, ordin n'était que Texplication des leçons nait de lire (Ambros. epist. xx Ad La partie de la liturgie à laquelle !
seuls assistaient, s'appelait messe i S. Césaire d'Arles {Serm, lxxxi) dit :
mtssa?.... quando corpus et sangms G runtur. C'est la messe proprement diU des fidèles. Dans un sens plus large, * quefois donné le nom de messe à toi ces du jour et de la nuit, aux fôtes d parce que la célébration du saint san la principale action par laquelle on tifie ; dans les bas temps, on appela c même les foires , parce que , selon Ii Bona, elles se tenaient à certains joo] où le peuple allait en foule entendre (V. l'art. Liturgie.)
II. — Dans les premiers siècles, lei ne célébraient pas seuls , mais ave(
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£v^uesou des prStces, qui étaient cosacrilïcaleun. Cest ce qu'on appelait av,ù.tixoa^otn, et auUtiTDÛpyin , eoncelebrare, eonsacTifieart{Coitdl. CAaJcinJ.act. i, — Athanas.Apot.n,. Celi s'observait chei les Grecs, comme chez le* Latins, et l'Église a conservé ce rit dans la ciriinome de l' ordination des prêtres et des értques. Les Cotulitutiota apoiloliques (viii) dèerivent l'évéque entouré à l'autel de ses pré très, qui célèbrent et communient avec lui. Csci ressort aussi du treiiième chapitre du concile d'£phése ; et le quatorzième canon de celui de Clermont prescrit que , aux principilei fêtes, les prStres, au Lieu de célébrer sépirément en ^vers lieux , viennent assister l^éréque dans la ville épiscopale. Au concile dnChalcédoine, Basaianus dit del'intnis Etienne ^il avait été son prêtre : ■ et qu'en cette qualité, durant quatre années, il célébrait avec hi, cotnmuEiiait avec lui, i Quatuor atmts meameelebrabat, mteum commtuiicabat. Dans un utiqnB rituel donné par Morin, on lit ce titre 4i chapitre : De divertit tacerdotitmt super vnam Malam celebnmtibus, ■ Des divers prêtres qui célèbrent sur une seule oblata. •
Quand les évêques se visitaient les uns les autres, ils avaient aussi coutume de concélètnr, en témoignage de communion ^Uras.
Vit. S. Paulin. NtA.) : aussi vit-on, à Conttutioople, les apocrisiaires du saint^ëge re- Intr de célébrer avec Photius, qui s'était séfui de la foi romaine (Joan. vui. Episl. ad Càc. tyTwd. xm). Un vestige de l'antique Mge des œncéUbrants s'est conservé dans h Ténérable Église de Lyon. Dans les me ftnliflcales ou même aux messes solennelles etiébrées par un dignitaire , ou un prêtre fulconque, il j a toujours six ou quatre prétra assistants, revêtus des habits sacerdotaux. Quiid le pontife est assis sur sa chaire épinpile au fond du presbytère, les prêtres sont Mil à ses c4tés (V. L'art. Pritre et l'art. Oonv) ; quand il monte à l'autel , et j fait ses fcutions, ils y montent avec lui, et y de- Hurent sous ses yeux aux côtés de l'épltre «tds l'évangile.
ni. — Les apdtres, ainsi que leurs premiers fiidples, célébraient souvent dans les maisons frirtes. s. Paul rompit U pain aux fidèles dans k tnisième cénacle d'une habiUtion particu. lihs i^ef. IX) ; et une tradition constante rapinte que S. Pierre célébrait les saints mystères fanslamaison du sénateur Pudens, surTempla- Mnent de laquelle fut depuis construite l'église *» Sunte Pudentienne (Baron. Not. ad martyni. Soni. XIX maii). Dans le feu des persécutim, le saint sacrifice n'avait lieu que dans l» cimetière! appelés catacombes ; c'est là Miment que les fidèles trouvaient assez de itturitê poor leurs assemblées souvent troU'
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blées, car on sait que le pape S. Etienne fut mis à mort, sous Valérieu, à l'autel même où il célébrait la messe, dans le cimetière de Calliste. Les catacombes de Rome offrent une foule de monuments qui sont des témoins vivants de cette pratique (V. les art. Autel, arcosolium. Confusion, etc.], qui du reste ne fut point restreinte à Rome seule. S. Deny s d'Alexandrie (Euseb. //l's/. f<:cl. vil. 1^, et dans notre Gaule, S. Catien, apôtre de Tours (Greg. Turon. Hinl. Fr. X. 31). tenaient aussi leurs synaies dans des cimetiÈres et des cryptes ; et, par suite du respect qu'inspiraient ces lieux sacrés, l'usage d'y célébrer la messe se prolongea longtemps encore'après tes persécutions. Les évéques et les prêtres captifs pour la foi célébraient souvent dans leur prison, et y distribuaient le pain des forts aux autres confesseurs.
La consécration eucharistique est représentée d'une manière mystérieuse et symbolique dans une fresque du cimetière de Calliste, dont nous avons donné l'explication à l'article Euchariftie (H. 3«); nous offrons ici la copie de ce précieux monument, comme plus approprié au présent article.
IV. — Dans le principe, on ne célébrait la messe qu'une fois la semaine : c'était le dimanche , d'après la discipline de S. Paul, qui avait prescrit de fairt len eottecteg le lendemain du sabbat, una sabbati (1 Cor. xvi). S. Justin le Martyr atteste dans sa deuxième apologie que cette discipline s'observait de son temps. Cependant, dès le deuxième siècle, les chrétiens occidentaux commencèrent à célébrer la liturgie eucharistique deux (ois la semaine, en outre du dimanche , c'est^-dire aux jours des statioia , du mercredi et du vendredi (V, Pelliccia. 1. 2<i7). Au quatrième siècle, l'Église, orientale spécialement, à ces trois jours en ajouta un quatrième , le samedi (Basil, epist. ccLxxxix Ad Cxs. patrie). En Occident, la discipline, k la même époque, n'était pas uniforme à ce sujet dans toutes les Eglises : « dans quelques-unes, au témoignage de S. Augustin (Ep.
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Liv. Ad Januar.)^ il n'y avait pas de jours où Ton n'offrit ; ailleurs il n'y avait de messe que le samedi et le dimanche, ailleurs le dimanche seulement. » En effet, le sacrifice quotidien était établi soit dans les Églises d'Afrique (Id. Eftist, xcviii ) , soit dans celles d'Espagne (Hieron. Epi%i, xxviii. — Concil. Tolet. i. ibid,)] il en était de même au quatrième siècle dans l'Église de Gonstantinople (Ghrysost. hom. ii InEp. adEphes,), Enfin le sixième siècle vit la messe quotidienne s'établir en tous lieux, comme le prouvent les ordres gélasien et grégorien.
Il y a plus, après le cinquième siècle, en Occident du moins, on célébrait non-seulement la messe solennelle tous les jours, mais à certaines fêtes il était permis au même prêtre ou au môme évoque d'en célébrer deux. Les jours où l'on célébrait plusieurs messes étaient an^ l^elés polyturgiques. Cette coutume parait avoir pris naissance au sixième siècle, où l'usage des messes privées n'était pas encore très-répandu. Car, comme aux fêtes solennelles t la multitude des fidèles était si grande, que la basilique ne pouvait les recevoir tous en même temps, il était nécessaire de réitérer l'oblation du sacrifice; » et ces paroles qu'ajoute le pape S. Léon, auteur de cette ordonnance, ex forma paternw traditionis^ supposent que c'était déjà un usage ancien (S. Léo. epist. ii Ad Dioscor.), Or, ce qui s'était fait d'abord pour donner satisfaction à tous les fidèles, se fit plus tard aux fêtes solennelles sans nécessité. Ainsi, au huitième siècle, il y avait des Églises où on célébrait quatre messes le jour de la Nativité du Sauveur {Sacrament. Gellon. ap. Martène) ; et partout on en célébrait deux aux calendes de janvier (V. Kalend, Front, et Durant. Rat. 1. VI. c. 5), et trois en quelques lieux {Sacrament, Gellon. ibid.). Le jeudi saint, il y en eut généralement trois dans toutes les Églises latines {Sacrament. Gelas, et al. ap. Martène'. Dans les Gaules, il était permis à tous les prêtres de célébrer deux messes tous les jours de la semaine de Pâques {Missal. Gallic. ap. Thomasium). A Rome, au huitième siècle, le jour de Saint-Pierre et de Saint-Paul, on célébrait trois messes. Cette discipline varia souvent encore pendant le moyen âge ; nous renvoyons, pour cette période qui est en dehors du cercle tracé à notre travail, à l'ouvrage de Durant, auteur du quatorzième siècle, où l'on trouvera tous les détails désirables à ce sujet.
Nous devons cependant ajouter ici deux observations qui s'appliquent à tous les temps : c'est d'abord que les prêtres qui célébraient plusieurs fois, purifiaient leurs doigts dans le môme calice, duquel on versait ce qui avait servi à les purifier dans un vase décent , pour être consommé à la dernière messe, soit par
les prêtres eux-mêmes, soit par le diacre ou un autre clerc, ou par quelque laïque en état k grâce, innocenti; deuxièmement, que nulle part un prêtre ne pouvait dire deni messes au môme autel (ConciL Antimod. c. x. - Greg. Turon. Hist. Franc, v. 49), discipliw qui persévéra, au moins dans quelques Églises, jusqu'au dixième siècle.
Les jours où l'on ne célébrait pas de messe proprement dite , c'est-à-dire seulement la messe des présanctifiés (V. plus bas) s'appelèrent aliturgiques^ ceux où il y en avait une liturgiques^ et ceux où le môme prêtre en c^ lébrait plusieurs prirent le nom de jours pelf turgiques^ comme il a été dit ci-dessus.
V. — Quelles étaient les heures auxquelles les chrétiens célébraient les saints mystères? — On sait par le témoignage des écrivains contemporains que, dans les temps de persécution , on ne pouvait se réunir que la nuit. (Ap. Baron. Ad an. xxxiv. — Allât. De eontm. orient, et occident. Ecd. m. 13.) Aussi Pline écrivait-il à Trajan que les chrétiens s'assemblaient avant le jour, aniê huxm eanomn (L. X. epist. 97) ; et Tertullien appelle leurs assemblées antelucanas , noctuma$ contxMi- /fones (TertuU. Apolog. n. et 1. ii Aduxw.k). Mais dès que l'Église eut conquis la paix avec la liberté, elle offrit le sacrifice de jour, et aux jours de fête à l'heure de tierce, aux jours privés à l'heure de sexte, en carême et aux jours de jeûne en général à l'heure de noae, qui répond à trois heures après-midi (Amalar. Deoffic Eccl. m. 42). C'est au moyen âge que l'usage s'établit de célébrer de nuit*, qaatre jours de l'année : la Nativité du Sauveur; le samedi saint, dont la messe esfainsi désignée dans les anciens rituels, in nocte sancta; la fête de S. Jean-Baptiste, principalement dans les Gaules; et dès le sixième siècle, le samedi des quatre-temps, jour où l'on conférait les saints ordres (V. S. Léon. Epist. x). Pour compléter cet article, le lecteur est prié de se reporter aux articles Communion^ Stations et Litur^'