‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 171 sur 266 · MONA · texte numérisé non relu

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avaient fixé leur demeure dans l'intérieur des villes ou des bourgades (Hieron, ibid.). Mais ce genre de via monastique est condamn&par les écrivains du cinquième siècle, et le de moins fitt réservé aux seuls cénobites. Les monastères proprement dits (Movajrfpicn, lieu OÙ l'on vit seul, R. jiivoc, iseul ■) étaient donc, dans le principe, situés dans les déserts ; cet état de chose dura peu : car dès la fin du quatrième siècle, les moines se rapprochèrent des villes; mais leurs maisons étaient placées hors de l'enceinte des murailles (Aug, Retract. 1. i. c. 21); ce n'est qu'après le cinquième siècle que les cénobites se fixèrent à l'intérieur des cités. Les monastères de femmes datent de la mSme époque que ceux des moines, le quatrième siècle (V. les art. Vitrgex et Veuveê) S. Antoine en bâtit un en Egypte, à la tète duquel il plaça sa sœur (V. Atbanas. /» Vil. Aat. c. XIX' ; et S. Pacâme donna aussi sa sŒur pour supérieure à une communauté de vierges fondée par lui en Palestine (/p«'u<. Vit. ioter Vit. PP. c. xxvm). S. Basile bâtit plusieurs monastères de filles dans le Pont et la Cappadoce; et cette institution se développa à un tel point en Orient, que, au commencement du cinquième siècle, on compta jusqu'à deux cent cinquante vierges dans un seul axnobium (Theodoret. Hùt. eccl. c. xx).

En Occident, il y eutaussi de nombreux monastères de vierges dès le quatrième siècle: ainsi que l'attestent les écrivains contemporains et en particulier S. Jérôme. A Home, Ste Constance en éleva uu près de la basilique de Sainte-Agnès (Cod. S. Pétri, ap. ~ p. 418); celui que Marcella établit d'après les conseils de S. Athanase était probablement situé dans Vager Veranus , près de la basilique de Saint-Laurent et du cimetière de Cyriaque (De'Rosïi. BuUett. 1863. p. 77); S. Eusebe de Verceil en fondait un à peu près k la même époque près de son église (Maxim. Taurin. Serra, de S. EtiSeb.). S. Ambroise en établit à Milan (Ainbros. Exhart. ad, virg lapi. c. vu), et S. Augustin en Afrique (Possid. In tjta Vit. c. ult.). Il en existait dans notre Gaule au cinquième siècle, au témoignage de Sulpice- Sévère (Dial. iv.Dtvit. S. Martini). Le monastère de S. Ambroise fut particulièrement célèbre. Parmi les vierges qui l'habitèrent dès le début, brillait surtout la sœur du Saint, Marcelhna, et la campagne de celle-ci, Candida. Ce Père atteste lui-mâme qu'il en venait de Plaisance, de Bologne, et jusque de la Mauritanie pour recevoir le voile de ses mains : De Plaeentino tacrandx virgines veniutit, de Boitoniemi veniunl , de Mauritania veniunt uf Aie vekntur (Ambros. De Virgin, lib. i. cap. 10). Il fut trouvé à l'église de Saint-Nazaire, du temps de S. Charles, l'épitaphe d'une vierge

qui, probablement, appartenait k ce monutère : daedalia tivas in christo. La simpiioU de la formule atteste l'antiquité du n:

MONOGRAMME DU CHKlST.-l.-Ct

monogramme est formé de la combinaison dal et du P, qui sont les deux premières lettni du nom grec du Chnst, xmctoc, comptnditlttwn Chrisli nomen includitur , dit Primaàa (/n Apocal. t[. 13). II représente en min temps le nom de Jésus-Christ et la figure Jt sa croix. Une antique inscription de Sinn (Département de la Vienne), dont nous dmnons ici le fac-similé, oBre 1k forme la plu

ancienne et la plus correcte du monogrannt du Christ. Un peu plus tard, ce signe augustt subit une légère modification, par le ricttni> cissement des deux lignes croisées dont sr compose le X (^), et enfin un changtineot plus notable encore par la substitution iI'ud^ simple ligne transversale à la lettre X (-f!- S. Ëphrem, qui vivait au quatrième siècle, ilteste que cette dernière forme du mungramme était fort usitée en Orient (Eptuvm. 0pp. edit. Asseman. — cf. Garrucci, Wfi. p. iCi). 11 parait même qu'elle fut la !««1« connue en Egypte. Letronne {De la eroia*"* égyptienne, p. 16) assure n'avoir trouvé le# sur aucun des monuments chrétiens d« csltt contrée. L'adoption de ce type fut sans dooie motivée par son affinité avec la croix ami* égyptienne. Le -f- est aussi le seul rm» gramme qui se voie dans les Bibles al«ni>drines, celle du Vatican par exemple, «Ut du Sinal éditée tout récemment par Tiscbeodorfl', et celle de Cambridge (V. De' Rossi. 8^ tetl. 1863. p. 62}.

Du reste, bien que les plus usitées, les dm formes iiont nous venons de parler ne nnlpv es seules : les monuments , de l'Oeddent di iioins, en fournissent un grand ncmbn Jaurès; on les trouvera reproduites dans In n rages de Boldetti (P. 334), de Haoariua (*■ gioglypta. p. 163), et mieux encore dioalM traités spéciaux d'Allegrania et deGiorpH^ cette matière.

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Le plus souvent, le monogramme du Christ accosté des lettres A etca. (Pour Texplica- Q de ces sigles V. Fart. A et a>.) Quand il ecte la seconde forme que nous appelons cruorme, ou croix monogrammatique, ces deux ires sont quelquefois suspendues par des ilnettes aux deux bras de la traverse horiitale. (Y. Boldetti. p. 345. et mieux Bottari. t. XLiv.) Cette circonstance se remarque rticulièrement dans les monuments d'une rtaine élégance. On la trouve parfois néannus sur de simples pierres sépulcrales : le

D recueil de M. De' Rossi en offre plus d'un exemple {Inscr. Christ.

Rom. t. I. nn. 661. 666 et alibi); et ceci parait propre au cinquième siècle ; les deux inscriptions citées portent les dates de 430 et 431. Un autre marbre romain, postérieur de quelques années TN. 776) , montre les sigles A et ainsi suspendus aux extrémités supérieures X dans un monogranune de la forme conintinienne la plus pure. C'est le seul fait de tte nature que nous ayons rencontré.

Le monogramme, très-fréquemment partout à peu près toujours dans les Gaulas, est renmé dans une couronne, ou tout eiivironné de

Imes (V. l'art. Palmes) : ce qui marque la ^re remportée par le nom du Christ sur m ses ennemis. Une signification analogue Hache au monogramme cruciforme quand M trouve fixé au milieu de la lettre N (^ ), qu'on ne saurait interpréter autrement le par xpictoc nika, Christus vincit. (V. Bosio. MO.)

Quelquefois, il est tracé dans le vide d'un iangle (Fabretti. p. 573 et notre art. Trianf), qui est le symbole de la Trinité. D'autres is, on le voit arboré sur la tète de Notre- Bigneur, en personne (Boldetti. p. 60 et notre tlJé$u9^hrist), ou sur celle du Bon-Pasteur, n tDoore sur celle de l'agneau, qui sont ses lot touchants symboles (Mamachi. m. 18. — tottan. tav. xxi. — V. aussi une des figures ^Mre art. Église), ou encore dans l'intérieur iii nimbe dont la tête du Sauveur est entou- ^, comme on l'observe notamment dans la

mosaïque de Saint-Aquilin de Milan ^'V. AUegranza. Monum. Crist. di Milano, tav. i. — V. aussi notre art. Nimbe).

Le X tout seul fut sans doute aussi un monogramme plus abrégé encore du nom du Christ. 11 s'en trouve d'assez nombreux exemples dans les monuments, et Julien l'Apostat, en parlant de son hostilité contre le christianisme, disait qu'il faisait la guerre au X [Misop. p. 99 et 11 1. edit. Paris. 1583). Au revers de quelques médailles impériales, à partir de Valentinien père de Valens (V. Cohen, t. vi. p. 401. nn. 53. 70), cette lettre tient souvent la place du monogramme sur la draperie du Labarum. Peutêtre môme est-ce là la plus ancienne forme, celle du premier âge de la discipline de l'arcane, parce qu'elle rappelait d'une manière moins sensible que le chrisme proprement dit le nom du Christ.

11. — La plupart des auteurs catholiques qui ont écrit sur le monogramme du Christ, et dont les témoignages sont résumés dans le traité de Giorgi (De monogram. Christ, c. ii;, en font remonter l'origine jusqu'aux temps apostoliques, et estiment qu'il dut prendre naissance en Orient, alors que, pour la première fois, les fidèles adoptèrent le nom de chrétiens : ce qui expliquerait pourquoi il se composa de lettres grecques et non de caractères latins. Ce serait à ce monogramme que , toujours selon les mômes écrivains, se rapportent, soit le passage de V Apocalypse (vu. 2) où le signe des élus est appelé signe du Dieu vivant, Vidi angelum... fuibentmi signum Dei tn'tn, soit cet autre texte (xiv. l) où il est dit que les élus faisant cortège à l'Agneau, avaient son nom et celui de son Père écrits sur le front. Rapprochant l'objet indiqué dans ces textes du signe prédit par Ézéchiel (ix. 4-6 j, ils croient y reconnaître l'exacte description du monogramme du Christ.

Quoi qu'il en soit de la valeur de ces interprétations, il est difficile d'admettre, comme l'ont soutenu quelques critiques extrêmes, protestants pour la plupart, que ce signe ait été complètement inconnu dans l'Église avant Constantin. Tous les antiquaires les plus sûrs, de Buonarruoti à M. le chevalier De' Rossi, ont tenu pour certain que les fidèles des trois premiers siècles en ont fait usage ; et le contexte des chapitres vingt-huit et vingt-neuf de la Vie de Constantin, par Eusèbe, suppose évidemment que ce prince fit retracer sur son labarum un signe, non pas inventé par lui ou pour lui, mais dès longtemps consacré dans la société chrétienne. Telle fut assurément la conviction des chrétiens des temps postérieurs : car s'ils eussent cru que le type du monogranmie avait été pour la première fois révélé par Jésus-Christ à Constantin dans sa célèbre vision, ils en eus-

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sent respecté la forme, la tenant pour hiératique. Or qui ne sait par combien de phases successives il a passé, jusqu'à ce qu'enfin il se soit trouvé réduit à la forme de la croix simple? (V. De' Rossi. De tit. Carthag. passim.)

D'une autre part, il est avéré par une épitaphe que sa date consulaire place avant le règne de Constantin, que déjà alors les chrétiens avaient un monogranime composé des deux lettres I et X ClTjaouç, XpiTcbç) ainsi groupées ^ (De' Rossi. Inscr. Christ, t. i. 16. n. 10). Est-il croyable qu'ils n'aient pas eu l'idée de s'approprier aussi, et môme de préférence, le ^, signe très-connu dans l'antiquité, et qui, employé par les païens, aurait eu l'avantage, tout en offrant aux fidèles les initiales du nom du Christ, de donner satisfaction à ce besoin d'arcane qui fut un des caractères les plus saillants de la primitive Église? Ils pouvaient en effet le voir fréquemment sur quelques médailles grecques impériales, et en particulier sur un médaillon de Trajan-Dèce, et ces ^ monogrammes présentent une conformité tellement exacte avec celui que nous appelons monogramme du Christ, que de savants numismatistes ont cru pouvoir y signaler la main d'un monétaire chrétien qui, sans s'arrêter à ce que les sujets mythologiques représentés dans le champ avaient d'incompatible avec les dogmes de l'Evangile, avait voulu y introduire le signe déjàadmis parmi les chrétiens. (V. l'art. Numismatique, n. 1. 1".)

Tout ceci établit, en faveur de la préexistence du monogramme du Christ au règne de Constantin, une de ces probabilités qu'on ne saurait repousser sans témérité. Malheureusement, les monuments jusqu'ici connus sont insuffisants pour élever le fait à la hauteur d'une vérité démontrée.

Nous ne pouvons nous arrêter à la discussion d'un certain nombre d'inscriptions de martyrs, enrichies du monogramme, qui ont été bien souvent citées avec une pleine confiance. La critique moderne a reconnu que les unes sont fausses (V. Bosio. 1. m. c. 22), les autres de date secondaire, c'est-à-dire tracées après la pacification de yÉglise. Nous n'hésitons pas à ranger parmi ces dernières l'épitaphe de siMPLicivs et de favstinvs (Marchi. p. 27j, précieuse néanmoins à d'autres points de vue. Et M. De' Rossi, celui de tous les antiquaires chrétiens de nos jours qui a le plus de droits à être cru sur parole, affirme qu'aucun monogramme du Christ proprement dit, gravé ou peint, remontant avec certitude au delà de 312, n'est parvenu jusqu'à nous {Tit. Carthag. p. 33). 11 existe, il est vrai, un fragment d'inscription qui parait appartenir à l'an 298 ; mais la date est mutilée et reste par conséquent douteuse. Cependant, l'archéologue romain

{Inscr. Christ. 1. 1. p. 29) penche évidemment pour l'admission de cette date.

C'est à l'époque de Constantin que le ;^ parait pour la première fois d'une manière certaine sur les tituli romains datés. Jusqu'à ces derniers temps, le plus ancien marbre connu orné de ce signe, était de l'an 331 (Id. iM. p. 38. n. 39). Mais tout récemment, un monument d'une époque antérieure a été trouvé sous le pavé de la basilique constantinienne de Saint-Laurent in agro Verano: il est de 323. U n'échappera à personne que cette année est précisément celle de la mort de Licinius, et c'est à cette époque seulement que le cbrisme commence à être gravé sur les moniiaies constantiniennes. (V. De' Rossi. BuUett. 1863. p. 22.) C'est en 355 que pour la première fois il est placé entre les sigles  et eu. En 347, on voit apparaître d'autres formes, celles notamment où la croix se montre d'une manière plus visible. C'est d'abord le monogramme où le type ci-dessus admet au milieu du I une ligne transversale /^. Bientôt après, le X luimême est supprimé, et ne laisse plus que les éléments composant la croix monogramnutique, forme qui, jusqu'à la fin du quatrième siècle, marche de pair avec l'ancienne. Dès le début du cinquième siècle, le P disparait à son tour, et la croix latine -f-, ou grecque -f, se substitue aux monograumies. De telle sorte qu'après 405, le j^ s'éclipse presque complètement, du moins à Rome, et particdièrement sur les épitaphes; que la croix monogrammatique devient de plus en plus rare, et que Tune et l'autre s'effacent à peu près àans exception devant la croix nue, qui prend enfin possession du monde. En faveur de l'identité de la croix avec les divers monogranmies qui l'ont précédée, on peut tirer une nouvelle preuve d'un monument récemment publié et qui n'est autre que la Bible grecque du mont Sinal. Là, le «f se trouve retracé en quatre endroits : à la fin de la prophétie de Jérémie, deux fois à la fis de celle d'isaïe, et, ce qui est bien plus concluant, au milieu du mot ectatpcimb, cniàfaoïi est, du huitième verset du deuxième chapitre de V Apocalypse (De' Rossi. BuUeU. 1863. p. 6S •

La disparition du monogramme s'opère m^ rapidement dans le reste de l'Occident; et, en Italie môme, les inscriptions des Alpes Cotr tiennes présentent encore d'assez fréquents exemples du monogranmie ordinaire vers la fin du cinquième siècle.

Au temps de Charlemagne, sans doute à raison de la faveur qu'avaient reprise les bomies études, et du goût renaissant pour Fimitatiofl des choses antiques, le monogranmie revient en grand honneur. C'est ce qu'on peut voir notanmient par les souscriptions de quelques conciles tenus sous l'empire de ce prince, et dont

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dits piv<sédons tes originaiti .V. Mabillon. De f dipiom, 1. V. tab. liv. lv. lvii. edit. Nap. 1. tfSseqq.)- ^ redevient alnrs très-fréqiienl lao) les dîpMmea rt même dans li^s inscripjons sépulcrales.

Dl. — Voici les principales classes de moluments sur lesquelles le monogramme du Jirist se trouve retracé.

1° Les Églises et basiliques primitivei^ laient marquées de ce signe sacré, soit à 'eilérieur (Boldelti. Citiiit. p. 33B), soit àl'întneur , principalement dans les mosaïques |iii en décorent l'abside ou l'arc triompha], Mnme. par exemple, dans celles des Saintsllnie-et-'Damien k Rome (Ciampini. Vet. mom. t. ti. p. 60), et dans celle de Galla pjaidia de Ravenne (Id, t. i. tab. lxv et i.xvt>, oit sur les cbapiteaux des colonnes, et enfin nrles murailles intérieures et sur le voile du mctuaire (Mabillon. Derediplom. 1. ii. c. 10. 1. 110^ Mais le plus ancien exemple du mougramme du Christ sur un édifice religieux «rwDU jusqu'à nous est offert par un marin conservé à l'hôtel de ville de Sion: il est le l'an 377. (V. Mai. CoHecf. Vatie. t. v. ex ched. Marini. p. Zkb. n. 1.)

>■ Les baptistères. On peut conjecturer que t ligne du Christ y était reproduit par un peitédifice de ce genre qui se trouve sculpté à Ai d'une basilique chrétienne, sur un sarcoiluge antique de Rome: le monogramme est ncé sur une petite tablette surmontant le toit ta ee baptistère. (V. io monument à l'art. l^littèTeg.)

3° Les monuments funéraires. Depuis l'êpo- Oe constant inienne jusqu'à celle où la croix il son apparition, il n'est presque pas de 'erres sépulcrales qui ne portent l'empreinte I monogramme du Christ. Dans les épita- Ks, il est quelquefois appelé par antonomase &«n [>o:tiiNi {Boldetti. p. Skb:, ou simpleent siGJtVM ^, ce qui revient à dire segnvm tHiSTi ;id. p. 399). Ainsi, par exemple, il ri>t it que le défunt repose iN siONO ^, sous la rotection du signe du Christ (Id, p. 273; ; ail- «n m :^ in Chrislo (Lupi. Sec. epitapk. . 133.>.

Bosio (P. 215) donne un marbre où le mo- Dgranune est surmonté de la légende du latnm Constantin ien, in hoc vincf.s, ce qui, ir allusion à la vision de l'empereur, exprime ertainement la victoire que srNFONiA et ses ili avaient remportée par la vertu du nom de *M*Christ, ou peut-être une exhortation aux totiens de se prévaloir de ce nom sacré pour nmpfaer des ennemis de leur salut. D'autres ■■Mniments funéraires paraissent avoirle même ■«•. Ainsi, sur une pierre sépulcrale des ca- *«nibes(Mamachi.Origi(». Cftn'»t. t. m. p. 62), » 'oit un personnage vêtu d'une pénule très-

IHTIQ. CHR£T.

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ample, tenant de la main droite im monogramme crtLciforme dont la liaste allongée repose a terre, absolument comme, an revers de leurs médailles, les empereurs chrétiens portent le tabarum. Quelques médailles bj-iantines d'Anastase I"', par exemple, et de Jnstinien 1" (V. Sabatier. 1. 1. pi. viii. 2k. xii. 3), montrent à leur revers des Victoire.s, absolument avec le même attribut et dans la même attitude que ce personnage. Nous trouvons dans Marangoni {Act. S. Vict. append. p. 98) cetle inscription fort curieuse, inspirée probablement par une pensée analogue : bi *:^n> ta, bîta pour vita, la vie. Est-ce un nom propre ou un touchant hommage rendu au nom de Jésus-Chiist qui est la vie?

Olivier! [JUarm. PÎMur. p. 66) a publié une épitaphe grecque, que quelques savants, nous devons le dire, regardent comme douteuse, mais qui offre cotte singularité que tous les mots dont elle se compose sont séparés par le monogramme, comme ailleurs ils le sont par des espèces de ctfiurs ou de feuilles. (V. l'art. CauT.) Le même signe se rencontre aussi sur quelques-unes do ces tuiles ou autres ouvrages de terre cuite qu'on employait pour fermer les (ocufi (Fabretli. vn. vi). Cehii-ci est détaché d'une tuile d'une sépulture de Cyriaque (Boldetti. 337). Il était quelquefois, dans ces

exécuté en mosaïque, larqué aux cimetife-

sortPS de comme Boldetti 1'

res de Cyriaqite et de Prisfllle : il en donne exemple à la page 333 ; d'autres fois il était formé sur la cliaux par des cubes simplement juxtaposés. Dans une crypte funéraire servant de sépulture à nne vierge chrétienne, crypte récomment découverte au cimetière de Gyriaque, le monogi anime tient la place de l'étoile des Mages. (V. l'art. Adoration dtiMagts.) Les sarcophages de marbre sont aussi trèssouvent ornés du monogramme du Christ, ordinairement au centre an leur p:irtie antérieure, sgit simplement dessiné dans un cercle {Botlari. tab. xxxvn), soit gemmé et placé au milieu d'une riche couronne, ou au sommet

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d'une croix également gemmée. Dans ce dernier cas, il tient la place occupée ordinairement par Notre-Seigneur en personne, et, comme lui, il est entouré • des douze apôtres (Bottari. tav. xxx\ On connaît de ces tombeaux où le monogramme eit tracé sur le fût des coloijnes ou des pilastres qui régnent à leurs extrémités (Id. tav. cxxxvi).

40 Les lampes d'argile ou de métal, tirées des cimetières chrétiens. (V. l'art. Lampes chrétiennes.) Le plus souvent il s'y trouve associé à quelques autres symboles. On en peut voir plusieurs dans le recueil de Bartoli {Le antich. Luceme sepolcr. part. m. nn. 22seqq.), Giorgi (De monogram. Christ, p. 10} en a publié quatre où le monogramme est vu sous diverses formes, et dont l'une est ornée du labarum complet, entre deux soldats debout, appuyés d'une main sur la lance, de l'autre sur le bouclier.

50 Les fonds de coupe de verre des premiers siècles recueillis dans les catacombes romaines et ailleurs. (V. Buonarruoti. Vetri. passim; et Garrucci, Vetri ornati di fig. in oro. tav. xxv et alib.") Il se voit sur cette classe de monuments, tantôt isolé (Boldetti. p. 194. fig. 4), tantôt entre S. Pierre et S. Paul, sur une colonne symbole de l'Église {Ibid. n. 2}, quelquefois entre deux étoiles, sur une tablette près de Notre-Seigneur (Buonarruoti. tav. viii, fig. 1), ou entre deux époux dont il consacre les liens (V. notre a,ri. Mariage]., enfin derrière la tête d'un Saint, de S. Laurent, par exemple, en guise de nimbe (Aringhi. t. 11. 1. 6. c. 21), pour indiquer que Jésus-Christ soutient ses Saints et habite dans leurs cœurs.

6® Les bijoux, les médailles que les premiers chrétiens portaient suspendus à leur cou en guise d'amulettes (Aringhi. 1. vi. c. 33), et ces petites boites d'or on d'autre métal (Bosio. p. 105) destinées à renfermer, soit des reliques, soit le livre des Évangiles, soit des fragments du bois de la vraie croix. (V. les art. Amulettes et encolpia.)

Il parait qu'on faisait même des monogrammes isolés et portatifs, comme nos croix et nos médailles. Le musée du Vatican possédait, si nous en croyons d'Agincourt (Terres cuites. pi. xxxiv. n. 5), un moule en argile ayant servi k en tirer des exemplaires. Si ce curieux objet a réellement existé , ce dont il n'est guère possible de douter d'après un tel témoignage, il a disparu; nous l'avons vainement cherché, dans cette riche collection.

Secondement, les anneaux. Il s'y trouve, ou seul (Boldetti. p. 502, n. 25), ou accosté des sigles A et w (Vettori. num wr. explic. p. 52), ou accompagné de quelques autres synîboles. (V. Perret, vol. iv. pi. xvi.) Sur une cornaline où est gravé l'ixerc synibolique, le X, qui

6st la seconde lettre de ce mot, se combine avec un P pour former le signe du Christ { Hagioglypta. p. 235). On le retraçait aussi sur les sceaux, et Boldetti trouva sur la chaux d'un loculus des catacombes romaines une empreinte où se lisait la légende spes dei, combinée de telle sorte que le P du monogramme y tenait lieu du P dans le mot spes (Boldetti p. 336).

Aux objets d'art que nous ont laissés les premiers chrétiens, nous devons rapporter une statuette de S. Pierre (Bellori. Lucem ant. part. m. n. 27), bénissant de la main droite, à la manière latine, et de la gauche tenant appuyé sur son épaule le monogramme cruciforme. Ceci signifie sans doute que S. Pierre était appelé à porter jusqu'aux extrémités du monde le nom divin par la vertu duquel il avait guéri le boiteux à la porte du temple : In nomine Jesu Christi Nazareni., surge et ombuta {Act. III. 6), et qui devait être dans sa main l'instrument de toute sorte de prodiges. (V. le monument à l'art. Pierre [S.] et S. Pad.)

70 Maisons. Plusieurs écrivains anciens, entre autres S. Chrysostome et S. Cyrille d'Alexandrie {Contra Julian. aug. 1. vi) attestent que les premiers chrétiens avaient coutume de tracer le monogramme du Christ dans leurs habitations. Le fait a été naguère vérifié, pour l'Orient, par M. le comte de Melchior de Vogue. Dans un grand nombre de villes chrétiennes des montagnes de la Syrie, ruinées probablement depuis l'invasion musulmane, ce savant a trouvé ce signe sacré sculpté en relief sur la plupart des portes.

80 Monnaie publique. On sait que Constantin faisait graver le monogramme sur les boucliers, sur les casques et sur les cuirasses de ses soldats (Prudent. Contra, Symm. 1. 1. ven 487. — Lactant. De mort, persecut. xli\') :

Christus purpureum gemmant! teitus in auro Signabat labarum. Clypeonim insignia Christus Scripserat : ardebat summis crux addita cristis.

Nous avons des médailles de cet empereur où il le porte lui-même sur ces trois parties de son armure, et ses successeurs imitèrent sod exemple. Il existe une pièce de Majorien (Cohen, t. VI. p. 515) qui fait voir le buste de l'empereur avec une fibule au sommet du bras gauche, laquelle est ornée du monogranune. 11 est de tradition constante que Constantin le fit placer isolément sur la monnaie publique; et les pièces de cette espèce ne sont pas rares. Plusieurs savants les ont décrites, et en ont fait J'objet de travaux particuliers, entre aO' très M. Feuardent, dans la Revue numisuti' tique en 1856, M. l'abbé Cavedoni, de Modène, dans un ouvrage spécial en 1858, et le P. Garrucci, dans son livre sur les verres dorés

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.\ L'une d'elles montre d'un côté avec la légende constantinvs max i revers un serpent dont le ventre >ar la baste du labarum^ au sommet le monogramme dans sa forme acet dans le champ l'inscription spes )ur marquer que la paix publique I résultat de la destruction de Tanit par le règne victorieux du Christ, ument à l'art. Serpent,) Les tyrans Décence, Vétranion, Népotien, ado- :-mômes cet auguste signe sur leurs Du Gange. Famil. Byzant, tab. xii ristan (T. m, p. 633) donne deux iTétranion dont l'une porte au revers amme avec la légende hoc signo B, et l'autre deux labara avec le ogramme. (V. notre art. Numisma-

)lèmes de victoire accompagnent signe du Christ. Ainsi un bas-relief illin. Midi de la France, pi. Lxrv. 2; r enfermé dans une couronne de nporté dans les airs par l'aigle rost une belle et noble allégorie du lu christianisme , dont tout, dans antique de la Provence, rappelle K débuts.

)granmie du Christ dut être déjà ire quatorze à quinze ans après la Constantin, et étroitement lié à son fet, nous le voyons figurer, quoique circonstances assez bizarres, dans que Porphyre (Publius Optacianus i) adressa au vainqueur de Maxence ir son rappel de l'exil. Par un de 3sprit qui se produisent aux époques ice littéraire, le poôte eut la singudans un endroit où il compare le lain à un vaisseau et Constantin au le gouvernait, de tracer avec ses ure d'un navire dont le gouvernail M, forme du monogramme. Le P. Gar- •roduit ce tour de force dans son ouïes vers dorés (P. 105).

meubles et ustensiles domestiques.

, au monastère de Sainte-Croix de )mme ayant appartenu à Ste Rademae de Glotaire I», fils de Clovis, en bois, sur lequel le monogramme îeigneur est grossièrement sculpté 3uronne, entre deux croix gemmées t elles-mêmes que des monogramormes {Mélanges d/archéol, t. m.

môme monogramme sur un vase de parait avoir servi de mesure légale.

it. Inscr. chrét. de la Gaule, 1. 1. et .) Pignorio , cité par Bottari (T. i.

ste avoir vu une strigile sur laquelle

le monogramme était ainsi combiné avec le nom du possesseur de cet instrument : cresc :^ en- TiA. La môme combinaison se remarque quelquefois dans les inscriptions sépulcrales : A ^ GRiGE (De' Rossi. Inscr, Christ, i. p. 111. n. 221). On trouve encore le signe du Christ sur des colliers d'esclaves fugitifs. Giorgi en publie plusieurs (P. 39. — cf. Fabretti. vu. 365), et entre autres celui d'un esclave d'un acolyte attaché apparemment à l'antique basilique de Saint-Clément à Rome : a dominicv CLEMENTis. L'usagc de ces colliers date de Constantin (Pignor. Èpist. xxiv. — Spon. Miscel/an. 301); ce prince, suivant lee inspirations du christianisme, remplaça par cette pratique inoffensive la coutume barbare de marquer au front ces malheureux, et ordonna que le monogramme du Christ fût gravé sur la plaque de métal qui était suspendue à leur cou, afin de faire comprendre à l'esclave que c'était à ce nom libérateur qu'il était redevable de cet adoucissement à son sort.

IV. — Nous devons signaler encore quelques autres circonstances où l'on employait le monogramme du Christ dans l'antiquité chrétienne.

l» Les évoques avaient coutume de le tracer en tête de leurs lettres dites formées ou pacifiques (V. l'art. Lettres ecclésiastiques); il est présumable que quelques-unes des pierres annulaires qui en sont revêtues servirent à cet usage. Quant à l'usage lui-môme , S. Jean Chrysostome y fait évidemment allusion, quand il dit (Homil.x/n Epist, ad Coloss. iv) : « Nous mettons au commencement de nos lettres le nom du Seigneur. » Il est probable qu'un fait analogue est désigné dans une autre homélie sur l'adoration de la croix attribuée au même Père (In tom. ii 0pp. ejusd. edit. Montfaucon), et où il est dit qu'on scellait les lettres avec la croix. Le monogramme était souvent en ce temps-là appelé croix, témoin le texte de Prudence cité plus haut, où il est bien indubitablement question du signe constantinien. On s'en servit plus tard pour les diplômes (Mabillon. De re diplom. 1. v. tab. xlv).

2® Un signe tout semblable ati ^ était employé comme marque ou mémento pour noter certains passages remarquables des auteurs qu'on avait lus. S. Isidore de Séville et Cassiodore en font mention et l'appellent chrisimus ou acrisimus. Le premier (Origin, 1. i. cap. 20) le définit ainsi : Kp{ai(xov^ hœc sola ex voluntate uniuscujusque ad aliquid notar^dum ponitur ; • Ce signe est placé pour marquer quelque chose, selon la volonté de chacun; » et il en donne la figure en marge.

3» Dans certaines Églises , le monogramme du Christ, avec l'A et Tw était le premier texte d'initiation des catéchumènes. On leur présen-

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tait ces sigles (V. Part. A et w) pour les instruire des deux natures en Jésus-Christ, et de la rédemption consommée par la mort du Sauveur sur la croix. A Milan, on avait coutume de les tracer sur un linge grossier, cilicium^ couvert de cendre , et placé en dedans de la porte orientale de l'église de Sainte -Thècle (Muratori. Rer. liai, script, t. iv. p. 66), où, après diverses cérémonies préliminaires , les catéchumènes étaient introduits par les portiers et par le sous-diacre , pour entendre la doctrine et en suivre des yeux l'explication sur ces signes mystérieux.

V. — Toutee que nous avons dit jusqu'ici concerne le sigle qui renferme, en outre de la figure déguisée de la croix, l'abrégé du nom du Christ, xpiCToc. A une époque moins ancienne, mais qu'il serait bien difficile de préciser, parait un monogramme du nom de Jésus ihs (iHcoTc). Il est emprunté aux Grecs, bien que, dans leurs peintures, qui sont aujourd'hui exactement ce qu'elles étaient dès le début de l'ère byzantine , l'usage ait prévalu de représenter ce nom sacré par deux lettres seulement ic. Ce monogramme est hybride, attendu que la lettre grecque H y est suivie de la lettre latine S. Mais on sait que les Grecs du bas-empire employèrent fréquemment celle-ci, comme on le peut voir dans beaucoup de leurs médailles. En adoptant ces sigles, les Latins ne firent qu'ajouter une croix' au milieu du H : i as. On dit que S. Bernardin fui le principal propagateur de ce nouveau monogramme.

Mais nous croyons qu'on n'en vint pas là, sans transition, et que, étudiée attentivement, l'antiquité pourrait fournir des types attestant une transformation graduelle. Avant d'abandonner le premier monogramme pour le second, on commença par les réunir. Nous en avons un très-curieux exemple dans une inscription du recueil du P. Lupi (Epitaph. Sev p. 137), marbre .qui doit être très-ancien, car il est décoré d'une ancre , symbole des temps les plus reculés. (V. les art. Ancre et Inscriptions,) Voici le monogramme, ou plutôt les deux monogrammes, non pas <^^y^ confondus, mais seulement rap- A rV proches : w:^.

Il existe un autre monument où ils sont groupés. C'est une mosal- / nj ril que du sixième siècle, de la cha- ^ ' pelle de Saint-Satyre à Saint-Am-

broise de Milan, où se voit S. Victor, portant d'une main une croix et de l'autre le signe ci-contre.

(V. Ferrari. Monum. di S. Am- / 1 Y brogio, p. 175.) Ce monogramme /■^^^ d'une forme toute nouvelle fut sans doute imaginé pour compléter l'ancien chrisme qui ne renfermait que le nom de Christ,

par l'adjonction des initiales de celui Jéeus. En effet, nous avons ici d'abord la croix monogrammatique formée par la lettre raédiale qui n'est autre que le P,et par une ligne transversale faisant la croix. Mais le F est pourvu d'une haste allongée représentant la première lettre du nom du Sauveur I ; et les deux lignes perpendiculaires fixées aux extrémités de la traverse forment évidemment la lettre H qui est le second élément de ce nom sacré. Cette ingénieuse combinaison de lettres a donc pour résultat ihcoyc xpictoc, jesus cristus.

MONOGRAMIIIES. — L'usage de lier ensemble les lettres composant un nom, ou seulement quelques-unes d'entre elles, est très-ancien. On remarque en effet de ces monogrammes sur les médailles consulaires : par exemple, le nom de Rome est ainsi abrégé sur une monnaie de la famille Didia, celui de Mareius et celui d'Ancus sur quelques pièces de la famille Marcia.

Il est présumable qu'on commença par réunir au moyen de simples ligatures deux ou trois lettres ensemble (V. Gruter. p. clxix. 1. Dccxxxix. 2. Mvii. 3. MLXXV. 10. Mxciv. 1. etc.\ (Les médailles consulaires en offrent de nombreux exemples), et que de là vint l'usage des monogrammes proprement dits. Il en existe beaucoup sur les plus anciennes médailles grecques, exprimant les noms de certaines villes. ^V. la Paléographie de Montfaucon.) Un médaillon de Maeonia, à l'effigie de Trajan-Dèce présente à sa partie supérieure un monogramme absolument identique, quanta la forme, au monogramme du Christ {Mélanges d'archeoi t. m. p. 197). (V. l'art. Numismatique, n. I. 3«.)

Cet usage continua et se développa beaucoup sous le Bas-Empire ; on trouve le nom de Kavenne ainsi exprimé sur des médailles frappées dans cette ville. (Du Cange. FamiUesbf zant, i/aunce.fp. lOd.) Fabretti (P. 523; donne le monogramme d'Olibrius sur une plaque des* tinée à être portée au cou d'un esclave de Claudius Hermogenianus Olibrius. La numisr matique byzantine, surtout à partir d'Anastase I'"", est vraiment le règne du monogramme. Dans les deux premières planches de son ouvrage (Monnaies byzatitines. Paris. 1862}, M. Sabatier a réuni la plupart de ceux qui sont inscrits, tant sur les monnaies byfântines proprement dites que sur celles des princes ostrogoths ou vandales.

Les monuments de l'épigraphie chrétienne antique en ont déjà un assez grand non)bre. Nous citerons ceux d'Aurélia (Perret. T. pi. xLix. 23), d'Irène (Fabretti. p. 584. n. xcn}, de Petrus (Muratori. p. 1923. 1), de Valentina (Boldetti. p. 361 j. On lit les monogrammes de Pelegrina et de Turcius sur une cassette dar-

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nt appartenant à M. Ie( duc de Blacas. La mmle m page est figurée en monogramme r le titulus de Venidius Flaccus (Fabretti. 584. xcii): RI, et aussi au numéro suivant, r la tombe d'une chrétienne nommée ire- 4Na; ici le mot irene, qui signifie aussi pax, t écrit en monogramme. Le mot beneme- :îrn est aussi exprimé monogrammatiqueent dans une inscription antique (Fabretti. 569. n. cxxx).

Beaucoup de monogrammes tracés sur les arbres ch#étiens sont antérieurs à l'époque î Constantin. M. De' Rossi atteste que le troième siècle en fournit déjà un assez grand )mbre, et il en rapporte dans son Bulletin î 1863 'P. 34) un très-curieux qui règne au îDtre d'un sarcophage représentant Ulysse Bvant les sirènes. (V. l'art. Ulysse.) Les \iei\\es tosalques de Rome, de Ravenne et autres Drtent ordinairement le monogramme de celiqui les fit exécuter ou même de celui qui mda l'église. (V. Macarius. HtigioglyjU, p. 41 .) L'usage des monogrammes devint de plus Qplus fréquent dans les bas temps. Le calenrier imprimé par Lambèce porte, à son fronspice, un certain accouplement de lettres rerésentant, selon ce savant, le nom de l'empire «nain d'Orient. Le monogramme de Childert décore un marbre trouvé à la Chapelleint-Éloi (Lenormant. Cim, méroving. p. 34) ceux de Clovis I»*" et de Clotaire I*" au bas deux chartes souscrites par ces princes en 7 et 526 {Ibid, p. 33).

Les souverains pontifes se servirent aussi monogrammes pour exprimer leurs noms Qs les mosaïques dont ils décoraient les ba- [ques romaines (Alemanni. De Lateran, patin, c. m), ainsi que sur leurs monnaies gnoli. Antiq. pontif. Rom. denar.) et sur u^ bulles, comme les empereurs, les rois et » princes dans leurs diplômes (Du Gange. oscar. Latin, ad voc. Monogram.).

On en trouve aussi fréquemment sur les [»tyques comme, par exemple, celui d'Areoadus publié par Donati {Dittici degli antii. p. 83. pi. IV), et que nous avons reprodt à l'article Diptyques. Nous ne parlons ici du monogramme du Christ, ni des mono- "animes inscrits au bas des vêtements : ils nt l'objet de deux articles spéciaux.

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